Diamniadio : les grévistes de l’hôtel Radisson expulsés de manière « forcée et brutale », selon le FRAPP

La tension est montée d’un cran ce lundi matin à Diamniadio, où les travailleurs grévistes de l’hôtel Radisson ont été délogés par la gendarmerie nationale après près de quatre mois de bras de fer avec leur direction. L’information a été rendue publique par le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP), qui dénonce une intervention musclée des forces de sécurité et une atteinte aux droits des travailleurs.

Dans une déclaration rendue publique peu après les faits, le FRAPP affirme que l’opération s’est déroulée de manière « forcée et brutale », estimant qu’elle s’apparente à une répression injustifiée contre des employés engagés dans une lutte syndicale légitime. Selon le mouvement, les grévistes occupaient les lieux dans le cadre de leur mouvement de protestation, entamé il y a environ quatre mois, pour réclamer de meilleures conditions de travail et le respect de leurs droits sociaux.

Le FRAPP dit condamner « avec la plus grande fermeté » l’intervention de la gendarmerie, qu’il juge disproportionnée et contraire aux principes du dialogue social. L’organisation déplore ce qu’elle considère comme un usage de la force contre des travailleurs pacifiques, rappelant que le droit de grève est garanti par la Constitution sénégalaise et les conventions internationales ratifiées par le Sénégal, notamment celles de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

Toujours selon le mouvement panafricain, cette expulsion risque d’aggraver un climat social déjà tendu et d’éloigner toute perspective de règlement négocié du conflit. Le FRAPP appelle les autorités administratives et le ministère du Travail à s’impliquer davantage afin de favoriser une médiation entre la direction de l’hôtel et les représentants des travailleurs, dans le but de parvenir à une issue équitable et durable.

Face à cette situation, le FRAPP a annoncé qu’il ne comptait pas en rester là. Le mouvement se dit « mobilisé et vigilant » quant à l’évolution du dossier et aux éventuelles suites judiciaires ou sécuritaires qui pourraient viser les grévistes expulsés. Il prévient qu’il suivra de près toute procédure engagée contre les travailleurs et se réserve le droit d’initier ou de soutenir des actions de solidarité pour défendre ce qu’il considère comme une cause juste.

Pour l’heure, aucune réaction officielle de la direction de l’hôtel Radisson de Diamniadio ni des autorités administratives n’a été rendue publique. En attendant, cette expulsion relance le débat sur la gestion des conflits sociaux dans le secteur privé et sur l’équilibre entre maintien de l’ordre public et respect des droits fondamentaux des travailleurs au Sénégal.

Le Préfet de Dakar interdit une nouvelle manifestation de la diaspora togolaise : le FRAPP dénonce une « collusion avec la répression »

La tension demeure élevée entre les autorités sénégalaises et les organisations citoyennes soutenant le peuple togolais. Pour la deuxième fois consécutive, le Préfet de Dakar a interdit un rassemblement pacifique planifié par la diaspora togolaise, provoquant la colère du Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP).

Dans un communiqué publié ce samedi, le FRAPP critique une décision qu’il qualifie de « sabotage politique ». L’organisation affirme que la notification de l’interdiction a été communiquée « à peine une heure avant le début prévu », alors que les participants étaient déjà en train de se rassembler.

« Tandis que le régime de Faure Gnassingbé réprime à Lomé, à Dakar, le préfet empêche toute dénonciation », s’insurge le FRAPP, accusant l’administration dakaroise de « réduire au silence les voix solidaires ». Selon le mouvement panafricain, il ne s’agit ni d’un souci de maintien de l’ordre ni d’une mesure de précaution, mais d’une « complicité déclarée avec la répression ».

