Évacuation massive à Rafah alors que les tensions persistent entre Israël et le Hamas

Lundi, l’armée israélienne a lancé une opération d’évacuation dans l’est de Rafah, une ville de la bande de Gaza, appelant environ 100 000 résidents à rejoindre des « zones humanitaires ». Cette décision survient dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et le Hamas, malgré les appels à la trêve de la part de la communauté internationale.

L’évacuation, qualifiée d' »opération d’ampleur limitée » par les autorités israéliennes, vise à protéger la population civile face aux risques d’affrontements militaires. Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a maintenu la menace d’une offensive militaire sur Rafah, faisant craindre une escalade du conflit.

Dimanche soir, seize personnes appartenant à deux familles ont été tuées dans des frappes aériennes israéliennes ciblant des habitations à Rafah et dans ses environs. Ces attaques ont suscité une vive condamnation de la part de la communauté internationale, qui appelle à la désescalade et à la protection des civils.

Pendant ce temps, les efforts en vue d’une trêve entre Israël et le Hamas se heurtent à l’intransigeance des deux parties. Des médiateurs internationaux doivent se réunir en urgence au Qatar pour tenter de trouver une solution à cette impasse dangereuse.

La situation à Rafah et dans la bande de Gaza reste préoccupante, avec des milliers de civils pris au piège de la violence et des tensions croissantes. Les événements en cours soulignent la nécessité urgente d’une action diplomatique concertée pour mettre fin au conflit et protéger la vie des civils innocents.

Évacuation des militants pro-palestiniens à la Sorbonne : tensions et mobilisations

Après la mobilisation pro-Gaza à Sciences Po Paris, un autre incident vient alimenter les tensions liées au conflit israélo-palestinien en France. Cette fois-ci, ce sont les forces de l’ordre françaises qui sont intervenues à la Sorbonne, célèbre université parisienne, pour évacuer des militants pro-palestiniens qui avaient installé des tentes à l’intérieur des bâtiments universitaires.

Une cinquantaine de manifestants ont été expulsés des locaux de la Sorbonne par les forces de l’ordre, sous le regard des étudiants et des témoins présents sur place. Selon les témoignages, l’évacuation a été qualifiée de brutale, avec des scènes où certains manifestants ont été traînés au sol, bien que la préfecture de police ait affirmé que l’opération s’était déroulée dans le calme et sans incident.

Cette intervention survient dans un contexte où le Premier ministre Gabriel Attal a demandé une évacuation rapide de la Sorbonne, suivant ainsi l’exemple de Sciences Po Paris où une mobilisation similaire avait eu lieu quelques jours auparavant.

La présence de militants pro-palestiniens à la Sorbonne, avec des tentes installées dans la cour et dans le hall, ainsi qu’un drapeau palestinien posé au sol, a suscité une réaction des autorités universitaires et des forces de l’ordre. La décision de fermer l’université pour l’après-midi a été prise par le rectorat, et les amphithéâtres ont été évacués.

L’intervention policière à la Sorbonne, haut lieu symbolique des mouvements étudiants, est rare et marque une nouvelle escalade dans les tensions liées au conflit israélo-palestinien en France. Les manifestations et les mobilisations en faveur de Gaza suscitent un débat politique et social, notamment en réponse à l’appel de certains partis politiques et organisations de jeunesse à soutenir les revendications pro-palestiniennes.

Dans ce contexte, les autorités françaises cherchent à contenir la propagation du mouvement de contestation, alors que celui-ci gagne en ampleur sur certains campus universitaires et lycéens. La mobilisation pro-palestinienne continue de diviser l’opinion publique française, reflétant les enjeux politiques et sociaux complexes liés à ce conflit international.

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