Encadrement des Missions à l’Étranger : Ousmane Sonko Impose une Nouvelle Discipline Budgétaire

Dans une volonté de rationaliser les finances publiques et d’assurer une gestion rigoureuse des déplacements officiels, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a publié, le 22 janvier 2025, une circulaire visant à encadrer les missions à l’étranger des agents de l’État. Cette mesure, qui s’inscrit dans une politique de réduction des dépenses publiques, impose de nouvelles règles strictes pour garantir une meilleure efficacité des voyages officiels.

La gestion des missions à l’étranger a souvent été critiquée en raison de leur coût élevé et de leur pertinence parfois discutable. Malgré les réglementations existantes, plusieurs manquements avaient été observés dans leur application. La nouvelle circulaire vise à combler ces lacunes en s’appuyant sur des textes déjà en vigueur, notamment le décret n°2017-1371 du 27 juin 2017 et l’instruction primatoriale n°0005PM/SGG/DAGE du 14 novembre 2022.

Le document s’applique à toutes les entités publiques, qu’il s’agisse de l’Administration centrale, des services extérieurs ou du secteur parapublic. Il précise que les missions à l’étranger doivent impérativement s’inscrire dans le cadre des engagements internationaux du Sénégal et des actions programmées par le gouvernement. Sont ainsi éligibles les réunions statutaires, les conférences internationales et les formations à forte valeur ajoutée pour les politiques publiques du pays. Toutefois, ces formations devront, dans la mesure du possible, être organisées sur le territoire national avec des formateurs locaux.

L’un des changements majeurs introduits par cette circulaire est la centralisation de l’autorisation des missions. Désormais, toute mission à l’étranger devra être validée par le Premier ministre ou son délégué, matérialisée par un ordre de mission officiel. Chaque ministère devra soumettre un calendrier trimestriel de ses déplacements internationaux pour approbation par le Secrétariat général du Gouvernement.

Les demandes d’ordres de mission devront être déposées au Bureau des Missions à l’Étranger de la Primature au moins quinze jours avant la date prévue du départ. Seules les urgences justifiées bénéficieront d’une exception, mais aucune régularisation a posteriori ne sera admise pour des missions réalisées sans approbation préalable.

Par ailleurs, la taille des délégations envoyées en mission sera désormais limitée à trois personnes, sauf dérogation expresse du Premier ministre. Ce dispositif vise à mettre fin aux délégations pléthoriques qui alourdissent inutilement les dépenses publiques.

Sur le plan financier, la circulaire impose des restrictions strictes sur les frais de mission. Désormais, les indemnités ne seront plus versées pour les stages, séminaires et activités assimilées, les dépenses devant se limiter aux coûts strictement nécessaires.

Le gouvernement interdit également la prise en charge des frais de mission des ministres et de leurs cabinets par des entités du secteur parapublic, sauf si ces missions sont directement organisées par ces structures. Cette mesure vise à éviter des pratiques abusives et à garantir une gestion plus transparente des finances publiques.

Autre interdiction majeure : les structures et organisations privées ne pourront plus financer des missions officielles d’agents de l’État, sauf dans le cadre d’une convention formellement approuvée. Cette disposition a pour objectif d’éviter les conflits d’intérêts et de préserver l’indépendance de l’administration.

Avec cette circulaire, le gouvernement d’Ousmane Sonko affiche sa volonté d’imposer une gestion rigoureuse et cohérente des déplacements officiels. En limitant les coûts et en renforçant le contrôle administratif, cette réforme marque une étape importante dans la rationalisation des finances publiques.

La « Loi Mbappé » : Madrid attire les investisseurs étrangers

La Communauté de Madrid envisage de voter une loi qui pourrait révolutionner l’attrait des investisseurs étrangers pour la capitale espagnole. Surnommée la « loi Mbappé » en raison de ses implications potentielles pour le célèbre footballeur, cette initiative vise à supprimer l’impôt régional sur le revenu pour les étrangers qui choisissent d’investir dans la région.

Bien que la possible arrivée de Kylian Mbappé au Real Madrid ait attiré l’attention sur cette mesure, elle ne lui est pas directement liée. Cependant, le joueur du PSG serait l’un des principaux bénéficiaires de cette politique, si elle est adoptée.

Conformément aux informations de « El Nacional », si Kylian Mbappé décide d’investir dans la région de Madrid, il bénéficierait d’un taux d’imposition réduit de 24,5 % sur son revenu. Cela représenterait un avantage fiscal significatif pour le footballeur français, dont le salaire annuel au Real Madrid est estimé à 30 millions d’euros.

Cette proposition rappelle la célèbre « loi Beckham » mise en place en 2005, deux ans après l’arrivée de David Beckham au Real Madrid. Cette loi avait fixé un taux d’imposition plafonné à 24 % pour les étrangers s’installant à Madrid pour des raisons professionnelles, indépendamment de leur salaire.

La « Loi Mbappé » représente ainsi une nouvelle étape dans les efforts de Madrid pour attirer les investisseurs étrangers et renforcer son attractivité économique. Alors que Kylian Mbappé n’a pas encore annoncé officiellement son futur club, le Real Madrid reste le favori pour accueillir la star française.

Italie : plus de 15 000 Sénégalais travaillent dans les champs agricoles

Sur les 362 000 étrangers travaillant dans les campagnes italiennes, 16 229 sont sénégalais.

D’après le site « lavocediasti » repris par Vox populi concernant l’analyse du « Dossier statistique de l’immigration », ces Sénégalais constituent la 5e communauté étrangère dans les champs italiens.

La communauté la plus présente est roumaine avec 78 214 employés. Elle est suivie par celle indienne, forte de 39 021 travailleurs agricoles. Au nombre de 38 051, les Marocains sont troisièmes.

Les 35 474 Albanais sont quatrièmes. Après les Sénégalais, les Pakistanais occupent la 6e place avec 15 095 membres, suivis des Tunisiens, qui sont 11 071, et des 11 894 Nigérians.

Seneweb

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