Échec des négociations : le G7 saisit le BIT et durcit le ton face au gouvernement

La crise qui secoue le secteur de l’éducation au Sénégal franchit un nouveau palier. Réunis le 2 avril 2026 au siège du SNELAS-FC, les syndicats membres du G7 ont constaté l’échec des discussions engagées avec les autorités et annoncé une série de mesures de riposte, dont la saisine du Bureau international du travail (BIT) et la menace d’une intensification du mouvement de grève dans les prochains jours.

Dans un communiqué signé par la plénière des secrétaires généraux, le G7 dénonce une impasse persistante malgré les tentatives de médiation entreprises depuis plusieurs semaines. Les syndicats reviennent notamment sur la rencontre du 23 mars 2026 convoquée par le ministère de la Fonction publique, censée ouvrir la voie à une sortie de crise. Selon eux, cette initiative n’a pas produit les résultats escomptés, bien au contraire. Ils affirment avoir observé, dans la foulée, des « actes maladroits » posés par l’État, qui ont contribué à envenimer davantage la situation.

Au cœur des critiques figure le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, accusé par les syndicats d’adopter une posture méprisante et un discours jugé condescendant à l’endroit des enseignants. Le G7 lui reproche notamment ses sorties médiatiques, qu’il considère comme des tentatives de discréditer la corporation enseignante et ses représentants. Le ton du communiqué se durcit davantage lorsque les syndicats évoquent une stratégie de « sabotage » de la part du gouvernement, qu’ils accusent de procéder à un « saucissonnage disproportionné » des salaires, compromettant ainsi le suivi de leurs plans d’action.

Les organisations syndicales dénoncent une violation grave des droits des travailleurs et estiment que ces pratiques, loin de les affaiblir, ne font que renforcer leur détermination. C’est dans ce contexte qu’elles annoncent leur décision de porter plainte devant le Bureau international du travail, afin d’exiger l’arrêt de ces mesures jugées illégales et la réparation des préjudices subis par les enseignants.

Malgré la fermeté de leur position, les syndicats n’excluent pas totalement une issue négociée. Ils rappellent avoir soumis, depuis le 25 mars 2026, des propositions d’amendements au projet de protocole d’accord transmis par le gouvernement. Ils attendent désormais une réponse claire des autorités, qu’ils appellent à « assumer leur responsabilité historique » pour l’avenir de l’école sénégalaise. À défaut de gestes concrets, le G7 prévient qu’il poursuivra et intensifiera la lutte, tenant l’État pour seul responsable des conséquences à venir.

Dans cette dynamique de mobilisation, le G7 confirme également sa participation à la grande marche nationale prévue le 8 avril 2026. Cette manifestation, qui réunira plusieurs centrales syndicales, vise à exiger l’apurement du passif social et à exprimer la solidarité entre les différents secteurs en lutte, notamment l’éducation, la santé et les transports.

Les syndicats lancent ainsi un appel à l’unité et à la mobilisation de l’ensemble des travailleurs, estimant que seule une convergence des forces permettra de faire plier les autorités. Dans un climat social de plus en plus tendu, cette nouvelle escalade laisse présager des perturbations prolongées dans le système éducatif, alors que des milliers d’élèves et d’enseignants restent suspendus à l’issue de ce bras de fer entre le gouvernement et les syndicats.

Ponctions salariales dans l’éducation : le G7 annonce une plainte au niveau national et international

La tension persiste entre les syndicats d’enseignants et les autorités gouvernementales autour de la question des ponctions salariales consécutives aux mouvements de grève observés ces derniers mois dans le secteur de l’éducation. Le G7, cadre unitaire qui regroupe sept des syndicats d’enseignants les plus représentatifs du système éducatif sénégalais, a annoncé son intention de saisir les juridictions nationales et les instances internationales pour contester ce qu’il considère comme des retenues « excessives » opérées sur les salaires de plusieurs enseignants.

Selon des responsables syndicaux, de nombreux enseignants ayant participé aux mouvements de grève ont constaté des retenues importantes sur leurs salaires. Ces ponctions varieraient entre 100 000 et 300 000 francs CFA, selon le statut des enseignants concernés et le nombre de jours de grève observés. Les syndicats estiment que ces retenues dépassent largement ce qui est acceptable et dénoncent une mesure qu’ils jugent injuste et pénalisante pour les travailleurs de l’éducation.

