Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°665 – 05/02/2026

🔴 LE SECTEUR DES HYDROCARBURES DANS UNE ZONE DE TURBULENCES / L’ÉTAT ET LES PÉTROLIÈRS … : AU BORD DE LA RUPTURE
🔴 BRAS DE FER ETAT- ÉTUDIANTS – MOUSSA NIANG DE GUEUM SA BOPP DÉLIBÈRE : COUPER LES BOURSES, C’EST COUPER L’AVENIR

🔴 SUPPORTERS SÉNÉGALAIS JUGÉS AU MAROC : TENSION JUDICIAIRE ET PRESSION DIPLOMATIQUE AUTOUR DU PROCÈS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°644 – 08/01/2026

🔴 OPACITÉ AUTOUR DE L’ACHAT DE VÉHICULES POUR LES DÉPUTÉS : ABDOULAYE SYLLA OFFRE LE SIEN AUX HÉMODIALYSÉS DE DAKAR
🔴 GUEUM SA BOPP ESTIME QUE PASTEF A TRAHI SES PROMESSES EN PROPOSANT : L’IMPOSTURE À LA PLACE DE LA RUPTURE
🔴 DIVERSION AUTOUR DU DOSSIER ASER PORTANT SUR 37 MILLIARDS : TAS GARDE L’ŒIL OUVERT

🔴 CAN 2025 : LES AFFICHES COMPLÈTES DES QUARTS DE FINALE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°639 – 30/12/2025

🔴 CONSTATS GRAVES, PRÉCIS, OFFICIELLEMENT RELEVÉS DANS LE RAPPORT ITIE 2024 SUR L’ARGENT DU PÉTROLE INTROUVABLE : GUEUM SA BOPP VA TRAÎNER DEVANT LE PJF SONKO ET CIE
🔴 USAGE DE PÉTARDS ET D’ENGINS PYROTECHNIQUES LE 31 DÉCEMBRE : ME BAMBA CISSÉ PROMET LA CRAVACHE

🔴 CAN 2025 – SÉNÉGAL/BÉNIN : THIAW REMANIE SON ONZE, LAMINE CAMARA ET IBRAHIM MBAYE TITULAIRES
🔴 BIRA SÈNE ÉLU PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE : « UNE VICTOIRE QUI APPARTIENT À TOUT LE MONDE DE LA LUTTE »

Rapport ITIE 2024 : Gueum Sa Bopp saisit le Pôle Judiciaire Financier pour des manquements graves dans la gestion des ressources extractives

Le mouvement « Les Jambaars » dénonce des écarts financiers, une opacité autour de Sangomar et des pratiques comptables contraires à la sincérité budgétaire, engageant la responsabilité de hauts responsables de l’État

Gueum Sa Bopp, « Les Jambaars », informe l’opinion nationale et internationale de sa décision de saisir le Pôle Judiciaire Financier (PJF), ce mardi à 11 heures, sur la base des constats graves, précis et officiellement validés contenus dans le Rapport ITIE 2024, document public endossé par l’État du Sénégal.

Ce rapport, censé garantir la transparence dans la gestion des ressources extractives, met en lumière des manquements systémiques qui engagent directement la responsabilité politique, administrative et institutionnelle de l’État, au plus haut niveau de l’exécutif.

La plainte annoncée vise, au regard de leurs attributions respectives, la responsabilité de :

Monsieur Ousmane Sonko, Premier ministre, chef du Gouvernement, garant de la cohérence et de la sincérité de l’action gouvernementale ;

Monsieur Biram Souley Diop, Ministre des Mines et de l’Énergie, autorité de tutelle directe du secteur extractif ;

Monsieur Talla Guèye, Directeur général de PETROSEN, bras opérationnel de l’État dans la gestion pétrolière et gazière.

Il ne s’agit ni de procès politique, ni d’acharnement personnel, mais de l’exercice d’un droit citoyen face à des faits documentés, que seule la justice est habilitée à qualifier.

