Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°399 – 18/02/2025

🔴 PRÉSIDENCE DE LA BAD : LE GABON MISE SUR AMADOU HOTT
🔴 MESURES D’AUSTÉRITÉ ANNONCÉES DU FAIT DE LA PRÉSUMÉE « DETTE CACHÉE » : PMN ÉVOQUE PLUTÔT DES ENGAGEMENTS PRIS AVEC LE FMI

🔴 15e JOURNÉE LIGUE 1 / SÉRIE D’INVINCIBILITÉ DU JARAAF : HLM MET UN COUP D’ARRÊT
🔴 LUTTE / EUMEU SÈNE VS FRANC : « C’EST INÉVITABLE », SELON BÉCAYE MBAYE

Présence militaire française en Afrique : une réorganisation sous tension

La France revoit sa présence militaire en Afrique. Le président Emmanuel Macron a annoncé, lors d’un discours devant ses ambassadeurs, une réduction significative des effectifs militaires français sur le continent, une décision qui suscite des réactions variées selon les pays concernés. Si certains États africains ont accueilli favorablement cette mesure, d’autres y voient une opportunité de consolider leur souveraineté en mettant fin à une présence héritée de l’époque coloniale.

De plusieurs milliers de soldats en 2021, le dispositif militaire français en Afrique comptera quelques centaines d’hommes d’ici 2025. Ces effectifs seront essentiellement concentrés sur des missions de formation et d’appui logistique, marquant ainsi une rupture avec les opérations militaires directes menées ces dernières années.

« Nous avons proposé aux chefs d’État africains de réorganiser notre présence. Comme on est très polis, on leur a laissé la primauté de l’annonce. Et parfois, il a fallu pousser », a déclaré Emmanuel Macron.

Cette réorganisation varie toutefois selon les pays. Voici un tour d’horizon des principales évolutions :

Le cas des pays sahéliens : Burkina Faso, Mali et Niger

Dans les pays du Sahel, les relations avec Paris se sont considérablement dégradées. Accueillies comme des forces de libération en 2013 lors de l’opération Serval au Mali, les troupes françaises ont vu leur légitimité contestée à la suite de plusieurs coups d’État militaires.

À Bamako, la junte dirigée par Assimi Goïta a opté pour un partenariat militaire avec le groupe russe Wagner. Le retrait des 2.400 militaires français a été acté en février 2022.

Au Burkina Faso, la dénonciation de l’accord relatif au statut des forces françaises a conduit au départ précipité des troupes en janvier 2023.

Quant au Niger, les militaires français ont été contraints de quitter le pays en décembre 2023, quelques mois après le coup d’État qui a renversé le président Mohamed Bazoum.

Tchad : fin de soixante ans de coopération militaire

Le Tchad était jusqu’à présent le principal point d’ancrage de la France au Sahel. Cependant, fin novembre 2024, les autorités tchadiennes ont également demandé le retrait des troupes françaises, mettant fin à six décennies de coopération militaire.

Environ 1.000 militaires français étaient stationnés au Tchad. Ce chiffre a rapidement diminué avec le départ des avions de chasse et la rétrocession de la base de Faya-Largeau aux forces armées tchadiennes.

Sénégal : une rupture annoncée

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a surpris de nombreux observateurs en annonçant fin novembre 2024 la fermeture des bases militaires françaises sur le sol sénégalais. Selon lui, cette présence est incompatible avec la souveraineté nationale.

« La fin de toutes les présences militaires étrangères au Sénégal sera effective dès 2025 », a-t-il affirmé lors de ses vœux du Nouvel An.

Les effectifs militaires français au Sénégal sont déjà passés de 500 à un peu plus de 200 hommes en 2024, une réduction qui devrait se poursuivre jusqu’à leur départ total.

Côte d’Ivoire : un retrait concerté

En Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara a annoncé la rétrocession du camp du 43e BIMA (bataillon d’infanterie de marine) de Port-Bouët à l’armée ivoirienne dès janvier 2025.

Toutefois, les relations entre Paris et Abidjan restent cordiales. Le retrait des troupes se fait de manière concertée, et une capacité d’accueil minimale sera maintenue en cas de déploiement futur.

