Forces de « maintien de la paix » en Ukraine : les mensonges des Impuissances européennes

Quelques jours après que le premier ministre britannique Keir Starmer l’a annoncé que le plan de « coalition des volontaires » entrait dans une « phase opérationnelle », le 20 mars dernier, les représentants de la majorité des pays de l’OTAN se sont réunis dans les banlieues de Londres pour discuter de la création de « la force de maintien de la paix » en Ukraine et élaborer les plans de son action.

Londres, étant, après Washington, le principal coupable tant du déclenchement que du maintien de la guerre en Ukraine, s’attend à ce que plus de 30 pays, dont l’intégralité des membres de l’OTAN, prennent une participation dans la nouvelle coalition et apportent leurs contributions.

Lors de ladite réunion, les participants ont convenu que les forces « de maintien de la paix » en Ukraine comprendront autant de troupes terrestres que de forces aériennes et navales. Notamment, des militaires britanniques et français seront déployés tant dans les villes que dans les ports et les infrastructures critiques ; les navires de patrouille et dragueurs de mines de l’OTAN opéreront en mer Noire.

De son côté, le 27 mars, Emmanuel Macron a organisé un nouveau sommet à Paris entre Volodymyr Zelensky et ses partenaires de guerre : « On a fait un gros travail avec les Britanniques sur les conditions d’encadrer le cessez-le-feu et donc là, je pense que ça va être l’occasion d’en discuter et de le préciser« , a déclaré le président français.

Bien évidemment, en parlant d’une coalition et d’un grand déploiement militaire des forces de l’alliance du Traité de l’Atlantique Nord, ce n’est guère une action d’une durée de 30 jours couvrant le cessez-le-feu proposé par les Etats-Unis d’Amérique qui est en discussion, mais une opération stratégique à long terme.   

Les tentatives désespérées de se sauver la face

La grandeur des ambitions des idées exprimées et des plans élaborés par la coalition Anglo-franco-centrique ne peut être comparée qu’à la profondeur abyssale de leur coupure de la réalité.

Car, jamais aucune force d’aucun pays de l’OTAN ne participera dans le prétendu processus de « maintien de la paix » sur le sol de l’Ukraine post-conflit.

Après la remise démonstrative des pays du Vieux continent à leur véritable place – celle des vassaux du maitre outre-Atlantique – par le rejet de leur présence à la table des futures négociations de paix en Ukraine qui n’auront lieu qu’entre les deux réelles puissances en guerre : les Etats-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie – les récentes déclarations des pays-membres du camp en défaite face à la Russie ne sont que des tentatives maladroites et désespérées de sauver les débris restant de leur réputation, en tant que puissances militaires, aux yeux du monde qui les observent d’une manière de plus en plus sceptique.

Contrairement à ces mensonges et illusions propagés depuis la réunion à Londres au sujet des futures actions des prétendues forces du « maintien de la paix » en Ukraine dans la période post-guerre, mon affirmation sur l’impossibilité de la participation des forces armées des pays de l’OTAN dans le « maintien de la paix » en Ukraine est sans équivoque et basée sur des fondements juridiques incontournables.

Plusieurs facteurs-clés rendent parfaitement impossible l’initiative occidentale de « contrôler » la paix en Ukraine à la fin du conflit armé.  

La condition sine qua non de Moscou

Sans la signature de l’accord de paix entre Moscou et Kiev, la présence à titre officiel du moindre contingent militaire ne serait ce que d’un seul des pays membres de l’OTAN sur le sol ukrainien vaudra l’entrée directe de l’alliance de l’Atlantique Nord en guerre contre la Fédération de Russie.

Il est connu d’avance via de multiples déclarations de Moscou qui n’ont jamais varié au sujet des rapports entre Kiev et l’OTAN : l’une des conditions sine qua non de la signature de l’accord de paix sera l’interdiction signée et ratifiée par la partie adverse de la présence des forces armées du bloc de l’Otan sur le territoire de l’Ukraine.  

Soit, juridiquement, c’est bien le Kremlin et personne d’autre qui décidera de la présence du camp ennemi à ses frontières du sud-ouest. Une présence qui n’aura jamais lieu : sa seule menace a été l’une des raisons principales pour Moscou d’entrer en guerre qui dure depuis plus de trois ans.

L’unique moyen de réaliser les fantasmes des dirigeants des pays de l’OTAN sur la présence en Ukraine de leurs forces « de maintien de la paix » est celui d’entrer en guerre contre la Russie et de l’importer.

