Goudomp : le pont de Témento, un chantier prioritaire pour lever l’enclavement et booster le développement

La question de la construction du pont de Témento, dans le département de Goudomp, refait surface en ce début d’année 2026. Depuis des années, les populations du Balantacounda vivent avec les conséquences d’un territoire enclavé, souffrant de l’isolement économique et social. La concrétisation de ce projet est perçue comme une condition sine qua non pour lever ces obstacles et favoriser un véritable développement local.

Le maire de Goudomp, Malang Vieux Cissé, a de nouveau mis en avant la nécessité de mobiliser toutes les forces autour de ce projet structurant. Interrogé par la radio locale Pkumel FM, il a insisté sur l’urgence et l’importance du chantier : « Nous devons tous nous battre ensemble pour que Goudomp soit désenclavé. Tant que ce pont n’est pas réalisé, notre département restera coupé du reste du pays », a-t-il souligné.

Au-delà de la simple amélioration de la mobilité, le maire a insisté sur les perspectives économiques offertes par cette infrastructure. Selon lui, le désenclavement du département permettrait de valoriser un potentiel agricole, commercial et halieutique considérable. La région, riche en cultures diverses et en activités de pêche, voit sa croissance freinée par l’absence de franchissements adéquats. « Nous avons un réel potentiel de développement économique qui ne peut s’exprimer tant que nous restons isolés », a-t-il ajouté.

Sur le plan social, l’isolement du Balantacounda complique également l’accès aux soins. Bien que l’hôpital de niveau 3 soit implanté à Sédhiou, à seulement une vingtaine de kilomètres, sa fréquentation reste difficile pour les habitants. Les malades sont souvent contraints de se rendre à Ziguinchor, situé à environ 80 kilomètres, pour bénéficier de soins spécialisés, une situation jugée « anormale » par plusieurs acteurs locaux.

Le secteur économique souffre lui aussi du manque d’infrastructures adaptées. Les producteurs des six bananeraies du département peinent à écouler leurs récoltes en raison de la difficulté de transport vers les marchés régionaux. Les commerçants dénoncent un véritable goulot d’étranglement qui freine l’essor de l’activité agricole et compromet les revenus des exploitants.

Face à cette situation, autorités locales et populations font de 2026 une année charnière pour le pont de Témento. Sa construction est perçue non seulement comme un outil de désenclavement mais aussi comme une clé pour impulser un développement durable et améliorer la qualité de vie des habitants de Goudomp. Pour de nombreux acteurs, la réussite de ce projet symbolise la possibilité de transformer les obstacles en opportunités et de connecter durablement le département au reste du Sénégal.

Goudomp : Diomaye annonce la réalisation prochaine d’un hôpital de niveau 4 pour renforcer les soins spécialisés

En visite officielle en Casamance, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé ce lundi 22 décembre 2025 la réalisation prochaine d’un hôpital de niveau 4 à Goudomp, dans le sud du pays. Cette infrastructure sanitaire majeure vise à renforcer durablement l’offre de soins spécialisés et à améliorer significativement la prise en charge médicale des populations locales et environnantes.

L’annonce a été faite au cours de la tournée présidentielle de cinq jours actuellement en cours dans la région de la Casamance. Selon un communiqué de la Présidence de la République, ce projet s’inscrit dans la volonté du chef de l’État de rapprocher davantage les services essentiels, notamment la santé et l’éducation, des citoyens, en particulier dans les zones longtemps confrontées à un déficit d’infrastructures spécialisées.

S’exprimant à Goudomp, Bassirou Diomaye Faye s’est félicité du niveau d’excellence atteint par le système sanitaire national. Il a tenu à saluer le travail et l’engagement des professionnels de santé sénégalais, qu’il a qualifiés d’acteurs clés de la transformation du secteur. Le Président a particulièrement mis en avant les performances remarquables enregistrées dans des domaines médicaux de pointe, citant notamment les transplantations et les greffes, qui témoignent, selon lui, de la montée en puissance du savoir-faire médical national.

Dans le cadre de cette étape à Goudomp, le chef de l’État a également visité l’hôpital militaire de campagne (HMC), installé dans la localité pour répondre à des besoins sanitaires jugés prioritaires. Ce dispositif médical temporaire, déployé par le ministère des Forces armées, est opérationnel du 12 décembre 2025 au 12 janvier 2026. Il a pour mission d’apporter une réponse rapide et efficace aux urgences sanitaires, tout en soulageant les structures de santé existantes.