Pour manifester leur mécontentement, les membres du G7 se sont rassemblés ce lundi devant l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Dakar-Plateau. Cette mobilisation vise à attirer l’attention des autorités sur la situation et à exiger l’application des accords précédemment conclus entre le gouvernement et les organisations syndicales. Les syndicats réclament notamment la cessation immédiate des ponctions sur les salaires et demandent l’ouverture rapide de discussions avec les autorités compétentes afin de trouver une solution durable à cette crise.

Lors de cette mobilisation, le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire du Sénégal (SAEMSS), El Hadji Malick Youm, également membre du G7, a vivement critiqué la position du gouvernement. Il a appelé le Premier ministre à venir s’expliquer directement devant les représentants syndicaux afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des enseignants. Selon lui, le revirement ou la remise en cause de certains engagements pris par les autorités traduit un manque de considération envers la corporation enseignante.

Les syndicats du G7 affirment qu’ils ne comptent pas se limiter à la contestation nationale. Ils annoncent leur intention de porter l’affaire devant le Bureau international du travail (BIT) afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une atteinte aux droits des travailleurs. Selon El Hadji Malick Youm, ces ponctions sont jugées illégales par les syndicats, qui les assimilent à une forme de spoliation. Il a ainsi déclaré que les organisations syndicales mèneront un combat à la fois national et international pour obtenir l’arrêt de ces retenues et la restitution des montants prélevés.

Cette nouvelle escalade intervient pourtant dans un contexte où certains progrès ont été enregistrés avec la signature récente de décrets concernant la situation des enseignants décisionnaires. Toutefois, pour le G7, ces avancées restent insuffisantes et ne répondent pas aux préoccupations essentielles des enseignants. Les syndicats estiment que leur plateforme revendicative demeure largement insatisfaite et appellent à des réformes plus profondes.

Parmi les points soulevés figurent la nécessité de corriger les dysfonctionnements du système de rémunération, la réduction des lenteurs administratives dans la gestion des carrières et la suppression des surimpositions appliquées sur les rappels de salaires. Les organisations syndicales considèrent que ces questions doivent être traitées de manière urgente afin d’améliorer les conditions de travail et de garantir une meilleure reconnaissance du rôle des enseignants dans le système éducatif.

Dans ce contexte, la menace d’une saisine des juridictions nationales et internationales pourrait marquer une nouvelle étape dans le bras de fer entre les syndicats d’enseignants et les autorités publiques. L’évolution de ce dossier sera déterminante pour l’avenir du dialogue social dans le secteur de l’éducation, un domaine stratégique pour le développement du pays et la stabilité du système scolaire.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°692 – 10/03/2026

🔴 ÉDUCATION- LE G7 LANCE SON SIXIÈME PLAN D’ACTION : LES ENSEIGNANTS INTRANSIGEANTS
🔴 APROXÉNÉTISME ET TRANSMISSION VOLONTAIRE DU VIH/SIDA : OUZIN KEÏTA TOMBE

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Marche pacifique à Thiès : le G7 hausse le ton et exige le respect des accords signés avec l’État

Les syndicats regroupés au sein du G7 sont descendus dans la rue ce jeudi à Thiès pour une marche pacifique visant à dénoncer le non-respect des accords signés avec l’État. Au moment où ces lignes sont écrites, les manifestants battent le macadam dans les principales artères de la ville, affichant leur détermination à obtenir des réponses concrètes du gouvernement face à des revendications qu’ils jugent légitimes et urgentes.

À travers cette mobilisation, le G7 entend rappeler aux autorités la nécessité de respecter leurs engagements, notamment en ce qui concerne le paiement à temps des salaires des enseignants et des indemnités liées aux examens. Les syndicats exigent également une implication effective du G7 dans les activités du ministère de l’Éducation nationale, dénonçant une mise à l’écart systématique lors de la validation de documents stratégiques et d’autres cadres de concertation.

Les responsables syndicaux pointent du doigt l’important passif social accumulé par l’État, en particulier le retard dans la signature de nombreux décrets issus des accords conclus. Ils fustigent également la persistance de lourdeurs administratives qui entravent l’application effective des décisions prises, ainsi que l’iniquité salariale persistante au détriment du secteur de l’Éducation et de la Formation. À cela s’ajoutent les problèmes récurrents de surimposition sur les rappels de salaires et les indemnités, une situation jugée injuste par les travailleurs.