Les casques bleus

Les Casques bleus sont une force qui agit au nom de l’Organisation des Nations unies (ONU) dans le cadre des opérations de maintien de la paix (OMP). Il est donc logique de supposer que leur présence peut avoir lieu en Ukraine post-guerre.  

Cela étant, le déploiement d’une telle mission ne peut être décidé que par le principal organe des Nations Unies qui est le Conseil de sécurité. Le Conseil, dont la Fédération de Russie est membre permanent et, à ce titre, dispose du droit de veto lorsque des résolutions doivent être votées.

Ainsi, une fois de plus, c’est bien Moscou qui décidera si la présence des casques bleus en Ukraine aura lieu ou non.

Navires de patrouille et dragueurs de mines en mer Noire

Lors de la réunion de 20 mars à Londres, l’une des décisions qui a été prise était celle de la future présence des navires de patrouille et dragueurs de mines de l’OTAN qui opéreront en mer Noire.

Les propagateurs de la désinformation depuis Londres ont « oublié » de parler de l’existence de la convention de Montreux. La convention de Montreux, signée le 20 juillet 1936, détermine l’exercice de la circulation dans les détroits des Dardanelles et du Bosphore (Turquie), ainsi que dans la mer Noire. Et le §2 de son article 18 est sans équivoque :  

« Quel que soit l’objet de leur présence en mer Noire, les bâtiments de guerre des Puissances non riveraines ne pourront pas y rester plus de vingt et un jours ».

Soit, aucune sérieuse présence supplémentaire de la marine du bloc de l’OTAN ne peut y avoir lieu. Hormis celles de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Turquie riveraines qui y sont déjà présentes et peuvent naviguer librement dans leurs eaux territoriales et les eaux internationales – ce qu’elles font depuis toujours.   

Les déclarations européennes sur la future présence des navires de l’OTAN qui opéreront en mer Noire dans le cadre de « la force de maintien de la paix » en Ukraine ne sont donc que de la rhétorique vide.

La constitution de l’Ukraine

En vue des grossières violations au quotidien de la Constitution de l’Ukraine depuis 2014 et, plus particulièrement, depuis les 3 dernières années par les régimes criminels successifs installés à Kiev, il est presque déplacé de mentionner l’existence d’une Constitution dans ce pays des hors la loi et, encore moins, de mentionner l’existence de l’article 17 de ladite Constitution qui est sans équivoque :

« Le déploiement de bases militaires étrangères sur le territoire ukrainien est interdit ».

Il est tout à fait certain qu’une violation constitutionnelle de plus, parmi tant d’autres, par le déploiement des forces armées de l’OTAN sur le territoire de l’Ukraine serait passé tout à fait inaperçu. De plus que l’existence de la Cour constitutionnelle qui est l’unique organe de juridiction constitutionnelle en Ukraine a été réduite par le régime de Zelensky à n’exister que sur papier.

Post-scriptum

En mettant de côté les fantaisies propagées par la composante européenne de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, revenons à la réalité :

d’une manière incontournable, seule la Fédération de Russie peut réellement garantir la paix sur le territoire de l’Ukraine. Il n’y aura aucune paix, si les conditions de sécurité et la prise en compte des intérêts russes exigées par Moscou, durant tant d’années avant-même le déclenchement de la guerre, ne sont pas respectées par le camp-ennemi. Et en mentionnant l’ennemi, ce n’est guère du camp ukrainien qui n’a jamais été qu’un outil périssable entre les mains des tireurs de ficelles anglo-saxons dont je parle.

L’intervention directe et officielle de la moindre composante militaire d’un seul des pays de l’OTAN sur le sol ukrainien vaudra directement son entrée en guerre contre la Russie avec toutes les conséquences pour le monde qui en découleront.

Cela étant, si une telle situation a été soigneusement évitée dans les heures les plus sombres du règne belliqueux des « démocrates » sur la Maison Blanche – ce n’est certainement pas demain que cela arrivera dans le cadre des gesticulations archaïques et impuissantes des anciennes puissances européennes, dont « l’âge d’or » a sombré à tout jamais dans l’oubli du passé.