La présence de cet hôpital militaire de campagne illustre, selon la Présidence, la synergie entre les forces armées et le système de santé civil, notamment dans les zones où l’accès aux soins spécialisés demeure limité. Le Président Diomaye Faye a salué cette initiative, soulignant son importance dans la prise en charge des populations et dans la prévention des crises sanitaires.

Cette annonce intervient dans le cadre de la tournée économique du Président de la République, qui se déroule du 20 au 25 décembre 2025 à travers plusieurs localités de la Casamance. Cette tournée vise à évaluer l’état d’avancement des projets structurants, à échanger avec les acteurs locaux et à identifier les priorités en matière de développement économique et social.

Avec la perspective de la construction d’un hôpital de niveau 4 à Goudomp, les autorités entendent franchir une nouvelle étape dans le renforcement du plateau médical régional, réduire les évacuations sanitaires vers les grandes villes et garantir un accès équitable à des soins spécialisés pour les populations du sud du pays. Une initiative qui s’inscrit pleinement dans la vision de transformation nationale portée par le nouveau régime.

Goudomp : le PASTEF secoué par de fortes tensions entre le ministre Olivier Boucal et des cadres locaux

La section communale du PASTEF à Goudomp traverse une période de turbulences qui risque de fragiliser l’unité du parti dans cette zone stratégique du sud du pays. Ce week-end, une conférence publique consacrée à la fiscalité, initiée par la coordination communale, a tourné au fiasco, exposant au grand jour les divisions profondes qui opposent le ministre Olivier Boucal à certains cadres locaux du parti.

L’événement, pensé comme un espace d’échanges citoyens, a rapidement été marqué par une ambiance électrique. Après la prise de parole du ministre, ses partisans auraient quitté la salle en signe de désaccord ou pour marquer leur soutien exclusif à leur leader. Ce départ collectif a exacerbé les tensions et provoqué une escalade qui a culminé en jets de pierres et en usage de gaz irritant. Face à ce désordre, les organisateurs ont été contraints de mettre fin prématurément à la rencontre, laissant un goût amer à ceux qui espéraient un dialogue constructif.

Dans la foulée, Albino Ndecky, membre du MONCAP et représentant du parrain de l’événement, n’a pas mâché ses mots. Il a accusé Olivier Boucal d’avoir volontairement saboté la conférence : « Il a fait plus de 500 km de Dakar à Goudomp pour venir saboter notre activité », a-t-il déploré, exprimant sa frustration et sa déception face à ce qu’il considère comme une manœuvre délibérée.

Olivier Boucal, de son côté, a rejeté toute responsabilité dans la perturbation de la rencontre. Dans sa réplique, le ministre a dénoncé ce qu’il qualifie de tentatives d’exclusion orchestrées par des cadres locaux qui, selon lui, veulent l’écarter des activités du PASTEF dans sa propre base. « Des gens qui se disent militants authentiques s’organisent à m’écarter du parti », a-t-il déclaré, avant de prévenir qu’il mènerait son « gatsa-gatsa » chaque fois qu’il serait visé par ce type de manœuvres. Avec fermeté, il a ajouté : « Le respect ne se quémande pas, il s’arrache. » Pour lui, la situation est incompréhensible : « Je ne peux pas être majoritaire et être malmené par une minorité incapable. »

Cette confrontation illustre, selon plusieurs observateurs politiques, une lutte d’influence en perspective des prochaines élections locales. Dans ce contexte, chaque camp cherche à consolider ses positions, quitte à exposer les fractures internes du parti. La querelle dépasse ainsi le simple cadre d’un événement perturbé pour devenir un révélateur des rivalités de leadership au sein du PASTEF à Goudomp.

L’avenir dira si la direction nationale du parti interviendra pour apaiser les tensions et restaurer l’unité, ou si le bras de fer entre le ministre Olivier Boucal et la coordination communale s’intensifiera. Ce qui est certain, c’est que la cohésion du PASTEF dans cette commune sera déterminante pour son implantation durable et son poids électoral dans la région.

Goudomp : Kabonketoor fait de la dénonciation une arme contre les violences sexuelles

À Goudomp, dans le sud du Sénégal, l’association Kabonketoor poursuit son engagement dans la lutte contre les violences sexuelles, un fléau qui fragilise les communautés et brise des vies. Avec l’appui du Fonds Africain pour le Développement de la Femme (AWDF), elle a organisé un atelier de sensibilisation de deux jours destiné aux leaders communautaires, aux chefs de quartier, aux conducteurs de motos-taxis Jakarta ainsi qu’aux représentants venus des localités de Kaour et de Goudomp.