Gabon : une présence réduite mais maintenue

Au Gabon, malgré le coup d’État qui a renversé Ali Bongo en 2023, les relations avec la France sont restées stables. Le nombre de militaires français a progressivement diminué, passant de 400 à 200 hommes. Leur mission est désormais axée sur la formation des forces locales.

Djibouti : le dernier bastion

Avec 1.500 hommes stationnés, Djibouti reste la plus importante base militaire française à l’étranger. Les accords militaires entre les deux pays ont été renouvelés en juillet 2024, confirmant la volonté de maintenir cette présence stratégique dans la Corne de l’Afrique.

La réorganisation du dispositif militaire français en Afrique marque la fin d’une époque où Paris jouait un rôle prépondérant dans la sécurité du continent. Si certains pays africains saluent cette décision comme un pas vers une pleine souveraineté, d’autres craignent un vide sécuritaire susceptible de profiter aux groupes armés et aux puissances concurrentes comme la Russie.

Visite officielle du président gabonais au Sénégal : « Nos deux pays ont des atouts pour développer une coopération dynamique et renforcée » (PR BDF)

Le président de la République gabonaise, le général Brice Clotaire Oligui Nguéma, effectue une visite officielle au Sénégal depuis le samedi 30 novembre 2024. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.

Après avoir assisté, ce dimanche 1er décembre, aux côtés de ses homologues de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Mauritanie et des Îles Comores, à la cérémonie commémorative du massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye, le chef de l’État gabonais a rencontré ce lundi 2 décembre son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.

Lors d’une conférence de presse conjointe au palais de la République, le président Bassirou Diomaye Faye a souligné que cette rencontre témoigne de l’importance historique et stratégique des relations entre le Sénégal et le Gabon.

« Le cadre juridique de notre coopération est riche et couvre des domaines variés, tels que la politique, le militaire, l’éducation, la formation professionnelle, la culture, la jeunesse, le sport, l’économie et le commerce », a affirmé le président sénégalais.

M. Faye a insisté sur la nécessité de donner une « nouvelle impulsion » au partenariat entre les deux pays pour le hisser à un niveau supérieur. Dans ce sens, les ministres des deux délégations se réuniront prochainement pour explorer des opportunités dans les domaines clés d’intérêts communs.

Il a également encouragé les secteurs privés sénégalais et gabonais à renforcer leur collaboration et à jouer un rôle actif dans le développement économique et commercial des deux nations.

Le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa gratitude au général Oligui Nguéma pour l’accueil chaleureux et l’intégration des Sénégalais vivant au Gabon depuis plusieurs générations. Cette reconnaissance reflète l’importance des liens humains et culturels entre les deux pays.

Les discussions entre les deux chefs d’État ont également porté sur des défis mondiaux et régionaux, notamment les menaces à la paix et à la sécurité, les changements climatiques, les crises économiques et les risques liés à la désintégration du multilatéralisme.

Ces enjeux, selon le président Faye, nécessitent une approche solidaire et concertée : « Autant de défis majeurs qui nous engagent à travailler ensemble pour un avenir prospère et stable. »

Dialogue national au Gabon : Des propositions défavorables au Parti Démocratique Gabonais

Le Dialogue national inclusif (DNI) qui s’est tenu au Gabon a abouti à des conclusions qui pourraient avoir un impact significatif sur la scène politique du pays. Lors de la plénière générale du samedi 27 avril dernier, les participants ont formulé plusieurs propositions qui remettent en question le rôle et la position du Parti Démocratique Gabonais (PDG), la formation politique de l’ancien président Ali Bongo.

Parmi ces propositions, la suspension du PDG et de tous les partis politiques alliés a été suggérée. De plus, les principaux responsables du PDG sont directement visés, avec une demande d’inéligibilité pendant une période de trois ans. Cette mesure vise à restreindre leur participation à toute activité politique dans le pays.

De manière plus générale, les participants au Dialogue national ont appelé à la suspension de tous les partis politiques jusqu’à la mise en place de nouvelles règles et normes pour le fonctionnement démocratique du pays. Ces propositions, si elles sont validées par la junte au pouvoir, pourraient représenter un revers majeur pour l’ancien parti au pouvoir.