Le ton du communiqué est particulièrement virulent. Le FRAPP estime que l’interdiction démontre une adhésion aux logiques autoritaires :

« En persistant dans cette direction, le préfet de Dakar devient le relais local de l’ordre autoritaire contre lequel les peuples africains luttent. Il représente une administration rigide, opposée au changement, hostile à la liberté, toujours prête à limiter les aspirations populaires et panafricaines. »

Malgré cet obstacle, le FRAPP affirme qu’il ne reculera pas et qu’il continuera sa mobilisation aux côtés de la diaspora togolaise. « Ce bâillon, nous le déchirerons. La solidarité entre les peuples africains ne se négocie pas. Elle se pratique, se proclame, s’affiche, se manifeste. Partout », promet l’organisation.

En conclusion, le communiqué réaffirme que soutenir le peuple togolais, c’est également « défendre notre propre liberté ».

Togo debout. Dakar debout. Afrique debout.

Budgets publics : le FRAPP salue les performances fiscales mais alerte sur les faiblesses sociales

Le Front pour une Révolution Anti-Impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) a réagi ce mardi 24 juin à la publication des Rapports Trimestriels d’Exécution Budgétaire (RTEB) diffusés par le ministère des Finances. Dans un communiqué transmis à la presse, le mouvement citoyen se félicite des progrès réalisés en matière de mobilisation des ressources internes, tout en mettant en garde contre les carences persistantes dans les investissements sociaux.

Le FRAPP applaudit les performances enregistrées sur le plan fiscal, notamment la hausse de +151,75 milliards FCFA des recettes internes au quatrième trimestre 2024 et celle de +111,12 milliards FCFA au premier trimestre 2025, en comparaison aux périodes correspondantes de l’année précédente. Le mouvement attribue cette dynamique à la rigueur fiscale imposée par les nouvelles autorités. « Cette performance mérite d’être consolidée, car elle traduit une volonté politique de reprendre le contrôle de nos ressources internes », souligne le communiqué.

Autre point positif mis en exergue par le FRAPP : le maintien des subventions à l’électricité, en dépit des pressions du Fonds monétaire international (FMI). Selon l’organisation, cette orientation budgétaire protège les couches les plus fragiles de la population. Le mouvement note d’ailleurs une hausse des transferts courants aux ménages : +383,57 milliards FCFA au quatrième trimestre 2024 et +61,19 milliards FCFA au premier trimestre 2025.

Mais à côté de ces signaux encourageants, le FRAPP dénonce une faible priorisation des secteurs sociaux dans la dépense publique. Il pointe notamment des allocations budgétaires qu’il juge « marginales » au premier trimestre 2025 : seulement 1,47 % du budget pour la santé, 15 % pour l’éducation et 0,6 % pour le logement. Pour le mouvement, ces chiffres traduisent une incapacité persistante à répondre aux besoins fondamentaux des populations. Il en appelle donc à « un changement de cap » pour faire de la santé, de l’éducation et du logement des axes structurants des politiques budgétaires.

Le FRAPP invite également le gouvernement à tenir ses promesses de rationalisation administrative, notamment à travers la fusion annoncée de certaines agences publiques. Il rappelle que cette réforme, attendue d’ici fin juin 2025, pourrait permettre une réduction significative de la masse salariale de l’État et des dépenses de fonctionnement.

En perspective du prochain Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), le FRAPP réitère son soutien à l’instauration du Budget à Base Zéro (BBZ) dès 2026. Il y voit une occasion historique de réformer la gestion des finances publiques et de réorienter les ressources vers les priorités réelles des citoyens.

Enfin, le mouvement exige la publication sans délai des bulletins statistiques sur la dette pour les troisième et quatrième trimestres de 2024, ainsi que pour le premier trimestre 2025. Il rappelle que cette exigence de transparence est inscrite dans le Code de transparence dans la gestion des finances publiques et qu’elle constitue une condition essentielle d’une gouvernance responsable, équitable et ancrée dans les réalités du peuple sénégalais.

Célébration du 23 juin : FRAPP réclame l’abrogation immédiate de l’arrêté Ousmane Ngom

Quatorze ans après le soulèvement populaire du 23 juin 2011, qui avait marqué un tournant décisif dans la défense de la démocratie sénégalaise, le mouvement FRAPP (Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine) remet au goût du jour l’un de ses combats symboliques : la suppression de l’arrêté Ousmane Ngom.

