Les États-Unis s’opposent à la fermeture du bureau d’Al-Jazeera par Israël

Lundi, les États-Unis ont exprimé leur opposition à la décision d’Israël de fermer le bureau local de la chaîne qatarie Al-Jazeera. Le porte-parole du département d’État, Matthew Miller, a déclaré que les États-Unis estimaient qu’Al-Jazeera devrait pouvoir exercer ses activités en Israël et dans d’autres pays de la région. Il a ajouté que les États-Unis étaient « très préoccupés » par cette décision israélienne.

La fermeture du bureau d’Al-Jazeera en Israël a été décidée par le gouvernement israélien dimanche. Cette décision a rapidement conduit à la coupure du signal télévisé de la chaîne et à la saisie d’une partie de son matériel.

Cette action d’Israël a suscité des préoccupations au niveau international, notamment en ce qui concerne la liberté de la presse et le droit à l’information. Les États-Unis, par le biais de leur porte-parole du département d’État, ont clairement exprimé leur désaccord avec cette mesure et ont appelé à ce qu’Al-Jazeera puisse continuer à exercer ses activités en Israël et dans la région.

Fermeture du principal point de passage de l’aide humanitaire vers Gaza : les conséquences des récentes attaques entre Israël et le Hamas

Israël a annoncé la fermeture du principal point de passage de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, Kerem Shalom, suite à des tirs de roquettes revendiqués par le Hamas. Cette escalade de violence a entraîné la mort de trois soldats israéliens et a causé des blessures à douze autres, selon les informations fournies par l’armée israélienne dimanche soir.

L’incident a eu lieu près de Kerem Shalom, point crucial par lequel transite l’aide humanitaire depuis Israël vers Gaza. Les brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont revendiqué les tirs de roquettes, ce qui a conduit Israël à prendre la décision de fermer ce passage vital pour l’aide humanitaire à Gaza.

L’armée israélienne a rapporté que les tirs de roquettes provenaient d’une zone adjacente au passage de Rafah et que quatorze projectiles ont été tirés sur Kerem Shalom. En réaction, l’armée de l’air israélienne a détruit les lance-roquettes utilisés pour ces attaques.

Les soldats israéliens ont été touchés alors qu’ils gardaient des chars et des bulldozers stationnés dans la zone. Le porte-parole de l’armée israélienne, Peter Lerner, a qualifié cet événement de « très grave » et a souligné que l’armée enquêtait sur les circonstances entourant la mort des soldats.

Cette escalade de violence survient dans un contexte déjà tendu, alors que la ville de Gaza et d’autres zones du territoire ont été bombardées dimanche. Des craintes persistent quant à une éventuelle offensive israélienne sur Rafah, au sud de la bande de Gaza, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les civils.

Rafah est non seulement un point de passage vital pour l’aide humanitaire, mais elle abrite également des centaines de milliers de Palestiniens qui ont fui les zones plus au nord en raison des affrontements. L’ONU et d’autres organisations humanitaires redoutent les conséquences humanitaires d’une offensive sur cette ville densément peuplée.

La directrice du Programme alimentaire mondial de l’ONU, Cindy McCain, a également exprimé ses inquiétudes quant à la situation humanitaire dans la bande de Gaza, mettant en garde contre une « véritable famine » qui se propage dans la région.

En résumé, les récentes attaques entre Israël et le Hamas ont entraîné la fermeture du principal point de passage de l’aide humanitaire vers Gaza, augmentant les craintes concernant la sécurité des civils et l’accès à l’aide essentielle dans la région. La communauté internationale surveille de près l’évolution de la situation et appelle à la désescalade de la violence pour éviter une catastrophe humanitaire.

Inondations en Arabie saoudite : Fermeture des écoles suite à des pluies torrentielles

L’Arabie saoudite a été secouée par des intempéries dévastatrices, entraînant des inondations soudaines dans plusieurs régions du royaume. Les fortes pluies ont contraint les autorités à fermer les écoles dans certaines zones pour assurer la sécurité des élèves et du personnel.

La province centrale de Qassim a été particulièrement touchée, où des images impressionnantes montrent des voitures submergées par les eaux après les précipitations. Selon les témoignages recueillis sur place, les pluies ont persisté pendant près de sept heures, accompagnées de tonnerre et d’éclairs, créant un spectacle alarmant pour les résidents locaux.

