Montée des eaux à Podor : le fleuve Sénégal franchit 5,25 mètres, les autorités en alerte maximale

La vigilance reste de mise dans le département de Podor où la montée des eaux du fleuve Sénégal continue de susciter de vives inquiétudes. Depuis le 14 septembre 2025, la côte d’alerte a été dépassée, et la tendance haussière se poursuit sans signe d’essoufflement.

Selon les relevés hydrologiques effectués ce samedi 27 septembre à 8 heures, à l’échelle du quai El Hadj Boubou Sall, le niveau du fleuve s’élève à 5,25 mètres. Ce chiffre représente une progression d’un centimètre en seulement vingt-quatre heures, comparé aux 5,24 mètres enregistrés la veille à la même heure. L’année dernière, à la même période, le plan d’eau s’établissait à 5,15 mètres, ce qui traduit une aggravation notable de la situation.

Cette montée des eaux est accentuée par les lâchers en cours du barrage de Manantali, dont les effets devraient se répercuter dans la Moyenne Vallée. Conscients du danger, les autorités locales ont réagi rapidement. Le Comité départemental de développement (CDD), présidé par le préfet Mactar Diop, a validé un plan de riposte et de contingence afin de renforcer la préparation face aux risques d’inondation.

Dans le cadre de ce dispositif, des digues de protection sont actuellement réhabilitées dans plusieurs villages riverains. Ces travaux mobilisent à la fois le Génie militaire et des entreprises sénégalaises mandatées par l’État. Parallèlement, des initiatives locales sont menées par les populations elles-mêmes, qui multiplient les efforts communautaires pour contenir la crue et protéger leurs habitations.

Malgré ces mesures, l’incertitude demeure. Les autorités administratives appellent les riverains à la plus grande prudence. « La vigilance et la mobilisation citoyenne sont essentielles pour éviter le pire », a indiqué une source proche du CDD, soulignant que les prochaines semaines seront décisives pour l’évolution de la situation hydrologique dans le département de Podor et l’ensemble de la vallée.

Cette montée inquiétante des eaux rappelle la vulnérabilité des zones riveraines face aux crues du fleuve Sénégal, et relance le débat sur la nécessité d’investir durablement dans les infrastructures de prévention et dans des mécanismes d’alerte plus performants pour protéger les populations.

Podor : le fleuve Sénégal franchit le seuil d’alerte

L’inquiétude monte à Podor où le niveau du fleuve Sénégal continue de grimper. Ce samedi 20 septembre 2025, à 8 heures, l’échelle du quai Elhadj Boubou Sall a affiché 5,14 mètres, soit trois centimètres de plus que la veille.

Cette évolution confirme une hausse régulière enregistrée depuis plusieurs jours. La côte d’alerte fixée à 5 mètres a été franchie dès le 14 septembre. À titre de comparaison, à la même période l’année dernière, le fleuve n’avait pas dépassé 4,95 mètres, ce qui souligne la gravité de la crue actuelle.

Dans certaines zones, notamment au niveau des périmètres irrigués villageois (PIV) relevant de la SAED, des parcelles sont déjà envahies par les eaux. Les populations, préoccupées, suivent avec appréhension l’évolution de la situation, d’autant que des lâchers d’eau ont été confirmés au barrage de Manantali, après que le réservoir a atteint son seuil critique.

Face à ce contexte, les autorités locales exhortent les riverains à rester « prudents, vigilants et mobilisés » afin de limiter les risques liés à la montée du fleuve.

Matam : le pont de Oréfondé fermé à la circulation à cause de la crue du fleuve Sénégal

La circulation a été provisoirement interdite sur le pont de Oréfondé, submergé par les eaux du fleuve Sénégal. L’annonce a été faite ce samedi par le gouverneur de la région de Matam, Saïd Dia.

« Le pont de Oréfondé, reliant cette commune du Dandé Mayo nord, a été submergé par les eaux du fleuve Sénégal. La circulation y est provisoirement interdite », a indiqué l’autorité administrative dans un communiqué.

Cet ouvrage constitue un axe vital pour relier la commune de Oréfondé aux villages environnants. Déjà par le passé, il avait été fermé dans des circonstances similaires, forçant les populations à se rabattre sur les pirogues motorisées pour se déplacer.

