Négligence dans les hôpitaux: radioscopie d’un mal qui gagne davantage du terrain

Depuis quelques années sont notés, dans les établissements de santé publics comme privés, plusieurs manquements qui ne disent pas leur nom. Des manquements pour la plupart liés à une négligence notoire des personnels de santé. Raisons pour laquelle, cette exercice du jour se veut une dénonciation, afin que les hôpitaux et autres unités sanitaires cessent certaines pratiques qui dérangent à la fois et les malades et leurs accompagnants. Et ce comportement qui persiste dans bien des hôpitaux est vu tel un laxisme des admistrateurs qui ne font pas le contrôle et le suivi, c’est pourquoi c’est encore à dénoncer.

Ce qui est plus déplorable, c’est que ces comportements anti-valeurs se résument en deux aspects gênants: la très longue durée de l’attente du patient avant d’être reçu, surtout s’il se trouve dans un état très critique mais également les propos malveillants du personnel soignant ou des agents en charge de la sécurité à l’endroit des malades et des accompagnants. Ces derniers souvent agressés verbalement ou même physiquement.
Pour se rendre compte de cette pratique souvent ignoble, il suffit tout simplement de fréquenter les services hospitaliers… Parlant de négligence, personne n’a oublié la mort dans des circonstances tragiques des 4 nourrissons dans un incendie au service de néonatalogie de l’hôpital Magatte Lô de Linguère ou encore le décès du bébé asphyxié et calciné à la clinique de la Madeleine de Dakar. Et la liste est longue.
Tous ces manquements constatés, constituent un frein pour le respect de la pyramide sanitaire par les usagers et l’effectivité de la prise en charge des malades. Et tout cela remet encore en cause et au goût du jour l’accueil dans les milieux hospitaliers qui est un véritable calvaire pour les patients et accompagnants dans un pays dit de la « téranga ».
Le service public dans sa globalité est mal en point et doit être repensé et c’est très peu de le dire. Mais malheureusement, bon nombre de personnes continuent encore et encore de décrier ce qui se passe dans les structures sanitaires à cause du mauvais comportement de certains personnels médicaux. Finalement, très nombreux sont les sénégalais qui ont la phobie de certains hôpitaux devenus des « mouroirs ».
C’est pourquoi, il faut beaucoup d’intransigeance dans des situations pareilles. Cela renvoie aussi au drame survenu à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga dans l’affaire Astou Sokhna décédée dans des circonstances douloureuses à l’extrême et les témoignages sur la négligence des agents de santé qui ont suivi ont montré à suffisance que le laxisme est ancré dans ce pays et l’on ne fait rien pour l’éradiquer. Une tragédie qui avait d’ailleurs laissé dire à l’époque, l’éminent Pr Abdoul Kane, chef du service cardiologie de L’hôpital Dalal Diam que: “si nous oublions d’assister quelqu’un qui est malade, qui est dans la souffrance, c’est qu’en réalité, nous oublions notre humanité et nous nous installons dans une inhumanité. Aujourd’hui, des gens peuvent être séquestrés dans nos hôpitaux parce qu’ils n’ont pas payé. Nos hôpitaux sont devenus des épiceries”.

Aujourd’hui, il urge plus que jamais pour les administrateurs des structures sanitaires et les personnels soignants de créer, dès l’accueil du malade, les conditions de l’apaisement de son mental. Sinon la question de l’accueil des malades restera toujours une équation à résoudre dans le milieu hospitalier au Sénégal.

Aly Saleh

Grand Magal de Touba 2024 : Le gouvernement alloue 800 millions de francs CFA aux hôpitaux de la ville sainte

À l’approche du Grand Magal de Touba, prévu cette année pour le vendredi 23 août 2024, le gouvernement sénégalais a annoncé une contribution financière significative pour soutenir les services de santé de la ville sainte. Une enveloppe de 800 millions de francs CFA a été allouée aux hôpitaux de Touba, une décision qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour accueillir les millions de fidèles attendus.

Le Grand Magal, commémoration annuelle du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride, attire chaque année des pèlerins de tout le pays et de la diaspora. Cette affluence massive exerce une pression importante sur les infrastructures locales, notamment les services de santé.

