Transition en Guinée-Bissau : la CEDEAO salue des avancées vers un retour à l’ordre constitutionnel

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a publié un communiqué officiel concernant la situation politique en Guinée-Bissau, saluant les récentes mesures prises par les autorités de transition du pays. L’organisation régionale estime que ces initiatives vont dans le sens d’un climat politique plus inclusif et d’un retour progressif à l’ordre constitutionnel.

Selon la CEDEAO, ces développements ont été portés à son attention à travers une lettre du Général de division Horta INTÁ, président de la transition, adressée au président sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation, en date du 29 janvier 2026.

Dans cette correspondance, les autorités bissau-guinéennes ont détaillé plusieurs mesures majeures. Il s’agit notamment de la formation d’un gouvernement de transition inclusif, avec l’attribution de trois portefeuilles ministériels au PAIGC ainsi qu’au groupe politique dirigé par Fernando Dias Da Costa. Dix représentants issus de ces deux camps politiques ont également été nommés au Conseil national de transition.

Autre annonce importante : la libération de l’ensemble des prisonniers politiques. La CEDEAO note également une amélioration des conditions de détention de Domingos Simões Pereira, président du PAIGC, qui a été transféré de la prison centrale à une assignation à résidence. Les autorités ont par ailleurs retiré leur demande de départ de la Mission de soutien à la stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ESSMGB).

L’organisation sous-régionale exhorte l’ensemble des parties prenantes à poursuivre la collaboration afin de garantir une transition pacifique et crédible, devant aboutir à des élections démocratiques. Elle insiste également sur la nécessité d’une libération complète et effective de Domingos Simões Pereira, ainsi que sur la protection des droits et libertés fondamentaux de tous les citoyens.

Réaffirmant son soutien indéfectible au peuple de la Guinée-Bissau, la CEDEAO se positionne ainsi comme un acteur clé dans l’accompagnement du processus de stabilisation politique du pays.

COUP D ÉTAT EN GUINÉE BISSAU : LE  CHEF DE L’ ÉTAT BASSIROU DIOMAYE FAYE  DEVRAIT DÉMETTRE  SON  PREMIER MINISTRE POUR SES  PROPOS   