Cette rencontre, qui s’inscrit dans une dynamique participative, avait pour ambition de renforcer l’implication des relais sociaux dans la prévention et la répression de ces violences. Les participants ont été outillés pour détecter les signes de violences, briser le silence, accompagner les victimes et surtout dénoncer les auteurs afin de mettre un terme à leur impunité.

Pour Rama Diedhiou, chargée de projet à Kabonketoor, la gravité de la situation impose une réaction collective. « Les violences sexuelles restent préoccupantes. Il nous faut désormais dénoncer et signaler les auteurs pour mettre un terme à ce fléau », a-t-elle martelé, appelant à une mobilisation de tous les acteurs sociaux.

Au-delà de la sensibilisation, Kabonketoor mise sur la responsabilisation des communautés. L’association encourage un changement de mentalités, afin que la dénonciation des cas ne soit plus perçue comme une trahison, mais comme un devoir de protection des victimes et de défense de la dignité humaine. Les familles, les leaders d’opinion et les structures locales sont ainsi appelés à unir leurs efforts pour créer un environnement où les survivantes sont écoutées, soutenues et accompagnées.

Cet atelier marque une étape importante dans la stratégie de l’association, qui entend placer la dénonciation au cœur de la lutte contre les violences sexuelles dans le département de Goudomp. Pour Kabonketoor, le silence n’est plus une option : seule une vigilance collective permettra d’éradiquer ce phénomène destructeur et de bâtir des communautés plus sûres et plus solidaires.

Goudomp : Démarrage effectif du projet BF avec l’installation des points de mise en œuvre à Kaour et Djibanar

Dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance, une nouvelle étape décisive vient d’être franchie dans la concrétisation du projet agro-industriel porté par BF International. Après la signature, il y a quelques mois, d’une convention intercommunale historique entre les communes de Kaour et de Djibanar et l’entreprise italienne, les activités entrent désormais dans leur phase opérationnelle.

Une étape clé pour le développement local

L’installation officielle des points de mise en œuvre dans les deux communes marque le démarrage effectif du projet sur le terrain. L’équipe technique, avec l’appui des autorités administratives et locales, a mis en place les premiers dispositifs destinés au suivi, à la coordination et à la gestion des interventions.

À Kaour, l’événement a rassemblé élus municipaux, chefs de village et groupements communautaires, tous unis autour de l’idée que ce projet constitue une véritable opportunité pour stimuler le développement local. Même mobilisation à Djibanar, où les habitants, notamment les femmes et les jeunes, ont exprimé leur attente de solutions concrètes en matière d’accès aux services de base, d’emploi et d’amélioration des conditions de vie.

Des activités pilotes dès cette année

Ces installations permettront le lancement des premières activités pilotes et assureront un suivi rapproché de la progression du projet. Selon les responsables, cette phase préparatoire est essentielle pour garantir une mise en œuvre participative, en adéquation avec les besoins exprimés par les communautés bénéficiaires.

Un projet structurant pour la Casamance

Pour rappel, le projet BF s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei du gouvernement italien et de l’Union européenne pour l’Afrique. Doté d’un budget de 134 millions d’euros, il repose sur un partenariat public-privé ambitieux et s’articule autour de trois axes majeurs :

le renforcement communautaire et éducatif, l’agriculture et l’élevage modernes appuyés par la digitalisation, la production de semences certifiées.

Le projet prévoit la mise en culture de 10 000 hectares dans la zone naturelle de Casamance, avec un système d’irrigation performant comprenant près de 250 pivots. Il englobe également la modernisation de la production agricole et animale ainsi qu’un vaste programme de formation technique pour plus de 250 bénéficiaires dans les domaines de la mécanique, de l’agriculture, de l’hydraulique et autres métiers liés à la chaîne de valeur.

Vers un développement inclusif et durable

Avec cette étape franchie, le projet BF s’ancre progressivement dans le quotidien des populations de Kaour et de Djibanar. Les espoirs d’un développement inclusif et durable se renforcent, portés par une vision qui associe l’innovation, la formation et la valorisation des ressources locales.