À la veille de cette commémoration historique, le Secrétariat Exécutif National du mouvement a exigé, dans un communiqué publié le 22 juin 2025, l’abrogation sans délai de l’arrêté ministériel n°00758 du 20 juillet 2011. Ce texte, signé par l’ancien ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom, interdit toujours toute manifestation politique dans une large zone du centre-ville de Dakar, transformant des lieux stratégiques en espaces interdits à l’expression populaire.

Pour le FRAPP, cette disposition réglementaire est en contradiction flagrante avec l’esprit même du 23 juin. Le mouvement considère qu’il est incohérent de commémorer cette journée de résistance citoyenne tout en maintenant en vigueur l’un des instruments de répression contre lequel le peuple s’était insurgé. « On ne peut pas célébrer le 23 juin tout en conservant les chaînes contre lesquelles le peuple s’est battu. On ne peut pas prétendre gouverner au nom du peuple tout en réduisant ses espaces d’expression », déclare le FRAPP, dans un ton ferme et accusateur.

En revenant sur les faits, le mouvement rappelle que la journée du 23 juin 2011 fut le théâtre d’une mobilisation populaire sans précédent, une insurrection pacifique qui avait contraint le pouvoir en place à renoncer à un projet de loi controversé visant à instaurer un ticket présidentiel. Ce sursaut civique avait ouvert la voie à l’alternance politique de 2012, puis à celle de 2024. Pour le FRAPP, cette date n’est pas qu’un repère historique : elle incarne une mémoire collective, une lutte pour la souveraineté populaire, la dignité et la justice.

Au-delà de la charge symbolique, les arguments juridiques avancés sont tout aussi tranchés. Le FRAPP souligne que l’arrêté Ousmane Ngom viole de manière manifeste les libertés fondamentales garanties par la Constitution sénégalaise, ainsi que par plusieurs traités internationaux ratifiés par le Sénégal. Le mouvement dénonce une « discrimination territoriale injustifiable », qui transforme Dakar en « ville à deux vitesses », avec des quartiers réservés à l’expression politique, et d’autres où la parole publique est interdite.

Le mouvement rappelle en outre que la Cour de Justice de la CEDEAO elle-même a condamné cet arrêté, exigeant son abrogation immédiate en raison de son caractère arbitraire et liberticide. Maintenir cet arrêté, malgré une telle décision de justice régionale, est perçu par le FRAPP comme une atteinte à la souveraineté juridique du Sénégal et à la crédibilité de son engagement démocratique.

Enfin, le FRAPP interpelle directement le gouvernement en place. En conservant un dispositif conçu pour bâillonner la rue sous le régime précédent, le pouvoir actuel « tourne le dos à l’héritage du 23 juin » et trahit, selon le mouvement, les espoirs d’un changement profond exprimés à travers les dernières alternances démocratiques.

Pour mémoire, l’arrêté incriminé interdit toute manifestation entre l’avenue El Hadji Malik Sy et le Cap Manuel, incluant des lieux emblématiques comme les abords du Monument de la Renaissance, les palais de justice, les hôpitaux et plusieurs espaces publics stratégiques de la capitale.

Alors que le pays s’apprête à célébrer une journée érigée en symbole de liberté, la revendication du FRAPP relance le débat sur les réformes à mener pour que le 23 juin reste vivant dans les actes, et pas seulement dans les discours.

Finances publiques : le FRAPP appelle à un refus de payer la dette cachée du Sénégal

L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc : entre 2019 et 2023, une dette de 7 milliards de dollars aurait été dissimulée sous la présidence de Macky Sall, selon les constations du Fonds monétaire international (FMI). Alors que le rapport d’audit de la Cour des comptes met en lumière d’importantes irrégularités dans la gestion des finances publiques, la société civile monte au créneau. Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) appelle à une mobilisation nationale pour contester cette dette jugée illégitime et exiger des comptes.

