Le Front de Résistance de la Diaspora Sénégalaise (FRDS) se prépare à descendre dans la rue pour faire entendre sa voix. L’organisation, qui regroupe des Sénégalais établis à l’étranger et engagés pour la défense des libertés démocratiques, a annoncé la tenue d’un sit-in le mardi 23 septembre 2025 sur l’Esplanade de Bercy, à Paris. Cette mobilisation vise à dénoncer ce que ses membres considèrent comme des « dérives arbitraires » et une multiplication des arrestations ciblant des opposants politiques et des acteurs de la société civile au Sénégal.
Selon le FRDS, la situation actuelle dans le pays exige une vigilance accrue et une réaction forte de la diaspora. « Nous ne pouvons pas rester silencieux face à l’arbitraire et à la répression », déclarent les organisateurs, qui appellent à une large participation des Sénégalais de France et d’Europe pour donner plus de visibilité à leurs revendications. Pour eux, ce rassemblement est un signal adressé aux autorités sénégalaises, mais également à la communauté internationale, afin de mettre en lumière ce qu’ils considèrent comme une atteinte aux droits fondamentaux.
Cette initiative s’inscrit dans un climat marqué par une succession de mobilisations citoyennes. À Dakar, le Collectif Rappel à l’Ordre a déjà organisé, le vendredi 19 septembre, une marche pacifique dénonçant l’absence de justice, la restriction des libertés et la montée des pratiques autoritaires. Plusieurs personnalités politiques et de la société civile avaient pris part à cette manifestation, renforçant la portée du message de contestation.
En annonçant son sit-in à Paris, le FRDS entend ainsi prolonger ce mouvement de résistance au-delà des frontières nationales, tout en mettant en avant le rôle de la diaspora comme acteur incontournable dans le débat démocratique sénégalais. Le choix de l’Esplanade Bercy n’est pas anodin : lieu symbolique de rassemblements et d’expression publique, il permettra aux manifestants d’attirer l’attention des médias et des autorités françaises sur la situation au Sénégal.
Les organisateurs espèrent que ce sit-in marquera une étape importante dans la mobilisation de la diaspora et contribuera à accentuer la pression pour un retour à ce qu’ils appellent « le respect de l’État de droit et des libertés individuelles ».