Goudomp – Sport : 1.700.000 FCFA mis sur la table par le maire de Kaour pour les ASC et le Comité Directeur

Dans la petite commune de Kaour, département de Goudomp, le maire Séckou Ndiaye se distingue par son engagement sans faille en faveur de la jeunesse. Convaincu que l’avenir de sa localité repose sur les jeunes, il a fait de leur épanouissement une priorité dans ses actions quotidiennes. Le sport et la culture occupent ainsi une place importante dans sa politique.

Selon la population, au-delà des projets concrets, c’est surtout la proximité du maire avec les jeunes qui force l’admiration. On le voit régulièrement participer à leurs activités, écouter leurs préoccupations et les impliquer dans la prise de décisions. « Notre jeunesse n’est pas seulement l’avenir, elle est aussi le présent de notre commune », a-t-il rappelé.

D’après nos sources, cet engagement a permis de renforcer la confiance entre la mairie et la jeunesse, créant une dynamique collective qui inspire déjà des communes voisines.

En cette période de navétane, le maire a jugé nécessaire d’accorder une subvention globale de 1.700.000 FCFA aux différentes Associations Sportives et Culturelles (ASC) ainsi qu’au Comité Directeur (CD). Chaque ASC a bénéficié d’un appui financier de 150.000 FCFA, tandis que le Comité Directeur a reçu 700.000 FCFA. En complément, la mairie a offert du matériel indispensable pour une bonne organisation des activités : imprimante, papiers, marqueurs, rames et enveloppes.

« À travers ce geste, nous réaffirmons notre engagement envers la jeunesse. Notre objectif est de lui donner les moyens de briller et de porter haut les couleurs de la commune grâce au sport et à la culture », a souligné M. le Maire Séckou Ndiaye.

Par cet acte, la municipalité confirme sa volonté de promouvoir le développement local, de renforcer la cohésion sociale et de faire du sport et de la culture de véritables leviers d’épanouissement pour la jeunesse.

Goudomp / Religion : Conférence et Ndogou de la JPS et de PASTEF dans la commune de Kaour

La bonne gouvernance vise à assurer une gestion efficace, transparente et équitable des ressources publiques et des affaires de l’État. C’est dans cette optique qu’Ismaïla Biaye, responsable politique de PASTEF dans la commune de Kaour et chargé de la communication de la JPS départementale de Goudomp, a tenu à rappeler les principes fondamentaux d’une gestion vertueuse.

“La bonne gouvernance garantit une gestion efficace et équitable des affaires de l’État. Elle assure l’accès à l’information et la transparence dans la prise de décision. Elle implique les citoyens dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques, tout en veillant à ce que les dirigeants rendent des comptes sur leur gestion. De plus, elle applique la loi de manière équitable et garantit la justice pour tous. Elle favorise une gestion optimale des ressources pour atteindre les objectifs de développement et met en place des mécanismes de prévention et de sanction contre la corruption”, a souligné Ismaïla Biaye.

Il a également insisté sur le fait que la bonne gouvernance garantit l’égalité des chances et la protection des droits de tous, y compris ceux des groupes vulnérables.

La bonne gouvernance constitue un pilier central de la politique de PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité). Depuis sa création, ce parti dirigé par Ousmane Sonko met l’accent sur la transparence, la lutte contre la corruption et la gestion efficiente des ressources publiques. Son programme repose sur la souveraineté et le développement durable à travers le concept “Jub, Jubal, Jubanti”, qui vise à instaurer une gouvernance vertueuse, avec des réformes institutionnelles renforçant la reddition des comptes et l’indépendance de la justice.

Profitant de cette occasion, Ismaïla Biaye a lancé un appel à l’ensemble des patriotes du département de Goudomp pour qu’ils s’unissent autour de tous les leaders et responsables du département, à l’image de M. Olivier Boucal, ministre de la Fonction publique, des honorables députés Ahmed Chérif Dicko et Sona Kinty Solly, de M. Yahya Sadio, chargé de mission à la présidence de la République, de M. Aliou Dasylva, coordinateur départemental, de M. Doudou Bosco Sadio, chef de cabinet du ministre de la Fonction publique, et de M. Albino Ndecy, cadre de PASTEF et membre du MONCAP.

Enfin, il a tenu à saluer l’engagement et l’accompagnement de l’ensemble des responsables de PASTEF qui ont contribué au succès de cet événement.

