Abdoul Mbaye fustige la gestion financière du Sénégal et exige des sanctions exemplaires

L’ancien Premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye, a vivement réagi ce mardi à la publication des dernières données du Fonds monétaire international (FMI) sur la situation financière du pays. Dans une déclaration incisive, il remet en cause la fiabilité des chiffres avancés par le gouvernement et réclame des mesures fortes contre les responsables des irrégularités relevées.

Abdoul Mbaye n’en est pas à sa première critique envers la gestion financière de l’État. Se basant sur un rapport récent de la Cour des Comptes, il avait déjà dénoncé des incohérences dans les données budgétaires publiées par les autorités. Selon lui, les chiffres avancés par le gouvernement étaient « manifestement faux », et le rapport du FMI viendrait aujourd’hui confirmer ses soupçons.

L’ex-Premier ministre estime que les conclusions du FMI, issues de l’expertise de spécialistes en finances publiques, sont bien plus fiables que les déclarations officielles. Il dénonce ainsi une manipulation des comptes publics qui, selon lui, a nui à la crédibilité financière du Sénégal sur la scène internationale.

Au-delà de la simple correction des erreurs comptables, Abdoul Mbaye exige des sanctions contre les auteurs de ces irrégularités. « Il ne s’agit pas simplement de rectifier des erreurs de procédures et de comptabilisation, et de désormais respecter la loi », martèle-t-il. Il appelle à identifier les coupables, démanteler les réseaux de complicités et punir sévèrement les auteurs pour éviter toute récidive.

L’ancien chef du gouvernement considère ces malversations comme une grave atteinte aux intérêts du pays. Il exhorte les autorités judiciaires à engager des poursuites et à prendre des mesures exemplaires afin de restaurer la confiance du peuple et des partenaires internationaux.

Abdoul Mbaye insiste également sur la nécessité de récupérer les fonds publics qui auraient été détournés. Il qualifie ces actes de « pire trahison », accusant leurs auteurs d’avoir terni l’image du Sénégal et mis en péril son financement. Selon lui, la gravité de la situation impose non seulement des sanctions judiciaires, mais aussi un effort concret pour restituer aux caisses de l’État les sommes indûment soustraites.

Enfin, il interpelle la communauté internationale, notamment les institutions financières et les bailleurs de fonds, pour qu’ils prennent en compte ces révélations dans leurs relations avec le Sénégal.

Cette sortie virulente d’Abdoul Mbaye intervient dans un contexte où la gestion des finances publiques est au cœur des débats, alimentant les inquiétudes sur la gouvernance économique du pays. Reste à voir si les autorités répondront à ces accusations et quelles mesures seront prises face aux allégations de l’ancien Premier ministre.

Thierno Alassane Sall fustige l’approche de PASTEF sur l’amnistie : « Une justice à deux vitesses »

Le député Thierno Alassane Sall monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une dérive dangereuse dans la gestion de la loi d’amnistie. En réaction à la posture du parti PASTEF, qu’il accuse de promouvoir une amnistie sélective, le leader du mouvement République des Valeurs alerte sur les risques d’une justice biaisée au profit d’intérêts politiques.

Selon lui, une amnistie partielle, ciblant uniquement certains acteurs jugés « politiquement légitimes », revient à instaurer une justice à deux vitesses, inéquitable et source de frustration. « Une amnistie sélective est pire qu’une amnistie totale, car elle établit une distinction entre bons criminels et délinquants (ceux ayant une motivation politique) et mauvais criminels et délinquants (les autres) », a-t-il martelé.

Pour Thierno Alassane Sall, l’idée d’une abrogation partielle ou d’une réécriture de la loi d’amnistie ne change rien à l’essentiel : il s’agirait toujours d’une approche politique biaisée. « Abroger partiellement, rapporter, interpréter, réécrire… La terminologie change, mais la volonté reste la même : PASTEF prône une justice à deux vitesses », dénonce-t-il.

Face à cette situation, le député plaide pour une abrogation pure et simple de la loi d’amnistie, qu’il qualifie de revendication populaire et de condition incontournable pour garantir la stabilité nationale. À ses yeux, seule une justice équitable et non instrumentalisée permettra de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions.

Proposition de loi interprétative sur l’amnistie : Me El Hadji Omar Youm fustige une “justice des vainqueurs”

La récente proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie du 13 mars 2024 continue de faire couler beaucoup d’encre. Dans une sortie virulente sur Facebook, Me El Hadji Omar Youm, figure politique de premier plan, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il qualifie de “manœuvre cynique et honteuse”, visant à blanchir les responsables de violences politiques.