Dans leur déclaration, les syndicats du G7 exigent du gouvernement la prise en charge immédiate de l’ensemble de ces préoccupations et l’ouverture de négociations sérieuses autour de plusieurs points jugés prioritaires. Ils dénoncent notamment les retards persistants dans le paiement des salaires des enseignants contractuels, constatés ces derniers mois, ainsi que le non-versement ou le retard de paiement des indemnités d’examens, en particulier dans la formation professionnelle et technique. Sont également concernés les professeurs d’Éducation physique et sportive des inspections d’académie de Dakar, Rufisque et Pikine-Guédiawaye, les acteurs de la surveillance du baccalauréat, ainsi que les intervenants extérieurs des Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (CRFPE) pour les années scolaires 2023-2024 et 2024-2025.

Le G7 dénonce par ailleurs son exclusion des activités du ministère de l’Éducation nationale, regrettant de ne pas être associé à la validation des documents stratégiques du NITHE et à d’autres initiatives majeures du secteur. Les syndicats critiquent ce qu’ils qualifient de dilatoire du gouvernement dans l’apurement du passif social et déplorent l’absence de mesures concrètes pour corriger le système de rémunération actuel.

Parmi les autres revendications figurent l’absence de prise en charge de la supervision des examens du CFEE et du BFEM par les inspecteurs, ainsi que les nombreuses difficultés liées à l’organisation des examens du CAP et du CEAP, marquées par des irrégularités, des retards et le non-respect de l’échéance de décembre pour la publication des arrêtés. Le G7 réclame également la révision des nouvelles dispositions du G50, jugées inadaptées, et dénonce la persistance de nombreux cas de surimposition.

Les syndicats attirent aussi l’attention sur l’inexistence de budgets de fonctionnement dans les écoles et établissements, la non-fonctionnalité du comité de suivi des accords, ainsi que le retard dans l’octroi de parcelles viabilisées ou non viabilisées et la délivrance des titres de propriété aux syndicats bénéficiaires. Ils pointent également la non-prise en charge des bourses de formation des élèves-professeurs de l’ENAMC, la nécessité de réviser les statuts du personnel des écoles sénégalaises en Gambie, le non-paiement des indemnités des professeurs exerçant dans les LYNAQE et les difficultés rencontrées par les ayants droit pour l’obtention des prêts DMC auprès des banques.

Dans la foulée, le G7 a vivement dénoncé l’inertie qu’il juge inacceptable dans la mise en œuvre des accords relatifs à l’habitat social, aux cotisations sociales des enseignants contractuels, à la digitalisation des actes et procédures de la fonction publique, au retour des budgets dans le préscolaire et l’élémentaire, ainsi qu’au relèvement des budgets des établissements du moyen secondaire. Les syndicats réclament également le paiement des indemnités des classes spéciales dans les EFA, la réouverture sans délai de l’EFA de Ndindy 2 et l’ouverture de discussions sérieuses sur la réforme des retraites.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°652 – 17 ET 18/01/2026

🔴 IMMERSION DANS L’ UNIVERSITÉ MOHAMMED VI POLYTECHNIQUE ( UM6P ) DU MAROC : UN TRÉSOR ACADÉMIQUE POUR TOUTE L’AFRIQUE
🔴 BRAS DE FER ENTRE LE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET LE G7 : L’ÉCOLE SOUS CONTRÔLE SYNDICAL

🔴 FINALE SÉNÉGAL–MAROC : RABAT DÉBORDÉ PAR L’ARRIVÉE DES LIONS

Éducation : le G7 lance « Octobre Rouge » pour exiger la révision du statut des décisionnaires et la fin de la surimposition des rappels

Le G7, regroupant les sept syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation au Sénégal, a annoncé le lancement d’une campagne de mobilisation nationale baptisée « Octobre Rouge », prévue pour démarrer le 8 octobre 2025. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le corps enseignant et le Gouvernement concernant le passif social et l’application des accords conclus lors des précédentes négociations.