Oleg Nesterenko
Président du CCIE (www.c-cie.eu)
(Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne)

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°283 – du 28 ET 29/09/2024

🔴 PERTES ESTIMÉES À 250 MILLIONS FRANCS CFA SUR SA PRODUCTION DE CAROTTES : A2FP POINTE DU DOIGT L’OUVERTURE DU MARCHÉ PAR L’ÉTAT
🔴 ACCUSÉ DE TRAÎTRISE ENVERS SONKO ET COMPLOT AVEC L’EX-RÉGIME : DÉTHIÉ FALL NIE TOUTE PROXIMITÉ AVEC AMADOU SALL

🔴 MERCATO – LIGUE PROFESSIONNELLE SÉNÉGALAISE : OUSMANE SOW ET IBRAHIMA SORY DIALLO RENFORCENT LE JARAAF
🔴 TIRAGE AU SORT DE LA LIGUE DES CHAMPIONS FÉMININE : LE GALATASARAY DE MALADO DIALLO DANS LE GROUPE DES VICE-CHAMPIONNES D’EUROPE

Sadio Mané : Pas de retour en Europe, focus sur l’Arabie Saoudite

Le retour en Europe de Sadio Mané était au cœur des rumeurs ces derniers jours. Florian Plettenberg, journaliste allemand bien informé, avait révélé l’intérêt du club autrichien du RB Salzbourg pour l’attaquant sénégalais. Cependant, Mané a décidé de rester en Arabie Saoudite, où il semble épanoui.

Papa Mahmoud Guéye, journaliste sénégalais, a confirmé que Mané n’envisageait pas de quitter l’Arabie Saoudite. « Pas du tout à l’ordre du jour. Il est très heureux en Arabie Saoudite », a-t-il répondu aux spéculations sur un éventuel retour à Salzbourg. Cette réponse ferme vient dissiper les doutes et montrer la satisfaction de Mané dans son club actuel.
Malgré cette décision, des informations provenant de médias saoudiens suggèrent qu’Al Nassr, le club actuel de Sadio Mané, souhaiterait se séparer de lui. Les dirigeants du club ne seraient pas convaincus par son association avec Cristiano Ronaldo. Toutefois, Mané a déjà entamé la préparation pour la nouvelle saison avec Al Nassr, montrant ainsi son engagement et sa détermination à réussir dans ce club.
Le champion d’Afrique 2021, qui a rejoint Al Nassr récemment, semble avoir trouvé un environnement qui lui convient en Arabie Saoudite. Sa décision de rester montre sa volonté de s’adapter et de contribuer au succès de son équipe. Les fans d’Al Nassr peuvent donc se réjouir de voir leur star sénégalaise évoluer sous leurs couleurs pour la prochaine saison.
Pour l’instant, Sadio Mané est déterminé à continuer son aventure en Arabie Saoudite. Sa décision de ne pas retourner en Europe, malgré l’intérêt du RB Salzbourg, souligne son attachement à Al Nassr et son désir de prouver sa valeur dans ce championnat. Les supporters attendent avec impatience de voir ce que la nouvelle saison réserve à leur équipe et à leur joueur vedette.

Naufrage de migrants au large de la Mauritanie : Le Premier Ministre Ousmane Sonko appelle les jeunes à rester en Afrique

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a lancé un appel poignant aux jeunes du pays, les exhortant à éviter les périlleuses traversées de l’Atlantique vers l’Europe. Cet appel intervient à la suite du naufrage tragique d’un bateau de migrants au large de la Mauritanie, ayant causé la mort de près de 90 personnes et laissant des dizaines de disparus.

Le drame s’est produit cette semaine, lorsqu’un navire transportant environ 170 migrants a chaviré. Ce bateau avait quitté la région frontalière entre la Gambie et le Sénégal. Les garde-côtes mauritaniens ont récupéré les corps de 89 victimes, mais les chiffres exacts des personnes disparues restent incertains.

Lors d’un discours à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, diffusé sur sa page Facebook, le Premier ministre Sonko a exprimé son désarroi face à cette tragédie. « C’est dommage, c’est déplorable. Je lance encore un appel à la jeunesse : votre solution ne se trouve pas dans les pirogues », a-t-il déclaré devant des centaines de jeunes.

M. Sonko a souligné la dangerosité de la route de l’Atlantique, accentuée par les forts courants et les conditions précaires des embarcations souvent surchargées et mal équipées. Malgré ces risques, cette route est de plus en plus empruntée en raison du renforcement de la surveillance en Méditerranée.

