Fatoumata Ndiaye dite “Fouta Tampi” recouvre la liberté après avoir remboursé sa dette au FONGIP

L’activiste sénégalaise Fatoumata Ndiaye, plus connue sous le pseudonyme “Fouta Tampi”, a retrouvé la liberté après avoir soldé une dette contractée auprès du Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP), selon des informations rapportées par Senego. Son incarcération faisait suite à l’impossibilité de rembourser un prêt de deux millions de francs CFA contracté sous le régime de l’ancien président Macky Sall.

Connue pour son franc-parler et ses prises de position tranchées contre les injustices sociales, Fatoumata Ndiaye avait auparavant milité dans les rangs de la mouvance présidentielle avant de prendre ses distances, notamment à travers le mouvement “Fouta Tampi”, dénonçant la marginalisation de sa région d’origine.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux après sa libération, elle est revenue sur cette épreuve qu’elle qualifie de profondément marquante. Elle y décrit les conditions de sa détention comme « difficiles et éprouvantes », évoquant les dures réalités de la vie carcérale et les conséquences psychologiques d’un emprisonnement lié, selon elle, à des difficultés économiques plutôt qu’à une mauvaise foi.

Cette affaire relance le débat sur les conditions d’accès et de remboursement des financements publics dans le cadre de l’entrepreneuriat, en particulier pour les jeunes et les femmes souvent ciblés par les dispositifs d’appui tels que le FONGIP. Elle soulève également des interrogations sur la manière dont certains cas sont traités lorsqu’ils concernent des figures critiques du pouvoir.

Aujourd’hui libre, Fatoumata Ndiaye affirme vouloir tourner la page tout en continuant son engagement citoyen. Son message, teinté de résilience, appelle à une meilleure justice sociale et à un soutien plus équitable pour les entrepreneurs en difficulté.

Fatoumata Ndiaye alias « Fouta Tampi » déférée au parquet pour non-remboursement d’un prêt garanti par l’État

L’affaire de détournement présumé de prêts garantis par l’État du Sénégal prend une tournure judiciaire. Fatoumata Ndiaye, plus connue sous le nom de « Fouta Tampi », a été placée en garde à vue à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar, avant d’être déférée au parquet ce lundi 20 juillet. Elle est poursuivie pour non-remboursement d’un crédit de 2,5 millions de FCFA contracté auprès d’une mutuelle, un prêt garanti par le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip).

Initialement convoquée jeudi dernier, Fatoumata Ndiaye avait été entendue par les enquêteurs, puis relâchée avec l’obligation de revenir le lendemain pour une nouvelle audition. À sa sortie, elle affichait un visage serein, assurant sur les réseaux sociaux que tout irait bien. Mais la suite lui donnera tort.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le parquet avait donné des consignes strictes : poursuivre l’audition de la mise en cause, puis procéder à son déferrement. Lors de sa seconde comparution vendredi, les enquêteurs l’ont confrontée à la plainte de la mutuelle, qui l’accuse de ne pas avoir honoré ses engagements financiers malgré plusieurs relances. À cela s’ajoute l’ironie de ses déclarations publiques, où elle minimisait l’affaire.

Mais le cas de « Fouta Tampi » n’est que la partie émergée de l’iceberg. Quatre autres personnes, également bénéficiaires de crédits garantis par le Fongip auprès de la même structure financière, sont impliquées dans la même affaire. Tous sont actuellement en garde à vue et seront également présentés au parquet dans les jours à venir.

Le montant total dû par ce groupe s’élève à huit millions de FCFA, soit plus de trois fois le prêt accordé à Fatoumata Ndiaye. Une somme considérable, surtout lorsqu’elle est issue de fonds publics destinés à soutenir l’entrepreneuriat et les projets prioritaires.

Cette affaire met en lumière les défis que rencontrent les mécanismes de garantie publique face à des pratiques de mauvaise foi ou de négligence. Elle relance aussi le débat sur le suivi des bénéficiaires de fonds d’aide à l’investissement et les sanctions en cas de non-respect des engagements contractuels.

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