Thiès : Déguerpissement des marchands ambulants au marché central, la grogne monte

Les autorités administratives et locales de Thiès ont entamé, ce samedi, une vaste opération de déguerpissement des marchands ambulants occupant illégalement la voie publique au marché central. Cette initiative, mise en œuvre sur la base d’un arrêté préfectoral, a entraîné l’expulsion de milliers de commerçants établis depuis des années dans ce haut lieu du commerce thiessois.

Hommes et femmes, notamment de jeunes vendeurs, ont exprimé leur profonde frustration face à cette mesure jugée brutale et mal préparée. Selon eux, les autorités auraient dû prévoir un site de recasement avant de procéder à leur expulsion. « Nous ne sommes pas contre l’organisation du marché, mais il fallait au moins nous proposer une alternative avant de nous chasser », a déploré un commerçant rencontré sur place.

Les marchands ambulants dénoncent un « acharnement » contre leur activité et pointent l’absence de mesures d’accompagnement. Pour eux, cette décision met en péril leur principale source de revenus, dans un contexte économique déjà difficile. « Comment allons-nous nourrir nos familles si nous ne pouvons plus vendre ici ? » s’interroge une vendeuse de fruits, visiblement désabusée.

Du côté des autorités, on évoque la nécessité de désengorger le marché central, d’assurer une meilleure fluidité de la circulation et d’améliorer l’ordre public. « L’occupation anarchique des trottoirs et des routes crée des embouteillages et des risques pour la sécurité des riverains », a expliqué un responsable administratif.

Toutefois, cette explication ne convainc pas les commerçants, qui exigent des mesures réparatrices et un dialogue inclusif avec les autorités pour trouver des solutions adaptées à leur situation.

Face à la colère grandissante des marchands ambulants, la situation reste tendue à Thiès. Certains menacent de manifester pour faire entendre leurs revendications, tandis que d’autres espèrent un geste des autorités pour éviter une crise sociale.

Grogne dans la fonction publique

Ils sont plus de 800 citoyens Sénégalais recrutés dans la fonction publique mais qui attendent encore leur formation. Mais l’Etat semble les oublier car depuis leur entretien, ils n’ont franchi aucune autre étape. D’ailleurs, ces 800 nouvelles recrues de la fonction publique ont déjà établie une stratégie afin de passer à l’étape supérieure pour avoir gain de cause.

Sous l’anonymat, l’une des recrues de la fonction publique confie avoir travailler dans le bénévolat depuis plus de 20 ans. « C’est récemment que le ministère de la fonction publique et de la Transformation du Secteur public nous a recruté« . Après cette étape, détaille t-il, « nous devrions subir une formation et on s’est inscrit depuis des mois. Après que les agents du ministère de la formation publique nous ai demandé de rester à l’écoute au mois d’aout, nous n’avons plus eu de leur nouvelle« .

Plus de quatre mois que plus de 800 citoyens attendent dans l’espoir d’avoir un travail. Pour la plupart des enseignants, ces recrues trouvent inadmissible que le pays ait un déficit d’enseignants alors que , « nous sommes des enseignants qui courent toujours derrière l’Etat pour être formé« .

Ces recrues de la fonction publique semblent avoir assez attendu car leurs grognes va très bientôt se transformer en action si les autorités s’entêtent à faire le sourd, ajoutent-ils.

Senenews

Quitter la version mobile