Il est à noter que ces conclusions du DNI reflètent les préoccupations et les aspirations d’une partie de la population gabonaise qui cherche à instaurer un système politique plus transparent, inclusif et démocratique. Cependant, l’adoption et la mise en œuvre de ces propositions restent soumises à la décision des autorités en place et à leur volonté de répondre aux demandes exprimées lors du Dialogue national.

Remise en question des présences militaires françaises en Afrique : Le Gabon envisage un retrait

L’influence militaire française en Afrique semble être sur la sellette, avec des signes évidents de résistance et de rejet dans plusieurs pays de la région. Les récentes propositions émanant du Dialogue National Inclusif au Gabon s’inscrivent dans cette tendance, avec une recommandation apparente de mettre fin à la présence des forces armées françaises sur le territoire gabonais.

Selon les rapports de Gabonactu, la sous-commission souveraineté du Dialogue National Inclusif a formulé une proposition visant à réviser les accords de défense entre le Gabon et la France, incluant spécifiquement le départ des militaires français du pays. Cette suggestion, qui pourrait avoir un impact significatif sur la dynamique sécuritaire régionale, est en attente de délibération par le bureau du Dialogue National Inclusif, avant d’être présentée à la plénière pour adoption.

Cette décision, si elle est approuvée, marquerait un changement important dans les relations entre le Gabon et la France, remettant en question la présence continue des forces françaises sur le sol gabonais. La base militaire française, qui comptait 380 hommes en 2023, verrait son effectif réduit à 200 cette année, selon les déclarations de l’ex-commandant des Eléments Français du Gabon, Xavier Mabin.

Cette évolution reflète une remise en question plus large de la présence militaire étrangère en Afrique, mettant en lumière les préoccupations souverainistes et les appels à une plus grande autonomie dans la gestion des affaires sécuritaires nationales et régionales. La décision finale du Dialogue National Inclusif aura des répercussions significatives non seulement pour le Gabon et la France, mais également pour la dynamique géopolitique de la région dans son ensemble.

Relaxe de Pascaline Bongo et coaccusés : Un développement majeur dans l’affaire de corruption au Gabon

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict ce lundi, apportant un tournant significatif dans l’affaire de corruption présumée impliquant Pascaline Bongo, la fille du défunt président gabonais Omar Bongo. Accusée de corruption passive aux côtés de la société française Egis et d’autres personnalités, Pascaline Bongo a été acquittée, tout comme ses coaccusés, mettant ainsi fin à un procès qui a retenu l’attention internationale.

L’affaire, qui remonte aux années 2010, a suscité un vif intérêt au Gabon et en France. Elle portait sur des allégations de corruption dans le cadre de contrats liés à des projets d’infrastructures au Gabon, avec des accusations portant sur des pratiques présumées illicites lors de transactions commerciales.

La décision de relaxe du tribunal de Paris marque un soulagement pour les accusés après des années de spéculations et d’incertitudes. Pour Pascaline Bongo en particulier, cette décision représente un aboutissement après une longue période de turbulences judiciaires.

Cependant, au-delà de l’aspect individuel de cette affaire, elle soulève des questions plus larges sur la lutte contre la corruption à l’échelle mondiale. Elle met en lumière l’importance cruciale de promouvoir la transparence et l’intégrité dans toutes les transactions commerciales, en particulier dans le domaine des projets d’infrastructures où les enjeux financiers et politiques sont souvent élevés.

Alors que cette affaire se conclut sur le plan judiciaire, elle laisse derrière elle des interrogations persistantes sur les pratiques commerciales et les relations entre les entreprises et les gouvernements dans le contexte complexe des marchés internationaux.

À présent, l’attention se tourne vers les leçons à tirer de cette affaire et les mesures à prendre pour renforcer la lutte contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance à tous les niveaux.

Kemi Seba, Activiste Panafricain, Émet des Réserves sur le Coup d’État au Gabon

Kemi Seba, figure de proue du mouvement panafricain et fervent défenseur de la souveraineté africaine, a récemment exprimé des réserves concernant le coup d’État survenu au Gabon et son leader, le général Oligui Nguéma.

Habituellement connu pour ses positions radicales contre la Françafrique et son soutien aux mouvements anti-impérialistes en Afrique, Kemi Seba adopte une approche nuancée à l’égard du récent événement au Gabon. Selon lui, ce coup d’État n’a pas marqué une rupture significative avec les schémas traditionnels de la Françafrique.

