Fonds Covid-19 : Les ex-DAGE déférés seront fixés sur leur sort mardi prochain

La tempête judiciaire déclenchée par le rapport 2022 de la Cour des comptes sur la gestion du Fonds de riposte contre la Covid-19 continue de faire des vagues. Vendredi 18 avril, plusieurs anciens Directeurs de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) ont été déférés au parquet de Dakar. Leur sort sera scellé mardi prochain, à l’issue d’une décision du juge d’instruction, après un premier retour de parquet.

Parmi les personnalités dans la tourmente figurent Ndèye Aminata Loum Ndiaye, ex-DAGE du ministère du Développement industriel et des PME, Djiby Diakhaté, ancien DAGE du ministère de la Famille, ainsi que trois de ses collaborateurs : Ndongo Mbaye, Mamadou Guèye Dramé et Omar Ngalla Faye, selon les informations rapportées par Le Quotidien.

Dans le même sillage, Aliou Sow, ancien DAGE du ministère du Développement communautaire, a été interpellé par la Division des investigations criminelles (DIC). Il est soupçonné d’être impliqué dans une opération de surfacturation de riz destiné aux populations vulnérables, pour un montant estimé à 2,75 milliards de FCFA. Un opérateur économique, Moustapha Ndiaye, cité dans cette affaire, a quant à lui promis de répondre à la convocation de la DIC dans les jours à venir.

Autre dossier : Pierre Malick Ndong, un ancien comptable, a été inculpé pour détournement de deniers publics. Le juge d’instruction du 2e cabinet l’a placé sous contrôle judiciaire après le paiement d’une caution de 720 000 FCFA.

Ces actions judiciaires s’inscrivent dans le cadre de l’exploitation, par le parquet de Dakar, de huit rapports de la Cour des comptes. Ces derniers couvrent autant de ministères, dont ceux des Mines, de la Culture, de la Jeunesse, des Sports, de la Santé, de la Femme, de l’Industrie-PME et du Développement communautaire. À ce jour, cinq dossiers impliquant d’anciens ministres ont été transmis à l’Assemblée nationale pour traitement.

Affaire des fonds Force Covid : 25 ordres d’arrestation émis, plusieurs hauts responsables déférés

L’affaire des fonds Force Covid continue de secouer l’appareil administratif sénégalais. Selon les informations du journal Libération de ce mercredi 16 avril, le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, a émis pas moins de 25 ordres d’arrestation dans le cadre de cette vaste enquête portant sur un présumé détournement de fonds publics destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Déférés hier mardi devant le parquet, une première vague de 15 personnes a été placée en garde à vue. À cette liste se sont ajoutés Léonce Nzally, ancien Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement (DAGE) du ministère de la Culture, ainsi que Demba Mody Tandian alias Tange, actuel directeur exécutif de l’Omarts (Office des musiques et des arts du Sénégal), tous deux également visés par un retour de parquet.

Parmi les mis en cause figure aussi Alassane Diallo, ancien DAGE du ministère des Mines. Bien que localisé au Maroc, sa conduite a été ordonnée par le parquet, ce qui laisse entrevoir une procédure d’extradition en cours.

Par ailleurs, Mamadou Sène, ex-DAGE du ministère de la Jeunesse, et son frère ont été interpellés dans une autre affaire liée à un détournement présumé au ministère de la Microfinance. Tous deux ont été placés sous contrôle judiciaire.

Le secteur de la santé n’échappe pas non plus à cette vague d’arrestations. Ont été appréhendés mardi : le directeur de la prévention, le DAGE du ministère de la Santé, ainsi que les directeurs des hôpitaux de Dalal Jamm et de Pikine.

Ces développements marquent un tournant important dans la traque des responsabilités liées à la gestion des fonds mobilisés pour faire face à la pandémie. Le parquet semble déterminé à faire toute la lumière sur cette affaire qui touche plusieurs départements ministériels et structures publiques.