SÉDHIOU / EXCISION COLLECTIVE À GOUDOMP : 11 Fillettes de moins de 5ans mutilées

Le 15 février 2025, un drame a eu lieu dans la région de Sédhiou, au Sénégal, où 11 fillettes âgées de cinq mois à cinq ans ont été excisées collectivement dans le département de Goudomp. Cet acte barbare, qui intervient après la célébration de la Journée internationale de tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines (MGF), a suscité une profonde indignation au sein de la communauté nationale et internationale.

L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et ONU Femmes ont immédiatement réagi, exprimant leur consternation face à cette nouvelle violation des droits fondamentaux des filles. Dans un communiqué publié le 21 février 2025, les agences des Nations Unies ont dénoncé cette pratique néfaste qui continue de faire des victimes, malgré les efforts considérables du Gouvernement sénégalais pour éradiquer les MGF.
« Il est difficile de comprendre qu’une violation aussi grave des droits fondamentaux des filles ait lieu dans un pays pionnier dans la lutte contre les MGF », a déclaré Arlette Mvondo, Représentante d’ONU Femmes au Sénégal. Cette condamnation s’ajoute aux nombreuses prises de position des acteurs internationaux qui jugent inacceptable ce retour en arrière, sachant que le Sénégal a été l’un des premiers pays en Afrique à adopter des lois strictes contre les MGF.
Les MGF, en plus des souffrances physiques et des risques mortels qu’elles engendrent, laissent des séquelles psychologiques profondes et irréversibles. Les conséquences peuvent inclure des infections, des complications à la naissance, et une vie marquée par des douleurs chroniques. Mais au-delà des souffrances corporelles, c’est toute la dignité des filles qui est bafouée.
Les Nations Unies rappellent que les MGF portent atteinte aux droits humains les plus fondamentaux, notamment le droit à l’intégrité physique, à la sécurité et à la dignité. « L’excision n’est pas seulement une atteinte à l’intégrité physique des filles, c’est une négation de leur avenir », a insisté Jacques Boyer, Représentant de l’UNICEF au Sénégal.
Les agences de l’ONU appellent le Gouvernement sénégalais à prendre des mesures fermes pour appliquer la loi et pour faire face à l’impunité qui entoure trop souvent ces pratiques. Bien que les autorités sénégalaises aient adopté la loi 99-05, criminalisant l’excision, la pratique continue de se répandre, parfois avec la complicité de certains membres des communautés locales.
Le Sénégal, par l’intermédiaire de ses ministères, de ses collectivités territoriales et de la société civile, a pris des mesures importantes pour lutter contre les MGF, mais des actions plus déterminées sont encore nécessaires pour mettre fin à cette pratique néfaste.
L’UNFPA et l’UNICEF s’engagent à soutenir le Sénégal dans la mise en œuvre de sa Stratégie Nationale de lutte contre les MGF. Ces organisations appellent à une intensification des efforts pour garantir que plus aucune fille ne soit victime de mutilations. À l’approche de l’échéance des Objectifs de Développement Durable (ODD) en 2030, le Sénégal doit renforcer son engagement pour l’élimination totale des MGF. « Un seul cas est de trop », a averti Tracey Hebert-Seck, Représentante de l’UNFPA au Sénégal.
Le Gouvernement sénégalais doit maintenant intensifier ses efforts pour assurer une application stricte des lois, poursuivre les auteurs de ces actes et renforcer les campagnes de sensibilisation dans les communautés, notamment celles où l’excision reste encore une pratique courante.
L’excision collective de ces 11 fillettes est un appel à l’action pour tous les Sénégalais et pour la communauté internationale. Ce crime odieux ne doit pas rester impuni. C’est un combat que nous devons mener collectivement pour garantir un avenir libre de violences pour toutes les filles et les femmes du Sénégal.

Ledakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°406 – 26/02/2025

🔴 GRÈVE DES AGENTS DE LA SANTÉ ET DE L’ENSEIGNEMENT : L’ÉTAT ASPHYXIÉ
🔴 SÉDHIOU / EXCISION COLLECTIVE À GOUDOMP : 11 FILLETTES DE MOINS DE 5 ANS MUTILÉES

🔴 SUSPENSION DES COMBATS DE LUTTE : 140 LUTTEURS ET 7 PROMOTEURS DANS L’IMPASSE
🔴 ARRÊT DES SUBVENTIONS AUX CLUBS : MASSATA DIACK INTERPELLE LA FSF