Seba souligne que le général Oligui Nguéma, bien qu’ayant pris les rênes du pouvoir au Gabon, demeure étroitement lié à l’ancienne famille dirigeante du pays, laissant ainsi entendre que les relations avec les puissances occidentales pourraient persister. Il exprime également des doutes quant aux véritables intentions du général, malgré les références faites à des figures anti-impérialistes telles que Jerry Rawlings.

Toutefois, Seba reconnaît que le président gabonais semble avoir la volonté de réformer certaines institutions et de corriger les problèmes internes du pays. Cette concession suggère une approbation prudente des efforts de Nguéma en vue d’un changement, bien que Seba maintienne une vigilance critique envers les acteurs politiques africains et leurs liens avec les intérêts étrangers.

Les déclarations de Kemi Seba illustrent la complexité des relations politiques en Afrique et mettent en lumière les différentes perspectives sur les récents événements politiques dans la région. En fin de compte, son analyse souligne l’importance d’un examen minutieux des développements politiques en Afrique et de la nécessité de préserver la souveraineté et l’indépendance des nations africaines.

Gabon: Digitax, une révolution numérique pour renforcer la collecte fiscale

L’administration fiscale gabonaise a franchi une étape décisive vers la modernisation avec le lancement de l’application Digitax Gabon, dévoilée le lundi 8 avril 2024. Cette initiative marque une transition vers une ère numérique, visant à améliorer la collecte des revenus fiscaux et à accroître la transparence dans le processus de facturation des entreprises.

Digitax Gabon représente une avancée significative dans la gestion des affaires fiscales. Conçue comme un « Logiciel Intégré pour l’Imposition et le Recouvrement » (LIIR), cette application vise à simplifier et à dématérialiser les procédures fiscales, tout en offrant une gestion entièrement automatisée des transactions financières.

Eric Boumah, Directeur Général des Impôts, a souligné l’importance de cette innovation qui vise à transformer la collecte des recettes publiques. En effet, en passant d’une collecte manuelle à un système automatisé, Digitax promet d’améliorer l’efficacité de la collecte fiscale, tout en réduisant les possibilités d’évasion fiscale.

Cette nouvelle approche revêt une importance particulière pour le Gabon, où le secteur informel représente une part significative de l’économie. En rationalisant le processus de collecte des impôts, Digitax pourrait contribuer à réduire les inégalités fiscales et à renforcer la confiance entre les entreprises et les autorités gouvernementales.

En somme, le lancement de Digitax Gabon marque une étape cruciale vers une gestion fiscale plus efficace et transparente, ouvrant ainsi la voie à une meilleure gouvernance économique et financière dans le pays.

Gabon: une quarantaine de partis dénoncent un dialogue non-inclusif

Au Gabon, les débats au dialogue national inclusif, ouvert mardi, n’ont pas encore démarré. Hier jeudi, les présidents des commissions et sous-commissions ont été nommés par décret présidentiel. Le même décret affecte tous les commissaires dans une commission. Un groupe d’une quarantaine de partis, réunis au sein d’un comité de veille de la coalition pour un véritable dialogue inclusif, sont montés au créneau.

Au cours d’une conférence de presse, les représentants de ces partis ont dénoncé l’accaparement de tous les rôles par le comité d’organisation et regretté l’affectation de force de leurs représentants au dialogue dans des commissions dont ils n’ont pas forcément la compétence. Les explications de Thierry d’Argendieu Kombila, président de ce comité, au micro de notre correspondant à Libreville, Yves Laurent Goma.

« Il s’agit là d’une manœuvre habile, visant à isoler les membres issus des partis politiques, dans la mesure où, lorsque vous regardez par exemple la commission politique, qui est chargée quand même de la réforme des institutions, les partis politiques se plaignent de ne pas être représentés dans cette commission et ventilés dans des commissions dont beaucoup n’ont pas la compétence. »

Vous voulez dire que vos représentants au dialogue national inclusif subissent un diktat ?

