La Fédération des syndicats des transports routiers a officiellement annoncé, ce vendredi, la levée du mot d’ordre de grève qui paralysait le secteur depuis une dizaine de jours. Cette décision intervient à l’issue d’une rencontre entre les représentants des transporteurs et les autorités gouvernementales, notamment les ministres en charge de l’Intérieur et des Transports terrestres.
Selon Fallou Samb, secrétaire général du Syndicat national des transports routiers, cette suspension du mouvement fait suite à des avancées notables obtenues lors des discussions. Il a précisé que ces échanges ont été facilités par l’implication directe du président de la République, qui avait reçu la veille Alassane Ndoye, président de la Fédération, donnant ainsi une impulsion décisive aux négociations.
Dans une déclaration marquée par un ton apaisé, le responsable syndical a présenté les excuses des transporteurs à la population pour les désagréments causés durant cette période de grève. Il a toutefois tenu à rappeler que ce type de mouvement constitue un moyen de pression légitime pour faire avancer les revendications du secteur, confronté à de nombreuses difficultés structurelles.
Parmi les principales mesures obtenues, figure la levée de l’interdiction de circulation nocturne, une revendication majeure des transporteurs qui dénonçaient les impacts économiques de cette restriction. Les autorités ont également décidé de rétablir trois postes mixtes de contrôle sur les corridors routiers, tout en s’engageant à réduire les contrôles en zones urbaines, souvent perçus par les professionnels comme des sources de tracasseries et de pertes financières.
Dans le même sillage, le ministère de l’Intérieur a promis de transmettre une note officielle aux commissaires afin de mieux encadrer les pratiques de contrôle et d’éviter les abus signalés par les acteurs du transport. Cette mesure vise à instaurer un climat de confiance entre les forces de l’ordre et les transporteurs.
Les discussions ont également permis d’ouvrir un chantier important concernant la mise en place d’un régime social pour les travailleurs du secteur, une revendication de longue date destinée à améliorer les conditions de vie et de travail des professionnels du transport routier.
Concernant certaines doléances spécifiques, notamment celles liées aux véhicules de marque Toyota, des solutions ont déjà été trouvées. Celles-ci permettront aux acteurs concernés de poursuivre leurs activités dans l’immédiat, en attendant des ajustements techniques plus durables.