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°321 – du 13/11/2024

🔴 DÉCAISSEMENT SUR UN PROGRAMME DE PLUS DE 1 173 MILLIARDS F CFA : LE FMI TIENT EN HALEINE LE SÉNÉGAL
🔴 GOUDOMP / REJET DE L’ENSEIGNEMENT DU « MANDINGUE » DANS LES ÉCOLES DE DIATTACOUNDA : LES POPULATIONS EXIGENT LE « BALANTE »

🔴 HÔTE DE LA COUPE D’AFRIQUE DES CLUBS CHAMPIONS DE BASKET FÉMININ : L’ASC VILLE DE DAKAR EN QUÊTE DE TITRE
🔴 LDC FÉMININE CAF : LES AIGLES DE LA MÉDINA RENTRENT BREDOUILLES DU MAROC

GOUDOMP/Culture : Cinéma – Ibrahima Biaye, directeur d’Ibara TV, réforme le secteur

Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public a déclaré ce samedi à Goudomp, lors de la cérémonie officielle de clôture de la session de formation sur les métiers du cinéma et de l’audiovisuel, qu’il est rare de voir un jeune comme Ibrahima Biaye investir dans un secteur presque inexploité. « Dans les grandes villes, cela aurait été compréhensible, mais ici à Goudomp, il faut être entrepreneur et très courageux pour lancer un tel projet et le réussir », a affirmé Olivier Boucal, qui a tenu à féliciter le jeune Ibrahima Biaye pour avoir révolutionné le secteur à Goudomp.

Toutes les autorités présentes à la cérémonie de remise des attestations de fin de formation, notamment le maire de Kaour et le préfet du département, ont salué ce projet et se sont engagées à l’accompagner pour le bien des jeunes du département et de la région. Si le maire lui a déjà octroyé une parcelle pour abriter son service, Aliou Keba Badiane, secrétaire permanent du Fonds de promotion des industries cinématographiques et de l’audiovisuel, s’est engagé à soutenir financièrement la construction de l’édifice d’intérêt public, sans toutefois préciser le montant.

En marge de la cérémonie, le ministre Olivier Boucal s’est exprimé sur l’actualité, notamment concernant le débat sur le référentiel des politiques publiques à l’horizon 2050, lancé le 14 octobre 2024 à Diamniadio. Selon Olivier Boucal, ce référentiel « est une réponse à une économie fragilisée et à un tissu social déstructuré ». Il a rejeté les accusations de plagiat du Plan Sénégal Émergent, affirmant que, bien au contraire, le référentiel 2050 prend en compte les préoccupations de toutes les couches sociales sénégalaises.

Goudomp : Journée nationale de Sétal Sunu Rewmi dédiée à l’école. Le ministre Olivier Boucal retourne dans son royaume d’enfance.

« Je voudrais d’abord féliciter toute la population de Goudomp qui s’est mobilisée massivement. Et au-delà de la population, nous devons également tirer un bilan de satisfaction quant au taux de participation. Nous avons vu les forces de défense et de sécurité participer massivement à cette journée d’investissement humain. Il faut rappeler que cette journée est dédiée à l’éducation et à l’enseignement professionnel », a expliqué M. Olivier Boucal, ministre de la Fonction publique, à l’occasion de la journée de Sétal Sunu École.

Les autorités déconcentrées ont choisi le Lycée de Goudomp. Pour moi, natif de Goudomp, revenir participer dans un lieu où j’ai étudié et enseigné est un grand plaisir. Ce que je peux dire, c’est qu’il faut vraiment magnifier tout le travail et le niveau de compréhension de l’idée du Président de la République », a ajouté le ministre Olivier Boucal.

« Nous n’avons jamais rencontré ce problème à Goudomp pour la réouverture, mais je sais que les élèves sont suffisamment sensibilisés. Aujourd’hui, nous avons nettoyé les salles de classe, rangé les tables-bancs, et nous sommes en train de finir le désherbage. Nous pensons donc que le Lycée de Goudomp est fin prêt, comme les autres établissements de la ville. Nous pensons que les élèves viendront lundi pour la rentrée, car nous devons concrétiser le concept ‘Oubi Tey, Jang Tey’. J’ai fait le tour avec le proviseur et nous avons constaté que le Lycée de Goudomp, qui a ouvert ses portes il y a seulement cinq ans, est dans un état de délabrement très avancé. Je ne comprends pas l’origine de cette dégradation, mais il est surprenant qu’un lycée livré il y a seulement cinq ans soit dans un tel état », s’est interrogé M. Boucal.

« De toute façon, nous avons fait le constat et nous porterons ce que nous avons observé à l’attention du ministre de l’Éducation afin qu’il prenne les dispositions nécessaires », a conclu le ministre de la Fonction publique.

