Fatick : la Douane maritime saisit 217 kg de chanvre indien d’une valeur de 24 millions FCFA

Une importante opération antidrogue menée par la brigade maritime de Fimela a permis la saisie de 217 kilogrammes de chanvre indien, une cargaison dont la valeur marchande est estimée à 24 millions de francs CFA. L’intervention, survenue dans la soirée du 5 décembre 2025, constitue l’une des plus significatives enregistrées ces derniers mois dans la région de Fatick.

Selon les informations rapportées par la subdivision douanière du Littoral sud, tout est parti de l’exploitation d’un renseignement jugé fiable faisant état de l’arrivée imminente, à Diofior, d’une pirogue chargée d’une quantité importante de drogue. Les agents de la Douane ont immédiatement mis en place un dispositif de surveillance discret afin d’intercepter le convoi suspect.

Arrivés sur les lieux vers 19 h 30, les douaniers ont entamé une veille opérationnelle dans les bolongs. Après une trentaine de minutes d’attente, une pirogue motorisée a été repérée, naviguant à vive allure et sans aucune lumière de signalisation, un comportement souvent associé aux trafiquants cherchant à éviter les contrôles. À l’approche du bateau suspect, les agents ont ordonné au capitaine de couper le moteur. Mais ce dernier a tenté de prendre la fuite en accélérant, provoquant une poursuite brève mais intense dans les méandres du Sine-Saloum.

La tentative d’évasion a pris fin lorsque l’embarcation s’est échouée sur un banc de sable, à quelques mètres du rivage. Profitant de la pénombre et de la faible profondeur, les occupants ont abandonné la pirogue pour s’échapper à pied dans les mangroves, laissant derrière eux leur cargaison.

Une fouille minutieuse a été effectuée par les agents de la brigade maritime, qui ont découvert huit colis soigneusement emballés, contenant au total 217 kilogrammes de chanvre indien. La drogue a été immédiatement saisie et mise sous scellés, en attendant la suite des procédures judiciaires.

Cette opération illustre une fois de plus l’intensification de la lutte contre les trafiquants dans la région du Sine-Saloum, zone souvent utilisée comme couloir par les réseaux criminels en raison de sa géographie labyrinthique et difficilement accessible. Les autorités douanières ont salué la réactivité des agents déployés et réaffirmé leur engagement à combattre sans relâche le trafic de stupéfiants, qui constitue une menace pour la sécurité et l’équilibre social des communautés locales.

Fimela : face à la pénurie d’eau, les populations de trois communes annoncent une grande marche citoyenne

La colère gronde dans le Sine. Excédées par une pénurie d’eau qui perdure depuis plusieurs mois, les populations des communes de Fimela, Diofior et Palmarin, dans le département de Fatick, ont décidé de descendre dans la rue ce samedi 31 mai 2025. Cette mobilisation, portée par le « Collectif pour le Patrimoine », prend la forme d’une marche citoyenne pacifique pour revendiquer un accès régulier et équitable à l’eau potable.

Le rassemblement débutera au rond-point de Djilor, point stratégique situé au cœur de la commune de Fimela. Le cortège se dirigera ensuite vers le terrain municipal, où plusieurs prises de parole sont prévues. Les organisateurs veulent faire entendre un message clair : « L’eau est un droit fondamental, non une faveur. »

Depuis plusieurs années, les habitants de cette zone du centre-ouest du Sénégal font face à des coupures fréquentes, à une pression d’eau insuffisante et à une vétusté grandissante des installations hydrauliques. Cette situation, dénoncent-ils, affecte l’ensemble des secteurs d’activité, de l’agriculture à l’élevage, en passant par la santé, l’éducation et le tourisme local.

Dans un communiqué transmis à la presse, le Collectif pour le Patrimoine s’indigne : « Trop longtemps, nos communautés souffrent du manque d’eau potable. Cela affecte notre quotidien, notre santé et notre économie locale. » Les membres du collectif appellent l’État du Sénégal et les autorités compétentes à une prise en charge urgente et structurelle de la crise.

Ils dénoncent également ce qu’ils considèrent comme un abandon progressif de certaines zones rurales en matière d’accès aux services publics essentiels. Pour eux, cette marche dépasse le simple cadre d’une réclamation locale. Elle symbolise une lutte plus large pour la justice sociale, la dignité et le respect des droits fondamentaux des citoyens.

« Ce n’est pas une manifestation de colère, mais un acte de résistance pacifique, un appel à la responsabilité de l’État. Nous marcherons pour notre dignité, pour la santé de nos familles, pour l’avenir de nos territoires », peut-on lire dans la déclaration des organisateurs.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte national où plusieurs localités, aussi bien rurales qu’urbaines, font face à des défis similaires liés à l’approvisionnement en eau potable. À quelques semaines de la saison des pluies, les populations espèrent que leur cri d’alerte sera enfin entendu et que des solutions durables seront mises en œuvre.

Migration irrégulière : plus de 300 migrants interceptés sur une pirogue au large de Joal

Les forces de sécurité sénégalaises ont procédé à une importante interception d’embarcation ce vendredi après-midi, mettant un coup d’arrêt à une tentative d’émigration irrégulière. Peu après la prière de 14 heures, la brigade des Douanes de Fimela a appréhendé une pirogue transportant plus de 300 migrants au large de Joal.