UNE TRANSPARENCE PARTIELLE QUI ENGAGE LA RESPONSABILITÉ DE L’ÉTAT

Le Rapport ITIE 2024 reconnaît que le rapprochement des revenus extractifs pour l’année 2024 n’a couvert que 91,89 % des flux, laissant subsister un écart non réconcilié de 2,48 milliards FCFA (section 1.3, pp. 24–25).

Si cet écart est qualifié de « non significatif » au sens technique de la Norme ITIE, il est politiquement, financièrement et juridiquement significatif.
Aucun État sérieux ne peut banaliser la disparition comptable de plusieurs milliards de francs CFA dans un secteur aussi stratégique.

Plus grave encore, 7 % des paiements déclarés proviennent de formulaires non certifiés, en violation flagrante des exigences minimales de fiabilité.
Cette tolérance institutionnelle pose une question centrale : qui garantit la rigueur lorsque l’État lui-même l’abandonne ?

SANGOMAR : UNE DÉFAILLANCE MAJEURE DE GOUVERNANCE PÉTROLIÈRE

Le champ pétrolier de Sangomar incarne l’un des manquements les plus graves révélés par le Rapport ITIE 2024.

Alors que la production pétrolière a officiellement démarré en juin 2024, le rapport établit que la part de production revenant à l’État sénégalais n’a été retracée dans aucune déclaration pour l’année 2024 (section 1.2.2, pp. 19–20).

Les incohérences entre les données fournies par PETROSEN et Woodside Energy, notamment sur les volumes de Profit Oil, renforcent cette opacité.

Plus troublant encore, les recettes issues de cette production n’apparaissent qu’en 2025, alors même que la commercialisation est intervenue en 2024.
Comment un État producteur de pétrole peut-il être incapable de retracer sa propre part de production l’année même de son extraction ?

Ce silence comptable constitue une faille grave de gouvernance, susceptible de qualification pénale.

DES PRATIQUES COMPTABLES CONTRAIRES À LA SINCÉRITÉ BUDGÉTAIRE

Le Rapport ITIE 2024 confirme une pratique déjà dénoncée par la Cour des Comptes :
des paiements effectués par Woodside en 2024 ont été encaissés en 2024, mais comptabilisés en 2023 (section 1.2.1, p. 17).

Cette manipulation des exercices budgétaires porte atteinte au principe fondamental de sincérité des comptes publics et alimente légitimement le soupçon d’une gestion opportuniste des chiffres de l’État.

CADASTRE MINIER : UNE OPACITÉ LOURDE DE CONSÉQUENCES

Le cadastre minier arrêté au 31 décembre 2024 est jugé incomplet, incapable d’identifier clairement l’ensemble des titres, renouvellements et transferts (section 1.4, p. 26).

Cette opacité fragilise la sécurité juridique, nourrit les conflits fonciers et ouvre la voie à des pratiques contraires à l’intérêt général.
Dans un pays où le foncier est un sujet explosif, ce n’est plus une faiblesse administrative, mais un manquement grave à l’obligation de transparence.

BÉNÉFICIAIRES EFFECTIFS : UNE TRANSPARENCE INACHEVÉE

Malgré l’existence formelle d’un registre des bénéficiaires effectifs, le Rapport ITIE 2024 souligne l’absence d’informations essentielles : pourcentages de détention, modalités de contrôle, identification des personnes politiquement exposées (Exigence 2.5).

Cette carence affaiblit directement la lutte contre les conflits d’intérêts et la corruption dans le secteur extractif.

DES RECOMMANDATIONS RÉPÉTÉES, UNE INACTION PERSISTANTE

Année après année, les mêmes recommandations reviennent (chapitre 8) :

fiabilisation des déclarations,

traçabilité des revenus pétroliers,

complétude du cadastre,

transparence sur les bénéficiaires effectifs.

Tout est connu. Tout est documenté.
Mais rien n’est structurellement corrigé.

À ce stade, il ne s’agit plus d’un déficit de capacité, mais d’un déficit manifeste de volonté politique.

SAISINE DU PÔLE JUDICIAIRE FINANCIER

Face à la gravité, à la répétition et au caractère officiel de ces manquements,
Gueum Sa Bopp « Les Jambaars » annonce le dépôt d’une plainte devant le Pôle Judiciaire Financier, le Rapport ITIE 2024 étant produit comme pièce centrale.

