Le Dakarois Quotidien N°576 – 07/10/2025
Étiquette : GTA
Énergie : des performances contrastées pour Sangomar, GTA et Gadiaga en mai 2025
Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a publié son rapport mensuel sur la production des sites énergétiques stratégiques du pays. Le document, qui dresse un état des lieux de l’activité pour le mois de mai 2025, met en lumière des performances soutenues sur le champ pétrolier de Sangomar, une montée en régime progressive du projet gazier GTA, et une activité stable sur le site de Gadiaga.
Le champ pétrolier offshore de Sangomar, au large des côtes sénégalaises, continue de maintenir une cadence élevée. Trois cargaisons — identifiées sous les codes SAN031, SAN032 et SAN033 — ont été levées au cours du mois de mai, représentant un volume total de 2,92 millions de barils de pétrole brut. Ces volumes ont été exportés sur le marché international, conformément aux contrats d’enlèvement conclus avec les acheteurs. Le ministère confirme que les prévisions annuelles de production, évaluées à 30,53 millions de barils pour 2025, restent inchangées à ce stade.
Du côté du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, les opérations de montée en charge se poursuivent dans le cadre de la mise en service des installations de liquéfaction. Le 15 mai 2025, la deuxième cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL), étiquetée GTA_2025_002, a été chargée avec succès. Elle représente un volume de 168 426 m³, soit environ 3,83 millions de MMBtu, selon les chiffres officiels. Cette opération marque une nouvelle étape vers l’optimisation de la capacité de production du site, encore en phase de rodage.
Sur le plan domestique, la production de gaz naturel à Gadiaga, dans la région de Thiès, reste modeste mais régulière. Le rapport indique qu’au premier trimestre 2025, un volume cumulé de 548 078 Nm³ (normaux mètres cubes) a été commercialisé. Pour le seul mois de mai, la production est estimée à 207 737 Nm³. Ce site, bien que de moindre envergure comparé à GTA ou Sangomar, joue un rôle important dans l’approvisionnement des industries locales et la transition vers un mix énergétique plus propre.
Avec ces résultats, le Sénégal poursuit sa dynamique de développement énergétique, fondée à la fois sur l’exploitation de ses ressources naturelles et l’investissement dans les infrastructures. Le gouvernement reste engagé à garantir la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion de ces ressources, dans un contexte où les enjeux énergétiques se mêlent étroitement aux impératifs économiques, environnementaux et géopolitiques.
GTA : Une visite historique des présidents sénégalais et mauritanien scelle l’entrée dans l’ère du gaz
Plateforme Grand Tortue Ahmeyim (GTA), 22 mai 2025 – En ce jour historique, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, et son homologue mauritanien, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ont effectué une visite conjointe sur la plateforme gazière Grand Tortue Ahmeyim (GTA), située à la frontière maritime entre les deux pays.
Accueillis par les principaux partenaires du projet — British Petroleum (BP), Kosmos Energy, PETROSEN (Sénégal) et SMH (Mauritanie) — les deux chefs d’État ont célébré une étape clé : l’entrée officielle du Sénégal et de la Mauritanie dans le cercle restreint des pays exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL).
Le projet GTA, fruit d’une coopération bilatérale étroite, est devenu un symbole de collaboration réussie, dans un contexte régional où la maîtrise des ressources énergétiques est cruciale pour le développement économique et la stabilité.
Pour les présidents Faye et Ghazouani, cette plateforme offshore incarne une nouvelle ère de souveraineté énergétique, mais aussi de transformation économique durable, porteuse d’emplois, d’investissements et de retombées positives pour les populations locales.
La transparence dans la gouvernance des ressources naturelles, L’équité dans le partage des bénéfices, Et une ambition partagée de construire un avenir énergétique maîtrisé.
Cette visite intervient à un moment charnière où les deux pays cherchent à diversifier leurs économies, réduire leur dépendance énergétique et asseoir leur rôle dans l’arène énergétique mondiale. L’exploitation du GNL via GTA s’annonce comme un catalyseur de croissance, au service d’un développement plus inclusif.
À l’heure où le monde s’oriente vers des solutions plus propres, GTA pourrait également contribuer à renforcer la position stratégique de l’Afrique de l’Ouest dans la transition énergétique mondiale.
Fuite de gaz sur le gisement GTA : une menace écologique et économique préoccupante
Nouakchott, 5 mars 2025 – Un point de presse organisé dans la capitale mauritanienne a mis en lumière les préoccupations croissantes liées à la fuite de gaz sur le gisement Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie. Bien que les autorités assurent que la fuite est désormais maîtrisée et que son impact est « minime », plusieurs acteurs environnementaux et économiques restent sceptiques quant aux conséquences réelles de l’incident.
Béchir ould Ahmed, président de la Fédération Nationale des Pêcheurs (FNP) section Sud, a exprimé ses craintes face aux dégâts potentiels de cette fuite sur les fonds marins. Selon lui, la région est déjà fortement affectée par des problèmes environnementaux et climatiques, et un incident de cette nature pourrait aggraver la situation. « Nous avons besoin de plus de transparence sur l’ampleur réelle des dégâts », a-t-il insisté, soulignant l’importance des fonds marins pour l’économie locale et la biodiversité.