Le leader de Pastef  a  habitué les sénégalais de ses déclarations abracadabrantes. Malheureusement  elles     constituent  très souvent , un grave danger et une menace réelle pour la Paix et la Stabilité nationales du Sénégal. Ces actes ne sont pas dignes d’un citoyen, de surcroît un homme public , un  Premier ministre qui voudrait   présider aux destinées de ses compatriotes.  En effet, c’est avec cet homme  que l’on aura  vu pour la première fois dans l’histoire du Sénégal, un leader de parti  faire de son idéologie, son  credo, des  promesses  populistes, à base  de désinformations, de  manipulations. Nous  avions surnommé ces actions      « 5D » : « Désacralisation, Déshumanisation Déconsidération, Déconstruction  et Destruction »  des fondements  et des symboles de l’ État : les figures  institutionnelles ( l’ancien  Président de la République Macky Sall, aujourd’hui le Président Bassirou Diakhar Diomaye Faye, nos braves officiers, magistrats, ministres dg.)  « Chose promise, chose due  ». Le Premier ministre  a  ainsi  tenu sa promesse d’honorer son calendrier d’activités, de  démonstration de force  pour se mesurer à son Chef   le Président Diomaye  devant  ses militants en trois temps  : « Avant le 8, Pendant  le 8 et  l’Aprè- le 8  novembre . Le   meeting du 8 Novembre  annoncé à travers tous les médias  se voulait un rassemblement national des militants du parti pastef venus de toutes les régions du Sénégal , et même de la Diaspora   transportés gratuitement par des bus, avec un  repas  et un billet de banque à l’arrivée. En vérité  , en terme de mobilisation , de discours appropriés par rapport au contexte morose ,ce « Tera meeting »qui   s’était   tenu devant  le foirail aux abords du Stade Léopold Sédar Senghor n’avait pas répondu aux attentes des citoyens et des  partisans . Cette messe  avait  accouché plutôt d’un « Mini Meeting », comparé aux rassemblements précédents .  Après des annonces en avant- première, le Premier ministre  s’était  finalement rendu   à l’Assemblée nationale ce   vendredi 28 novembre, pour  la  séance de réponse aux   questions d’actualité des parlementaires au Gouvernement.  L’absence  des députés de l’opposition  de la Coalition  « Taku Walu » ayant fait le « boycott » l’avait  pris au dépourvu  .  « Les fruits  n’avaient pas tenu la promesse des fleurs. » En effet les sénégalais  attendaient du Chef du Gouvernement des explications et des solutions à propos des difficultés financières du Gouvernement avec la dégringolade ascendante  de jour en jour de la note du Sénégal , la posture du  Fmi ,celle des sénégalais de tous bords, le front social en ébullition , avec les enseignants , les agriculteurs laissés á eux-mêmes, leurs récoltes d’arachides  restées entre leurs mains ,faute d’avoir des  propositions de  prix justes et décentes , les pêcheurs dans la mélasse , leurs rêves évanouis après la fin des Accords de pêche tant décriés par ces gouvernants   étant dans l’opposition , la grogne des enseignants , des agents de la santé, le coût inaccessible de l’électricité, l’inondation de certaines localités du Sénégal , toujours envahies par les eaux de pluie, malgré des investissements de sept milliards pour Touba et 8 milliards pour Bakel « selon »,  la descente des marchands ambulants, mécaniciens  déguerpis, des affrontements entre les forces de l’ordre et les étudiants qui n’ont pas perçu leurs bourses depuis des mois. Ces derniers  récitaient  leurs leçons de vandalisme bien apprises lors des évènements de mars 2021 á juin 2023. En lieu et place d’une séance sereine, les sénégalais avaient  eu droit dans   l’Hémicycle  à une grotesque scène d’hystérie .  L’hôte du jour , toujours égal  à lui-même ne s’était pas du tout gêné de donner une réponse vague, superficielle  et laconique   aux   deux députés de l’opposition présents  sur son voyage fait dans le secret total, sans communiqué officiel, non sans rappeler  « qu’il ne travaillait pas pour le Président Diomaye , mais pour le Sénégal, sous les vivats des députés de son camp.   Piqué à vif par les déclarations du ministre des Finances   et celui de l’Économie qui avaient violé l’omerta sur la « dette cachée » qu’ils trouvaient insensée, le Premier ministre retourna sa redoutable mitraillette buccale en direction du député   qui avait eu  « l’outrecuidance », selon lui de  fustiger « l’incompétence et la paresse des membres du Gouvernement » lui au premier chef.  Ses balles de diatribes et de vocifération n’avaient pas épargné les députés qui avaient fait  le boycott et l’opposition extra muros. Mais cette fois  son discours enrobé de miel  ,plein de mansuétude en direction des magistrats   qu’il  avait traités jusqu’ici de tous les noms désobligeants avait  bien créé  la surprise générale et suscité surtout  des interrogations sur les motivations réelles de son auteur . Le « Président illégitime » aurait il enfin refroidi le café très chaud du « Président Légitime » avec  beaucoup de glaçons,  remettant  les choses à l’endroit en sonnant   la fin  des  séries « Nova » :« Tantes Mimi et  Aïda » ,  « Serigne Ousmane et Serigne Abdourakhmane » qui avaient tenu en haleine pendant un temps  le Peuple de Pastef  et les sénégalais ?   Malheureusement   l’intermède de cette ambiance de bonne humeur du Chef fut brève. Comme raisons  on pourrait citer  la décision de la Cour d’appel de Versailles qui présage d’une fin de non   recevoir de la demande d’extradition du journaliste Madiambal Diagne. L’homme ne s’était toujours  remis de sa déception et sa colère . Il  avait   brandi   la menace d’appliquer désormais la  réciprocité pour les citoyens français en détention ou condamnés par des juridictions sénégalaises l’avait mis en rage d’abord. Le rapport accablant du professeur de droit norvégien Mads Andenaes pour la Commission des Nations unies des droits de l’homme  requis par les avocats du député Farba Ngom toujours maintenu en prison  par le  procureur qui s’était opposé à sa mise en liberté provisoire,  et d’autres comme  Khadim Ba, l’épouse de Madiambal , Mawdo Malick Mbaye tous gravement malades.   L’habitude étant une seconde nature, le Premier ministre  renoua avec la sienne en s’attaquant cette fois à un  sujet très sensible qui   relève du domaine exclusif du Chef de l’État.  Alors , sans crier gare , il évoquait   le coup d’État survenu il y’a quelques jours en Guinée Bissau. Le Président  Umaro Sissoco  Embalo candidat à un second mandat avait été déchu par les militaires.  Alors que le Président Diomaye Faye, après discussion et accord  avec ses pairs de la  Cedeao avait accueilli à bras ouverts son homologue au moment de la proclamation des résultats des élections présidentielles qui s’étaient déroulées normalement. Le Premier ministre « sans fard » pour reprendre le journaliste ( Mansaly du journal Libération du 29 novembre 2025) avait donné sa position personnelle en faveur de son ami l’opposant et candidat à ces élections. Ce dernier  avait  élu refuge à Ziguinchor,  fief du Premier ministre. En effet ce dernier avait pris  le contrepied du Président Diomaye .  Catégorique, sans frisson, il  avait  qualifié  ce coup d’État de « mascarade , une combine. ». Il poursuit  en appelant à « l’aboutissement du processus électoral  et en exigeant la libération de Domingos Pereira »  qui n’était même pas candidat. Il n’est pas besoin d’être alors un devin pour prévoir les terribles conséquences de ces déclarations intempestives , inappropriées et  irresponsables  au niveau national, africain et au niveau des organisations internationales.  Les partenaires financiers   vont cette fois  achever notre pays économiquement en  agonie. L’Union africaine (UA) a annoncé avoir suspendu le pays de ses instances, en réaction au renversement du président Umaro Sissoco Embalo et la prise de pouvoir par des militaires..

