Journée nationale de l’éducation des filles : Aminata Touré s’engage pour le maintien des filles à l’école

Lors de la célébration de la Journée nationale de l’éducation des filles, ce jeudi 9 janvier, Aminata Touré, haute représentante du président de la République et ancienne Première ministre, a réaffirmé son engagement pour garantir l’accès et le maintien des filles dans le système scolaire. Une démarche essentielle dans un contexte où des défis socioculturels, économiques et sanitaires continuent de freiner l’éducation des jeunes filles brillantes.

Malgré les efforts consentis par les autorités et les partenaires, des obstacles comme les mariages précoces, les grossesses adolescentes, la pauvreté et les normes socioculturelles limitent considérablement les opportunités pour les filles de poursuivre leurs études. Ces facteurs contribuent à un taux alarmant d’abandon scolaire chez les jeunes filles, souvent issues de milieux défavorisés.

Aminata Touré a souligné que la résolution de ces problématiques nécessite une action concertée et multisectorielle. « Les filles ne doivent pas être les premières victimes des inégalités structurelles. Le maintien des filles à l’école est une priorité nationale, car elles sont des actrices essentielles du développement futur du pays », a-t-elle déclaré.

Pour remédier à cette situation, Aminata Touré préconise des solutions concrètes, notamment l’amélioration des infrastructures scolaires. Cela inclut le renforcement des installations sanitaires adaptées, comme la construction de toilettes séparées pour filles, et la mise à disposition de serviettes hygiéniques. Ces mesures visent à limiter les absences répétitives liées aux menstruations, un problème récurrent qui compromet leur réussite scolaire.

Par ailleurs, elle plaide pour une meilleure sensibilisation des communautés sur l’importance de l’éducation des filles. « Il est impératif de changer les mentalités et d’assurer que chaque fille ait une chance équitable de réussir. Cela passe par l’éducation, mais aussi par l’engagement des familles et des leaders communautaires », a-t-elle ajouté.

En tant qu’ambassadrice de cette cause, Aminata Touré s’engage à utiliser sa position pour mobiliser davantage de ressources et d’acteurs en faveur de l’éducation des filles. Sa vision s’inscrit dans une volonté de faire de l’école un espace sûr et inclusif où les filles peuvent s’épanouir et construire leur avenir.

Cette Journée nationale de l’éducation des filles a été l’occasion de rappeler que l’éducation est non seulement un droit fondamental, mais aussi un levier stratégique pour le développement économique et social du Sénégal. Aminata Touré a lancé un appel vibrant aux autorités, aux partenaires et aux communautés à unir leurs forces pour garantir un avenir meilleur aux filles du pays.

Ensemble, les acteurs du secteur éducatif espèrent voir des avancées significatives dans la lutte contre les inégalités scolaires et les abandons, afin que chaque fille puisse accéder à une éducation de qualité et devenir une actrice du changement.

Manifeste pour la prise en compte des besoins spécifiques des femmes et des filles dans les politiques publiques et la gouvernance nationale

Ce samedi 4 mai, l’Auditorium de la Place du Souvenir Africain a été le théâtre d’un rassemblement majeur, orchestré par le cadre de concertation des citoyens pour la préservation et la sauvegarde des droits des femmes et des filles au Sénégal. Les femmes, mobilisées en grand nombre, ont participé à cet événement visant à mettre en lumière un enjeu de l’heure : l’inclusion des besoins spécifiques des femmes et des filles dans les politiques publiques et la gouvernance nationale.

Manifeste pour la prise en compte des besoins spécifiques des femmes et des filles dans la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques ainsi que le renforcement de leur participation dans les instances de gouvernance

L’élection du Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a été perçue comme un plébiscite national, porteur d’espoir et de volonté de cohésion nationale. Toutefois, la composition du nouveau gouvernement annoncée le 5 avril 2024 a suscité une déception profonde, avec un faible taux de participation des femmes. Sur un total de vingt-cinq ministres et cinq secrétaires d’État, seules quatre femmes ont été nommées, représentant ainsi seulement 13,3% de l’équipe gouvernementale.

Cette sous-représentation des femmes et la suppression du ministère de la Femme sans annonce d’une structure spécifique chargée des politiques de développement social et économique des femmes et des filles soulèvent des inquiétudes légitimes parmi la population féminine.

Face à cette situation, nous, membres du cadre de concertation pour le respect et la préservation des droits des femmes, adressons cet appel au Président de la République du Sénégal pour :

  • Faciliter la création d’une structure de gouvernance dédiée aux besoins des femmes et des filles.
  • Renforcer la participation effective des femmes dans toutes les instances de décision, tant au niveau électif que nominatif.
  • Encourager des politiques et des programmes prioritaires en faveur des femmes et des filles, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’entrepreneuriat, de l’emploi, de l’accès au foncier et à l’investissement.

Malgré les progrès réalisés ces dernières années, les défis persistants en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes exigent une action urgente et concertée de la part des autorités et de la société dans son ensemble.

Conscients de l’importance cruciale de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes pour le développement national, nous nous engageons à agir ensemble pour la réalisation de ces objectifs ambitieux.

Nous appelons donc le Président de la République, son gouvernement et l’ensemble des acteurs impliqués à prendre des mesures concrètes pour répondre aux besoins spécifiques des femmes et des filles, à garantir leur participation équitable dans la prise de décision et à promouvoir activement l’égalité des chances et l’équité territoriale dans tous les domaines de la vie nationale.

La préservation des droits des femmes et des filles est essentielle pour bâtir une société juste, équitable et prospère, et nous sommes déterminés à œuvrer ensemble pour la réalisation de cet idéal.

Lycée de Médina Yoro Foula : une quinzaine de filles tombent en transe

Une quinzaine de filles ont été victimes de crises de transe au lycée de Médina Yoro Foula, ce vendredi. Tout a commencé avec un premier cas signalé par le professeur d’éducation physique et sportive vers 9 heures du matin. La situation s’est ensuite aggravée, touchant les classes de seconde, première et terminale, selon le proviseur.

François Xavier Diédhiou, le proviseur, a décrit la scène comme chaotique à un moment donné. Cependant, il a assuré que la situation a été maîtrisée grâce à l’intervention d’une ambulance. Face à cette perturbation des cours et afin d’éviter que cela ne se reproduise, le proviseur a informé sa hiérarchie pour prendre des mesures appropriées.

Il est à noter que de tels cas de crises sont fréquents dans certains établissements scolaires de Kolda. Le CEM Kolda 2 est également touché par ce phénomène, où les élèves tombent souvent en transe pendant les cours. Les sapeurs-pompiers interviennent pour évacuer les victimes vers l’hôpital ou à la maison en collaboration avec les parents.

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