Selon les autorités, cette enveloppe de 800 millions de francs CFA sera destinée à renforcer les capacités des établissements de santé de la ville, notamment en matière de médicaments, d’équipements médicaux, et de personnel. « Il s’agit d’assurer une prise en charge adéquate des pèlerins, et de garantir que les structures sanitaires de Touba puissent faire face aux défis logistiques et médicaux liés à cet événement de grande envergure », a déclaré un responsable du ministère de la Santé.

La mobilisation des ressources pour le Magal ne se limite pas à cette contribution financière. En plus de cet appui, plusieurs initiatives sont mises en place, telles que la mobilisation d’unités médicales mobiles, la distribution de kits d’urgence, et la sensibilisation sur les mesures d’hygiène et de sécurité.

Les responsables des hôpitaux de Touba ont exprimé leur gratitude pour ce geste, tout en soulignant l’importance d’une gestion rigoureuse de ces fonds pour maximiser leur impact. Ils ont également rappelé l’importance d’une collaboration étroite entre les différents acteurs impliqués, y compris les autorités locales, les services de sécurité, et les organisations de la société civile, pour garantir le bon déroulement du Magal.

Le gouvernement sénégalais réitère son engagement à accompagner la communauté mouride dans la célébration de ce moment sacré, tout en veillant à la sécurité et au bien-être des millions de pèlerins qui convergeront vers Touba. Cette enveloppe de 800 millions de francs CFA, qui s’ajoute aux autres mesures prévues, témoigne de l’importance accordée à cet événement national.

Alors que le compte à rebours pour le Grand Magal 2024 se poursuit, les préparatifs s’intensifient, et les fidèles se préparent à vivre cet événement avec la dévotion et l’enthousiasme qui le caractérisent. Le soutien apporté aux hôpitaux de Touba constitue une assurance supplémentaire que cette grande fête religieuse se déroulera dans les meilleures conditions possibles.

[En direct] Intenses bombardements dans le sud de la bande de Gaza, les hôpitaux submergés

Après des semaines de combat contre le Hamas dans le nord de Gaza, l’armée israélienne intensifie ce mardi son déploiement dans le sud du territoire, faisant craindre un « scénario encore plus infernal » pour les civils, selon les Nations unies. Khan Younes, ville où ont été déplacés un grand nombre de Palestiniens du Nord, est désormais la cible de l’armée israélienne. Les ONG humanitaires ne cachent plus leur désespoir face à la situation dans l’enclave palestinienne.

Ce qu’il faut retenir :

■ La trêve à Gaza a volé en éclats vendredi matin, le 1ᵉʳ décembre.

■ L’armée israélienne a déplacé son offensive vers la moitié sud du territoire. Des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens sont entrés dans cette partie de Gaza, au niveau de la grande ville de Khan Younes, proche de la frontière avec l’Égypte. L’hôpital Nasser, le plus grand de Khan Younes, a reçu mardi matin des dizaines de blessés.

■ Le Qatar demande au Conseil de sécurité de l’ONU de forcer Israël à revenir à la table des négociations sur la guerre à Gaza, a déclaré ce mardi l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, lors d’un sommet du Conseil de coopération du Golfe à Doha.

■ « Un scénario encore plus infernal est sur le point de se réaliser, auquel les opérations humanitaires ne pourront peut-être pas répondre », a déclaré la Coordinatrice humanitaire de l’ONU pour les Territoires palestiniens.

■ Plus de 15 900 Palestiniens, dont 70% de femmes et d’enfants, ont été tués dans les frappes israéliennes sur Gaza depuis le 7 octobre, a déclaré lundi 4 décembre le ministère de la Santé de la bande de Gaza. Le nombre de blessés s’élève à plus de 42 000 Palestiniens. Depuis le 7 octobre, plus de 1 200 Israéliens ont été tués.

■ Durant la trêve, 110 otages – 86 Israéliens et 24 étrangers – ont été libérés par le Hamas, selon le décompte d’Israël. De son côté, Israël a libéré 240 prisonniers palestiniens ; 136 otages restent détenus à Gaza, selon l’armée israélienne.

Rfi

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