La  Cedeao pourrait à titre de sanctions donner des instructions fermes aux États et institutions bancaires et financières de l’espace Cedaeo à l’exclusion des pays comme le Mali, le Niger,le Burkina  Faso,  de l’espace  Umoa unis par une monnaie commune   et les autres de ne plus donner suite aux prochaines demandes de levées  de fonds par le Sénégal à l’occasion  des emprunts obligataires. Le Président  Umaro Sissoco  Embalo, malgré tout, avait le soutien de la communauté internationale pour  son engagement, sa détermination à  lutter  contre la grande criminalité. Car ce dernier  avait presque mis fin  en collaboration avec les  vaillantes  forces de défense sénégalaises aux actions des bandes armées, sévissant depuis des années  dans  la vaste région du Sud en Casamance et  les trafiquants de drogue. Ces  derniers  trouvaient refuge dans la forêt frontalière  , zone rouge des cultures  de drogues  de toutes sortes , refuge des narco trafiquants de l’Amérique du Sud , notamment de la Colombie , quasi nettoyée aujourd’hui .  Le  Conseil de l’Union africaine pour  la Paix  et la  Sécurité (CPS), le Giaba, organe  de la Cedao en Afrique , l’Onudc, le Gafi, l’Ocde , organes  responsables du Programme global contre le blanchiment d’argent, les recettes du crime et le financement du terrorisme avaient tous été mis en contribution lors de ces opérations . Ils ont condamné ce coup d’État et tout pays qui l’aurait soutenu ou encouragé. En janvier, les agents de l’Agence américaine de lutte contre les stupéfiants (DEA) avaient   procédé à des milliers d’arrestations liées au fentanyl, (drogue la plus  dangereuse et mortelle qui fait des ravages au niveau des jeunes .  Des  laboratoires avaient  été transférés  dans les forêts de Casamance . Le Président  Emballo  avait  alors signé avant la dissolution de l’Assemblée nationale de son pays , promulgué et pris  un  décret  d’ application  d’une loi renforçant les peines de prison pour le trafic de cette drogue . La police bissau -guinéenne avait  saisi plus de 1,8 tonne de cocaïne en provenance de Colombie. C’est la « plus grosse » prise de l’histoire de ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest. Huit suspects, trois Colombiens, quatre Bissau-Guinéens et un Malien, avaient  été arrêtés à la suite de cette saisie qui s’est opérée en deux temps dans deux localités proches de la côte nord du pays, à environ 120 km de la capitale. Avec ce nouveau régime populiste de Pastef , ce qui fait plus mal aujourd’hui  en sus des arrestations  et détentions arbitraires , c’est la dé -crédibilisation du Sénégal. Notre pays respecté  partout, avait   toujours été  la  vitrine de la Connaissance, de la Science , des Arts , de  la Couture , de la Démocratie , des Droits et des Libertés.   Devant un tel affront du Premier ministre , le Président Bassirou Diomaye Faye n’a pas le choix pour préserver son autorité, ses rapports  de respect réciproque avec ses  pairs. Il devrait   se départir  de ses sentiments  d’amitié avec son compagnon. La lourde Charge de  Chef d’État ne s’aurait s’accommoder de romance angélique des légendes  et des contes magnifiant l’amitié du genre « Rolland et Olivier  ( La Chanson de Rolland), et chez nous l’histoire  de ces deux femmes, amies d’enfance « Khandiou et Yaye Ndatté » qui connut une fin tragique dans le puits.  En lieu et place , c’est la vraie histoire du Président Abdou Diouf  et de son vieux ami et Premier ministre feu Habib Thiam qui devrait prévaloir . Le  Président  Bassirou Diomaye Faye, père de famille modèle ,  qui a supporté tous  les caprices , les quolibets , humiliations, du Premier ministre , des insultes de ses partisans au vu de son père, sa mère , ses épouses et ses enfants   devant la gravité des  actes  et propos du Premier ministre à propos de ce coup d’État  devrait    le démettre ses fonctions .  Sinon le  Sénégal va alors poursuivre  sa descente non plus jusqu’au quatrième sous-sol  mais à plus de cent kilomètres du  sol : le magma.  

Maître Djibril War, ancien député ,  Coordonnateur du Mouvement National Pour la Paix , la Tolérance et la Préservation du Patrimoine Moral et Religieux, membre du PGA , observateur à la Commission des  Nations unies des Droits de l’homme à New york, et au Réseau Libéral Africain

Guinée-Bissau : la junte consolide son pouvoir malgré la suspension de l’Union africaine

La nouvelle junte militaire arrivée au pouvoir en Guinée-Bissau continue de renforcer son emprise sur le pays. Après l’investiture jeudi du général Horta N’Tam à la tête d’un Haut commandement militaire pour la restauration de l’ordre (HCM), les putschistes ont nommé vendredi Ilidio Vieira Té au poste de Premier ministre et ministre des Finances. Cette série de décisions intervient dans un climat marqué par la condamnation internationale et la suspension immédiate du pays par l’Union africaine (UA).

Le général Horta N’Tam, jusqu’alors chef d’état-major de l’armée de terre, a été désigné jeudi pour diriger une transition politique de douze mois. Dès le lendemain, il a signé un décret portant nomination d’Ilidio Vieira Té, dernier ministre des Finances du président déchu Umaro Sissoco Embaló. Lors d’une discrète cérémonie à Bissau, le chef de la junte a salué le « bon travailleur » avec lequel il entend « continuer à travailler dans un même navire », signalant ainsi la volonté du nouveau pouvoir de maintenir certains cadres de l’ancienne administration.