APPEL À LA MOBILISATION POUR L’ANNULATION DE LA DETTE ILLÉGITIME- ÑOO BAÑ, DU ÑU FAY BOR BI!

Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment révélé qu’entre 2019 et 2023, une dette de 7 milliards de dollars (soit plus de 4 000 milliards de FCFA) aurait été dissimulée sous la présidence de Macky Sall. Cette annonce a provoqué un choc au sein de l’opinion publique sénégalaise, soulevant des interrogations majeures sur la gouvernance économique du pays et sur la responsabilité des institutions internationales. Si cette dette a été tenue secrète, comment expliquer le silence du FMI pendant toutes ces années ? L’institution, censée veiller à la transparence et à la stabilité financière des pays qu’elle surveille, n’a-t-elle pas failli à sa mission en ne révélant cette anomalie que maintenant ?

Une équipe des services du FMI, dirigée par M. Edward Gemayel, a effectué une mission au Sénégal du 18 au 26 mars 2025 afin d’échanger avec les autorités sur les conclusions du rapport d’audit de la Cour des comptes, publié le 12 février 2025. Cet audit approfondi a examiné l’exécution budgétaire sur la période 2019-2023 et confirmé des déclarations erronées importantes des déficits budgétaires et de la dette publique. La mission visait à évaluer l’ampleur des écarts constatés, comprendre les mécanismes ayant conduit aux incohérences et discuter des mesures correctrices à mettre en place pour éviter qu’elles ne se reproduisent.

Le rapport de la Cour des comptes, intitulé “Rapport sur la situation des Finances publiques : gestion de 2019 au 31 mars 2024”, a été transmis au gouvernement avant sa publication. Ce rapport comprend deux chapitres principaux : le premier examine les opérations du budget général et des comptes spéciaux du Trésor, tandis que le second se concentre sur la gestion de la trésorerie et la situation de l’endettement. L’audit a révélé des anomalies significatives dans la gestion des finances publiques pendant la période concernée, notamment des écarts importants entre les chiffres officiels et la réalité financière du pays.

Ainsi, le rapport indique que l’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élevait à 18 558,91 milliards de francs CFA au 31 décembre 2023, représentant 99,67 % du PIB, un taux bien supérieur à celui annoncé par le précédent régime, qui évoquait un montant de 13 854 milliards. Cet écart de 25,27 % met en lumière une importante divergence entre les chiffres réels et les montants officiellement communiqués. En ce qui concerne le déficit budgétaire en 2023, l’ancien régime avait annoncé un montant de 911 milliards de FCFA, soit 4,9 % du PIB. Toutefois, selon le “déficit recalculé” par la Cour des comptes, ce déficit atteignait en réalité 2 291 milliards de FCFA, soit 12,3 % du PIB.

Ces révélations soulèvent des interrogations quant à la responsabilité du FMI, une institution chargée de veiller à la transparence et à la stabilité financière des pays membres. Si une telle somme a été dissimulée, comment expliquer le silence du FMI pendant toutes ces années ? L’institution n’a-t-elle pas failli à sa mission en ne révélant cette anomalie que maintenant ? Le FMI est souvent accusé d’être un acteur politique influençant les choix budgétaires des pays sous ajustement structurel tout en fermant les yeux sur certaines pratiques des gouvernements en place. Si le FMI a volontairement attendu le départ de Macky Sall pour révéler cette dette cachée, cela signifie qu’il aurait joué un rôle dans la protection de l’ancien régime. Cette révélation tardive pourrait alors être interprétée comme une tentative de pression sur le nouveau gouvernement, lui imposant un passif financier colossal et limitant ainsi sa marge de manœuvre.

Il est essentiel de comprendre les implications concrètes d’une dette cachée de cette ampleur. Si ces 7 milliards de dollars doivent être intégrés dans les comptes publics, cela signifie que le Sénégal verra sa dette officiellement augmentée, ce qui risque d’affecter sa notation financière et d’augmenter les coûts de ses futurs emprunts. De plus, le pays pourrait être contraint d’adopter de nouvelles mesures d’austérité pour respecter ses engagements envers les créanciers, au détriment des investissements sociaux et économiques nécessaires à son développement. Le peuple sénégalais se retrouverait alors à payer pour des choix financiers qu’il n’a jamais validés ni même connus.