La transparence ne se proclame pas.
Elle se démontre, chiffres à l’appui et comptes à l’équilibre.

Aujourd’hui, le propre rapport de l’État démontre que des corrections urgentes s’imposent, sous le contrôle de la justice.

Mouvement Gueum Sa Bopp « Les Jambaars »
Fait à Dakar, le 29 décembre 2025

Gueum Sa Bopp charge la gouvernance : entre accusations de dérives, soupçons de manœuvres politiques et appel à une mobilisation nationale

Le mouvement Gueum Sa Bopp, par la voix de ses cadres réunis au sein de la plateforme « Les Jambaars », a livré ce 25 novembre 2025 une déclaration liminaire particulièrement offensive, dressant un réquisitoire sévère contre le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko. Entre critiques institutionnelles, interrogations sur la transparence publique, dénonciation d’un agenda politique dissimulé et propositions économiques, la sortie du mouvement a marqué un tournant dans le débat politique national à la veille du face-à-face entre le Premier ministre et les députés prévu ce vendredi 28 novembre à l’Assemblée nationale.

Dès l’entame de la déclaration, les responsables de Gueum Sa Bopp expriment leur inquiétude face à ce qu’ils qualifient de « rupture totale entre les engagements pris devant le peuple et la réalité de la gestion actuelle du pays ». Pour eux, moins de deux années après l’arrivée au pouvoir de l’actuel gouvernement, les signes d’un affaiblissement institutionnel, d’une récession économique et d’un chômage en hausse seraient aujourd’hui visibles et alarmants. Le mouvement accuse l’exécutif d’avoir substitué au programme initial des priorités politiques et électoralistes, décrivant une gouvernance bâtie sur « l’incompétence, l’inexpertise et l’irresponsabilité ».

Dans leur diagnostic, les cadres du mouvement pointent particulièrement les choix de nomination qu’ils jugent hasardeux. Selon eux, les nominations au sein des administrations, des directions nationales ou des conseils d’administration ne répondent plus aux critères de compétence ou d’expérience. Ils évoquent l’arrivée de directeurs « inexpérimentés, parfois anciens stagiaires », de présidents de conseil d’administration « sans qualification reconnue » et de députés « incapables de légiférer ». Pour Gueum Sa Bopp, cette situation a contribué à une bureaucratie coûteuse et inefficace, absorbant une grande partie des finances publiques sans produire de résultats tangibles.

Ce manque d’efficacité serait aggravé, selon eux, par l’absence de transparence. Le mouvement accuse le pouvoir de dissimuler des informations essentielles au public et d’étouffer les demandes légitimes de reddition des comptes. L’affaire liée à la « note de renseignement concernant Madiambal » est citée comme exemple emblématique. Gueum Sa Bopp reproche au gouvernement de ne pas rendre publique cette note évoquée dans le débat national, estimant que « l’information appartient au peuple » et que rien ne justifie une telle opacité dans une démocratie.

Les questions posées par le mouvement touchent plusieurs domaines jugés stratégiques. Sur les ressources naturelles, ils affirment que les Sénégalais ne disposent toujours pas d’informations détaillées et régulières sur les recettes issues du pétrole et du gaz. Sur le train de vie de l’État, ils exigent la publication des dépenses liées à l’usage du jet privé pour les déplacements du Premier ministre, ainsi que la mise à disposition des factures, des missions et des dépenses ministérielles financées par le contribuable.

Pour les cadres du mouvement, le pays se trouve dans une situation économique préoccupante, caractérisée par une dette publique qui compromet la capacité de l’État à investir. Ils affirment que les secteurs clés – agriculture, élevage, pêche – manquent d’intrants, de mécanisation et d’infrastructures, malgré les annonces répétées de réformes. Les réformes administratives présentées par le gouvernement seraient restées, selon eux, au stade du discours, tandis que la masse salariale et les dépenses de fonctionnement explosent au détriment des investissements productifs.

