Kidnappé à la frontière maroco-algérienne, la famille d’Amadou Mballo lance un appel à l’aide

La famille d’Amadou Mballo, un jeune homme de 29 ans originaire du village de Sarré Madia, dans le département de Vélingara, vit un véritable cauchemar. Ce dernier a été kidnappé le 21 janvier 2025 à la frontière entre le Maroc et l’Algérie par un réseau de malfaiteurs qui exigent une rançon de 1 600 000 F CFA pour sa libération.

Selon les témoignages de son oncle, Thierno Mballo, recueillis sur la RFM, les ravisseurs appartiendraient à un réseau basé à Kidal, au Mali, composé de Maliens, Camerounais et Ivoiriens opérant dans la région d’Oujda, au nord-est du Maroc. Depuis l’enlèvement, la famille reçoit régulièrement des vidéos et des images insoutenables montrant Amadou Mballo attaché et torturé.

« Ils m’ont montré des jeunes qu’ils égorgent parce qu’ils n’ont pas pu payer la rançon. J’ai peur que mon neveu subisse le même sort, car nous n’avons pu réunir que 500 000 F CFA pour l’instant. Il nous manque encore 1 125 000 F CFA. »

Face à l’urgence et à la menace qui pèse sur la vie d’Amadou Mballo, sa famille, basée à Kolda, lance un appel aux autorités étatiques et aux bonnes volontés pour qu’une solution soit trouvée rapidement.

Ce drame met en lumière les dangers croissants auxquels sont confrontés les migrants sénégalais sur les routes clandestines menant vers l’Europe, ainsi que l’urgence d’une mobilisation diplomatique et sécuritaire pour protéger les ressortissants pris au piège des réseaux criminels transnationaux.

En attendant une issue favorable, la famille d’Amadou Mballo reste dans l’angoisse et espère une intervention rapide des autorités compétentes.

Cheikh Issa Sall Bloqué à la Frontière Sénégalaise : Un Acte aux Relents Politiques

Le 3 octobre 2024, Cheikh Issa Sall, maire de Mbour et président de l’Union nationale pour l’intégration, le travail et l’équité (Unité), a été empêché de quitter le territoire sénégalais alors qu’il se rendait en Mauritanie pour se recueillir auprès de son guide religieux, Cheikhna Cheikh Sadbou Aidara, à Nimzatt. Cette interdiction soulève des questions sur les dérives autoritaires et l’atteinte aux libertés fondamentales sous le nouveau régime en place.

Selon Cheikh Issa Sall, arrivé à la frontière nord du Sénégal, il a été informé par les services de contrôle qu’une directive avait été donnée de remonter les informations sur les personnalités politiques liées à l’ancien régime et d’attendre des instructions. Ce retard inhabituel a rapidement éveillé des soupçons chez l’édile. « Le temps qu’a pris le contrôle des papiers et de mes pièces d’identité ne laissait aucun doute sur une intention délibérée de retarder mon voyage », explique-t-il.

Face à cette situation, Cheikh Issa Sall a finalement rebroussé chemin, après avoir récupéré ses documents, préférant rentrer à Mbour en passant par NGoumba Gueoul, où reposent deux fils de son guide religieux.

L’interdiction de quitter le territoire, sans justification claire et sans décision judiciaire, suscite l’indignation du maire de Mbour. « Le fait de priver d’honnêtes citoyens de la liberté de circulation est une atteinte grave aux droits les plus élémentaires », déclare Cheikh Issa Sall, soulignant que cette restriction devient d’autant plus préoccupante lorsqu’elle touche à l’exercice des convictions religieuses.

L’édile s’interroge également sur la gestion de l’information au sein des instances de gouvernance. Il déplore le fait qu’un journaliste ait été informé de son blocage avant même qu’il n’en soit lui-même averti. « Cela pose des questions sur la sécurité du circuit de l’information dans nos institutions », critique-t-il.

Dans sa déclaration, Cheikh Issa Sall n’a pas hésité à dénoncer ce qu’il considère comme des « dérives autoritaires » orchestrées par le nouveau régime. Selon lui, des actes tels que celui dont il a été victime traduisent une méconnaissance flagrante des principes de l’État de droit. « L’émission d’interdiction de quitter le territoire national est un acte de nature judiciaire encadré par la législation sénégalaise », rappelle-t-il, accusant le pouvoir en place d’utiliser des pratiques contraires aux normes légales.

En dépit de ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation, Cheikh Issa Sall reste ferme. Il réaffirme son engagement à défendre les droits des citoyens et à lutter contre les dérives du pouvoir. « Je ne céderai ni à l’intimidation ni à la pression psychologique », prévient-il. Il invite par ailleurs les nouvelles autorités à se concentrer sur les vrais problèmes qui préoccupent les Sénégalais, notamment la cherté de la vie et les difficultés économiques croissantes.

Le maire de Mbour appelle ainsi à une prise de conscience collective face à ce qu’il qualifie d’abus de pouvoir. Ce blocage à la frontière marque un nouvel épisode dans les tensions entre l’opposition et le pouvoir en place, dans un contexte de crise politique et sociale au Sénégal.