L’ONG Zakia, par la voix de son Secrétaire Général Bécaye Samba Sy, a quant à elle alerté sur les conséquences dramatiques de la fuite de gaz sur l’écosystème marin. « Le méthane est un gaz à effet de serre particulièrement puissant, et sa libération dans l’atmosphère aggrave le réchauffement climatique. De plus, les fuites de gaz naturel menacent directement les espèces marines en perturbant leur habitat », a-t-il expliqué.
Au-delà de la biodiversité, c’est aussi la subsistance des communautés côtières qui est en jeu. De nombreuses familles vivant de la pêche craignent que la pollution de l’eau et la contamination des ressources marines affectent leur quotidien. La région dépend fortement de la pêche artisanale, et une détérioration de la qualité des eaux pourrait entraîner des pertes économiques considérables.
Les autorités sénégalaises et mauritaniennes ainsi que les entreprises impliquées dans l’exploitation du gisement sont appelées à prendre des mesures urgentes pour limiter les conséquences de cette fuite. Une enquête approfondie est nécessaire pour évaluer les dégâts réels et envisager des solutions pour prévenir de futurs incidents.
Si la fuite est officiellement maîtrisée, son impact à long terme reste une source d’inquiétude. Les acteurs environnementaux et les experts insistent sur la nécessité de renforcer les contrôles et les réglementations afin de protéger l’environnement et les populations locales contre les risques liés à l’exploitation des ressources naturelles.
Sénégal et Mauritanie ouvrent le premier puits du gisement GTA : Une nouvelle ère pour l’industrie énergétique régionale
Le 1er janvier 2025 marque un tournant décisif pour l’Afrique de l’Ouest, avec l’inauguration officielle du premier puits du gisement GTA (Grand Tortue/Ahmeyim). Ce gisement, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, représente une avancée stratégique majeure pour le secteur énergétique des deux pays. L’ouverture de ce puits, prélude à la mise en production du gaz naturel liquéfié (GNL), illustre l’engagement des deux nations à se positionner comme des acteurs incontournables sur le marché énergétique mondial.
Lors de son discours de célébration du Nouvel An, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a souligné l’importance cruciale de garantir une exploitation des ressources naturelles de manière optimale et transparente, afin d’assurer un avenir prospère pour les populations et les générations futures. Il a également rappelé que cette ouverture symbolisait un nouveau chapitre pour les économies sénégalaise et mauritanienne, consolidant leur place sur la scène énergétique internationale.
Les ministères de l’Énergie du Sénégal et de la Mauritanie, Petrosen et la Société Mauritanienne des Hydrocarbures (SMH), ont confirmé dans un communiqué commun l’ouverture officielle du premier puits. Ce développement est le fruit d’un partenariat entre la société britannique BP et l’américaine Kosmos Energy, en collaboration avec les entreprises nationales. Il marque une avancée significative dans le projet GTA, qui est désormais prêt à entamer sa phase de production.
Le gisement GTA devrait produire environ 2,5 millions de tonnes de GNL par an, avec des premières livraisons prévues dans les mois à venir, après un léger retard par rapport à l’échéance initiale fin 2024. L’exploitation de ce gisement ouvre de nouvelles perspectives de développement pour le Sénégal et la Mauritanie, deux pays qui bénéficient désormais d’une ressource énergétique de taille.
Outre les bénéfices économiques, ce projet symbolise l’intégration régionale, avec une coopération renforcée entre les deux nations. L’exploitation conjointe du gaz naturel crée une dynamique de partage de richesses et de renforcement des liens économiques, tout en offrant la possibilité d’améliorer la coopération énergétique au niveau régional. Le projet représente également une chance de diversifier les sources d’énergie de la région et de réduire sa dépendance énergétique.
Parallèlement à ce projet, le Sénégal a franchi une étape clé en juin 2024 avec le début de l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar, situé à 100 km au sud de Dakar. Ce champ, exploité par la compagnie australienne Woodside, combine pétrole et gaz et représente un investissement majeur de 5 milliards de dollars. Avec une production estimée à 100 000 barils par jour, le champ de Sangomar vient compléter les ressources en gaz du GTA, renforçant ainsi la position du Sénégal comme nouveau producteur d’hydrocarbures en Afrique.
Les autorités sénégalaises ont pris l’initiative d’auditer l’ensemble des contrats pétroliers et gaziers afin de garantir une gestion transparente des ressources naturelles. Cet audit vise à s’assurer que les retombées économiques profitent véritablement à la population et à soutenir la prospérité du pays.
Woodside Energy démarre l’extraction de pétrole au large des côtes du Sénégal
La compagnie australienne Woodside Energy a annoncé aujourd’hui avoir commencé à extraire du pétrole du champ de Sangomar, situé au large des côtes du Sénégal. Cette étape marque un jalon significatif dans le développement du premier projet pétrolier offshore du pays.
Woodside Energy, en partenariat avec la Société des pétroles du Sénégal, a achevé avec succès la première extraction de pétrole du champ de Sangomar, confirmant ainsi le potentiel de cette région en matière de production énergétique.