Cette nomination n’a toutefois pas empêché la réaction immédiate de l’Union africaine. Mahamoud Ali Youssouf, président de la commission de l’UA, a annoncé vendredi la suspension totale de la Guinée-Bissau de toutes les instances de l’organisation. Dénonçant les atteintes graves à l’ordre constitutionnel, l’UA s’est alignée sur les nombreuses préoccupations exprimées par la communauté internationale.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a pour sa part souligné que depuis le putsch, au moins 18 personnes ont été arbitrairement détenues. Parmi elles figurent des membres du gouvernement, des magistrats et des responsables de l’opposition. L’ONU se dit particulièrement préoccupée par les « violations des droits de l’Homme » observées depuis mercredi.

Malgré ce contexte tendu, la capitale Bissau a retrouvé une certaine normalité vendredi. Les activités commerciales ont repris, tout comme la circulation. Le dispositif sécuritaire déployé au lendemain du coup d’État a été partiellement levé. Les militaires ont également suspendu le couvre-feu nocturne imposé mercredi et ordonné la réouverture des frontières, des écoles, des marchés et des institutions privées. Toutefois, sur le terrain, la situation économique reste précaire. Nombreux sont les habitants, comme Boubacar Embalo, jeune commerçant ambulant, qui peinent à reprendre leurs activités.

Sur le plan politique, l’ex-président Umaro Sissoco Embaló, renversé puis brièvement détenu par les militaires, a trouvé refuge au Sénégal où il est arrivé jeudi soir à bord d’un avion affrété par Dakar. Le Sénégal, membre du « comité de médiation restreint » de la Cedeao, suit de près la situation. Vendredi, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a dénoncé ouvertement ce qu’il qualifie de « combine » destinée à interrompre le processus électoral en Guinée-Bissau. Selon lui, il est impératif de reprendre le décompte des voix et de « dire qui a gagné » les élections présidentielle et législatives du 23 novembre.

Ousmane Sonko a également appelé à la libération des personnes arrêtées, en particulier celle de Domingos Simões Pereira, figure majeure de l’opposition bissau-guinéenne et leader du PAIGC, qui n’était même pas candidat à l’élection. Écarté de la présidentielle pour dépôt tardif de dossier, Pereira avait soutenu le candidat de l’opposition Fernando Dias. Ce dernier affirme avoir remporté l’élection et accuse l’ancien président Embaló d’avoir orchestré le coup d’État pour empêcher l’annonce des résultats.

La crise en cours s’ajoute à une longue histoire d’instabilité politique en Guinée-Bissau. Depuis son indépendance du Portugal en 1974, le pays a connu quatre coups d’État réussis et de nombreuses tentatives avortées. Cette fragilité interne a favorisé l’installation durable de réseaux de narcotrafic, utilisant le pays comme point de transit pour la cocaïne en provenance d’Amérique latine à destination de l’Europe. Certains responsables militaires et hauts fonctionnaires ont même été cités dans ces trafics au fil des années, contribuant à maintenir le pays dans un cycle de turbulences politiques et économiques.

La situation actuelle laisse planer de nombreuses incertitudes sur l’avenir du processus démocratique bissau-guinéen, tandis que la pression régionale et internationale s’accentue pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Guinée-Bissau : La junte nomme Ilidio Vieira Té Premier ministre après le coup d’État

La scène politique bissau-guinéenne continue de connaître de profonds bouleversements à la suite du coup d’État survenu le mercredi 26 novembre. Deux jours après avoir pris le contrôle du pays, le général Horta N’Tam, désormais chef de la junte militaire, a annoncé ce vendredi 28 novembre 2025 la nomination d’Ilidio Vieira Té au poste de Premier ministre.

Cette nomination intervient dans un contexte de forte instabilité institutionnelle, marqué par la dissolution des principales institutions républicaines par les militaires et par l’incertitude qui plane sur la suite du processus politique. Avec l’arrivée d’Ilidio Vieira Té à la primature, la junte cherche visiblement à installer rapidement un gouvernement de transition pour tenter de rassurer les partenaires internationaux et de donner une orientation politique claire à son action.

Ilidio Vieira Té, figure influente de la scène politique nationale, n’est pas un novice. Il occupait déjà le portefeuille stratégique des Finances dans le gouvernement dissous, un ministère qu’il continuera de diriger cumulativement. Son maintien à ce poste illustre la volonté de la junte de s’appuyer sur un homme considéré comme expérimenté, rompu aux négociations économiques et capable d’assurer une certaine continuité administrative dans un moment où les finances publiques sont sous pression.

Proche collaborateur de l’ex-président Umaro Sissoco Embaló, Ilidio Vieira Té avait également joué un rôle central dans sa dernière campagne présidentielle, renforçant son statut d’acteur politique de premier plan. Ce lien avec l’ancien chef de l’État soulève toutefois des interrogations quant à la ligne politique que la junte entend suivre, certains observateurs se demandant si cette nomination ouvre la voie à une transition inclusive ou si elle s’inscrit dans la continuité de l’ancien régime.