« Oui, tout est imposé. Nous n’avons jamais assisté à un dialogue où les participants sont désignés d’office par le comité d’organisation. C’est quand même assez inédit en république gabonaise. Vous savez très bien que nous sommes dans un contexte de consensus national, mais cela ne peut pas être un consensus mou. Le président de la République redoutait lui-même un dialogue politicien et politicard, eh bien, nous y sommes. »

Les militaires ont dit : « ‘régime spécial, fonctionnement spécial ».

« Mais si c’est le cas, ce n’est pas la peine d’appeler un dialogue inclusif, organisez donc un dialogue non-inclusif. »

Gabon : La chanteuse Patience Dabany traîne en justice 8 gros bonnets du PDG, le parti d’Ali Bongo

La célèbre chanteuse gabonaise, Patience Dabany, également connue sous le nom de Joséphine Nkama, a décidé de riposter après avoir été radiée du Parti démocratique gabonais (PDG) lors d’une réunion au siège du parti à Libreville le jeudi 7 mars dernier. La principale intéressée a saisi la justice gabonaise le mardi 2 avril, dans le but de contester cette décision et de faire valoir ses droits.

Dans sa requête, Patience Dabany demande la « cessation de troubles manifestement illicites » en vertu de l’article 416 du Code de procédure civile gabonais, qui stipule que les litiges internes aux partis politiques relèvent des juridictions de l’ordre judiciaire. Elle argue que sa radiation du PDG a été menée de manière irrégulière, puisque seule la Commission permanente de discipline du parti aurait le pouvoir de procéder à une telle exclusion en cas de manquement.

Cependant, au lieu de passer par la Commission permanente de discipline, un groupe de huit militants du PDG, comprenant des personnalités influentes telles que le nouveau président du parti Paul Biyoghé Mba, Alain Claude Bilie-By-Nze, ex-Premier ministre d’Ali Bongo, et d’autres membres éminents, ont pris la décision de radier Patience Dabany.

Dans sa déclaration, Patience Dabany affirme que cette radiation constitue une « voie de fait manifestement illicite » et qu’elle doit être contestée devant les tribunaux. Elle cherche à faire comparaître devant le tribunal de première instance de Libreville les huit membres du PDG responsables de cette décision. Parmi eux figurent des personnalités bien connues de la scène politique gabonaise, telles que Jeannot Kalima, ex-ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, et Angélique Ngoma, nouvelle secrétaire générale du PDG.

Cette affaire met en lumière les tensions au sein du PDG et souligne l’importance des procédures légales et de la protection des droits politiques, même pour les personnalités publiques et artistiques. La suite des événements déterminera l’avenir politique de Patience Dabany et pourrait avoir un impact significatif sur le paysage politique gabonais dans son ensemble.

Gabon : Ouverture d’un dialogue National crucial après le Coup d’État

Le Gabon entame un nouveau chapitre de son histoire politique avec l’ouverture du dialogue national ce mardi, marquant un tournant majeur après le récent coup d’État qui a renversé le régime d’Omar Bongo Ondimba. Sous la direction du chef de la Transition gabonaise, Clotaire Oligui Nguema, et avec la participation remarquée du président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, cet événement rassemble des milliers de participants issus de divers horizons.

Ce dialogue revêt une importance particulière en tant que moyen de réconciliation nationale et de construction d’un consensus pour l’avenir du Gabon. Il témoigne également de la coopération régionale, avec la présence de représentants de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). De plus, la levée des sanctions contre le Gabon souligne un premier pas vers la normalisation des relations internationales du pays.

Dès le 6 avril, les participants se réuniront au sein de multiples commissions pour entamer les travaux préliminaires, avant de passer aux délibérations plénières. Les échanges se poursuivront jusqu’au 18 avril, date à laquelle les conclusions seront formulées. Le rapport final sera ensuite adopté le 27 avril, marquant ainsi la clôture du dialogue le 30 avril.

Le général Oligui Nguema a mis en avant l’importance cruciale de ce dialogue pour l’avenir du Gabon, soulignant l’objectif de parvenir à une nouvelle Constitution qui sera ensuite soumise à référendum. Mgr Jean Patrick Iba-Ba supervisera l’ensemble des discussions jusqu’à leur conclusion, dans le but de garantir un processus inclusif et transparent.

Ce dialogue national représente une étape essentielle dans la transition politique du Gabon, offrant une opportunité unique de réunir toutes les parties prenantes autour de la table pour définir ensemble les orientations futures du pays.

