Altercation entre deux chefs de service à l’hôpital Roi Baudouin : la direction rétablit sa version des faits

L’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye a brisé le silence ce lundi, après la vive polémique suscitée par une altercation survenue entre deux de ses chefs de service. À travers un communiqué officiel, la direction a tenu à clarifier les circonstances de l’incident, tout en déplorant ce qu’elle qualifie d’« inexactitudes » relayées dans la presse, notamment par le journal L’Observateur.

Selon le document publié, les faits se sont produits au cours d’une réunion hebdomadaire du staff médical, convoquée à titre informatif. C’est dans ce cadre que des propos jugés « discourtois » ont été échangés entre deux cadres de la structure, avant que la tension ne dégénère en confrontation physique. Un comportement que la direction qualifie de « regrettable », tout en insistant sur son caractère isolé.

L’administration de l’hôpital affirme avoir immédiatement pris les dispositions disciplinaires prévues par les textes en pareilles circonstances. Elle souligne sa volonté de préserver un climat professionnel apaisé et réaffirme que l’hôpital doit rester un « havre de paix » tant pour les patients que pour les agents de santé.

Par ailleurs, la direction a tenu à tordre le cou à une rumeur persistante évoquant une prétendue discussion autour d’une enveloppe de 25 millions de francs CFA, lors de la réunion. « Il n’a jamais été question d’un quelconque débat financier », martèle-t-elle, dénonçant une « allégation totalement infondée » largement relayée par certains organes de presse.

Détournement de deniers publics : l’ex-directeur de l’hôpital Roi-Baudouin déféré au parquet

Cheikh Mbaye Seck, ancien directeur général de l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye, a été déféré ce lundi matin au parquet du tribunal de Pikine-Guédiawaye, à la suite d’une garde à vue menée par la Section de recherches de la gendarmerie de Keur Massar. Il est poursuivi pour escroquerie, faux et usage de faux, ainsi que détournement de deniers publics, dans une affaire qui met en lumière des pratiques financières douteuses au sein de l’établissement hospitalier.

L’affaire remonte à un contrat de sous-traitance en restauration hospitalière, au cœur duquel une restauratrice, engagée par M. Wade – titulaire officiel du marché –, aurait fourni des services sans jamais recevoir de paiement. Pourtant, un chèque de 5 millions de F CFA, censé couvrir ses prestations, a bien été émis. Problème : le nom du bénéficiaire aurait été modifié, pour être finalement attribué à Khady, assistante personnelle du Dr Seck.

Toujours selon les informations de L’Observateur, Khady aurait encaissé les fonds avant de les remettre à M. Seck, puis aurait quitté le pays en direction du Canada, laissant la victime sans recours. Cette dernière, n’ayant jamais été remboursée, a décidé de porter plainte contre M. Wade, qui a fini par impliquer l’ancienne direction de l’hôpital.

L’enquête ouverte par la gendarmerie a conduit à plusieurs auditions, notamment celles du directeur des finances, du chef du personnel infirmier, et du responsable de l’économat, tous entendus comme témoins. Ces confrontations ont placé l’ex-directeur général dans une posture de plus en plus inconfortable face à la justice.

Contacté par PressAfrik, le Dr Seck a confirmé sa garde à vue et son transfert au tribunal : « Oui, effectivement, j’ai été placé en garde à vue, mais actuellement je suis en route vers le tribunal de Pikine pour répondre au procureur », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Mais l’affaire est déjà réglée. »

Situation critique à l’Hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye : Les insuffisants rénaux en danger

Depuis un mois, les patients insuffisants rénaux de l’Hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye sont privés de leurs séances de dialyse, une situation alarmante qui met leur vie en péril. En outre, les kits nécessaires à ces traitements vitaux font cruellement défaut, aggravant encore la détresse des malades.

L’association des insuffisants rénaux de Guédiawaye lance un cri d’alarme et en appelle au ministre de la Santé ainsi qu’au chef de l’État pour intervenir de toute urgence. Le secrétaire général de l’association, Cheikh Ibra Bop, exprime la gravité de la situation en soulignant que l’absence de matériel met en danger la vie des patients, pour qui la dialyse est une nécessité vitale.

« Actuellement, nous sommes confrontés à un problème de matériel. Ce problème est récurrent depuis le mois de décembre et un dialysé qui ne fait pas la Dialyse est en sursis de vie », explique-t-il, mettant en lumière l’urgence de la situation. Il souligne également l’impuissance du directeur de l’hôpital à résoudre ce problème crucial.

Les patients, quant à eux, vivent dans l’angoisse constante de ne pas pouvoir recevoir leur traitement vital. « Depuis 4 heures du matin, nous sommes là, nous ne pouvons pas faire la dialyse et Dieu seul sait si les malades vont tenir jusqu’à demain », témoigne l’un des patients, lançant un appel désespéré aux autorités pour une résolution immédiate de cette crise sanitaire.

Face à cette situation critique, l’association des insuffisants rénaux de Guédiawaye demande une intervention rapide et efficace des autorités compétentes afin de sauver des vies et de garantir l’accès à des soins de santé essentiels pour tous.

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