Situé à environ 100 km au sud de Dakar, le champ de Sangomar est riche en pétrole et en gaz, et le projet vise à atteindre une production quotidienne de 100 000 barils. Cette initiative ouvre de nouvelles perspectives économiques pour le Sénégal et renforce sa position en tant qu’acteur majeur dans le secteur énergétique régional.
Le lancement de l’extraction de pétrole au Sénégal représente un progrès significatif dans le développement de l’industrie pétrolière et gazière du pays, tout en soulignant l’engagement de Woodside Energy à contribuer à la croissance économique et au développement durable de la nation sénégalaise.
Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°193 – du 05/06/2024
Le projet GTA atteint un jalon crucial avec l’arrivée du FPSO à son site final entre la Mauritanie et le Sénégal
Le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de GTA a franchi une étape monumentale dans sa première phase avec l’arrivée réussie du navire FPSO à son site d’exploitation. L’unité flottante de production, de stockage et de déchargement est désormais amarrée au cœur du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) GNL, en cours de préparation pour la livraison initiale de gaz en toute sécurité, selon un communiqué de BP Sénégal relayé par Dakaractu.
S’inscrivant dans la stratégie de British Petroleum (BP) axée sur la fourniture d’hydrocarbures résilients et ciblés, le FPSO, élément clé du développement du GNL de la phase 1 du GTA, a atteint son emplacement définitif au large de la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal. Ce navire crucial est en train d’être amarré à 40 km des côtes, à une profondeur d’eau de 120 mètres, et sera opéré par BP pour le compte des partenaires du projet : BP, Kosmos Energy, PETROSEN et SMH.
Le projet GTA permettra la production de gaz à partir de réservoirs en eau profonde situés à environ 120 km des côtes, grâce à un système sous-marin sophistiqué. Après sa construction au chantier naval COSCO Qidong Shipyard en Chine, le FPSO a parcouru plus de 12 000 milles nautiques pour rejoindre le site du GTA, selon le communiqué.
Dave Campbell, Vice-Président Senior de BP pour la Mauritanie et le Sénégal, a souligné l’importance de cet investissement, affirmant que la phase 1 du GTA représente l’engagement concret de BP envers le système énergétique actuel et futur. Cette étape marque un progrès significatif pour le projet, ouvrant la voie à l’exploitation des ressources gazières des deux pays.
La phase 1 du projet GTA devrait produire environ 2,3 millions de tonnes de GNL par an pendant plus de 20 ans, marquant ainsi le premier développement gazier dans ce nouveau bassin au large des côtes sénégalo-mauritaniennes. Avec des puits situés à des profondeurs d’eau allant jusqu’à 2 850 mètres, cette phase dispose de l’infrastructure sous-marine la plus profonde d’Afrique, et a reçu le statut de Projet national d’importance stratégique des présidents de la Mauritanie et du Sénégal.
Le FPSO, qui accueillera jusqu’à 140 personnes en fonctionnement normal, est une véritable prouesse d’ingénierie, avec ses 81 000 tonnes d’acier, 37 000 mètres de bobines de tuyaux et 1,52 million de mètres de câbles. Il est également équipé pour traiter plus de 500 millions de pieds cubes standard de gaz par jour, et jouera un rôle crucial dans le traitement et le transfert du gaz vers le navire de gaz naturel liquéfié flottant (FLNG) à la plate-forme du Hub, à environ 10 km des côtes.
Cette avancée marque un tournant dans l’exploitation des ressources gazières de la région et témoigne de l’engagement continu des partenaires du projet à relever les défis techniques et environnementaux pour assurer un approvisionnement énergétique durable pour les années à venir.
Le Dakarois Quotidien N°174 – du 13/05/2024
GTA : Sénégal et Mauritanie demandent un audit sur les dépenses du projet gazier
Les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie ont conjointement lancé un audit du projet gazier Grande Tortue Ahmeyim (GTA) afin d’élucider un surcoût inexplicable sur les dépenses engagées pour la mise en place de la plateforme. Cette décision fait suite à la découverte de dépenses excessives de la part de la compagnie BP, chargée de la gestion du gaz.
Hamada Bacar, chargé de communication au Comité national mauritanien de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), a confirmé cette démarche lors d’une cérémonie de dissémination du rapport 2022 de l’ITIE. Selon M. Bacar, les deux pays ont identifié des anomalies financières du côté de BP, justifiant ainsi la nécessité d’un audit approfondi.
Cette initiative intervient dans le cadre des efforts visant à assurer la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources naturelles, en particulier dans le secteur gazier. L’objectif de l’audit est de clarifier les dépenses engagées par la compagnie BP et d’évaluer si ces dépenses sont justifiées et conformes aux accords contractuels.
La collaboration entre le Sénégal et la Mauritanie dans ce processus démontre leur engagement commun à garantir une gestion responsable des ressources gazières partagées. Les résultats de cet audit fourniront des informations cruciales pour éclairer les décisions futures concernant le projet GTA et contribueront à renforcer la confiance des parties prenantes dans la gestion des ressources gazières de la région.