Gabon : Report du début des travaux du dialogue national pour former les participants

Prévus pour démarrer ce mercredi 3 avril, les travaux du dialogue national gabonais ont été reportés par le gouvernement afin de permettre la formation des participants. Cette décision intervient après une cérémonie d’ouverture tenue la veille au stade de l’Amitié sino-gabonaise.

Initialement, une réunion plénière réunissant les 600 participants devait lancer les négociations, notamment sur des questions cruciales telles que le règlement intérieur, les termes de référence et la méthodologie de travail. Cependant, la ministre de la Réforme des institutions, Murielle Minkoué Mintsa, a annoncé le report du début des travaux, invoquant la nécessité d’apporter des ajustements et de former les panélistes.

Certains participants ont exprimé des critiques envers le ministère, les qualifiant d’amateurisme. En réponse, la ministre a souligné la volonté d’éviter les erreurs des dialogues précédents. Selon un organisateur, cette formation vise à expliquer l’organisation du dialogue et à établir une discipline de travail appropriée, notamment sous la supervision des religieux qui dirigent le processus.

La formation des commissions et sous-commissions est prévue pour les jours suivants, jusqu’à la mise en place des structures lors de l’Assemblée plénière le samedi 6 avril. Les travaux débuteront officiellement le lundi 8 avril et se poursuivront jusqu’au 18 avril. Les jours suivants seront dédiés à l’élaboration et à la validation des conclusions, avec pour objectif l’adoption du rapport final le 27 avril et une cérémonie de clôture le 30 avril.

Résultats Préliminaires de la Présidentielle : Amadou Ba en Tête en Angola, à Yaoundé et au Gabon

Les premiers résultats de l’élection présidentielle commencent à émerger, avec Amadou Ba prenant la tête dans plusieurs régions, y compris en Angola, à Yaoundé au Cameroun, et à Moanda au Gabon.

À Luanda, la capitale de l’Angola, et à Moanda, au Gabon, Amadou Ba est arrivé en tête devant Bassirou Diomaye Faye. Voici les détails des résultats :

  • Bureau n°1 de Luanda :
    • Bassirou Diomaye Faye : 53 voix
    • Amadou Ba : 147 voix
  • Moanda, au Gabon :
    • Bassirou Diomaye Faye : 20 voix
    • Amadou Ba : 58 voix

À Yaoundé, au Cameroun, les résultats du bureau n°4 sont les suivants :

  • Amadou Ba : 114 voix
  • Bassirou Diomaye Faye : 49 voix

Ces premiers résultats préliminaires suggèrent un soutien significatif pour Amadou Ba dans ces régions. Cependant, il est important de noter que ces résultats ne sont que provisoires et que les résultats finaux seront déterminés après le dépouillement de tous les bureaux de vote à travers le Sénégal.

Alors que le processus électoral se poursuit, les électeurs et les observateurs restent attentifs aux résultats définitifs qui façonneront le paysage politique du Sénégal dans les jours à venir.

Victoire éclatante des Lions du Sénégal contre les Panthères du Gabon (3-0) en match amical

Dans un match amical très attendu, l’équipe nationale du Sénégal a offert une performance convaincante contre le Gabon, remportant la victoire avec un score final de 3-0. Ce match, qui fait suite à l’élimination précoce des Lions en huitièmes de finale de la CAN 2023, était une occasion pour l’équipe sénégalaise de retrouver sa forme et de préparer ses prochaines échéances.

Dès le début de la partie, les Lions ont pris les devants en ouvrant le score à la 13e minute grâce à un but contre son camp du défenseur gabonais Appinangoye, qui a malencontreusement dévié une frappe de Lamine Camara dans ses propres filets.

Le Sénégal a continué sur sa lancée offensive et a doublé la mise grâce à Mikail Ngor Faye, qui a marqué son premier but en sélection d’une superbe frappe à 35 mètres du but. Cette réalisation a démontré le talent et le potentiel du jeune défenseur, qui évolue au FC Barcelone.

En seconde période, l’entraîneur Aliou Cissé a effectué plusieurs changements en faisant entrer des joueurs clés tels que Sadio Mané, Boulaye Dia et Habib Diallo. Cette décision s’est révélée payante, car Habib Diallo, sur une action initiée par Boulaye Dia, a offert à Sadio Mané l’occasion de marquer le troisième but du Sénégal à la 90+2e minute.