Face à cette situation, plusieurs solutions peuvent être envisagées. Tout d’abord, une enquête approfondie doit être menée pour identifier les responsables de cette dissimulation, tant au niveau national qu’international. L’Inspection Générale d’État (IGE) doit jouer un rôle actif en exploitant le rapport de la Cour des comptes et en approfondissant les investigations pour déterminer comment ces fonds ont été engagés et qui en a bénéficié. Ensuite, il est impératif que les nouvelles autorités sénégalaises contestent officiellement cette dette auprès des créanciers et des institutions internationales, en invoquant la doctrine de la dette odieuse.

L’histoire récente montre que certains pays ont réussi à se libérer d’une dette illégitime. En 2003, l’Irak a bénéficié d’une annulation de dette en raison du caractère odieux des emprunts contractés sous Saddam Hussein. L’Équateur, en 2008, a refusé de rembourser certaines dettes après un audit national qui a conclu qu’elles étaient illégitimes. Le Sénégal pourrait s’inspirer de ces exemples pour refuser de payer une dette qui n’a pas profité à son peuple.

Le refus de cette dette ne signifie pas que le Sénégal doit se plier aux exigences du FMI ou dépendre de son expertise pour gérer cette crise. Le FMI a prouvé à maintes reprises qu’il ne défendait pas les intérêts des peuples, mais plutôt ceux des créanciers internationaux et des grandes puissances économiques (cf rapport 2025 du FRAPP sur les institutions de Bretton Woods- _https://urls.fr/lHVehH_ ). Il est donc impératif que le Sénégal rompe avec cette institution et explore des alternatives souveraines pour atteindre les objectifs de l’Agenda National de Transformation/Vision 2050.

Dans cette perspective, le gouvernement doit rapidement lancer les concertations sur le projet de loi portant doctrine de financement de l’économie nationale, annoncé en Conseil des ministres le 16 octobre 2024. Les autorités doivent convier les parties prenantes à la réflexion et accélérer le processus afin de faire émerger des solutions endogènes. Parmi celles-ci, des instruments comme la Diaspora Bond, l’equity ou les Patriotes Bonds pourraient constituer des alternatives viables pour mobiliser des ressources sans dépendre des institutions financières internationales.

Cette affaire met en lumière les failles d’un système où les décisions financières d’un gouvernement peuvent engager l’avenir de tout un peuple sans son consentement. La révélation tardive du FMI pose de sérieuses questions sur sa crédibilité et son rôle dans la gestion économique du Sénégal. Le peuple sénégalais ne doit pas être tenu responsable d’une dette contractée dans l’ombre et qui ne lui a apporté aucun bénéfice tangible.

Face à cette injustice, la mobilisation populaire est indispensable. Les citoyens doivent s’organiser pour exiger la transparence et refuser le paiement de cette dette illégitime. 
Le FRAPP invite donc les forces de la nation à appuyer ce plaidoyer à travers la mise en place d’un collectif citoyen pour l’annulation de cette dette.
C’est en s’unissant que les Sénégalais pourront imposer un nouveau modèle économique fondé sur la souveraineté et la justice sociale.

Le FRAPP lance un front multi-lutte pour défendre les travailleurs et les victimes de spoliations foncières

Le Front pour une révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP) a officiellement lancé, ce mercredi 20 mars 2025, un front multi-lutte réunissant 49 collectifs issus du monde du travail, des syndicats et de groupes de victimes de spoliations foncières.

Lors d’une conférence de presse tenue à Dakar, le mouvement a réaffirmé son engagement en faveur des travailleurs, des syndicats et des populations lésées, dans une dynamique de justice sociale, de réparations et de reddition des comptes.