La situation reste préoccupante, puisque le niveau d’alerte du fleuve Sénégal, fixé à 8 mètres, a été dépassé depuis plusieurs jours. Les risques d’inondations persistent et perturbent fortement la mobilité dans cette zone frontalière, où les populations attendent des mesures urgentes pour sécuriser leurs déplacements.

Drame à Richard-Toll : un sexagénaire meurt noyé avec son troupeau lors de la traversée du fleuve Sénégal

Un tragique accident s’est produit ce vendredi matin sur le fleuve Sénégal, à hauteur de Richard-Toll, où un homme d’environ soixante ans a perdu la vie dans le chavirement de sa pirogue. L’incident est survenu aux environs de 9 heures, alors que la victime effectuait la traversée du fleuve pour regagner le territoire sénégalais en provenance de la Mauritanie voisine.

Selon les témoignages recueillis sur place, le défunt revenait d’une mission commerciale de routine. Éleveur et acheteur de bétail chevronné, il s’était rendu de l’autre côté de la frontière pour acquérir des bœufs, une activité qu’il exerçait depuis de nombreuses années. Malheureusement, alors qu’il tentait de traverser le fleuve avec son troupeau à bord d’une pirogue, l’embarcation a chaviré au milieu des eaux.

Alertés, les sapeurs-pompiers de la brigade de Richard-Toll sont immédiatement intervenus pour entamer les recherches. Après plusieurs heures d’opérations, le corps sans vie de l’éleveur a été repêché aux alentours de 13 heures, suscitant une vive émotion au sein de la population locale.

Le drame n’a pas seulement coûté la vie à l’homme ; une partie de son troupeau a également été engloutie par les flots. Les circonstances précises du naufrage ne sont pas encore connues, mais les autorités locales évoquent des conditions de navigation difficiles et une probable surcharge de la pirogue.

Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité des traversées fluviales dans cette zone frontalière, où les échanges commerciaux informels entre les deux rives sont fréquents. Faute d’infrastructures adéquates, de nombreux éleveurs et commerçants continuent d’emprunter des pirogues artisanales, souvent au péril de leur vie.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de l’accident. En attendant, les proches de la victime pleurent un homme respecté dans la communauté, connu pour son dévouement au travail et son attachement au fleuve, qui aura finalement eu raison de lui.

« Inondations à Saint-Louis : Le quartier Khar Yalla submergé par les crues du fleuve Sénégal »

Le nord du Sénégal continue de faire face à une situation alarmante. Après les récentes inondations à Matam, Bakel et Podor, c’est maintenant Saint-Louis qui subit les conséquences de la crue du fleuve Sénégal. Le quartier de Khar Yalla, selon les informations de la Radio Futurs Médias (RFM), est actuellement envahi par les eaux, forçant de nombreuses familles à évacuer leurs habitations pour chercher refuge dans d’autres zones de la ville.

Saint-Louis, souvent décrite comme une presqu’île, est particulièrement vulnérable face aux montées des eaux, ce qui accentue la gravité de la situation. En effet, la ville, bordée par le fleuve Sénégal et l’océan Atlantique, se retrouve fréquemment sous la menace de catastrophes naturelles, notamment pendant la saison des pluies. La crue du fleuve, déjà responsable de nombreuses destructions dans les villes voisines, pourrait encore s’aggraver si des mesures d’urgence ne sont pas prises.

Les habitants des autres quartiers, eux aussi sous la menace imminente des inondations, lancent un cri d’alarme pour éviter que la situation ne dégénère davantage. La population, impuissante face à l’avancée inexorable des eaux, interpelle les autorités pour un soutien immédiat et des solutions pérennes. Les familles sinistrées, qui ont dû abandonner leurs maisons inondées, se trouvent dans une grande détresse, appelant à une intervention rapide pour éviter une catastrophe humanitaire dans cette région historique.

La situation à Saint-Louis met une fois de plus en lumière la nécessité d’une meilleure gestion des eaux et d’un renforcement des infrastructures pour prévenir ces drames récurrents. Avec des prévisions météorologiques toujours incertaines, la mobilisation des autorités locales et nationales est urgente pour garantir la sécurité des populations et éviter une catastrophe dans cette ville qui fut autrefois la première capitale du Sénégal.