Cette victoire convaincante permet au Sénégal de retrouver des couleurs après sa déception à la CAN 2023. Elle démontre également le potentiel de l’équipe et sa capacité à rebondir après une défaite. Les supporters des Lions peuvent désormais espérer de belles performances à venir dans les prochaines compétitions.

Gabon: la CEEAC maintient ses sanctions mais suspend la délocalisation de son siège

Le Gabon reste suspendu jusqu’à nouvel ordre des activités de la CEEAC. Ainsi ont décidé les chefs d’État de cette institution d’intégration régionale à l’issue du sommet tenu vendredi à Djibolho en Guinée Équatoriale. Mais le général Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la transition gabonaise n’est pas rentré bredouille à Libreville.

C’est une douche froide pour les dirigeants de la transition gabonaise. Le général Brice Clotaire Oligui Nguema a travaillé durement pour obtenir la levée des sanctions de la CEEAC prises contre son pays au lendemain du coup d’État du 30 août dernier. Oligui Nguema a fait le tour des capitales des pays membres de l’organisation, sauf Luanda.

Au sommet de Djibolho, le président gabonais a rappelé les circonstances du putsch qu’il désigne par  « coup de la libération » et rappelé le chronogramme de la transition qui durera deux ans. Cela n’a pas suffi pour convaincre les cinq autres chefs d’État présents au sommet. Ils ont décidé de maintenir la suspension du Gabon des activités de l’organisation jusqu’à un retour à l’ordre constitutionnel.

En revanche, ils ont décidé de suspendre la délocalisation du siège de la CEEAC de Libreville vers Malabo suite au climat de paix qui règne au Gabon et le caractère inclusif de la transition. Le président centrafricain, Fausti- Archange Touadéra reste facilitateur de la situation gabonaise. La CEEAC lui accordera un budget pour mener à bien sa mission.

Gabon: Le Premier ministre de transition présente son discours de politique générale devant les députés

Le Premier ministre de transition du Gabon, Raymond Ndong Sima, a présenté son discours de politique générale devant les députés le 7 décembre. Il a appelé à la patience, soulignant les réformes en cours et à venir, tout en rappelant les échéances de la transition, y compris un dialogue national en avril, un référendum à la fin de 2024, et des élections en août 2025. Ndong Sima a souligné l’importance de régler les questions politiques pour faciliter la prise de décisions économiques. Certains députés ont exprimé leur soutien tout en relayant les préoccupations des citoyens sur des questions telles que le code électoral, le chômage, la pauvreté et le coût de la vie.

Gabon : Ali Bongo ne peut plus payer ses factures d’électricité, révèle son entourage

Ali Bongo est-il vraiment libre de ses mouvements, comme le prétend son tombeur Oligui Nguéma ? Dans l’entourage de l’ancien président, on répond par la négative. L’ex-dirigeant est plutôt surveillé. « Il n’est pas du tout libre…Un garde républicain est constamment là pour écouter ses propos. Ses sorties dans le jardin sont limitées », expliquent ses proches à RFI.

« Il ne peut pas payer, car ses chèques sont refusés »

Ali Bongo serait également dans la gêne. En effet, selon son entourage l’ex-chef d’Etat n’a plus accès à ses comptes bancaires. Ils auraient été gelés. La conséquence immédiate est l’accumulation d’arriérés de factures d’électricité. « Il ne peut pas payer, car ses chèques sont refusés. On a peur d’une coupure » s’inquiètent ses proches.

« Il ne veut pas partir sans sa femme et son fils »

Il faut dire que l’ex-président aurait pu s’épargner ce train de vie inconfortable s’il avait accepté de quitter le pays. Mais l’homme n’envisage aucunement l’exil sans sa femme et son fils aîné. « Il ne comprend pas cette violence contre lui. L’armée lui a proposé de s’exiler il y a environ un mois. Un avion était prêt, mais il a refusé de quitter le Gabon. Preuve de sa solidité. Il ne veut pas partir sans sa femme et son fils », a expliqué  un  proche de la famille à RFI. Le président déchu estime que Sylvia et Noureddin « n’ont rien fait ».

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