Guy Marius Sagna, député à l’Assemblée nationale et secrétaire exécutif du FRAPP, a présenté les objectifs de ce nouveau front, né d’une volonté de mutualiser les luttes sociales et citoyennes. « Ce front multi-lutte a pour objectif d’impulser des réparations pour les injustices foncières, environnementales et celles vécues en milieu de travail », a-t-il déclaré.

Le leader du FRAPP a notamment évoqué les cas emblématiques de collectifs comme ceux de la SIAS, Ama Sénégal ou encore Sotrac, qui, selon lui, subissent des oppressions depuis plusieurs décennies sans que justice ne soit rendue.

Dans un contexte de transition politique et d’espoirs nourris par l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, le FRAPP appelle les nouvelles autorités à passer à l’acte. « Nous allons rencontrer le gouvernement pour assurer un suivi rigoureux des difficultés rencontrées par nos membres. Il faut que les promesses de justice et de réparations deviennent des réalités concrètes », a insisté Guy Marius Sagna.

Le mouvement entend également engager un dialogue direct avec les ministères concernés pour un travail de monitoring et de suivi des différents dossiers. Il souligne aussi l’urgence de récupérer les ressources détournées, qui devraient initialement servir à indemniser les victimes. « Une partie des fonds destinés à nos membres a été détournée. Il est donc essentiel de récupérer ces ressources pour financer les réparations », a martelé le député.

Le FRAPP appelle enfin tous les citoyens engagés à rejoindre ce front multi-lutte afin de renforcer la pression pour faire aboutir les revendications. Le mouvement espère obtenir une audience rapide auprès des autorités pour enclencher des réponses concrètes aux injustices subies.

“Gestion de Djibril Sonko à Ziguinchor : Le FRAPP dénonce un bilan désastreux”

Il y a quelques mois, Djibril Sonko, adjoint, remplaçait Ousmane Sonko à la tête de la Mairie de Ziguinchor. Cependant, sa gestion a été dénoncée par le collectif Frapp de Ziguinchor. 

Dans un communiqué reçu à Seneweb, Frapp reproche à l’édile de la ville d’avoir trahi la population de Ziguinchor. Les activistes ont même énuméré 8 points qui, selon eux, traduisent l’échec du maire Djibril Sonko. Voici l’intégralité de leur communiqué. 

« Le Maire de Ziguinchor, un échec pour les attentes des populations !

La population de Ziguinchor, qui a porté haut le parti PASTEF Les Patriotes, se sent trahie par l’inaction et le manque de résultats visibles de la gestion de Monsieur Djibril Sonko à la tête de la mairie. Après avoir dressé un état des lieux, il est évident que rien n’a changé depuis son arrivée, et il est grand temps de tirer la sonnette d’alarme.

Nous rappelons au Maire Djibril Sonko que les attentes des populations sont immenses, et que leur patience a atteint ses limites. Si vous n’avez pas les compétences requises pour gérer efficacement cette mairie, il serait judicieux d’en tirer les conclusions et de remettre cette institution à des mains plus compétentes.

Un maire se doit de travailler en équipe pour le bien-être de ses administrés. Or, votre méfiance envers vos adjoints a rendu leur présence inutile, et vous semblez ignorer qu’une commune ne se gère pas de manière unilatérale.

Voici quelques points qui traduisent l’échec criant de votre gestion :

1. Le marché Saint-Maure en inondation chronique, affectant les commerçants et les riverains,

2. Le mur de clôture du cimetière de Santhiaba délabré, un mépris pour la mémoire des défunts,

3. La question des lotissements suspendus, pénalisant les habitants en quête de logement,

4. Le manque d’éclairage public dans plusieurs quartiers, compromettant la sécurité des citoyens,

5. L’absence de grands travaux structurants, qui auraient dû être amorcés pour le développement de la ville,

6. Les délégations de signature non attribuées, paralysant le fonctionnement administratif,

7. Le mur de clôture de l’école Boulotte Est délabré, mettant en danger les élèves,

8. Les inondations persistantes à Belfort, un problème non résolu malgré les nombreuses alertes.

La population de Ziguinchor est en droit de se demander : où passe le budget de la commune ?