Gueum Sa Bopp accuse également l’exécutif de préparer en coulisses un agenda politique dissimulé visant à restructurer le paysage électoral à son avantage. Ils évoquent une possible dissolution programmée de l’Assemblée nationale en décembre 2026 pour coupler les élections locales de 2027 aux législatives, une stratégie qu’ils qualifient de « conspiration d’État » destinée à verrouiller les échéances électorales de 2027 et 2029. Pour eux, cette approche détournerait le gouvernement de ses responsabilités premières : répondre aux urgences sociales, lutter contre la vie chère, garantir l’emploi et assurer la sécurité nationale.

Face à ce qu’ils décrivent comme un échec de la gouvernance, les responsables du mouvement avancent plusieurs pistes de redressement. Ils estiment que le Sénégal pourrait économiser entre 180 et 240 milliards grâce à une rationalisation administrative réelle, permettant de rediriger ces fonds vers les secteurs productifs. Ils plaident pour une gestion rigoureuse des recettes pétrolières et gazières, un financement renforcé des intrants agricoles, une modernisation de l’élevage et des infrastructures halieutiques, ainsi qu’un soutien massif aux petites entreprises et artisans afin de relancer l’économie.

Le mouvement propose également l’adoption de nouveaux cadres légaux pour renforcer la transparence financière, un contrôle renforcé des marchés publics, une diplomatie économique plus active et la mise en place d’un cadre de suivi public des réformes accompagné d’une commission indépendante d’évaluation de l’action gouvernementale.

Au-delà de la critique, Gueum Sa Bopp appelle ses militants, sympathisants et l’ensemble des forces de l’opposition à se mobiliser. Du 1ᵉʳ décembre 2025 au 30 avril 2026, le mouvement prévoit une vaste campagne nationale, avec la création de « clubs Jambaars » dans les villages, les quartiers et dans la diaspora. Ces structures auront pour rôle d’animer le mouvement, de sensibiliser la population et de diffuser sa ligne politique. Le slogan choisi, « Dello Sénégal ci kaw » (« Relevons le Sénégal »), ambitionne d’incarner cette dynamique.

Le mouvement annonce également qu’après la séance de vendredi à l’Assemblée nationale, au cours de laquelle le Premier ministre sera interpellé par les députés, il présentera aux Sénégalais « la vérité des chiffres, la vérité des manœuvres et la vérité des solutions ». Pour Gueum Sa Bopp, la mobilisation citoyenne est désormais indispensable afin de restaurer la confiance dans les institutions et de remettre le pays sur les rails du progrès économique et social.

La déclaration se conclut par un appel solennel à la responsabilité du Président de la République et du Premier ministre, jugée indispensable dans un contexte où la note souveraine du pays se dégrade et où les investissements étrangers connaissent une baisse sensible. Selon Gueum Sa Bopp, le Sénégal traverse un moment charnière où seule une action corrective rapide et transparente pourrait éviter un basculement vers une crise plus profonde.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°585 – 17/10/2025

🔴 AFFAIRE DES 8 MILLIARDS DE BAKEL / PLAINTE DE GUEUM SA BOPP CONTRE OUSMANE SONKO ET SES MINISTRES : UNE MAYONNAISE QUI VA PRENDRE ?
🔴 PROGRAMME AVEC LE FMI : DANS LES COULISSES DE LA « DETTE CACHÉE »

🔴 MONDIAL 2026 / ENVELOPPE DE PLUS DE 5 MILLIARDS F CFA POUR LE SÉNÉGAL : UNE QUALIF’ EN OR !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°581 – 13/10/2025

🔴 SCANDALE PRÉSUMÉ DES 8 MILLIARDS DE BAKEL : GUEUM SA BOPP INCLUT CHEIKH TIDIANE DIÈYE DANS SA PLAINTE
🔴 « AVANT DE DÉPENDRE DU FMI, LE SÉNÉGAL DOIT COMPTER SUR SES SES PROPRES FORCES » : AYIB DAFFÉ CHANTE UNE SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE

