Kaffrine : 86 feux de brousse en 2023, des mesures renforcées pour protéger 2 859 hectares de terres

La région de Kaffrine a lancé officiellement sa campagne de lutte contre les feux de brousse pour la saison 2023-2024 lors d’un Comité régional de développement (CRD). La rencontre, présidée par Mme Lala Camara, adjointe au gouverneur chargée du développement, a rassemblé divers acteurs, dont les services de développement rural, la sécurité, les collectivités locales, et les populations.

Le Colonel Babacar Sall, inspecteur régional des eaux et forêts, a présenté des données alarmantes : 86 cas de feux de brousse ont été recensés en 2023, détruisant 2 859 hectares, contre 81 cas et 2 071,5 hectares l’année précédente. Ces chiffres montrent une augmentation inquiétante tant en fréquence qu’en superficie affectée. Depuis la fin de l’hivernage, six nouveaux cas ont été signalés, touchant 171,2 hectares.

Le Colonel a souligné l’urgence de la situation et la nécessité d’intensifier les efforts pour limiter les dégâts cette année.

La stratégie repose sur une participation active des collectivités territoriales, notamment dans l’approvisionnement de la banque de carburant et l’entretien des équipements de lutte contre les incendies. « Leur contribution est essentielle pour garantir l’efficacité des mesures préventives », a déclaré le Colonel Sall.

Les populations locales jouent également un rôle clé. Les autorités entendent renforcer la sensibilisation auprès des communautés, en particulier les jeunes, et soutenir les comités de lutte villageois, déjà reconnus pour leur efficacité. Des campagnes médiatiques et des émissions de radio seront organisées pour mieux informer les habitants sur les risques et les mesures de prévention.

Parmi les recommandations figurent la création et la réhabilitation de pare-feu, ainsi que l’installation de potences pour faciliter le remplissage des camions-citernes en cas d’incendie. Ces initiatives, combinées à une meilleure coordination entre les acteurs, visent à réduire l’impact des feux de brousse dans la région.

Mme Lala Camara a insisté sur la nécessité d’une synergie d’actions entre tous les acteurs : « Il est impératif de mutualiser nos efforts pour protéger les ressources naturelles de Kaffrine et réduire significativement le nombre de feux de brousse. »

Cette campagne, portée par une mobilisation collective, marque une étape décisive pour contenir les dégâts et protéger les terres agricoles et les forêts de Kaffrine. Les résultats escomptés dépendront de la capacité des acteurs à conjuguer leurs efforts dans la prévention et la lutte contre les incendies.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°331 – du 25/11/2024

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Feux de brousse à Bakel : Une crise environnementale avec 37 incidents et plus de 4 861 ha détruits

Le département de Bakel, situé dans la région de la vallée du fleuve, fait face à une crise environnementale majeure en raison des feux de brousse. Entre octobre et novembre 2024, pas moins de 37 incendies ont été signalés, impactant une superficie de 4 861 hectares de terre. Ces chiffres ont été rendus publics lors d’une réunion du comité départemental de développement, qui a discuté de la prévention et de la gestion des feux de brousse dans la région. Le lieutenant Malang Kamara, chef du service des eaux et forêts de Bakel, a été chargé de faire un point sur la situation.

Parmi les différentes localités touchées par ces incendies, la commune de Gabou ressort comme étant la plus gravement affectée. Elle a enregistré 14 cas de feux de brousse, représentant une perte de 4 255 hectares, soit près de 88% de la superficie totale détruite dans le département. Gabou est une zone où l’agriculture et l’élevage sont particulièrement importants, ce qui accentue les conséquences économiques et écologiques de ces incendies. Le lieutenant Kamara a expliqué que ces feux surviennent principalement à la fin des récoltes, quand les champs sont souvent laissés sans surveillance, et à l’arrivée des transhumants, qui déplacent leurs troupeaux vers de nouvelles pâturages.