En conclusion, il apparaît clairement que Monsieur Djibril Sonko n’a ni la compétence ni la volonté de répondre aux aspirations des Ziguinchorois. Nous exigeons une gestion transparente, efficace et au service des habitants. Il est temps que cela change !

Le FRAPP Ziguinchor reste mobilisé pour défendre les intérêts des populations.

Cheikh SY Almakhtoum Coordonnateur FRAPP Ziguinchor »

Le FRAPP appelle le Sénégal à rompre avec le FMI et la Banque Mondiale

Le mouvement Front pour une révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP) a récemment publié un communiqué appelant le gouvernement sénégalais à se libérer de l’influence du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Sous la plume de Guy Marius Sagna et du Secrétariat exécutif national, le FRAPP dénonce les réformes imposées par ces institutions financières, qu’ils accusent de compromettre gravement la souveraineté économique du Sénégal.

Selon le FRAPP, les réformes dictées par le FMI et la Banque mondiale, notamment dans le cadre des Plans d’ajustement structurel (PAS), ont affaibli les fondements de l’économie sénégalaise et accru les inégalités sociales. Le mouvement critique également la récente recommandation du FMI de supprimer les subventions énergétiques et de rationaliser les exonérations fiscales, des mesures perçues comme nuisibles pour le développement national. Pour le FRAPP, ces prescriptions ont pour seul objectif de garantir le remboursement de la dette, au détriment des priorités internes.

Le mouvement plaide pour une rupture avec ces modèles économiques, qu’il considère comme dictés par les puissances économiques du Nord. Le FRAPP insiste sur la nécessité pour le Sénégal de redéfinir ses relations avec ces acteurs externes à travers l’Agenda national de transformation (ANT) 2050. Cette stratégie à long terme pourrait, selon eux, offrir une opportunité de se libérer de l’influence des institutions financières internationales et de bâtir une économie plus souveraine, solidaire et résiliente.

En marge des 80 ans des institutions de Bretton Woods, le FRAPP a entamé une collaboration avec l’Africaine de recherche et de coopération pour l’appui au développement endogène (ARCADE). Cette initiative vise à remettre en question l’héritage des institutions de Bretton Woods et à formuler des alternatives endogènes au modèle de développement imposé par le FMI et la Banque mondiale.

Dans son communiqué, le FRAPP exhorte le gouvernement sénégalais à emprunter une voie résolument souverainiste, en refusant les politiques d’austérité et en se tournant vers des solutions africaines, notamment la valorisation des ressources locales et la coopération Sud-Sud. Pour eux, le développement du Sénégal doit être pensé et conçu par les Sénégalais eux-mêmes, dans le respect de leur dignité et de leur souveraineté.

Le FRAPP a également annoncé la publication prochaine d’un bulletin spécial consacré aux institutions de Bretton Woods. Ce bulletin exposera les résultats de leurs réflexions et proposera des pistes concrètes pour sortir du cadre financier international actuel, tout en appelant à une mobilisation collective pour redéfinir l’avenir économique du Sénégal.

En somme, ce communiqué du FRAPP réaffirme son engagement à construire un Sénégal indépendant des diktats extérieurs et à promouvoir un modèle de développement réellement souverain et inclusif.

Décoration du Général Souleymane Kandé : FRAPP critique la France

Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) a exprimé son mécontentement suite à la décoration du général de brigade Souleymane Kandé par la France, qui l’a élevé au rang d’officier de la Légion d’honneur. Dans une lettre adressée à l’ambassadeur de France au Sénégal, déposée ce vendredi 5 juillet, le FRAPP condamne fermement cet acte qu’il considère comme une tentative de perpétuer l’influence française en Afrique sous le couvert de relations bilatérales.

Selon le FRAPP, cette décoration est perçue comme une manœuvre néocoloniale. Le mouvement panafricain exige des explications claires sur les motivations derrière cette distinction. « Cet acte illustre une tentative de perpétuation de l’influence française en Afrique sous le couvert de relations bilatérales », peut-on lire dans la lettre.