Dans un communiqué publié ce mardi 7 octobre, le G7 rappelle avoir pris note des recommandations issues du conseil interministériel du 3 octobre 2025 et invite les autorités à régler de manière définitive plusieurs points, jugés cruciaux pour la stabilité du système éducatif. Les syndicats exigent notamment la révision immédiate du statut des enseignants non fonctionnaires, communément appelés décisionnaires, à travers la signature des décrets modifiant les textes 2006-392 et 74-347. Ils réclament également la fin de la surimposition des rappels dus aux enseignants, ainsi que la convocation sans délai du Comité de suivi des accords et l’ouverture de nouvelles négociations sur les questions émergentes.

Le G7 met aussi l’accent sur le parachèvement de la Formation diplômante universelle (FDU) pour les enseignants dans les différentes institutions concernées, notamment la FASTEF, l’INSEPS, le CNEPS, l’ENSEPT et les CFRPE. Selon les syndicats, cette formation constitue un élément essentiel pour assurer un enseignement de qualité et valoriser le personnel éducatif.

Dans son communiqué, le G7 dénonce avec force l’inertie observée dans la mise en œuvre de plusieurs accords, touchant des aspects aussi variés que l’habitat social, la réforme des retraites, la digitalisation des procédures administratives, le paiement des indemnités des classes spéciales dans les EFA, le relèvement des budgets des établissements scolaires, ainsi que le paiement des indemnités aux intervenants extérieurs des CRFPE pour les promotions 2023-2024 et 2024-2025. Le syndicat souligne que ces retards compromettent la stabilité et l’efficacité du système éducatif, et appelle le Gouvernement à faire de l’école une véritable priorité nationale en procédant à l’apurement complet des accords et au respect strict des engagements pris.

Pour obtenir satisfaction, le G7 a mis en place un plan d’action concret. À partir du 8 octobre 2025, un mois dit « Octobre Rouge » débutera avec le port de brassards rouges par les enseignants, symbole de protestation et d’avertissement, visant à rappeler l’urgence de la signature des décrets relatifs à la révision du statut des décisionnaires, à la bonne tenue de la FDU et à la cessation de la surimposition des rappels. Une conférence de presse est également programmée le 10 octobre pour présenter les actions à venir et les modalités de mobilisation sur le terrain.

Enfin, le G7 adresse ses vœux de bonne rentrée scolaire 2025-2026 à l’ensemble du personnel administratif, aux enseignants et aux élèves, tout en exprimant l’espoir que ces actions permettront de concrétiser des avancées significatives sur le plan syndical et d’améliorer les conditions de travail dans le secteur de l’éducation, au bénéfice de l’école et de tous ses acteurs.

Échec du dialogue social : le G7 met en garde le gouvernement et exige le respect de ses revendications

Les tensions entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation nationale atteignent un niveau critique. Le G7, qui regroupe les sept syndicats représentatifs du secteur de l’éducation et de la formation, a tenu une conférence de presse ce vendredi pour exprimer son mécontentement face à ce qu’il considère comme une attitude d’immobilisme, de mépris et de dilatoire de la part des autorités.

Alors que le gouvernement souhaite la signature d’un pacte de stabilité sociale, le G7 s’y oppose fermement tant que ses revendications ne seront pas satisfaites. Dans cette optique, les syndicats ont délibérément boycotté une rencontre prévue avec les autorités, jugeant plus opportun de s’adresser directement à l’opinion publique à travers la presse. Ce rejet catégorique traduit une profonde frustration quant à la lenteur des négociations et au manque d’engagement concret du gouvernement.

Le dialogue social, pourtant institutionnalisé par l’arrêté 17094 sur la représentativité syndicale dans l’éducation et la formation, est actuellement à l’arrêt. Les syndicats déplorent que leur demande d’audience avec le président de la République soit restée sans suite. Ils rappellent également que le Premier ministre s’était engagé à les recevoir, mais cette promesse n’a toujours pas été honorée. Pour eux, cette absence de concertation traduit un manque de volonté politique qui freine toute avancée vers une résolution durable des problèmes du secteur.

Les réformes structurelles tant attendues peinent également à se concrétiser. Lors de la grande rencontre tripartite du 27 février 2025, des engagements avaient été pris pour améliorer le système éducatif, mais aucune avancée significative n’a été enregistrée depuis. Selon les syndicats, cette inertie gouvernementale constitue un frein au développement de l’éducation et compromet sérieusement la qualité de l’enseignement.