Goudomp : Un quadragénaire meurt par électrocution à Sambou

Le village de Sambou, situé dans la commune de Karantaba, département de Goudomp dans la région de Sédhiou, est en deuil après la tragique mort par électrocution d’un de ses habitants, ce vendredi en fin de matinée. La victime, un homme d’une quarantaine d’années, a perdu la vie en manipulant une rallonge électrique.

Selon les premiers témoignages, l’homme avait branché une rallonge depuis sa chambre alors qu’il se trouvait dans la cour de sa maison. C’est en manipulant le câble que l’accident fatal s’est produit, entraînant une électrocution immédiate.

Alertés, les sapeurs-pompiers et les gendarmes se sont rapidement rendus sur les lieux pour constater les faits. Le corps sans vie de la victime a été transporté à la morgue du centre hospitalier régional Amadou Tidiane Ba de Sédhiou.

Cette tragédie a plongé la communauté de Sambou dans la tristesse, rappelant l’importance des précautions à prendre lors de la manipulation d’appareils et câbles électriques.

Gamou 2024 à Kaour : Les doléances de la population de Goudomp à l’État

Le village de Kaour, situé dans le département de Goudomp, région de Sédhiou, a célébré ce jeudi 16 mai l’édition 2024 de son gamou annuel sous le thème « Le Voisinage ». Cet événement religieux a été marqué par des récitals du Coran et des chants en l’honneur du prophète Mohamed (PSL), attirant de nombreux fidèles et dignitaires.

Le gamou s’est tenu sous la direction de plusieurs figures importantes de la communauté, dont Elhadji Badiaby Gassama, imam de la grande mosquée de Kaour, Vieux Saloum Djighaly, chef du village de Kaour, et Sékhou Ndiaye, maire de la commune. Une délégation du ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, natif du village, était également présente, conduite par Doudou Bosco Sadio. Ce dernier a transmis le message du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et celui du ministre.
Dans son discours, Doudou Bosco Sadio a exprimé la satisfaction du ministre de la Fonction publique envers sa communauté et son engagement pour le développement du département de Goudomp. Il a promis de transmettre toutes les doléances des habitants au ministre, soulignant l’importance de ces préoccupations pour le gouvernement.


Le chef du village, Arfang Vieux Saliou Djighaly, a formulé plusieurs demandes au gouvernement pour améliorer les conditions de vie dans la commune de Kaour. Les habitants ont prié pour que le président Bassirou Diomaye Faye ait la sagesse et la faveur de gérer le pays dans la paix et la prospérité. Parmi les doléances, le chef du village a insisté sur le besoin de développement infrastructurel pour permettre à Kaour d’atteindre un niveau de développement comparable à celui des autres communes du pays.
Kaour fait face à un sérieux manque d’infrastructures de base. Le chef du village a plaidé pour des investissements en infrastructures afin d’améliorer les conditions de vie des habitants. « Nous voulons que les autorités étatiques prennent en compte ce qu’il faut pour l’émergence de la commune de Kaour à l’image des autres du pays », a-t-il déclaré.


Un autre problème majeur soulevé est la salinisation des terres, qui affecte gravement les rizières et, par conséquent, l’économie locale. « Nous voulons que les autorités trouvent des solutions idoines concernant la salinisation des rizières du village de Kaour et environs. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, dans la plupart des zones rurales, le taux de pauvreté s’accentue chaque année », a expliqué Arfang Vieux Saliou Djighaly. Il a appelé à la mise en place d’un programme de lutte contre la salinisation des terres dans le sud du Sénégal.


Les habitants de Kaour ont exprimé leur espoir que ces doléances soient prises en compte par le gouvernement, afin d’améliorer les conditions de vie dans la région et de promouvoir un développement durable. Le soutien du ministre de la Fonction publique et les promesses faites par les représentants de l’État lors de cette célébration religieuse marquent un pas vers la prise en charge des besoins urgents de la population de Kaour.


La commémoration du gamou a ainsi servi de plateforme non seulement pour la célébration religieuse, mais aussi pour la voix des préoccupations locales, soulignant l’importance d’une action gouvernementale concrète pour répondre aux défis de la communauté.

Mariama Massaly
Correspondante à kaolack.

