Kolda : trois faussaires arrêtés à Médina Chérif avec 20 millions de francs CFA en billets noirs

Une importante opération de lutte contre la criminalité financière a été menée avec succès par les éléments du Commissariat central de Kolda, dans le sud du Sénégal. Trois individus ont été interpellés dans la commune de Médina Chérif pour des faits présumés d’association de malfaiteurs et de tentative de falsification de billets de banque. Cette arrestation est intervenue à la suite d’un renseignement anonyme ayant permis de repérer les activités suspectes d’un réseau de faussaires opérant dans la région.

Les forces de l’ordre, après une phase de surveillance discrète mais ciblée, sont intervenues pour appréhender les trois suspects. Lors de cette opération, elles ont saisi une somme impressionnante de 20 millions de francs CFA sous forme de billets noirs — ces coupures trempées dans une substance destinée à les rendre indétectables avant leur transformation en faux billets utilisables. Les agents ont également mis la main sur une bouteille contenant un liquide jaunâtre, probablement un colorant chimique utilisé dans le processus de falsification.

Une perquisition menée au domicile de l’un des prévenus a permis de découvrir d’autres éléments de preuve, notamment du matériel utilisé pour la contrefaçon. Les premiers éléments de l’enquête révèlent que le trio n’agissait pas seul. Ils auraient été approvisionnés par un ressortissant étranger identifié sous le nom de OLDORI, actuellement en cavale. Ce dernier est désormais activement recherché par les services de sécurité.

Les trois individus arrêtés ont été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit sous la houlette du parquet de Kolda, qui entend mettre au jour l’ensemble de la chaîne de ce réseau criminel, dont l’ampleur reste à déterminer. Cette opération souligne une nouvelle fois les risques liés à la circulation de fausse monnaie dans le pays, et la vigilance accrue des services de sécurité dans leur lutte contre ce fléau économique.

Trafic de faux billets : deux faussaires arrêtés à Keur Massar avec plus de deux milliards de francs CFA en faux billets

La brigade de recherches de Keur Massar a réalisé un important coup de filet dans la lutte contre la contrefaçon monétaire. Dans la nuit du jeudi 13 février 2025, aux environs de 22 heures, deux individus soupçonnés d’être impliqués dans un vaste réseau de trafic de faux billets ont été interpellés. L’opération, menée avec minutie par les forces de sécurité, a permis la saisie d’une importante somme de billets contrefaits, dont la valeur est estimée à plus de deux milliards de francs CFA.

D’après le communiqué officiel de la Gendarmerie nationale, cette arrestation découle d’une enquête de longue haleine visant à démanteler un réseau de faussaires opérant dans la région de Dakar. Grâce à un travail de renseignement efficace, les gendarmes ont pu localiser les suspects avant d’intervenir au bon moment.

Lors de la perquisition effectuée au domicile des suspects, plusieurs liasses de faux billets ont été découvertes, soigneusement dissimulées. En plus de l’argent falsifié, du matériel de fabrication, notamment des imprimantes sophistiquées, des encres spécifiques et des moules servant à la reproduction des billets, a été saisi.

L’arrestation des deux individus ne marque qu’une étape dans cette affaire. Selon les enquêteurs, les faussaires faisaient partie d’un réseau bien organisé, actif dans plusieurs localités du pays et pouvant avoir des ramifications à l’étranger. L’enquête se poursuit donc pour identifier d’autres complices et remonter toute la filière.

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que ces faux billets étaient injectés progressivement dans le circuit économique à travers diverses transactions, notamment dans les marchés, les commerces et les stations-service. Cette pratique met en péril l’économie nationale, causant des pertes financières importantes et semant la méfiance au sein de la population.

La circulation de faux billets constitue une menace sérieuse pour la stabilité financière du pays. En faussant la valeur de la monnaie et en affectant la confiance des citoyens, ces pratiques criminelles nuisent aux transactions commerciales et aux institutions financières.

Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont intensifié la lutte contre la contrefaçon monétaire. La Gendarmerie nationale, appuyée par d’autres services de sécurité et les institutions financières, veille à traquer les faussaires et à mettre fin à leurs activités illégales.

Au Sénégal, la contrefaçon de monnaie est un crime lourdement sanctionné par le Code pénal. Les personnes reconnues coupables de ce délit risquent de lourdes peines, pouvant aller jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle, assorties de fortes amendes.

Avec cette arrestation et la saisie de ces faux billets, les autorités envoient un signal fort aux criminels. La Gendarmerie nationale réaffirme sa détermination à protéger l’économie sénégalaise et à lutter contre toutes les formes de délinquance financière.

En attendant l’issue de l’enquête, les autorités appellent les commerçants, les entreprises et les citoyens à faire preuve de vigilance. Des recommandations ont été émises pour reconnaître les signes distinctifs des billets authentiques et éviter de tomber dans le piège des faussaires.

Quand les faux policiers traquent les faux permis : un réseau de faussaires démantelé à Tivaouane-Peulh

La police de Yeumbeul-Sud a récemment mis un terme à une opération de contrefaçon inédite qui s’étendait dans la région de Tivaouane-Peulh. L’affaire a débuté comme une enquête ordinaire sur des accusations de harcèlement, mais elle a révélé l’existence d’un réseau bien organisé de faussaires, incluant un infographiste spécialisé dans la création de faux documents. Ces derniers incluaient des permis de conduire, des attestations, et même des cartes de presse, comme le rapporte L’Observateur.

Le cerveau de ce réseau est un certain Ousmane Mb, un infographiste de longue date au service d’une entreprise à Tivaouane-Peulh. Ce dernier aurait usé de ses talents pour concevoir des documents falsifiés à la demande de clients variés. Parmi eux, Bara S., qui recherchait un permis de conduire contrefait pour la somme de 240 000 FCFA. Cependant, le document en question était si mal réalisé qu’il a aussitôt éveillé les soupçons de Bara, qui a fait appel à deux complices, Mamadou C. et Amadou D., pour le “venger”. Ces derniers ont décidé de se faire passer pour des policiers et ont alors tenté de mettre la pression sur Moro S., l’intermédiaire qui avait facilité le contact avec l’infographiste.

Pris de panique, Moro S. a déposé une plainte au commissariat de Yeumbeul-Sud, non sans conséquences. En creusant davantage, la police a révélé l’existence du réseau de contrefaçon et a identifié les complices ainsi que l’infographiste en question. Le commanditaire de la manœuvre, Bara S., a fini par avouer son rôle dans cette opération de contrefaçon, soulignant son mécontentement quant à la mauvaise qualité du faux permis.

La police a rapidement orienté son enquête vers Tivaouane-Peulh, où les agents ont surpris Ousmane Mb en possession d’un véritable arsenal de faux documents : des cartes professionnelles, des permis de conduire, des faux documents de voyage, et des cartes de presse vierges prêtes à être personnalisées. Face à ces preuves accablantes, Ousmane a avoué son implication et a révélé qu’il agissait sous commande depuis plusieurs années, fabriquant divers documents pour des clients cherchant à contourner les règles.

Ce coup de filet des policiers de Yeumbeul-Sud met en lumière une réalité préoccupante : un réseau de faussaires opérant impunément et allant jusqu’à créer des faux policiers pour traquer de faux documents. Cette opération souligne aussi le travail acharné des forces de l’ordre, qui ont su démanteler une organisation complexe et ramener un peu de lumière sur une région affectée par la contrefaçon.

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