Par ailleurs, les accords précédemment conclus restent en grande partie inappliqués. Jusqu’à présent, seule la revalorisation des rémunérations a commencé à être mise en œuvre, mais elle ne corrige toujours pas les disparités salariales dénoncées par les syndicats. D’autres engagements, pourtant jugés essentiels, restent en suspens. La gestion des carrières et des formations des enseignants, qui devait être améliorée, n’a pas évolué. L’octroi du prêt au logement destiné aux enseignants demeure bloqué, ce qui empêche ces derniers d’accéder à un logement décent. La mise en place des passerelles professionnelles, censée faciliter l’évolution des carrières, n’a pas été finalisée. L’institutionnalisation du corps des administrateurs tarde également à voir le jour, tout comme la régularisation du concours des Inspecteurs de l’Éducation et de la Formation (IEMs), un levier pourtant crucial pour garantir un encadrement efficace du système éducatif.

Au-delà des questions purement techniques, le G7 dénonce une exclusion systématique des syndicats représentatifs des discussions sectorielles. Il accuse le ministère du Travail d’adopter une démarche partiale en écartant les syndicats des rencontres stratégiques, tout en excluant également les ministères de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle de certaines discussions clés. Cette mise à l’écart renforce le sentiment de mépris ressenti par les syndicats et compromet sérieusement toute tentative de pacification de l’espace scolaire.

Face à cette situation, le G7 exige que le gouvernement respecte l’arrêté sur la représentativité syndicale et révise son agenda des rencontres afin d’intégrer toutes les préoccupations du secteur. Il réclame également la participation des ministères de l’Éducation et de la Formation professionnelle aux discussions et insiste sur la nécessité de maintenir le format de la grande rencontre tripartite. Selon les syndicats, l’implication des organisations de la société civile dans le processus de dialogue est également indispensable pour garantir plus de transparence et d’équilibre dans les négociations.

Les membres du G7 rappellent que seul le respect des accords signés et l’ouverture de nouvelles négociations permettront d’assurer la stabilité du secteur de l’éducation et de la formation. À défaut, ils laissent planer la menace d’un durcissement de leur mouvement, ce qui pourrait gravement perturber la fin de l’année scolaire et accentuer la crise que traverse actuellement l’école sénégalaise.

Éducation : le G7 alerte sur les revendications non satisfaites et met en garde contre d’éventuelles perturbations

Le secteur de l’éducation au Sénégal est à nouveau sous tension, alors que le G7, un regroupement des syndicats les plus représentatifs du secteur, a exprimé de vives préoccupations lors d’une conférence de presse ce vendredi. Les syndicats dénoncent le non-respect de plusieurs de leurs revendications, restées sans réponse depuis longtemps. Ils mettent en garde les autorités publiques et l’opinion sur les possibles perturbations dans le système éducatif si la situation persiste.

Le G7 rappelle que lors de la dernière rencontre avec le Premier ministre, celui-ci s’était engagé à organiser des concertations sectorielles approfondies, impliquant tous les acteurs du secteur éducatif. Cependant, les syndicats constatent que ces promesses n’ont pas été tenues. Ndongo Sarr, secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats d’enseignants du moyen-secondaire (CUSEMS), a déploré ce manque de suivi des engagements pris par le gouvernement.

« Nous souhaitons alerter sur un certain nombre de décisions prises par le gouvernement, qui risquent de nous valoir des difficultés dans le système. Lors de notre dernière rencontre avec le Premier ministre, il avait promis des concertations sectorielles approfondies avec tous les acteurs concernés. Pourtant, nous constatons que ces discussions n’ont pas été inclusives, » a déclaré Ndongo Sarr. Ce dernier a également souligné l’exclusion de certains syndicats qui ne font partie d’aucune centrale syndicale, une situation qui compromet selon lui la pertinence du dialogue social.

Le G7 estime que le processus actuel de concertation entre les autorités et les syndicats ne permet pas d’apporter des solutions durables aux problèmes du secteur. Les enseignants pointent du doigt un manque de véritable inclusivité dans les discussions. Ils considèrent que les décisions prises ne tiennent pas suffisamment compte des préoccupations réelles des acteurs de l’éducation.

