Une opération rondement menée par les forces de l’ordre à Saly a permis le démantèlement d’un réseau de cambrioleurs particulièrement actifs dans la station balnéaire. Cinq individus ont été interpellés dans le cadre d’une enquête ouverte après une plainte déposée par un ressortissant français, victime d’un cambriolage nocturne. Fait marquant : c’est la géolocalisation d’un téléphone volé, un iPhone 16 Pro Max, qui a permis de remonter la piste des malfaiteurs.
L’affaire débute dans la matinée du 13 juin 2025, vers 5 heures, lorsqu’A.J.P. Georges signale au commissariat urbain de Saly le cambriolage de sa villa. Parmi les objets dérobés : plusieurs smartphones haut de gamme, un ordinateur portable, des accessoires électroniques, et notamment deux modèles récents d’iPhone. La plainte est immédiatement prise en charge par les équipes du commissaire Oumar Mbaye.
L’exploitation rapide des fonctions de géolocalisation d’un des iPhones va s’avérer décisive. Grâce à la technologie embarquée, les policiers localisent un signal actif dans la résidence « Aldiana », non loin du lieu du cambriolage. Une descente sur place permet d’arrêter un certain M. Cissé, trouvé en possession d’un des téléphones volés. Interrogé, il reconnaît l’avoir échangé contre de la cocaïne auprès d’un individu nommé O. Gueye, alias « Ngalla ».
L’enquête s’intensifie alors. Une perquisition est menée dans une chambre louée par Cissé et deux autres suspects, C. Gueye et A.H. Sow. La fouille permet de récupérer une partie du butin : trois ordinateurs portables, six téléphones, ainsi que divers sacs contenant d’autres objets d’origine douteuse.
Face aux enquêteurs, M. Cissé passe rapidement aux aveux. Il décrit avec précision sa participation à deux cambriolages dans la nuit du 11 juin, impliquant aussi les nommés C. Gueye et L.H. Diallo. Il reconnaît avoir troqué plusieurs objets volés contre de la drogue et en avoir revendu d’autres à un certain B.A. Ba, présenté comme un receleur.
Au terme de leur garde à vue, l’ensemble des mis en cause a été déféré devant le parquet du tribunal de grande instance de Mbour. Les chefs d’accusation retenus sont lourds : association de malfaiteurs, vols nocturnes et recel.
Cette affaire, qui a mis en lumière l’efficacité des nouvelles technologies comme la géolocalisation dans les enquêtes criminelles, pose également la question de leur généralisation dans les procédures policières. Au vu des résultats obtenus ici, leur usage systématique pourrait offrir aux forces de l’ordre un levier de plus dans la lutte contre la délinquance organisée.