🔴 ÉLECTION DU PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE : KÉBA KANTÉ LANCE « LE CHEMIN DE LA GLOIRE »
🔴 CHERTÉ DES BILLETS : KRÉPIN DIATTA ET CHÉRIF NDIAYE PRENNENT EXEMPLE SUR LE COACH

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°580 – 11 ET 12/10/2025

🔴 NOUVELLE BAISSE DE LA NOTE SOUVERAINE DU SÉNÉGAL PAR MOODY’S : ÇA SENT LE BRÛLÉ !
🔴 8 MILLIARDS F CFA DES INONDATIONS À BAKEL : GUEUM SA BOPP EXIGE DES COMPTES

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / VICTOIRE CONTRE LE SOUDAN DU SUD : LE SÉNÉGAL SUR LA BONNE VOIE
🔴 CHERTÉ DES BILLETS : PAPE THIAW DÉCIDE D’UTILISER SES PRIMES POUR LES SUPPORTERS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°567 – 26/09/2025

🔴 « INONDATIONS, INFLATION, INJUSTICE » : GUEUM SA BOPP DÉCLENCHE L’OFFENSIVE
🔴 JUSTICE : MANSOUR FAYE ET BOUGAR LIBRES

🔴 FSF / LE PROJET PRAXIS : L’AXE MAJEUR DU PROGRAMME D’ABDOULAYE FALL

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°539 – 20/08/2025

🔴 « ASER-GATE » / « OBSTINATION D’UN GOUVERNEMENT À MAINTENIR LE VOILE SUR UN DÉTOURNEMENT POTENTIEL DE 37 MILLIARDS F CFA » : TAS DÉCIDÉ À FAIRE ÉCLATER LA VÉRITÉ
🔴 « CROISSANCE DE FAÇADE, FINANCES FRAGILISÉES » : GUEUM SA BOPP MET À NU LES TARES DU GOUVERNEMENT

🔴 COURONNEMENT DE SITEU POUR LE TITRE D’EMPEREUR APRÈS SA VICTOIRE CONTRE BALLA GAYE : AL BOURAKH DÉFIE-T-ELLE L’AUTORITÉ DU CNG ?
🔴 CHAN 2025 / NUL FRUSTRANT CONTRE LE SOUDAN : LE SÉNÉGAL TERMINE DEUXIÈME

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°507 – 09/07/2025

🔴 CONVOCATION DE BADARA GADIAGA APRÈS LA COLÈRE « PASTÉFIENNE » SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : DU DÉJÀ-VU
🔴 CRITIQUES CONTRE LES MAGISTRATS : GUEUM SA BOPP RÉCLAME LA TÊTE DE SONKO

🔴 FSF / BRUITS DE COULOIRS : À QUI PROFITE LE REPORT ? (Par Alioune Fall)
🔴 LSFP : LE JARAAF PIÉGÉ PAR L’AS CAMBÉRÈNE

Visite de Diomaye Faye aux États-Unis : Gueum Sa Bopp annonce une manifestation à Washington ce 9 juillet

Alors que le président Bassirou Diomaye Faye est attendu aux États-Unis pour une visite officielle sur invitation de son homologue américain, Donald Trump, le mouvement « Gueum Sa Bopp » entend faire entendre sa voix à Washington. Ce mardi 8 juillet, la Cellule des cadres du mouvement, dénommée « les Jambaars », a annoncé l’organisation d’une manifestation pacifique dans la capitale américaine, prévue pour ce mardi 9 juillet, jour d’arrivée du chef de l’État sénégalais.

Face à la presse, les responsables de Gueum Sa Bopp ont précisé avoir saisi leurs « partenaires démocratiques » établis aux États-Unis pour coordonner cette mobilisation. Leur objectif est de sensibiliser l’opinion internationale sur ce qu’ils qualifient de « répression silencieuse qui se poursuit au Sénégal, malgré les promesses de rupture et de renouveau démocratique » formulées par les nouvelles autorités.

Cette initiative marque un tournant dans la posture du mouvement dirigé par Bougane Gueye Dany, qui a décidé de porter la contestation sur le plan international. En plus de la manifestation de Washington, le mouvement annonce une série d’actions diplomatiques. Dès ce jeudi, une tournée sera lancée auprès des représentations diplomatiques présentes à Dakar, ainsi que des organisations internationales spécialisées dans la défense des droits humains.