Le Premier ministre a insisté sur le potentiel de l’Afrique pour offrir des opportunités de croissance et de développement. « L’avenir du monde est en Afrique, et vous devez en être conscients, vous les jeunes. Le seul continent qui a encore une marge de progression et de croissance importante, c’est l’Afrique », a-t-il affirmé.

Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 5 000 personnes ont péri en tentant de rejoindre l’Espagne par la mer au cours des cinq premiers mois de l’année, ce qui représente 33 décès par jour, le taux le plus élevé depuis le début de la collecte des données en 2007. Cette situation met en lumière l’urgence de trouver des solutions locales et durables pour les jeunes Africains.

Le Premier ministre Sonko a conclu son discours en réitérant l’importance de saisir les opportunités sur le continent africain plutôt que de risquer leur vie en mer.

FOOTBALL : Le calendrier de l’Euro-2024 de football et les chaînes pour voir les 51 matches de la compétition

Seulement la moitié des rencontres de la compétition en Allemagne seront diffusées en clair, sur deux chaînes.

Après les européennes, l’Europe continue à occuper l’espace. Le coup d’envoi de l’Euro de football est donné ce vendredi 14 juin en Allemagne, avec un match d’ouverture entre le pays hôte et l’Écosse (21h). Cette première rencontre sera à suivre en direct sur deux chaînes, TF1 et BeIN Sports 1.
À quelques jours du début de la compétition, la chaîne qatarie avait obtenu les droits TV pour les 51 matches de cet Euro (ainsi que l’intégralité de ceux de l’Euro-2028). Ceux-ci seront diffusés sur la chaîne numéro 1 du groupe, tandis que quelques rencontres seront diffusées sur BeIN Sports 2, au moment des troisièmes matches de poule qui se disputeront à la même heure pour chaque groupe.
Comme vous pouvez le voir dans notre calendrier télé ci-dessous, deux chaînes en clair diffuseront dans le même temps la moitié des 51 rencontres de la compétition. TF1 (12 matches) et M6 (13 matches) se partagent en effet tous les matches de l’équipe de France, plusieurs affiches de la phase de poules (Espagne-Italie, Serbie-Angleterre…), cinq huitièmes de finale, puis tous les quarts et demi-finales. La finale sera, elle, diffusée sur M6 le 14 juillet.
Pour ceux qui souhaitent voir l’intégralité de la compétition, il n’existe donc pas d’autre choix que de s’abonner à BeIN Sports (si ce n’est déjà fait). La chaîne est accessible sur les différentes boxs (Canal+, Free, Orange…), ou via MyCanal sous la formule BeIN Sports Connect, pour 15 euros mensuels, sans engagement.

Christophe Dugarry commentera sur M6
Pour commenter les matches ou analyser en plateau, BeIN Sports pourra s’appuyer sur plusieurs de ses consultants historiques : Marcel Desailly, Sonny Anderson, Daniel Bravo, Luis Fernandez ou Omar Da Fonseca.

Chez TF1, la majeure partie des matches sera commentée par le duo maison Grégoire Margotton-Bixente Lizarazu, accompagné en bord terrain par Saber Desfarges. Quelques rencontres seront aussi commentées par le journaliste d’Amazon Prime Video Julien Brun et le consultant Youri Djorkaeff.
Parmi les émissions autour de l’Euro sur la première chaîne, on retrouvera en marge des matches Le Mag, toujours animé comme lors du Mondial-2022 par Denis Brogniart, accompagné de Nadia Benmokthar, Adil Rami, Rio Mavuba et Marine Marck. Les cinq Téléfoot dominicaux sont eux annoncés « au plus près des Bleus » et seront animés par Thomas Mekhiche.
Chez M6, le duo à l’antenne pour commenter sera constitué de Christophe Dugarry et du journaliste Xavier Domergue, avec Carine Galli en bord terrain.
Une émission intitulée 100 % Euro, chaque jour de match, sera présentée par Smaïl Bouabdellah. Alain Boghossian sera de la partie, tout comme Christophe Galtier qui devrait intervenir à plusieurs reprises. Une pastille humoristique intitulée « arbitre vidéo » y sera aussi assurée par trois humoristes : Younes Depardieu, Julien Santini et Samuel Bambi.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°202 – du 14 au 20/06/2024