Face à cette situation critique, le Centre météorologique national a émis des alertes « rouges » pour plusieurs régions, dont la Province Orientale, la capitale Ryad et la province de Médine. Ces alertes prévoient des pluies torrentielles, des vents violents, ainsi que des risques de grêle et de coups de tonnerre, mettant en garde contre les conditions météorologiques dangereuses.

Dans une mesure de précaution, les écoles de certaines régions ont décidé de fermer temporairement leurs portes, optant pour l’enseignement en ligne afin de garantir la sécurité des élèves et du personnel. Des équipes ont été mobilisées dans les zones les plus touchées pour réparer les infrastructures endommagées et assurer le bon fonctionnement des établissements scolaires.

Malgré les efforts déployés, les inondations continuent de poser des défis majeurs pour les autorités et les habitants. Les précipitations record et les inondations fréquentes soulignent l’urgence d’adopter des mesures efficaces pour faire face aux impacts croissants du changement climatique.

Les scientifiques du réseau World Weather Attribution ont lié ces événements météorologiques extrêmes au réchauffement climatique, soulignant ainsi la nécessité d’une action concertée pour atténuer les risques liés aux conditions météorologiques de plus en plus extrêmes.

Kenieba Réclame la Fermeture de GH Mining : Les Populations Unies Contre les Abus de la Société Indienne

Les habitants de Kenieba, une localité située dans le département de Bakel, région de Tambacounda et frontalière avec le Mali, sont montés au créneau pour dénoncer les activités de la société GH Mining. Exploitant le manganèse dans la région depuis plus d’une décennie, cette entreprise indienne est accusée par les populations locales de négligence, de pollution et de non-partage des bénéfices générés par l’exploitation minière.

Kenieba, malgré ses ressources minérales potentiellement lucratives comme le fer, l’or et le manganèse, est une localité qui manque cruellement d’infrastructures de base. Le manque d’eau, d’électricité et d’infrastructures routières rend la vie quotidienne des habitants particulièrement difficile, surtout pendant la saison des pluies où la région est souvent isolée du reste du monde.

Les populations de Kenieba, exaspérées par les conditions de vie difficiles et les impacts négatifs de l’exploitation minière sur leur environnement, ont exprimé leur mécontentement lors d’une rencontre avec la presse. Seybani Diallo, porte-parole des habitants, a déclaré : « Les populations de Kenieba souffrent énormément et appellent à l’unisson à la fermeture de la société indienne GH Mining, qui exploite le manganèse depuis plus de 10 ans sans retombées positives pour la communauté. »

Au-delà des préoccupations économiques, les populations locales dénoncent également la pollution massive causée par l’entreprise minière. « L’environnement est complètement détruit. Les populations ne peuvent plus respirer à cause de la pollution. Tout est à refaire dans notre arrondissement », déplore Seybani Diallo.

Ce n’est pas la première fois que les habitants de Kenieba alertent sur les dangers potentiels liés aux activités de GH Mining, tant sur le plan de la santé publique que sur l’économie locale. Face à l’inaction des autorités précédentes, ils revendiquent aujourd’hui leurs droits et exigent des nouvelles autorités étatiques la fermeture immédiate de la société.

Les habitants de Kenieba, déterminés à faire entendre leur voix, ont lancé un appel pressant aux organisations, syndicats, société civile et populations des autres localités pour se joindre à leur combat. Ils sont prêts à « battre le macadam » pour défendre leurs droits et protéger leur environnement.

La situation à Kenieba met en lumière les défis auxquels sont confrontées de nombreuses communautés locales dans les régions minières d’Afrique. Il est crucial que les autorités étatiques prennent en compte les préoccupations des populations locales et veillent à ce que les entreprises minières opèrent de manière responsable et respectueuse de l’environnement et des droits humains.

Fermeture de l’espace aérien irakien suite à l’attaque de drones iraniens contre Israël

En réaction à l’attaque de drones lancée par l’Iran contre Israël, l’Irak, pays frontalier de l’Iran, a annoncé tard samedi soir la fermeture de son espace aérien et la suspension de tout trafic aérien. Cette décision vise à assurer la sécurité et à prévenir tout risque potentiel pour les avions civils opérant dans la région.