Le mouvement, fondé par le député Guy Marius Sagna, a également demandé à la France de mettre fin immédiatement à toutes ses manœuvres néocoloniales en Afrique. Il estime que ces actions vont à l’encontre des principes de souveraineté et d’autodétermination des peuples africains. « Il est impératif que la France respecte pleinement l’indépendance et la dignité des nations africaines », a déclaré le FRAPP.

En outre, la lettre exige des explications sur des accusations portées contre la France concernant l’introduction de faux billets au Mali, un pays voisin. Le FRAPP qualifie cette action, si elle est avérée, d’acte criminel et de tentative de déstabilisation économique délibérée. Cette accusation ajoute une dimension supplémentaire aux tensions entre le mouvement panafricain et la France, renforçant leur appel à une cessation des activités perçues comme néocoloniales.

La lettre du FRAPP reflète un sentiment croissant de méfiance et de rejet de l’influence française en Afrique, appelant à une plus grande indépendance et autodétermination des nations africaines face à toute ingérence extérieure.

Des « détenus politiques » toujours en prison : Daouda Guèye de FRAPP interpelle les nouvelles autorités

Malgré la promulgation de la loi d’amnistie par le président sortant Macky Sall, plusieurs détenus politiques demeurent incarcérés dans les prisons sénégalaises. Selon Daouda Guèye, chargé de communication du mouvement FRAPP, 16 individus se trouvent toujours derrière les barreaux, répartis entre les établissements pénitentiaires de Dakar, Thiès et Ziguinchor.

Parmi les détenus mentionnés par Guèye figurent des noms tels que Mamadi Aidara, Alioune Dieng et Mouhamadou Abdoulaye Marcel Gningue. Certains dossiers sont bloqués au niveau des cabinets judiciaires, tandis que d’autres font face à des problèmes de procédure.

Dans une déclaration relayée par RFM, Daouda Guèye a appelé les nouvelles autorités à intervenir rapidement pour remédier à cette situation. Il a souligné l’importance de garantir la libération de tous les détenus politiques, mettant en avant les obstacles juridiques qui entravent ce processus.

Cette situation suscite des préoccupations quant au respect des droits de l’homme et à l’état de la justice au Sénégal. Le mouvement FRAPP continue de suivre de près ces cas et exhorte les autorités à agir en conformité avec les principes de justice et de respect des droits fondamentaux.

FRAPP demande la libération des détenus politiques avant la fête de Korité

Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) a lancé un appel pressant en faveur de la libération des détenus politiques avant la fête de Korité. Dans un communiqué diffusé sur leur page Facebook, les membres du Secrétariat Exécutif National, dont Guy Marius Sagna, membre fondateur du FRAPP, ont exhorté le gouvernement actuel à agir rapidement pour garantir la liberté des détenus politiques encore retenus en prison.

Selon le communiqué, il est impératif que ces compatriotes puissent rejoindre leurs familles pour célébrer la fête de Korité dans la dignité et la liberté. Le FRAPP souligne que bien que le processus de libération initié par l’ancien régime reste incomplet, il est essentiel que ces individus puissent retrouver leur liberté, surtout après avoir été qualifiés de « martyrs de la démocratie » par le président Bassirou Diomaye Faye dans son discours d’investiture.

Les membres du Secrétariat Exécutif National rappellent au gouvernement son devoir moral et légal de garantir la liberté de tous les citoyens, y compris ceux qui ont été injustement emprisonnés pour leurs convictions politiques. Ils exhortent les autorités compétentes à agir sans délai pour mettre fin à ces détentions arbitraires et permettre à ces individus de retrouver leur liberté et leur dignité.

Le FRAPP reste vigilant et mobilisé jusqu’à ce que justice soit rendue à tous les détenus politiques. Cette demande de libération avant la fête de Korité reflète l’engagement du FRAPP envers les droits fondamentaux et la justice sociale pour tous les citoyens sénégalais.

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