🔴 MOMAR NDAO À PROPOS DE LA RÉVISION DE LA COMPOSITION DU COS-PETROGAZ : « SI L’ÉTAT RESPECTE LES DIRECTIVES DE L’ONU, LES ASSOCIATIONS DES CONSOMMATEURS DEVRONT Y SIÉGER »
🔴 SAISIE DE DROGUE D’UNE CONTREVALEUR DE PLUS DE 8 MILLIARDS : LES DOUANES INTERCEPTENT 108,7 KG DE COCAÏNE À KOLDA

🔴 Sadio Mané : Un retour en europe en vue ?
🔴 Teungueth FC : Cheikh Guèye démissionne de son poste d’entraîneur

L’exposition « Africa Today » à Dakar : un dialogue artistique entre l’Afrique et l’Europe

Sous les auspices de la Maison Hapsatou Sy-Dakar, l’exposition « Africa Today » a récemment ouvert ses portes, offrant un espace de rencontre entre l’art contemporain et des thématiques de développement et d’émancipation. L’événement, inauguré ce samedi, a également été marqué par une conférence explorant le rôle de l’art en tant que catalyseur de la liberté d’expression et comme pont entre les cultures.

Cette manifestation culturelle a donné la parole à des artistes originaires du continent africain, ainsi qu’à des Européens travaillant à l’intersection de ces deux mondes, tous engagés à mettre en lumière la dynamique identitaire de l’Afrique. À travers une diversité d’œuvres, l’exposition interroge nos perceptions communes et célèbre la richesse de l’héritage africain.

Des figures éminentes, parmi lesquelles Me Sylvain Sankale, Reine Bassène, Djibril Dramé et Pascal Konan, ont enrichi la conférence de leurs perspectives, démontrant comment l’art contribue au dialogue mondial et soutient les fondements de la paix et du développement durable. En partenariat avec des galeries internationales, cet événement s’inscrit dans le cadre des activités satellites de la Biennale de Dakar 2024.

Cette initiative réunit ainsi des acteurs clés de la scène artistique mondiale, consolidant Dakar en tant que bastion de réflexion artistique et de célébration des multiples facettes de l’Afrique contemporaine.

En offrant une plateforme d’échange et de collaboration entre les artistes et les cultures, « Africa Today » contribue à tisser des liens et à promouvoir la compréhension mutuelle à travers les frontières, faisant de Dakar un carrefour vibrant de créativité et de dialogue interculturel.

SENEGAL-EUROPE-PRESIDENTIELLE / La mission d’observation de l’UE veut contribuer à une élection »inclusive, transparente et libre » (responsable)

La mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne au Sénégal s’est engagée à contribuer positivement à une élection présidentielle inclusive, transparente et libre. La cheffe observatrice, Malin Björk, a exprimé cet engagement lors d’une conférence de presse à Dakar.

La mission, déployée au Sénégal depuis le 13 janvier sur invitation du gouvernement sénégalais, vise à jouer un rôle constructif dans le processus électoral. Malin Björk a souligné que l’objectif principal était de contribuer à une élection présidentielle transparente, libre et ouverte à tous les acteurs concernés.

Les observateurs de la mission, au nombre de 32 pour une durée prolongée, seront déployés sur le terrain dans les prochaines semaines pour rencontrer les acteurs impliqués dans le processus électoral. La mission prévoit également de rencontrer des responsables gouvernementaux, des représentants de la société civile, des candidats et d’autres parties prenantes.

Malin Björk a mentionné qu’ils chercheraient à rencontrer Bassirou Diomaye Faye, candidat actuellement en détention, pour garantir l’égalité dans la campagne électorale. La mission se veut impartiale, indépendante et ne souhaite pas interférer dans le processus électoral.

Au total, la mission prévoit de déployer 64 observateurs de courte durée quelques jours avant le scrutin, ainsi qu’une délégation de membres du Parlement européen et une vingtaine de diplomates en poste à Dakar. Le jour du scrutin, plus de 130 observateurs de courte durée de l’Union européenne seront présents.

L’équipe cadre de la mission, dirigée par Marie-Violette César en tant que cheffe observatrice adjointe, se concentrera sur l’analyse approfondie du fichier électoral et d’autres aspects liés au processus électoral. La mission restera au Sénégal jusqu’à mi-mars en cas d’un seul tour, et elle pourrait prolonger sa présence en cas d’un second tour. Des observations et des recommandations seront formulées à la fin de la mission.