Alors que le pays reste sous le choc de la prise de pouvoir militaire et que la communauté internationale appelle à un retour rapide à l’ordre constitutionnel, les prochains jours seront déterminants. La formation du gouvernement dirigé par Ilidio Vieira Té, la définition d’un calendrier de transition et la position que prendra la junte face aux pressions diplomatiques constitueront les premiers tests de la nouvelle équipe dirigeante.

Guinée-Bissau : le général Horta N’Tam investi président de la transition après un coup d’État militaire

La Guinée-Bissau traverse une crise politique majeure après la prise de pouvoir par l’armée. Le général Horta N’Tam, jusque-là chef d’état-major de l’armée de terre, a été officiellement investi jeudi 27 novembre comme « président de la transition » et chef du Haut commandement militaire, avec pour mission de diriger le pays pendant une période d’au moins un an.

Cette investiture a eu lieu lors d’une cérémonie solennelle au siège de l’état-major, placé sous une sécurité extrêmement renforcée et un déploiement massif de soldats. La prise de fonction du général intervient au lendemain d’un coup de force qui a profondément bouleversé la scène politique nationale.

Les militaires ont arrêté le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, et ont suspendu le processus électoral, initialement prévu pour se poursuivre après les scrutins présidentiel et législatif du 23 novembre. Selon les officiers putschistes, cette intervention visait à contrecarrer un prétendu « plan de déstabilisation » visant à manipuler les résultats des élections.

Depuis ce coup de force, la situation dans le pays reste tendue. Les autorités militaires ont fermé les frontières, instauré un couvre-feu et mis plusieurs institutions nationales en sommeil, plongeant la Guinée-Bissau dans une incertitude politique totale.

En prenant les commandes du pays, le général Horta N’Tam se positionne désormais comme l’homme fort de cette transition. Les contours de sa feuille de route restent encore flous, et la communauté internationale observe avec inquiétude les développements dans ce pays d’Afrique de l’Ouest déjà fragilisé par des crises politiques récurrentes.

Guinée-Bissau : le président Adama Barrow honoré de la médaille Amílcar Cabral

En visite officielle à Bissau, le président gambien Adama Barrow a reçu la médaille Amílcar Cabral, la plus haute distinction de l’État bissau-guinéen. Cette décoration lui a été remise en reconnaissance de son engagement pour le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre la Gambie et la Guinée-Bissau.

Au cours de la cérémonie, le maire de Bissau a également remis au chef de l’État gambien la clé de la ville, symbole de fraternité et d’accueil.

Dans son allocution, le président Barrow a exprimé sa gratitude envers le peuple bissau-guinéen et rendu hommage à deux grandes figures historiques du pays : Amílcar Cabral, leader de la lutte pour l’indépendance, et l’ancien président João Bernardo Vieira.

GUINÉE-BISSAU : Umaro Sissoco Embalo limoge son Premier ministre à quatre mois de la présidentielle

La scène politique bissau-guinéenne connaît un nouveau rebondissement. Le président Umaro Sissoco Embalo a procédé, ce jeudi 7 août 2025, à la révocation du Premier ministre Rui Duarte Barros, par décret présidentiel. Dans la foulée, il a nommé Braima Camara, un proche du pouvoir et membre influent de son parti, le Mouvement pour l’alternance démocratique (Madem G15), à la tête du gouvernement.

Aucune explication officielle n’a été fournie quant aux raisons de ce limogeage. Toutefois, cette décision intervient dans un climat politique particulièrement tendu, à seulement quatre mois de l’élection présidentielle prévue pour le 23 novembre prochain. De nombreux observateurs y voient une manœuvre politique visant à consolider le contrôle du président sur l’exécutif à l’approche du scrutin.

Rui Duarte Barros, figure du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), principal parti d’opposition, avait été nommé en décembre 2023 dans un contexte de recomposition politique post-crise. Son éviction est perçue comme un coup dur pour l’opposition, déjà critique à l’égard de la gouvernance d’Embalo et de ce qu’elle qualifie de dérives autoritaires.

Depuis son indépendance du Portugal en 1973, la Guinée-Bissau est régulièrement secouée par des coups d’État, des luttes de pouvoir, et une instabilité institutionnelle chronique. Malgré un espoir de normalisation après la présidentielle de 2014, les turbulences politiques ont perduré. L’accession au pouvoir d’Embalo en 2019, à l’issue d’une élection controversée, n’a pas mis fin aux tensions. En décembre 2023, le pays avait déjà connu une tentative de coup de force qui avait aggravé les divisions au sein des institutions.

La nomination de Braima Camara, considéré comme un fidèle du président, pourrait accroître les crispations politiques. L’opposition, tout comme la société civile, redoute une concentration des pouvoirs au sommet de l’État à l’approche d’un scrutin décisif.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite d’État en Guinée-Bissau

Bissau, le 26 mai 2025 – Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a quitté Dakar ce lundi matin en direction de Bissau pour effectuer une visite d’État de deux jours en République de Guinée-Bissau, prévue les 26 et 27 mai 2025.

Selon un communiqué de la Présidence sénégalaise, « cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de bon voisinage entre la République du Sénégal et la République de Guinée-Bissau ».

Le programme officiel prévoit des entretiens entre le Président Diomaye Faye et son homologue bissau-guinéen, le Président Umaro Sissoco Embaló. Les deux chefs d’État aborderont plusieurs questions d’intérêt commun, notamment la sécurité sous-régionale, les échanges commerciaux, la coopération transfrontalière et les projets d’intégration régionale.

