Propagation de fausses informations après la finale de la CAN 2025 : le CORED appelle les médias à la responsabilité

À la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 ayant opposé le Sénégal au Maroc, le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a tiré la sonnette d’alarme face à la prolifération de fausses informations dans l’espace médiatique et sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué rendu public et daté du 21 janvier, l’organe d’autorégulation des médias sénégalais exhorte les journalistes et les techniciens des médias à faire preuve de prudence, mais surtout de professionnalisme dans le traitement de l’actualité post-finale.

Le CORED dit avoir constaté une circulation massive et virale de contenus trompeurs, notamment des informations non vérifiées, des images sorties de leur contexte, ainsi que des photos et vidéos manipulées. Selon le Conseil, cette vague de désinformation s’est largement propagée après la rencontre, alimentée par les réseaux sociaux et amplifiée par certains relais médiatiques insuffisamment vigilants.

Face à cette situation, le CORED met en garde contre les conséquences potentielles d’une telle dérive. Il appelle les médias à ne pas se faire l’écho de fausses informations susceptibles d’envenimer les relations entre le Sénégal et le Maroc, deux pays liés par des relations historiques et diplomatiques solides. Le Conseil souligne également que la diffusion de contenus erronés ou provocateurs peut exposer les ressortissants des deux nations à des risques inutiles, en attisant des tensions fondées sur des informations infondées.

Dans son communiqué, le CORED rappelle avec insistance que « la diffusion d’une information n’est jamais neutre ». Chaque contenu publié engage la responsabilité de son auteur et de l’organe qui le relaie. C’est pourquoi le Conseil invite les professionnels des médias à adopter un traitement rigoureux et professionnel de l’information, fondé sur la vérification systématique des faits et le recoupement des sources avant toute publication ou diffusion.

Cette exigence de rigueur est d’autant plus cruciale dans un contexte marqué par la montée en puissance des contenus générés par l’intelligence artificielle. Le CORED insiste sur le fait que des images, vidéos et audios falsifiés circulent de plus en plus facilement et peuvent induire en erreur même les observateurs avertis. Dès lors, la vigilance doit être renforcée pour éviter que les médias ne deviennent des vecteurs involontaires de manipulation ou de désinformation.

Pour appuyer son appel, le Conseil invite les journalistes à garder constamment à l’esprit les principes fondamentaux de leur profession. Il rappelle notamment l’Article 1 de la Charte des journalistes du Sénégal, qui consacre le droit du public à une information juste, équilibrée et vérifiée. Le CORED fait également référence à l’Article 13 du Code de la presse, lequel stipule que « le journaliste et le technicien des médias ne doivent pas publier des informations, des documents, des images et des sons dont l’origine n’est pas connue d’eux ».

Arona Niang placé en garde à vue pour diffusion de fausses informations sur la Covid-19

Arona Niang a été placé en garde à vue ce lundi par les éléments de la Division spéciale de la cybercriminalité (DSC), à la suite de la publication de contenus jugés mensongers sur les réseaux sociaux. Il est accusé d’avoir diffusé de fausses informations impliquant des agents de santé dans la propagation volontaire du virus de la Covid-19.

Selon nos sources, cette interpellation fait suite à une publication virale dans laquelle Arona Niang affirmait que certains membres du personnel médical auraient « délibérément transmis le virus à la population ». Une déclaration grave, non étayée par des preuves, qui a rapidement suscité l’indignation des internautes et des professionnels de santé.

Alerté par l’ampleur de la polémique, le parquet s’est saisi de l’affaire. Il a ordonné l’arrestation du mis en cause pour propagation de fausses nouvelles susceptibles de troubler l’ordre public, un délit prévu et puni par la législation en vigueur.

Actuellement en garde à vue dans les locaux de la DSC, Arona Niang sera entendu dans les prochaines heures par les enquêteurs. Ces derniers chercheront à comprendre les motivations derrière cette publication et à identifier d’éventuelles complicités. Le parquet, de son côté, insiste sur l’importance du respect des règles encadrant la communication en ligne, rappelant que la liberté d’expression ne saurait justifier la diffusion de fausses informations, en particulier dans un contexte sanitaire sensible.

Présidentielle au Sénégal : Clarifications sur les déplacements de Macky Sall et les fausses informations

Des rumeurs circulant sur les déplacements du Président de la République, Macky Sall, pour soutenir le candidat de Benno Bokk Yaakaar, Amadou Ba, à Kaffrine ce lundi 18 mars, ont été démenties par des sources officielles. En effet, il a été affirmé que le Président Sall n’avait pas l’intention de se rendre à Kaffrine et qu’il n’avait jamais prévu de participer à la caravane d’Amadou Ba. Ces allégations ont été qualifiées de « fake news » par des sources concordantes.

Selon ces sources, le Président a préféré laisser Amadou Ba s’adresser directement au peuple, renouvelant ainsi son soutien au candidat sans pour autant intervenir directement dans la campagne. L’agenda du Président Sall aurait été évoqué comme étant chargé, et il aurait rappelé le principe de la continuité de l’État malgré la période de campagne électorale.

Par ailleurs, une fausse information prétendant que le chef de l’État avait signé un décret abrogeant la dissolution du parti politique PASTEF a également été démentie. Des proches du Président ont dénoncé cette « épidémie de fake news », soulignant la nécessité de faire la distinction entre les informations vérifiées et les rumeurs non fondées.

Ces clarifications interviennent alors que le Président Sall est prévu pour rencontrer les patrons de presse ce même jour. Cette rencontre promet des discussions animées, notamment sur la question de la diffusion de fausses informations et l’importance du respect de l’éthique journalistique dans le contexte électoral.

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