Macky Sall – « Nous avons des ennemis communs “Le populisme, le radicalisme et l’extrémisme violent”

Le Sénégal accueille, du 3 au 5 décembre, le Sommet Renew Europe, Pacific, Africa and Caribbean (RENEWPAC) 2023. Lors de la cérémonie d’ouverture, le président de la République, Macky Sall, a prononcé un discours dans lequel il a livré un message fort.
En abordant la préservation du régime démocratique, il estime que celle-ci repose sur le partage du pouvoir, favorisant ainsi la stabilisation des institutions et la pacification de l’espace politique. « Comme nous avons des idéaux communs, nous avons aussi des ennemis communs. Ces ennemis, c’est le populisme, le radicalisme et l’extrémisme violent. Ce sont les pires menaces à la démocratie et à la stabilité des États », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a lancé un appel à tous les États africains pour qu’ils fassent preuve de solidarité, afin de lutter contre cette doctrine. « C’est le prix à payer pour que vivent les idéaux qui nous rassemblent. J’y reste, pour ma part, engagé », a conclu Macky Sall.

Le Dakarois Quotidien N°048 – du 05/12/23

🔴Macky Sall – « Nous avons des ennemis communs : Le populisme, le radicalisme et l’extrémisme violent”

Migrants: la Tunisie, terre de transit, refuse de jouer les «garde-côtes» de l’Europe

En Tunisie, la question des migrations est centrale. C’est des villes côtières du littoral tunisien que partent désormais l’essentiel des embarcations de migrants en quête d’Europe. Des candidats au rêve européen qui déchantent en Tunisie, terre de transit.

C’est un véritable calvaire que vivent les migrants désireux de rallier les côtes européennes depuis la Tunisie. Fuyant des guerres – comme les Soudanais par exemple – ou encore des situations économiques difficiles – comme les Ivoiriens – ils se retrouvent pour beaucoup dans une situation inextricable sur le territoire tunisien. Et c’est d’autant plus douloureux pour eux à accepter que certains ports tunisiens ne se trouvent qu’à une petite centaine de kilomètres des premières îles italiennes.

Ne souhaitant pas ou ne pouvant pas rentrer chez eux si près du but, ces migrants ne peuvent pas non plus mener d’existence apaisée en Tunisie. Car le pays ne ménage pas ses efforts pour les dissuader de rester sur le territoire national au point même de les traquer. C’est ce qui s’est passé cet été, quand des centaines de migrants ont été déportés par cars entiers dans des zones désertiques et isolées, sans eau ni vivres. L’affaire avait fait grand bruit et scandalisé à l’échelle internationale.

Depuis, la situation ne s’est pas beaucoup améliorée. Pas plus tard que le week-end dernier, des violences ont éclaté dans la région de Sfax entre migrants et forces de l’ordre tunisiennes après que celles-ci ont détruit des embarcations en fer qui avaient vocation à prendre la mer vers l’Europe. Des opérations qui ont contribué à sortir de leurs gonds des grappes de candidats au départ qui ont pris d’assaut et saccagé une camionnette de la garde nationale tunisienne. Des images qui ont amplement circulé et choqué en Tunisie, d’autant que dans la confusion, un fusil a été dérobé aux forces de l’ordre, créant des craintes de règlements de comptes sanglants.

La Tunisie, prête à accueillir un sommet sur le thème des migrations

La Tunisie a très mal pris d’être pointée du doigt par les ONG de défense des droits de l’homme et par la presse internationale cet été. Pour protester, mais aussi redorer son image, le pays a convié, la semaine dernière, des agences de presse et des journalistes étrangers à un colloque de deux jours à Tunis sur la thématique de la couverture médiatique de la migration illégale.

Au niveau politique, c’est par la voix de son Président que Tunis a martelé qu’elle ne deviendrait pas le garde-côte de l’Union Européenne. C’est ce qu’a dit en substance cette semaine encore, Nabil Ammar, ministre des Affaires étrangères tunisien. De passage à Barcelone pour le sommet de la Méditerranée, il en a profité pour donner une interview au quotidien espagnol El Pais dans laquelle il explique qu’aucun pays ne peut résoudre seul le problème de la migration illégale.

Tunis souhaiterait que des solutions soient trouvées à la racine, dans les pays de départ, pour endiguer les flux plutôt que d’avoir à les subir en tant que terre de transit. La Tunisie se dit prête à accueillir un sommet sur cette thématique, réunissant les pays du sud et ceux du nord.

rfi

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