Les cadres de Gueum Sa Bopp ont également déclaré qu’« une délégation de haut niveau » serait dépêchée dans plusieurs pays pour saisir les instances internationales compétentes, avec l’appui de leurs antennes implantées dans la diaspora. Cette campagne de plaidoyer vise, selon eux, à « alerter le monde sur les contradictions et les dérives » qu’ils attribuent à l’actuel pouvoir.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une série de tensions entre le pouvoir et certains segments de la presse et de la société civile, alimentées notamment par les convocations récentes de journalistes devant la Division spéciale de la cybersécurité (DSC) et la mise en demeure adressée par le CNRA à la télévision TFM.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°428 – 24/03/2025

🔴 PURGES, RÉPRESSION DES VOIX DISSIDENTES, PRESSION SUR LA PRESSE, NAUFRAGE ÉCONOMIQUE, POPULISME TOXIQUE : UN AN DE DICTATURE « GANTÉE »
🔴 LOI INTERPRÉTATIVE PORTANT AMNISTIE / « VIOLATIONS DES DROITS DES VICTIMES » : « GUEUM SA BOPP » CRIE HARO

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / SCORE NUL ET VIERGE : UN INSIPIDE SÉNÉGAL VS SOUDAN
🔴 AMICAL U20 / 2e MATCH : LE SÉNÉGAL ET LA RDC SE QUITTENT SANS VAINQUEUR

Crise économique et tensions sociales : Gueum Sa Bopp tire à boulets rouges sur le régime Diomaye-Sonko

Depuis l’installation du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, les critiques de l’opposition ne cessent de s’intensifier. Ce lundi 11 mars 2025, c’est la coalition Gueum Sa Bopp Les Jambaars qui est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « dérive inquiétante » du nouveau régime. Dans une déclaration virulente, les cadres du mouvement ont dressé un tableau sombre de la situation économique et sociale du pays.

Au cœur de la charge portée par Gueum Sa Bopp, l’économie nationale, que le mouvement considère comme en « chute libre ». Moussa Niang, membre influent de la cellule des cadres de la coalition, a pointé du doigt une série de « dysfonctionnements graves » dans la gouvernance actuelle.

« À l’heure où le pouvoir d’achat se dégrade, où les licenciements s’enchaînent dans les directions et agences publiques, il serait urgent que le pouvoir en place se penche sur une économie qui agonise, en grande partie à cause des déclarations inappropriées du chef du gouvernement », a-t-il fustigé.

Le cadre politique n’a pas manqué de souligner l’impact de cette situation sur les ménages, notamment en cette période de ramadan, marquée par une flambée des prix des denrées de première nécessité.

La coalition accuse le régime Diomaye-Sonko d’avoir failli à sa mission, en dépit des espoirs nourris par une grande partie de la population lors de leur arrivée au pouvoir. Selon Gueum Sa Bopp, les décisions gouvernementales manquent de clarté et d’efficacité face à la crise sociale.

« Le Premier ministre se comporte comme un despote masqué », a lancé Moussa Niang, dénonçant l’absence de solutions concrètes aux revendications qui émanent de plusieurs secteurs clés : enseignement, santé, travailleurs du port autonome de Dakar, de l’AIBD, de la Lonase, du CDC, sans oublier les paysans victimes d’une mauvaise campagne agricole et les jeunes confrontés à un chômage persistant.

Gueum Sa Bopp ne s’est pas limité aux aspects économiques et sociaux. La coalition a aussi critiqué la gestion politique du régime, allant jusqu’à déclarer que « la prouesse de Pastef est d’avoir réussi à compter plus de prisonniers politiques que de réalisations en un an de pouvoir ».

Une accusation lourde, qui s’inscrit dans une dénonciation plus large d’un climat jugé liberticide. « La dictature ne passera pas », ont martelé les responsables du mouvement, visiblement déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement.

