Le gouverneur de la région de Dakar, Ousmane Kane, a annoncé le lancement d’une vaste opération de désencombrement visant à libérer les artères principales et les espaces publics de la capitale des épaves, des véhicules abandonnés et des engins laissés à l’abandon. Cette mesure, présentée comme une nécessité pour rétablir la fluidité de la circulation et préserver l’ordre public, marque une nouvelle étape dans la lutte contre l’occupation anarchique de l’espace urbain dakarois.
Dans un communiqué officiel publié ce lundi, le gouverneur a exprimé son inquiétude face à la prolifération des véhicules en stationnement prolongé sur les trottoirs, les accotements et même parfois les voies principales, transformées en parkings sauvages ou en dépotoirs mécaniques. Ces épaves, souvent laissées à l’abandon depuis plusieurs mois, constituent selon lui une menace pour la sécurité routière, la salubrité et la mobilité urbaine.
« Ces obstructions anarchiques perturbent gravement la circulation, créent des embouteillages chroniques et dégradent le cadre de vie. Elles présentent également des risques sanitaires et sécuritaires importants », a averti M. Kane, appelant à une réaction rapide et concertée.
Face à cette situation devenue intenable, un ultimatum a été fixé : tous les propriétaires de véhicules ou d’engins abandonnés dans l’espace public disposent jusqu’au mardi 11 novembre 2025 pour procéder à leur enlèvement. Passé ce délai, les autorités procéderont à des opérations de déguerpissement forcé, sans autre préavis.
Le communiqué précise que ces mesures ne se limitent pas aux seuls centres urbains de Dakar, mais concernent également les banlieues et les zones périurbaines, où la présence d’épaves et de véhicules en panne entrave souvent l’accès aux marchés, aux écoles et aux services publics.
Le gouverneur Ousmane Kane justifie cette décision par la « croissance préoccupante de l’entrave à la libre circulation des biens et des personnes », aggravée par une mauvaise gestion de l’espace public et une absence de discipline citoyenne. Il évoque aussi les conséquences directes sur « la salubrité publique, la sécurité collective et l’image de la capitale », insistant sur la nécessité d’une action ferme et durable.
Dans cette perspective, le gouverneur a appelé à une mobilisation générale des différentes parties prenantes : les autorités municipales, les préfets, les sous-préfets, les services de sécurité et les forces de l’ordre sont invités à veiller à la stricte application de cette mesure. Les communes devront, selon lui, identifier les zones les plus touchées et participer activement à la mise en œuvre du plan de désencombrement.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts entrepris par l’État pour restaurer l’ordre et la propreté dans l’espace public de la région de Dakar, confrontée depuis plusieurs années à un désordre urbain grandissant. Le gouverneur a tenu à rappeler que cette opération n’est pas une sanction, mais un acte de responsabilité et de civisme, visant à garantir la sécurité, la fluidité et la qualité de vie des Dakarois.
« Il est temps que chacun prenne conscience de sa part de responsabilité. L’espace public appartient à tous, et sa préservation relève du devoir collectif », a conclu Ousmane Kane, avant de réaffirmer la détermination de l’administration à faire appliquer cette mesure « sans complaisance ni discrimination ».