Selon les informations rapportées par Le Soleil Digital, les passagers ont été débarqués sur les côtes avant d’être conduits à la gendarmerie de Joal pour une opération de recensement et d’identification. Parmi eux figurent de nombreux Sénégalais, mais aussi des ressortissants d’autres pays de la sous-région, confirmant ainsi que les côtes sénégalaises restent un point de départ stratégique pour l’émigration clandestine vers l’Europe, notamment vers l’Espagne via les îles Canaries.

L’opération menée par les Douanes s’inscrit dans un contexte de recrudescence des départs clandestins, malgré les multiples campagnes de sensibilisation et les risques accrus liés à ces traversées périlleuses. Le phénomène de la migration irrégulière connaît un regain d’intensité ces derniers mois, notamment en raison des difficultés économiques et du chômage touchant une grande partie de la jeunesse sénégalaise.

Les autorités rappellent que ces voyages clandestins, souvent organisés par des réseaux de passeurs, exposent les candidats à de nombreux dangers, allant des naufrages en haute mer aux violences et arnaques orchestrées par les trafiquants d’êtres humains. La coopération entre les forces de sécurité et les partenaires internationaux reste donc primordiale pour tenter d’endiguer ce phénomène.

En attendant les suites judiciaires et administratives pour ces migrants interceptés, l’État sénégalais continue de multiplier les efforts pour proposer des alternatives économiques et des solutions d’insertion professionnelle à la jeunesse, afin de réduire l’attrait de ces traversées illégales aux conséquences souvent dramatiques.

Fimela, Sénégal : La ferme « Naagué » reçoit un financement de 3,5 millions de francs CFA pour son expansion

La fondation Sococim a récemment accordé un financement de 3,5 millions de francs CFA à la ferme « Naagué » de Kobongoye, située à Fimela, dans la région centre-ouest du Sénégal. Cette subvention vise à soutenir l’expansion de l’exploitation agricole et d’élevage écologique de la ferme, a déclaré l’administratrice générale de la fondation, Patricia Diagne.

« La ferme Naagué, en activité depuis seulement un an et demi, a sollicité le soutien de la fondation Sococim pour son expansion. Nous avons été impressionnés par l’ambition de cette jeune entrepreneure, dont la ferme se consacre à la production biologique en agriculture et en élevage », a déclaré Mme Diagne lors de la signature de l’accord de financement avec la propriétaire de la ferme, Bowel Diop.

Elle a également souligné que la fondation Sococim accorde des prêts sans intérêt aux entrepreneurs afin de contribuer au renforcement du tissu économique local, en finançant des projets économiques générateurs d’emplois et participant au mieux-être social.

La ferme « Naagué » s’étend sur une superficie de 3,5 hectares et abrite 300 pieds de citronniers, 96 papayers et 100 pieds de corossol. La propriétaire de la ferme, Bowel Diop, a partagé que diverses variétés d’arbres fruitiers ont été testées sur un périmètre de 1 000 mètres carrés, avec des cultures mixtes de papayes, bananes, corossols, et autres, cohabitants harmonieusement.

« Nous avons démarré notre activité avec nos économies, mais le soutien financier de la fondation Sococim est une opportunité pour passer à l’étape suivante en augmentant nos commandes, tant pour l’agriculture que pour l’élevage de volailles », a déclaré Bowel Diop.

Elle a souligné que la ferme s’engage dans un élevage biologique de poulets locaux améliorés, de pintades et de canards, avec pour objectif de fournir des produits biologiques de qualité aux consommateurs, en pratiquant une agriculture écologique respectueuse de l’environnement.

Ce financement marque une étape cruciale dans le développement de la ferme « Naagué » et témoigne de l’engagement continu des acteurs économiques et des fondations philanthropiques à soutenir les initiatives agricoles durables au Sénégal.

Inauguration de la maison de la justice à FIMELA : Un engagement renforcé pour une justice de proximité au Sénégal

Le jeudi 18 janvier, le Sine a accueilli avec enthousiasme l’inauguration de la Maison de la Justice à FIMELA par [Votre Nom], ministre de la Justice du Sénégal. Cette cérémonie a été marquée par le caractère chaleureux des coutumes sérères, reflétant l’hospitalité et l’unité de la communauté.

La Maison de la Justice à FIMELA incarne l’engagement fort du Sénégal en faveur d’une justice de proximité. L’objectif est de renforcer l’accès de tous aux services juridiques et de promouvoir l’équité sociale et territoriale pour tous les citoyens. Cette initiative concrète atteste de la détermination du Sénégal à ériger un système judiciaire transparent et accessible, aligné sur d’autres villes où des initiatives similaires ont été menées par le ministère de la Justice.

La vision du ministère de la Justice s’inscrit dans la création d’une justice pour la paix, la cohésion et la stabilité sociale. La Maison de la Justice à FIMELA, tout comme d’autres établissements similaires, contribue à cet objectif en fournissant des services juridiques accessibles et efficaces.

Aissata Tall Sall ministre de la Justice, a exprimé sa gratitude envers tous les acteurs de la justice pour leur travail remarquable et a particulièrement remercié l’honorable Député Maire de FIMELA, Karim Sène, pour son accueil chaleureux et son engagement envers le bien-être de ses administrés.

La concrétisation de cette initiative témoigne de l’effort continu du Sénégal pour établir une justice de qualité, promouvant la paix, l’équité et la stabilité sociale dans toutes les communautés du pays.

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