Enquête sur la gestion des fonds Covid : Les assurances du ministre de la Justice, Ousmane Diagne

Samedi dernier, lors d’une rencontre avec les représentants d’Article 19/Afrique de l’Ouest, une organisation de la société civile, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a apporté des clarifications sur l’avancée de la procédure judiciaire concernant la gestion controversée des fonds Covid. Selon le journal Wal fadjri, le ministre a affirmé que l’enquête suit son cours et qu’elle est sur la bonne voie.

Ousmane Diagne a précisé que l’information judiciaire ouverte progresse normalement et que, dans un avenir proche, les infractions identifiées par le rapport de la Cour des comptes seront traitées conformément à la loi. « Le juge sera saisi et le droit sera dit », a-t-il souligné, comme rapporté par Article 19 sur ses plateformes, information reprise par le journal du groupe de Front de terre.

La Cour des comptes a récemment publié un rapport accablant sur la gestion des fonds Covid, mettant en lumière de nombreuses irrégularités. Plusieurs ministères et autres organes de l’État sont concernés par ces révélations. Les nouvelles autorités avaient promis de prendre des mesures contre les responsables des malversations, mais beaucoup estiment que la procédure pour y parvenir stagne. Le régime de Diomaye Faye, cependant, réfute ces accusations de lenteur, affirmant que la justice ne doit pas être expéditive mais bien respecter le cadre légal.

Le ministre de la Justice a insisté sur l’importance de laisser la procédure judiciaire suivre son cours sans précipitation, afin de garantir que toutes les étapes légales soient respectées et que les responsables soient jugés de manière équitable. Cette déclaration vise à rassurer la population et les observateurs quant à l’engagement des autorités à faire toute la lumière sur cette affaire et à sanctionner les fautifs conformément à la loi.

Audience sur la gestion des fonds Covid : Le Maire de Saint-Louis répond devant la justice

Le maire de Saint-Louis se retrouve sous les projecteurs alors qu’il doit répondre aux accusations portées contre lui par l’ancienne Première ministre concernant sa gestion des fonds Covid. Une audience est prévue ce jeudi 25 juillet au tribunal de Dakar, à 9h dans la salle 3.

Dans une note publiée par le mouvement MIMI 2024, il est clairement indiqué que cette session judiciaire est d’une importance capitale. Les militants de la coalition ont été invités à se mobiliser massivement pour soutenir leur leader. « À cet effet, nous exhortons toutes les structures et militants de MIMI 2024 à se mobiliser massivement très tôt le matin pour accompagner notre leader à cette audience », a déclaré le mouvement.

L’ancienne Première ministre a récemment pointé du doigt la gestion des fonds Covid par le maire de Saint-Louis, soulevant des questions sur la transparence et l’utilisation des ressources allouées pour faire face à la pandémie. Ces accusations ont déclenché une vague de réactions et ont poussé le maire à privilégier la voie judiciaire pour clarifier sa position et défendre son intégrité.

Le mouvement MIMI 2024, qui soutient le maire, appelle donc à une forte mobilisation de ses membres. Ce soutien est crucial non seulement pour montrer l’unité et la détermination du mouvement, mais aussi pour défendre l’honneur de leur leader face aux accusations. Les militants sont attendus en grand nombre dès les premières heures du matin devant le tribunal de Dakar.

L’audience de ce jeudi marquera une étape significative dans cette affaire, et beaucoup d’yeux seront tournés vers le tribunal de Dakar pour suivre l’évolution des événements. Le maire de Saint-Louis, déterminé à prouver son innocence, aura l’opportunité de présenter ses arguments et de répondre aux accusations dans un cadre officiel.

En attendant le verdict, l’appel à la mobilisation montre une fois de plus la solidarité et l’engagement des membres du mouvement MIMI 2024 envers leur leader. Reste à voir comment cette affaire évoluera dans les jours à venir.

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