Législatives 2024 : Bougane Guèye Dany battu dans son bureau de vote par Pastef

Le scrutin législatif du 17 novembre 2024 a réservé une surprise dans le centre de vote de Liberté 5, où Bougane Guèye Dany, leader de la coalition « Gueum Sa Bopp » et membre de « Samm Sa Kaddu », a été défait dans son propre bureau de vote. Le procès-verbal du bureau numéro 1 révèle que sur les 558 inscrits, 306 électeurs ont pris part au vote.

Dans cette bataille locale, Pastef a largement surclassé ses adversaires, recueillant un total de 183 voix. « Samm Sa Kaddu », le parti dirigé par Bougane Guèye Dany, a obtenu 100 voix, loin derrière la performance du principal concurrent. Le reste des votes a été réparti entre les autres coalitions, avec 4 voix pour Jamm Ak Njariñ.

Réaction de Barthélémy Dias après la relaxe de Bougane Gueye : « On ne pouvait entendre un autre verdict ! »

Devant les journalistes, devant le Tribunal de Grande Instance de Tambacounda, Barthélémy Dias, tête de liste de la coalition « Samm Sa Kaddù », a exprimé sa satisfaction suite à la relaxe de Bougane Gueye Dany, leader du mouvement « Gueum Sa Bopp ».

« On ne pouvait entendre un autre verdict ! Imaginez un dossier qui n’avait même pas besoin d’être plaidé au niveau du tribunal. Les gendarmes ont tous plaidé à décharge alors que c’est eux qui ont arrêté Bougane Gueye Dany. Vous comprendrez aisément que la plaidoirie du procureur ne relevait que d’une dictée qui lui avait été transmise pour amuser la galerie », a-t-il déclaré. Barthélémy Dias a ainsi souligné l’absence de fondement solide dans les accusations portées contre son camarade de coalition.

Il a également souligné que l’arrestation de Bougane avait retardé le lancement de la campagne de leur coalition. « La campagne de la coalition ‘Samm Sa Kaddù’ a été retardée par l’arrestation de Bougane, mais aussi par l’incendie de notre siège. Cependant, dès demain, nous serons sur le terrain, car nous allons passer la nuit à Tamba », a-t-il affirmé, réaffirmant l’engagement de la coalition à intensifier ses activités électorales malgré les obstacles rencontrés.

La déclaration de Barthélémy Dias met en lumière les tensions politiques actuelles au Sénégal et souligne le soutien indéfectible des membres de la coalition à l’égard de Bougane Gueye, tout en appelant à une mobilisation rapide pour compenser le temps perdu dans leur campagne.

Échec au parrainage pour Bougane Guèye Dany : Un coup dur pour la candidature de Gueum Sa Bopp

Bougane Guèye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, a rencontré un revers majeur dans sa tentative de validation des parrainages nécessaires pour participer à l’élection présidentielle de 2024 au Sénégal. Malgré son passage au second tour, il n’a pu obtenir que quelque 3 000 parrains supplémentaires, loin du nombre requis.

Au terme du premier tour, Bougane Guèye Dany avait besoin de 18 996 parrains pour atteindre le minimum requis fixé par le Code électoral sénégalais. Malheureusement, il n’a réussi à en obtenir que 28 476 sur les 22 629 parrains déposés, ce qui s’est avéré insuffisant pour passer cette étape cruciale du processus électoral.

Le mandataire de Bougane Guèye Dany, Mamadou Guèye, a exprimé sa conviction que cette situation résulte d’une politique du régime en place visant à écarter des candidats sérieux de la compétition présidentielle. Ces allégations soulignent les tensions et les controverses entourant le processus de parrainage, un aspect crucial du système électoral sénégalais.

Cette nouvelle a des implications significatives pour la dynamique politique en cours, car Bougane Guèye Dany, qui avait suscité l’attention en tant que candidat indépendant, se retrouve désormais exclu de la liste des candidats éligibles à la présidence.

Alors que la compétition présidentielle au Sénégal continue de se dérouler, les candidats et les électeurs observent de près chaque développement, conscient de l’impact que ces événements auront sur l’avenir politique du pays.

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