Alors que le SOS des populations continue de retentir, la solidarité nationale et internationale pourrait jouer un rôle clé dans la réponse à cette crise.

Crue du fleuve Sénégal : L’OMVS active la vigilance orange pour prévenir les risques d’inondation

L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a déclenché la vigilance orange face à l’augmentation rapide des débits du fleuve, provoquée par les fortes précipitations des derniers jours. Ces niveaux sont comparables à la crue exceptionnelle de 1999.

Selon le communiqué n° 8 de l’OMVS, le barrage de Manantali, principal régulateur des crues, est à son niveau maximal d’exploitation, avec une cote atteignant 208,28 mètres le 13 octobre 2024. Des lâchers fluctuants autour de 2000 m³/s sont prévus, renforcés par les affluents du Bakoye et de la Falémé. Cette situation pourrait entraîner des inondations dans les zones vulnérables de la vallée et du delta du fleuve Sénégal.

L’OMVS a mis en place un plan d’alerte basé sur les données hydrologiques et les impacts du changement climatique, incluant des cartes des zones inondables. Les autorités et les médias locaux sont mobilisés pour diffuser l’information et assurer la sécurité des populations riveraines, invitées à suivre les consignes pour éviter tout danger lié à la crue.

Montée des eaux du fleuve Sénégal : le Dandé Mayo coupé du reste du pays et des conséquences désastreuses pour les populations

Les populations riveraines du fleuve Sénégal font face à une situation alarmante avec la montée des eaux qui touche de nombreux villages du Dandé Mayo. Depuis plusieurs jours, les inondations provoquent d’importants désagréments, affectant à la fois les habitations, les terres agricoles, les infrastructures et le bétail. Cette montée des eaux a causé des déplacements massifs, forçant des centaines de familles à fuir leurs maisons pour se réfugier dans des zones plus sûres.

Dans cette région fortement dépendante de l’agriculture et de l’élevage, la crue du fleuve Sénégal a dévasté environ 200 hectares de champs rizicoles. Les pâturages étant inondés, les éleveurs n’ont eu d’autre choix que de migrer avec leurs troupeaux vers les terres plus sèches du Diéri, aggravant ainsi la situation déjà précaire de cette zone.

Les villages tels que Diamel, Sinthiou Diamdior, Woudourou, Nguidjilone, Sylla Diongto, Lobaly, Padalal, Balel, Gouriki Koliabé, Thiempeng, Gourel Dara et Waoundé sont durement touchés, rendant la vie quotidienne extrêmement difficile. Les routes, déjà peu praticables en temps normal, ont été submergées par l’eau, rendant les déplacements presque impossibles. À Oréfondé, la route ainsi que le pont qui servaient de passage vers les villages environnants sont maintenant sous les eaux, transformant la bretelle en un lac impraticable sur près de 6 kilomètres.

Les infrastructures scolaires n’ont pas été épargnées par la crue. Dans des localités comme Nguidjilone, le maire et les habitants tentent désespérément de contenir les eaux avec des sacs de sable, mais l’accès à l’école et au lycée reste compromis. Les élèves se retrouvent dans l’impossibilité de commencer l’année scolaire à cause des mares d’eau qui rendent dangereux tout trajet vers les établissements.

Cette situation critique remet en lumière la question de l’enclavement de la zone du Dandé Mayo. Depuis plusieurs années, les populations n’ont cessé de réclamer la construction de routes et d’infrastructures adaptées pour faire face aux crues récurrentes du fleuve Sénégal. Mais avec les retards accumulés dans les travaux de construction, les inondations actuelles révèlent une fois de plus la vulnérabilité des habitants.

La montée des eaux du fleuve Sénégal, tout en exacerbant les difficultés d’accès aux routes et aux services essentiels, met également en péril la sécurité alimentaire et l’avenir des activités agricoles dans la région. Les autorités locales et administratives se mobilisent, mais la situation appelle à une intervention rapide et coordonnée pour venir en aide aux populations sinistrées.

Quitter la version mobile