« Le processus actuel ne permet pas de véritables concertations susceptibles d’apporter des solutions durables. Nous avons voulu alerter et dénoncer tout cela et nous prendrons nos responsabilités, car notre rôle est de défendre les revendications de nos camarades, » a ajouté Ndongo Sarr sur les ondes de Sud FM.

Les syndicats ne cachent pas leur mécontentement et avertissent qu’en l’absence de réponses concrètes, des perturbations dans le système éducatif pourraient se produire. Le G7 souligne qu’il a pris toutes les mesures nécessaires pour faire entendre ses revendications et qu’il s’engage à défendre les intérêts des enseignants, quitte à passer à des actions plus fermes si la situation ne s’améliore pas rapidement.

La situation dans le secteur de l’éducation est devenue de plus en plus tendue, et les enseignants, regroupés au sein du G7, n’hésitent pas à avertir le gouvernement et l’opinion publique des risques de perturbations futures. Le manque de concertation véritable et la non-satisfaction des revendications sont perçus comme des obstacles à un dialogue constructif et à l’amélioration des conditions de travail dans le secteur éducatif.

Éducation : Apaisement du climat social dans le système éducatif du pays

Le ministre de la Fonction publique, M. Olivier Boucal, a rencontré ce vendredi 2 août 2024 les syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation et de la formation (G7) dans la salle de conférence du ministère, dans le cadre de l’apaisement du climat social.

Les secrétaires généraux des syndicats d’enseignants ont tour à tour abordé les différentes plateformes revendicatives, notamment les questions des décisionnaires, des professeurs contractuels ayant plusieurs années d’expérience, les pesanteurs administratives, et l’acquittement des rappels, entre autres.

En prenant la parole, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public, M. Olivier Boucal, a informé les syndicats des initiatives qu’il a prises avec ses collègues des ministères sectoriels, notamment ceux de l’Éducation nationale, des Finances, et du Budget, pour apporter des solutions aux différents points de revendications. Il a précisé que ces solutions seront partagées à l’occasion de la prochaine réunion du comité de suivi des accords, qui se tiendra dans les prochaines semaines.

Pour rappel, le G7 est composé des syndicats suivants :

  • Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (SAEMSS)
  • Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS)
  • Cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire (CUSEMS)
  • Cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire/ Authentique (CUSEMS/A)
  • Union démocratique des enseignants du Sénégal (UDEN)
  • Syndicat national des enseignants en langue arabe du Sénégal (SNELAS/FC)
  • Syndicat des inspectrices et inspecteurs de l’éducation nationale (SIENS)

La rencontre de ce jour marque une étape importante dans la démarche du gouvernement visant à améliorer les conditions de travail des enseignants et à apaiser le climat social dans le secteur de l’éducation.

Les enseignants du G7 manifestent à Thiès suite à l’agression mortelle de leur collègue

Les enseignants membres du G7 ont tenu un sit-in ce matin devant les locaux de l’Inspection d’Académie (IA) de Thiès, exprimant leur solidarité et leur détermination à faire face à l’insécurité croissante menaçant le secteur éducatif suite à l’agression mortelle de leur collègue Alain Kaly.

Dans un moment chargé d’émotion, les enseignants ont exigé justice pour leur collègue décédé. Ils ont lancé une souscription volontaire par enseignant pour une action symbolique visant à exprimer leur soutien et leur solidarité envers la famille de feu Kaly. Une journée de deuil sera observée à Thiès, coïncidant avec la levée du corps, actuellement à Dakar pour les besoins de l’autopsie.

Ibrahima Koumbassa, secrétaire général du Cusems à Thiès, a souligné l’importance de cette mobilisation et la nécessité d’une réponse forte face à de tels actes de violence.

L’inspecteur d’académie de Thiès a présenté ses condoléances à la famille du défunt et s’est engagé à se joindre à l’élan de solidarité. Il a également annoncé que le ministre de l’Éducation nationale a dépêché une délégation chez le disparu pour présenter ses condoléances et remettre une enveloppe d’1 million de Fcfa à la famille, témoignant ainsi de l’importance accordée à cette tragédie.

Cet événement rappelle la nécessité urgente de prendre des mesures pour assurer la sécurité des enseignants et du personnel éducatif, afin de garantir un environnement propice à l’apprentissage et à l’épanouissement des élèves.

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