On nous avait promis l’abrogation de la loi d’amnistie…

En lieu et place on nous sert une indigeste loi interprétative. Cette proposition de loi interprétant la loi d’amnistie du 13 mars 2024 n’est ni plus ni moins que l’aveu des crimes et délits commis par certains membres de PASTEF durant les périodes incriminées. C’est l’aveu de la bêtise et du cynisme politique. Le plan insurrectionnel est ouvertement assumé à travers ce projet qui démontre, s’il en était encore besoin, que c’est le PASTEF qui était demandeur intéressé à l’amnistie.

Le plus hilarant dans cette proposition est qu’elle cherche, exclusivement, à protéger des délinquants, les acteurs de violences, d’injures, de propos haineux, outrageants, de meurtres , pourfendeurs de la République .

Ceux-là sont définitivement, « anoblis » par leurs commanditaires et complices alors que les hommes et les femmes qui ont cherché, vaillamment, à défendre la République, à la sauvegarder sont isolés, indexés et exposés…

C’est la vraie justice des vainqueurs; sélective, hideuse et amorale comme l’est « la prime à la casse » dénommée grossièrement indemnisation.
Quelle honte! Quelle souillure! Quel triste anniversaire!

Mansour Faye fustige Ousmane Sonko et exige des excuses publiques

Dans une note publiée ce mardi 4 mars 2025, en plein mois de Ramadan, l’ancien ministre et maire de Saint-Louis, Mansour Faye, s’en prend violemment au Premier ministre Ousmane Sonko. Il l’invite à profiter de cette période de repentance pour demander pardon au peuple sénégalais et à lui-même, l’accusant d’avoir construit sa carrière politique sur des « affabulations » et des « calomnies » destinées à manipuler l’opinion publique.

Faye reproche à Sonko d’avoir trompé les Sénégalais avec des « promesses fallacieuses » restées lettre morte, et considère que le régime de Macky Sall en a été la principale victime. Il remet en cause la fiabilité du rapport de la Cour des comptes, qu’il qualifie de « faux » et sans « valeur juridique », affirmant qu’il ne sera jamais présenté officiellement aux partenaires financiers.

Également cité dans des affaires de gestion controversée, notamment le Programme décennal de lutte contre les inondations (750 milliards de FCFA) et le contrat d’affermage SONES-SEN’EAU, Mansour Faye rejette catégoriquement les accusations de prévarication à son encontre. Il met Ousmane Sonko au défi d’apporter des preuves concrètes et l’exhorte à cesser les « menaces futiles » pour assumer ses responsabilités. Concluant son réquisitoire, il prédit une fin abrupte à ce qu’il qualifie d’« aventure dictatoriale » du chef du gouvernement, tout en invoquant les bénédictions du Ramadan.

« Que SAS “demi-dieu” profite du Ramadan pour sa repentance vis-à-vis du peuple et me présenter ses excuses !  

C’est un secret de Polichinelle : il a passé la dernière décennie à affabuler, calomnier et insulter d’honnêtes citoyens, au point que ces actes étaient devenus banals. C’est ainsi qu’il a trompé la vigilance de la majorité de nos compatriotes pour bénéficier de leurs suffrages ! Le pouvoir de SEM Macky Sall en a été la principale cible et victime. Incontestablement, les populations ont été manipulées par des promesses fallacieuses qui ne seront jamais tenues. Même l’administration sénégalaise n’a pas été épargnée par ce soi-disant “maquillage des comptes publics”, que le semblant de “rapport” imaginaire et fleuri de commentaires erronés de la Cour des comptes n’a pu étayer.  

Je le rappelle : ce “faux rapport” (ou plutôt ces commentaires bâtis sur du sable) n’a aucune valeur juridique si l’on se réfère à la loi organique 2012-23 du 27 décembre 2012 et au décret 2013-1449 du 13 novembre 2013 fixant les modalités d’application de la loi sur la Cour des comptes. Je serais étonné que ce “document” soit présenté officiellement aux partenaires financiers !  

Relativement à ma modeste personne, SAS “demi-dieu” a tenté de me diaboliser, de me nuire et de me mettre en mal avec mes compatriotes et l’opinion internationale, sur de supposés “faits” de prévarication qu’il ne prouvera jamais, malgré la puissance institutionnelle qu’il détient illégalement entre ses mains ! Tout, absolument tout, est et demeure mensonge !!!  

Je lui rappelle les sujets qu’il claironnait comme un disque rayé :  – le Programme décennal de lutte contre les inondations (environ 750 milliards) ;  – le contrat d’affermage SONES-SEN’EAU ;  – le Programme de résilience économique, composante “denrées alimentaires” (Maaname Covid)…  

La liste est longue, mais je m’arrête là !  