En marge des discussions bilatérales, des rencontres sont également prévues entre les délégations officielles des deux pays, avec pour objectif de consolider les liens diplomatiques, économiques et culturels qui unissent Dakar et Bissau.

Cette visite marque la première mission d’État du Président Diomaye Faye en Guinée-Bissau depuis son investiture en avril dernier. Elle témoigne de sa volonté affichée de renforcer l’axe Dakar-Bissau, dans un contexte de mutations politiques et économiques en Afrique de l’Ouest.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°302 – du 21/10/2024

🔴 FAISANT LES CHOUX GRAS DE LA PRESSE CE 19 OCTOBRE : BOUGANE ÉCLIPSE LE « DAKAR ARENA »
🔴 DISCULPATION DU DG DE L’ASER PAR SONKO : BIRAHIM SECK ET ABDOUL MBAYE CRIENT HARO SUR LE PM

🔴 CAN BEACH SOCCER – DÉFAITE CONTRE LA MAURITANIE : FAUX DÉPART DES LIONS
🔴 TOURNOI UFOA/A U17 – FRAUDE SUR L’ÂGE : LA GUINÉE, LA GUINÉE BISSAU ET LA SIERRA LEONE EXCLUES

Guinée-Bissau : Le président Embalo accuse son ex-Premier ministre Nabiam d’implication dans le putsch manqué de 2022

En Guinée-Bissau, le président Umaro Sissoco Embalo a tenu une conférence de presse marathon la semaine dernière, au cours de laquelle il a abordé plusieurs sujets cruciaux de la vie politique du pays, notamment le putsch manqué de février 2022. Lors de cet échange, le président a formulé de graves accusations contre son ancien Premier ministre, Nuno Nabiam, l’accusant d’avoir été au courant de la tentative de coup d’État.

Embalo a affirmé avoir entendu Tchami Yala, le supposé cerveau du putsch, déclarer que Nabiam était « de leur côté ». Malgré de multiples tentatives de contact, Nabiam n’aurait pas répondu aux appels du président, qui dit l’avoir appelé plus de 30 fois ce jour-là.

Le 1er février 2022, une trentaine de militaires avaient pris d’assaut le Palais du Gouvernement à Bissau, où se tenait une réunion du Conseil des ministres présidée par Embalo. Le président a exprimé son regret de voir un homme qu’il a aidé en politique lui souhaiter « la mort ». Depuis ces événements, Embalo aurait ordonné une surveillance accrue de son ex-Premier ministre.

Arrestation d’un magistrat bissau-guinéen à Lisbonne : Réactions du président Umaro Embalo

L’arrestation du magistrat bissau-guinéen Eduardo Mancanha à Lisbonne, au Portugal, le 21 avril dernier, a suscité une onde de choc au sein de la classe politique et judiciaire en Guinée-Bissau. Le président Umaro Embalo, confronté à cette affaire délicate, s’est exprimé devant la presse pour livrer ses réflexions et sentiments concernant cet événement inattendu.

Alors qu’il s’adressait à la presse il y a quelques jours, le président Embalo, âgé de 52 ans, a regretté cet incident fâcheux et a exprimé sa déception face à la situation. Il a souligné l’importance de préserver l’intégrité et l’impartialité du système judiciaire, insistant sur le fait que ceux qui sont chargés de rendre la justice doivent éviter de tomber dans de tels pièges.

La réaction du président bissau-guinéen fait suite à la déclaration du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire du ministère public, qui a décidé de suspendre M. Mancanha de ses fonctions et d’ouvrir une procédure disciplinaire à son encontre. Cette décision vise à garantir la transparence et l’intégrité du processus judiciaire dans un contexte marqué par des accusations de corruption et de partialité au sein du système judiciaire bissau-guinéen.

L’arrestation de M. Mancanha a suscité une vive réaction à Bissau, mettant en lumière les défis auxquels est confrontée la justice dans le pays. Le président Embalo a tenté de relativiser l’affaire en soulignant que de nombreux pays à travers le monde ont été confrontés à des situations similaires impliquant des magistrats.

Néanmoins, il a exprimé sa préoccupation quant à l’image de la Guinée-Bissau dans cette affaire, soulignant l’importance de protéger la réputation et l’intégrité du pays sur la scène internationale. Il a également rappelé l’incident récent de l’interception d’un bateau transportant de la drogue dans un pays voisin, soulignant les défis auxquels sont confrontés les pays de la région en matière de lutte contre le crime organisé et la corruption.

Cette affaire souligne une fois de plus la nécessité de renforcer les institutions judiciaires en Guinée-Bissau et de garantir l’indépendance et l’intégrité du système judiciaire pour préserver l’état de droit et restaurer la confiance du public dans les institutions démocratiques du pays.

La Guinée-Bissau refuse de coopérer avec la Cour pénale spéciale dans l’affaire Bozizé

Le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a annoncé le 1er mai 2024 que son pays ne coopérerait pas avec la Cour pénale spéciale (CPS) dans l’affaire impliquant l’ancien président centrafricain François Bozizé. Cette décision est motivée par l’absence de loi d’extradition dans le pays.