La majorité des feux de brousse dans cette région sont causés par des activités humaines, notamment l’agriculture, la coupe du bois, et parfois la négligence. Certaines pratiques agricoles, comme le brûlage des champs pour les préparer à de nouvelles cultures, sont des facteurs aggravants. De plus, l’arrivée de nouveaux groupes de transhumants avec leurs troupeaux dans des zones non préparées à recevoir ces animaux contribue également à l’extension des feux.

Le lieutenant Kamara a souligné que ces incendies surviennent à un moment particulièrement délicat de l’année, où la fin des travaux champêtres et l’arrivée des transhumants s’accompagnent de tensions sur les ressources naturelles. Les feux de brousse, souvent incontrôlables, peuvent rapidement se propager, détruisant la végétation, menaçant les habitations et les espaces de vie des populations locales, et mettant en péril la biodiversité de la région.

La lutte contre les feux de brousse à Bakel rencontre plusieurs obstacles majeurs. Selon le lieutenant Kamara, l’une des difficultés principales réside dans la faible participation des collectivités territoriales dans la gestion de ces incendies. Il a également évoqué l’insuffisance des ressources matérielles et des moyens humains pour faire face à l’ampleur du phénomène. En particulier, il manque des équipements adaptés pour intervenir rapidement. Le service des eaux et forêts manque d’unités légères de lutte contre les feux, ainsi que de moyens de transport et de matériels de lutte modernes tels que des tricycles équipés de mini-citernes, qui pourraient faciliter l’extinction des incendies en zone difficile d’accès.

Le manque de carburant est également un problème récurrent qui ralentit l’efficacité des interventions. La mise en place d’une banque de carburant pourrait permettre de répondre plus rapidement aux urgences et d’améliorer les interventions sur le terrain.

Pour faire face à cette crise, le lieutenant Kamara a formulé plusieurs propositions. Il a appelé à une meilleure dotation du service des eaux et forêts en équipements adaptés, comme des unités mobiles de lutte contre les feux, et la mise en place de tricycles équipés de mini-citernes dans chaque commune touchée par les feux. Cette mesure, selon lui, permettrait une intervention plus rapide et plus efficace, même dans les zones difficiles d’accès.

Il a également souligné la nécessité de renforcer les capacités des collectivités territoriales, afin qu’elles puissent jouer un rôle plus actif dans la prévention des incendies. Des programmes de sensibilisation à l’importance de la prévention des feux de brousse doivent être mis en place, en impliquant à la fois les autorités locales, les acteurs communautaires et les transhumants.

La situation à Bakel est un véritable défi pour la préservation de l’environnement et de la sécurité des populations locales. La multiplication des feux de brousse dans cette région, qui a de graves répercussions économiques et écologiques, exige une réponse coordonnée. Les autorités et les communautés doivent s’unir pour renforcer la prévention, améliorer les interventions d’urgence et veiller à la mise en place de solutions durables pour limiter les impacts de ces incendies.

Les feux de brousse menacent la zone pastorale de Matam : une situation préoccupante nécessitant une action concertée

Depuis l’année 2020 jusqu’à ce début d’année 2024, la zone pastorale de Matam a été gravement touchée par les ravages des feux de brousse. Selon les données recueillies, une superficie alarmante de 13 641 hectares de tapis herbacé a été dévastée par ces incendies, mettant en péril l’équilibre écologique et économique de la région.

Les responsables de l’Inspection régionale des Eaux et Forêts de Matam insistent sur la nécessité d’une action concertée pour contrer ce fléau. Selon eux, une synergie entre les services des Eaux et Forêts, les collectivités territoriales et les populations locales est fondamentale pour prévenir efficacement les feux de brousse. Ils soulignent que la prévention reste le meilleur moyen de lutte contre ces incendies dévastateurs.

Dans un contexte où le changement climatique amplifie les risques d’incendies, il devient impératif pour toutes les parties prenantes de s’engager activement dans la protection de l’environnement et la préservation des écosystèmes fragiles de la zone pastorale de Matam. La lutte contre les feux de brousse nécessite une mobilisation collective et une action résolue pour préserver les richesses naturelles de cette région.

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