Goudomp / Hygiène publique : Kaour se débarrasse de ses ordures en prélude de son Gamou annuel…

Les populations du village de Kaour chef lieu de la commune qui porte le même nom. Une localité située dans le département de Goudomp ont initié dimanche , une journée de Set -Sétal (opération de nettoyage) à quelques jours de la célébration du Gamou annuel prévu le 16 Mai prochain. Une journée au cours de laquelle tous les espaces publics tels que la grande mosquée ,autres lieux de culte , le poste de santé, mais également les canaux à ciel ouvert ont reçu un grand coup de balai. Cette initiative du président de la jeunesse de Kaour en l’occurrence Lamine Mané secrétaire particulier du maire de la commune de Kaour. Devant une belle mobilisation marquée par l’enthousiasme des populations et les rythmes de  » diambadong » ( la danse aux feuilles ) le président de la jeunesse de Kaour a rappelé que
 » La propreté du village de Kaour doit être l’affaire de tous afin de se débarrasser des ordures à quelques jours du Gamou annuel. Celà va nous permettre d’accueillir nos hôtes qui viendront des autres contrées du pays, de la sous – région et même de la diaspora.
C’est dans ce sens que nous invitons la population à promouvoir l’amélioration de leur cadre de vie en impliquant tous les acteurs, notamment les Associations sportives et culturelles (Asc). Une chose qui pourrait permettre au village de Kaour chef lieu de la commune de se positionner pour un village propre à travers la commune et le département.

Goudomp : le ministre de la Fonction publique en visite dans son fief après sa nomination.

Le ministre de la Fonction publique Olivier Boucal s’est rendu, samedi dans le département de Goudomp au niveau des villages de Goudomp, Kaour, Singhére Baïnouck et Singhére Escale pour une visite de courtoisie auprès des populations et des foyers religieux de la localité.

M. Olivier Boucal s’est entretenu avec les guides religieux de Kaour son village natal. Là – bas le ministre et sa délégation étaient chez la famille de Chérif Sidou Ahmeth Ibn Chérif Diafara Sadick Aïdara où il a été reçu par Chérif Yacouba Ibn Chérif Mouhamed Lamine Aïdara et à Gassama Counda le ministre a sollicité des prières auprès du khalif de Cheikh Elhadji Gaoussou Diaby Gassama, Elhadji Badiaby Gassama

Selon des témoins ayant assisté à la rencontre, le ministre de la fonction publique a promis que le gouvernement continuera d’être aux côtés des populations, les accompagnera dans leurs actions. Il a également évoqué d’autres moyens de lutter contre la pauvreté entre autres afin que le département de Goudomp soit l’un des départements émergents.

A leur tour, les chefs religieux de Kaour lui ont rappelé que c’est Dieu qui donne le pouvoir à qui Il veut et ont prié pour la réussite du président de la République Bassirou Diomaye Faye.

5 milliards en billets noirs saisis à Goudomp : « Le Sénégal, base arrière des terroristes » (Colonel Sankoung Faty)

Les saisies de faux billets se multiplient au Sénégal, mettant en lumière le rôle croissant du pays dans le trafic de faux-monnayeurs. Après une saisie de plus de 3 milliards de billets noirs à Thiès en début d’année 2024, une autre beaucoup plus importante, estimée à 5 milliards de billets noirs, a été opérée hier mardi 16 avril à Goudomp, dans la région de Sédhiou, illustrant l’ampleur croissante du phénomène.

Selon le Colonel de gendarmerie à la retraite, Sankoung Faty, l’idée que cette présence de faux-monnayeurs à Goudomp soit liée à la campagne de vente de noix de cajou est erronée. Il estime que ces trafiquants ne sont pas au bas niveau de l’échelle de la criminalité, mais qu’ils font partie d’une économie criminelle développée au Sénégal, qui constitue une base arrière pour les terroristes.

« Le Sénégal est entouré de pays instables qui font transiter leur économie via le Sénégal pour financer leurs activités de terreur », analyse-t-il. Il souligne que les forces de défense et de sécurité se sont formées, équipées et spécialisées pour contrer ces bandes qui évoluent dans le faux monnayage, la cybercriminalité, le trafic de drogue et le trafic d’armes.

Cette saisie rappelle l’affaire de l’ex-député Seydina Fall alias Bougazelli en 2019, arrêté pour trafic présumé de faux-billets. Depuis lors, le phénomène n’a cessé de prendre des proportions galopantes, mettant en lumière les défis croissants auxquels est confronté le Sénégal dans la lutte contre le crime organisé et le financement du terrorisme.

Quitter la version mobile