François Bozizé, ancien chef d’État de la République centrafricaine, est actuellement en exil en Guinée-Bissau. Il est recherché pour des crimes présumés commis pendant son mandat, notamment des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité survenus entre 2009 et 2013.

Le président Embaló a souligné que Bozizé était arrivé en Guinée-Bissau sur invitation, en réponse à une demande de l’Union africaine et des dirigeants d’Afrique centrale. Depuis son arrivée, Bozizé n’a posé aucun problème, et son accueil a été motivé par des considérations humanitaires, selon le président.

Pendant ce temps, la Cour pénale spéciale maintient ses accusations contre Bozizé. Malgré le refus de coopération de la Guinée-Bissau, la CPS poursuit son enquête sur les allégations de crimes commis pendant la période de gouvernance de Bozizé en République centrafricaine.

Cette affaire soulève des questions sur la coopération régionale en matière de justice pénale internationale et met en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays africains en matière de poursuite des crimes graves commis par des anciens chefs d’État.

Le Président sénégalais en visite en Guinée Bissau pour renforcer les liens bilatéraux

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, entame ce mardi 30 avril 2024 une visite de travail et d’amitié en Guinée Bissau. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens historiques de bon voisinage et de brassage socio-culturel entre le Sénégal et ses voisins. Elle témoigne également de l’importance de l’axe Dakar-Bissau dans les priorités diplomatiques du Président Bassirou Diomaye Faye.

Cette démarche s’aligne sur les premiers voyages du Chef de l’État en Mauritanie et en Gambie, soulignant ainsi l’engagement du Sénégal en faveur de la coopération régionale et de l’intégration sous-régionale en Afrique de l’Ouest.

Selon une note du Bureau d’Information Gouvernementale (BIG), la Guinée Bissau est un partenaire stratégique pour le Sénégal. En effet, les échanges commerciaux entre les deux pays sont significatifs, avec des exportations sénégalaises vers la Guinée Bissau estimées à 108 257 tonnes en 2022, représentant une valeur de 55,201 milliards de francs CFA (NACE 2022). Cette performance économique témoigne d’une amélioration de +33,5% par rapport à l’année précédente.

Cette visite présidentielle revêt ainsi une importance particulière pour consolider les relations économiques, politiques et culturelles entre les deux nations. Elle permettra également d’explorer de nouvelles opportunités de coopération et de renforcer les échanges bilatéraux dans divers domaines d’intérêt commun.

Le Président Bassirou Diomaye Faye s’engage à œuvrer pour le développement et le renforcement de la coopération régionale, dans un esprit de solidarité et de fraternité entre les peuples de la sous-région ouest-africaine.

Les Éléphants de Côte d’Ivoire brillent lors de leur match d’ouverture à la CAN 2024 avec une victoire convaincante de 2-0

L’équipe nationale de Côte d’Ivoire, les Éléphants, a entamé sa campagne à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2024 avec une performance remarquable lors du match d’ouverture. Les joueurs ont résisté à la pression en ouvrant le score dès les cinq premières minutes, marquant ainsi le ton d’une victoire convaincante de 2-0.

Dès le coup d’envoi, les Éléphants ont démontré leur détermination en ouvrant le score après seulement cinq minutes de jeu. Cette ouverture précoce a non seulement enthousiasmé les supporters ivoiriens mais a également mis la pression sur leurs adversaires. La rapidité et l’efficacité ont été les maîtres mots de cette première réalisation, propulsant l’équipe dans une position de force.

La performance des Éléphants n’a pas faibli après le premier but. Au contraire, l’équipe a maintenu son élan offensif et a réussi à inscrire un deuxième but, scellant ainsi une victoire convaincante de 2-0. La solidité défensive et la coordination remarquable entre les joueurs ont été des éléments clés de cette réussite, montrant que l’équipe est prête à affronter les défis de la CAN 2024.

Les supporters ivoiriens ont célébré avec enthousiasme cette performance impressionnante de leur équipe nationale, créant une atmosphère électrique dans les gradins. Les joueurs, quant à eux, ont exprimé leur satisfaction tout en soulignant l’importance de rester concentrés pour les prochains défis du tournoi.

Cette victoire d’ouverture envoie un message fort aux autres équipes participantes à la CAN 2024, établissant les Éléphants comme de sérieux prétendants au titre. Les attentes montent alors que l’équipe se prépare pour les prochains affrontements, et les supporters anticipent avec impatience une campagne mémorable de la Côte d’Ivoire dans cette compétition prestigieuse.

Troubles en Guinée-Bissau: le président Embaló dénonce «une tentative de coup d’État»

Le président bissau-guinéen a dénoncé samedi 2 décembre une « tentative de coup d’État » qui aura « de lourdes conséquences » après des affrontements entre l’armée et des éléments des forces de sécurité qui ont fait au moins deux morts.

« J’étais à Dubaï où j’ai pris part à la COP28. Je ne pouvais pas rentrer à cause de la tentative de coup d’État. Je tiens à vous dire que cet acte aura des conséquences graves », a déclaré à son retour à Bissau le président Umaro Sissoco Embaló à la presse. « Il y avait des indices, nous allons vous les montrer. Ce coup d’État a été préparé avant le 16 novembre (date des célébrations du 50ᵉ anniversaire des forces armées) », a-t-il poursuivi.