« L’espace aérien de l’Irak a été fermé et le trafic aérien a été arrêté », a déclaré le ministre des Transports irakien, Razzak al-Saadaoui, à l’agence de presse étatique irakienne INA. L’Autorité de l’aviation civile irakienne a ensuite précisé que cette interruption serait effective de 23H30 heure locale (20H30 GMT) jusqu’à 05H30 (02H30 GMT) pour permettre une évaluation de la situation et garantir la sécurité des vols.

Cette décision de l’Irak met en lumière la complexité de la géopolitique de la région, l’Irak se trouvant géographiquement et politiquement entre l’Iran et Israël, deux puissances régionales aux relations tendues. L’Irak cherche ainsi à se protéger des répercussions potentielles des conflits entre ses deux voisins.

Cette nouvelle escalade entre l’Iran et Israël s’inscrit dans un contexte de tensions régionales déjà exacerbées, où les actions militaires et les provocations sont de plus en plus fréquentes. La fermeture de l’espace aérien irakien témoigne de la précarité de la situation et de la vulnérabilité des pays voisins face à ces tensions.

Face à cette montée des tensions, la communauté internationale continue d’appeler à la désescalade et à la retenue de la part de toutes les parties impliquées. Les risques d’une confrontation directe entre l’Iran et Israël, avec l’Irak pris entre les deux, soulignent l’urgence d’une solution diplomatique pour apaiser les tensions et éviter un conflit plus large au Moyen-Orient.

Fermeture des Écoles en Israël Suite aux Menaces de l’Iran

L’armée israélienne a pris la décision de fermer toutes les écoles du pays à partir de dimanche, en réponse aux menaces proférées par l’Iran. Cette décision fait suite à l’attaque survenue début avril contre le consulat iranien à Damas, que l’Iran attribue à Israël.

Dans une allocution vidéo diffusée samedi, Daniel Hagari, porte-parole de l’armée israélienne, a annoncé la suspension des « activités d’enseignement, les voyages et les sorties » scolaires ou périscolaires à partir de dimanche. Cette mesure vise à assurer la sécurité des élèves et du personnel éducatif face aux menaces imminentes.

Les relations entre l’Iran et Israël sont tendues depuis longtemps, et cette récente escalade intervient après l’attaque contre le consulat iranien à Damas début avril. Bien qu’Israël n’ait ni confirmé ni nié être à l’origine de cette attaque, l’Iran a promis de prendre des mesures de représailles, créant ainsi une atmosphère de tension et d’incertitude.

La décision de fermer les écoles témoigne des inquiétudes croissantes concernant la sécurité des civils en Israël. En prenant cette mesure préventive, les autorités israéliennes cherchent à protéger la population, en particulier les enfants et les jeunes, contre tout risque d’incident ou d’attaque liée aux tensions régionales.

La fermeture des écoles en Israël est une manifestation claire des tensions accrues dans la région et de la volonté des autorités israéliennes de prioriser la sécurité de la population. Cette situation souligne l’importance d’une résolution pacifique des différends régionaux pour garantir la stabilité et la sécurité à long terme.

Libye: la Bourse de Tripoli a rouvert ses portes après quasi une décennie de fermeture

En Libye, la Bourse de Tripoli a rouvert ses portes lundi 25 décembre, après une fermeture de neuf ans. Les autorités espèrent que ce sera un premier pas vers la normalisation et la stabilisation de l’économie libyenne, après des années de conflit. 

La cloche de la Bourse de Tripoli a retenti, lundi 25 décembre, pour la première fois depuis neuf ans, en présence du Premier ministre du gouvernement d’unité nationale libyen, Abdulhamid al-Dbeibah et d’un parterre d’officiels. Huit des dix compagnies libyennes cotées en bourse étaient enregistrées à l’ouverture du marché, et les autorités espèrent que d’autres seront introduites prochainement. 

En relançant les activités boursières, les autorités libyennes veulent redynamiser l’économie locale pour booster le PIB et réduire le déficit budgétaire. Il s’agit d’un pas supplémentaire pour restaurer la confiance dans les institutions financières et attirer les investisseurs, tout en offrant aux Libyens la possibilité de placer leur argent de manière « plus sûre que dans une banque » selon les autorités. 

Celles-ci comptent sur la reprise des échanges pour favoriser l’entrepreneuriat et la culture du commerce en général dans le pays. La bourse libyenne avait fermé ses portes en 2014, au début de la guerre civile à Tripoli comme à Benghazi. Dans la deuxième ville du pays, la Bourse rouvrira en janvier, après la fin des travaux de rénovation.

Rfi

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