Affaire de chantage : Arrestation de A. Fatty à la frontière sénégalo-gambienne

Une affaire de chantage qui avait défrayé la chronique en juillet 2023 connaît un nouveau développement avec l’arrestation de A. Fatty, ressortissante gambienne, à la frontière sénégalo-gambienne, à Karang. Cette arrestation intervient dans le cadre d’une affaire impliquant A. Thiam, expert-comptable sénégalais, qui avait déposé plainte pour chantage et tentative d’extorsion de fonds contre son ex-compagne.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, A. Fatty aurait détenu des captures de vidéos compromettantes mettant en scène M. Thiam. L’affaire remonte à février 2021, lorsque les deux individus se sont rencontrés au Sénégal. Une relation amoureuse s’est développée entre eux, malgré la distance, avec des échanges par appels vidéo parfois intimes.

Cependant, ce que M. Thiam ignorait, c’est que A. Fatty enregistrait secrètement des captures vidéos des échanges, dans le but ultérieur de faire du chantage. Utilisant ces enregistrements compromettants, A. Fatty aurait menacé M. Thiam de divulguer ces vidéos sur les réseaux sociaux, le forçant ainsi à céder à ses exigences.

Face à ces menaces, M. Thiam a décidé de porter plainte auprès de la Division spéciale de la cybersécurité (Dsc), dénonçant le chantage et la tentative d’extorsion de fonds de la part de son ex-compagne.

Depuis lors, A. Fatty était activement recherchée, jusqu’à son arrestation à la frontière sénégalo-gambienne, à Karang.

Cette affaire met en lumière les dangers potentiels associés à l’utilisation abusive des réseaux sociaux et souligne l’importance pour les utilisateurs de rester vigilants et prudents dans leurs interactions en ligne.

La frontière mauritano-malienne sous tension : l’armée mauritanienne prête à défendre son territoire

Le porte-parole du gouvernement mauritanien, Nani Ould Chrouga, a exprimé jeudi des préoccupations quant à l’instabilité croissante le long de la frontière avec le Mali. Il a souligné les nombreux mouvements entre les groupes armés et l’armée malienne, mettant en lumière une situation potentiellement dangereuse pour la sécurité régionale.

L’armée mauritanienne, a-t-il affirmé, est entièrement préparée à défendre l’intégrité territoriale du pays, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de ses frontières. Cette déclaration intervient après des attaques répétées contre des civils mauritaniens en territoire malien, ce qui a suscité une réaction ferme des autorités mauritaniennes.

Le gouvernement mauritanien suit la procédure internationale en matière d’incidents transfrontaliers, tout en soulignant sa détermination à protéger ses citoyens à l’étranger. Des démarches diplomatiques ont été entreprises, notamment la convocation de l’ambassadeur malien à Nouakchott pour protester contre les attaques contre des civils mauritaniens.

Le ministre mauritanien de la Défense s’est également rendu à Bamako pour discuter de solutions avec les autorités maliennes, soulignant l’importance de préserver les liens entre les deux pays. Toutefois, la gestion des frontières reste un défi, en particulier dans les zones où les frontières géographiques et démographiques se chevauchent.

Actuellement, le chef de l’état-major mauritanien des armées visite les unités déployées le long de la frontière avec le Mali, témoignant de l’importance accordée par les autorités à la surveillance et à la sécurité de cette zone sensible.

Face à une situation volatile et en évolution constante, la Mauritanie affirme sa détermination à protéger son territoire et ses citoyens, tout en cherchant des solutions diplomatiques pour apaiser les tensions le long de sa frontière avec le Mali.

Saisie historique de bois à la frontière Sénégalo-Gambienne : 22 billons interceptés par le service des Eaux et Forêts

Les agents des Eaux et Forêts du secteur départemental de Bounkiling ont réalisé une saisie majeure de bois à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Cette opération, menée sous les ordres du commandant du secteur des Eaux et Forêts de Bounkiling, Amadou Bâ, a abouti à la confiscation de 22 billons, de charrettes et de matériel de coupe de bois lors de deux interventions distinctes les 27 et 29 décembre.

Détails des Opérations :

La première opération a eu lieu à Moukoutala, un village dans la commune de Tankon, où un convoi de trafiquants de bois a été intercepté. Le convoi comprenait 9 charrettes à traction asine, 18 ânes, et 18 billons, dont 16 de kapokiers et 2 de dimb.

La seconde opération s’est déroulée à la frontière commune de Diamalathiel, avec l’interception de deux camions immatriculés en Gambie transportant 4 billons, dont 2 de linke (Afzelia Africana) et 2 de Khaye (Khaya senegalensis) mesurant 5 mètres de long. De plus, du matériel de coupe, comprenant des machettes et des tronçonneuses, a également été saisi lors de cette intervention.

Combat Contre le Trafic International de Bois :

Ces saisies représentent une avancée significative dans la lutte contre le trafic international de bois dans la région sud du Sénégal. Les autorités, par le biais du service des Eaux et Forêts, ont démontré leur engagement à préserver les ressources forestières et à combattre les activités illégales de coupe de bois à la frontière sénégalo-gambienne.

Impacts Environnementaux et Conséquences Légales :

Le trafic de bois, en plus de menacer la biodiversité et les écosystèmes forestiers, peut avoir des répercussions graves sur l’équilibre écologique. Les personnes impliquées dans ces activités illégales sont susceptibles de faire face à des poursuites judiciaires conformément aux lois en vigueur.

Efforts Continus pour la Protection des Ressources Naturelles :

Cette saisie marque un pas de plus vers la préservation des ressources naturelles du Sénégal, soulignant l’importance des efforts continus dans la lutte contre la déforestation et le trafic de bois à l’échelle nationale et internationale

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