Les éléments de la Garde nationale ont fait irruption jeudi soir 30 novembre dans les locaux de la police judiciaire pour en extraire le ministre de l’Économie et des Finances, Souleiman Seidi, et le secrétaire d’État au Trésor public, Antonio Monteiro. Les deux membres du gouvernement étaient interrogés par la police judiciaire, sur instruction du procureur général nommé par le président, à propos d’un retrait de dix millions de dollars des caisses de l’État.

Retranchés dans une caserne du sud de la capitale Bissau, les éléments de la Garde nationale ont affronté les forces spéciales de la Garde présidentielle, dans la nuit de jeudi à vendredi, faisant au moins deux morts, selon un responsable militaire. Le calme est revenu vendredi en milieu de matinée avec l’annonce de la capture ou la reddition du commandant de la Garde nationale, le colonel Victor Tchongo.

Samedi, le dispositif sécuritaire a été allégé à Bissau, mais des militaires étaient toujours visibles autour de certains édifices stratégiques comme le palais présidentiel, la direction de la police judiciaire et certains ministères, a constaté un correspondant de l’AFP

« Le colonel Tchongo n’est pas un fou. Il a été envoyé par quelqu’un pour entrer dans les installations de la PJ exfiltrer Souleiman Seidi. L’empire des lois doit fonctionner. Le procureur général est l’avocat de l’État », a dit M. Embaló. « On n’organise pas un coup d’État contre le président de l’Assemblée nationale, encore moins contre un Premier ministre, mais contre le président de la République, commandant en chef des armées », a-t-il asséné.

Le président a annoncé qu’une commission d’enquête sera constituée lundi 4 décembre.

Certains officiers et soldats de la Garde nationale se sont dispersés à l’intérieur du pays, a indiqué samedi un communiqué de l’armée bissau-guinéenne sans préciser leur nombre. « L’état-major général des forces armées les informe par la présente qu’ils doivent rejoindre leur lieu d’affectation », poursuit-il

Guinée-Bissau: l’armée annonce une situation «sous contrôle» et l’arrestation du chef de la Garde nationale

L’état-major bissau-guinéen a dit, ce 1er décembre 2023, détenir le chef de l’unité des forces de sécurité impliquée dans une nuit d’affrontements dans la capitale, et a assuré que l’armée contrôlait la situation.

En Guinée Bissau, l’armée annonce que la situation est « totalement sous contrôle », après l’arrestation du chef de la garde nationale. Depuis cette nuit, cette unité, retranchée dans une caserne de Bissau, affrontait les forces spéciales. Ces échanges de tirs faisaient suite à ce qui s’apparente à une tentative d’évasion de deux hautes personnalités de l’État soupçonnées de corruption.

Le commandant qui dirigeait cette opération s’est finalement rendu. Il s’agit du colonel Victor Tchongo. Il commandait donc les éléments de la garde nationale qui ont exfiltré de leur cellule le 30 novembre 2023 le ministre de l’Économie Souleiman Seidi et le secrétaire d’État au Trésor public Antonio Monteiro. Les hommes armés s’étaient ensuite retranchés dans une caserne située dans le quartier Santa Luzia.

Éviter un bain de sang

Ce matin du 1ᵉʳ décembre résonnaient encore dans Bissau des tirs nourris entre cette unité et les forces spéciales, jusqu’à ce que le colonel Tchongo décide de se rendre pour éviter un bain de sang, a-t-il expliqué.

Plusieurs de ses éléments ont aussi été arrêtés. Les autres sont en fuite. Le ministre Seidi et le secrétaire d’État Monteiro ont tous les deux été récupérés sains et saufs. Ils ont été remis dans leur cellule. Pour l’heure, il n’y a pas de bilan en termes de morts ou de blessés. L’armée sillonne les rues, et les accès à la présidence ont été fermés.

Des événements qui se sont déroulés alors que le président du pays, Umaro Sissoco Embalo, est en déplacement à Dubaï pour la COP 28.

Un bilan provisoire fait état de 2 morts et de plusieurs blessés dont six ont été évacués au Sénégal. Plusieurs membres du gouvernement sont restés injoignables vendredi. Le président de l’Assemblée nationale et la ministre de l’Intérieur notamment. Dans un communiqué, l’état-major a appelé la population au calme. L’ONU, elle, a demandé le respect de l’État de droit et exhorté les membres des forces de sécurité à s’abstenir de toute ingérence dans la vie politique. 

Convocation

À l’origine de ces événements, les deux membres du gouvernement avaient été convoqués jeudi matin par la justice, avant d’être placés en garde à vue. Ils étaient interrogés sur le retrait suspect de 10 millions de dollars des caisses de l’État.

Lundi déjà, le ministre était questionné par les députés sur ce retrait effectué sans l’aval du gouvernement. Il a répondu avoir reversé la somme à des opérateurs économiques pour soutenir le secteur privé.

Le problème, c’est que ces opérateurs sont tous des soutiens de certains membres de la coalition du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), majoritaire à l’Assemblée nationale depuis les législatives de juin dernier. Selon un chercheur au CNRS, cette nuit de tirs s’explique par des rivalités anciennes entre la présidence et le PAIGC.

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