Le Bon Dieu nous a gratifiés d’un mois béni de dévotion, de prières et de pardon. Je demande solennellement à SAS “demi-dieu”, au lieu de menaces futiles, de surpasser son ego et son égocentrisme pour présenter publiquement ses excuses au peuple sénégalais et à moi-même !! Dans tous les cas, son aventure dictatoriale à la tête de notre pays s’arrêtera prématurément, inshallah !  

Ramadan Mubarak !!! »

Mansour Faye fustige la gestion du Sénégal par le régime de PASTEF : « J’ai peur pour mon pays »

Dans une publication virulente sur sa page Facebook, Mansour Faye, maire de Saint-Louis et ancien ministre sous le régime de Macky Sall, a exprimé ses vives inquiétudes face à la gestion actuelle du Sénégal par le régime de PASTEF. Qualifiant la gouvernance en place d’« amateuriste » et d’« incompétente », il a alerté sur ce qu’il considère comme une menace pour l’avenir du pays.

« J’ai peur, pas pour moi, mais pour mon pays », a déclaré Mansour Faye. Selon lui, le Sénégal, fruit de nombreux sacrifices, est aujourd’hui dirigé par des responsables qu’il décrit comme « sortis de nulle part ». Il reproche au régime d’être davantage préoccupé par une quête effrénée de pouvoir que par les réels besoins des citoyens. Mansour Faye estime que les autorités en place détournent l’attention des véritables défis du pays en ciblant les figures de l’opposition.

L’ancien ministre a accusé le régime de PASTEF d’orchestrer une campagne de répression à l’encontre de figures influentes de l’opposition, notamment des membres de l’Alliance pour la République (APR). Parmi les personnes visées, il cite Hamat Suzanne Camara, Lat Diop, et Moustapha Diakhaté. Selon lui, ces arrestations traduisent une volonté de « surpeupler les prisons nationales » pour réduire au silence les voix discordantes.

« C’est la première fois dans l’histoire qu’un régime décline avant même de s’être installé », a-t-il affirmé, dénonçant ce qu’il perçoit comme des dérives autoritaires. Mansour Faye considère ces méthodes comme un aveu d’échec de la part d’un régime qu’il accuse de manquer de vision et de leadership.

Face à ce qu’il décrit comme une situation alarmante, Mansour Faye a appelé les citoyens à se mobiliser pour défendre les valeurs républicaines et protéger les acquis démocratiques du Sénégal. « La vérité triomphera toujours », a-t-il conclu, dans un ton résolument combatif.

Yarga Sy exprime sa gratitude après sa libération mais fustige les circonstances de son arrestation

Après avoir bénéficié d’une liberté provisoire, Yarga Sy, précédemment détenu pour des accusations de tentative d’assassinat et d’aspersion d’un liquide pouvant nuire à l’intégrité physique d’une personne, exprime sa gratitude envers Dieu tout en réaffirmant son innocence. Le jeune patriote, désormais libre, s’est exprimé sur les ondes d’iRadio, soulignant à la fois sa reconnaissance et sa déception quant aux conditions de son arrestation.

« Nous rendons grâce à Dieu d’abord en tant que musulman. C’est le destin. Ce sont des événements préétablis auxquels on ne peut pas échapper. Donc Dieu avait dit qu’à tel moment, à tel jour, Yarga sera arrêté et emprisonné », déclare-t-il.

Cependant, malgré sa libération, Yarga Sy n’a pas manqué de critiquer les circonstances entourant son arrestation. Il exprime son désarroi face à une détention prolongée et à l’ouverture d’une enquête judiciaire pendant 11 mois.

« Nous déplorons les circonstances de mon interpellation parce qu’un honnête citoyen, qui travaille, qui a une famille, qui est régulièrement domicilié, qui a toutes les garanties de représentativité, on l’incarcère en prison pendant 11 mois pour ouvrir une enquête judiciaire », déplore-t-il.

Yarga Sy souligne également le besoin de préserver le travail et l’intégrité des individus lorsqu’ils sont confrontés à des enquêtes judiciaires, en particulier lorsqu’ils présentent des garanties de représentativité.

« Quand vous avez des soupçons sur une personne et que vous voulez mener des enquêtes sur elle tout en sachant qu’elle présente les garanties de représentativité, qu’on lui donne la liberté provisoire en attendant de résoudre l’affaire. Mais qu’on ne lui gâche pas son travail, qu’on ne lui sépare pas de sa famille », insiste-t-il.

Ainsi, même libéré, Yarga Sy reste ferme dans sa défense de son innocence et appelle à un traitement plus juste et respectueux des droits des individus lors des procédures judiciaires.

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