Le Dakarois Quotidien N°412 – 05/03/2025
Étiquette : IGE
Gestion de la Lonase : L’IGE ouvre une enquête sur Lat Diop
L’Inspection Générale d’État (IGE) a lancé une mission d’audit sur la gestion de Lat Diop à la Loterie Nationale Sénégalaise (Lonase). Cette décision intervient cinq mois après l’inculpation de l’ancien ministre des Sports, actuellement en détention pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’extorsion et de blanchiment de capitaux.
Selon les informations relayées par Ledakarois.sn, une équipe d’auditeurs de l’IGE, composée des vérificateurs P. A. Touré, B. Diakhaté et d’experts en comptabilité, a été déployée pour examiner en profondeur les finances et la gouvernance de la Lonase sous l’ère Lat Diop. Les auditions ont débuté mardi dernier, marquant une étape cruciale dans cette enquête qui pourrait révéler d’éventuelles irrégularités dans la gestion de la société nationale des jeux de hasard.
Lat Diop a été écroué en septembre 2024, après avoir été cité dans une affaire de corruption impliquant Mouhamed Dieng, administrateur de la plateforme Xbet Sénégal. Ce dernier accuse l’ancien patron de la Lonase d’avoir exigé et reçu des pots-de-vin en échange de l’attribution de contrats lucratifs dans le secteur des jeux d’argent. Selon Dieng, le montant total des sommes versées à Lat Diop s’élèverait à 8 milliards de francs CFA.
Toutefois, Lat Diop a toujours nié en bloc ces accusations, affirmant qu’il s’agit d’un règlement de comptes orchestré par des intérêts privés et politiques. Depuis l’ouverture de l’enquête préliminaire à la Division des Investigations Criminelles (DIC), il a maintenu son innocence, mais cela ne l’a pas empêché d’être placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier.
L’intervention de l’IGE dans cette affaire ajoute une nouvelle dimension à l’enquête. Contrairement à la procédure judiciaire en cours, qui repose sur les témoignages et les éléments fournis par les plaignants, l’Inspection Générale d’État a pour mission de passer au crible la gestion financière et administrative de la Lonase sur la période où Lat Diop était aux commandes.
Si des anomalies ou des détournements avérés sont détectés, cela pourrait renforcer l’accusation contre Lat Diop et compliquer davantage sa défense. À l’inverse, si l’audit ne révèle aucune faute grave, cela pourrait remettre en question la validité des accusations portées contre lui.
Avec cette double pression judiciaire et administrative, Lat Diop joue une partie décisive qui pourrait influencer son avenir politique et judiciaire. Pendant que ses avocats tentent d’obtenir une mise en liberté provisoire, l’IGE poursuit son examen minutieux des comptes et contrats de la Lonase.
Sénégal : Les rapports de l’IGE dévoilent des dossiers sensibles sur la gestion de l’État
Les premiers rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE) sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye commencent à être transmis à la présidence. Selon des informations révélées par Libération ce lundi, plusieurs dossiers mettant en cause la gestion de certaines structures publiques sont sur la table du chef de l’État. Et contrairement aux craintes d’un possible enterrement des enquêtes, ces rapports devraient faire l’objet d’un suivi rigoureux.
Parmi les dossiers explosifs figurant dans les rapports de l’IGE, l’un concerne les exonérations fiscales accordées ces dernières années. Le président Faye a ordonné une mission spécifique pour faire la lumière sur ces allégements fiscaux, qui pourraient avoir causé un manque à gagner important pour l’État.
L’enquête vise à établir si certaines exonérations ont été accordées dans des conditions opaques, favorisant potentiellement des intérêts privés au détriment des finances publiques. Ce dossier, qui implique potentiellement plusieurs administrations et entreprises, pourrait provoquer une onde de choc dans la sphère politico-économique du pays.
En plus de l’affaire des exonérations fiscales, une enquête approfondie est en cours sur la gestion des ressources humaines à la Direction générale des impôts et des domaines (DGID). Cette mission pourrait révéler des pratiques irrégulières en matière de recrutement, d’avancements ou d’octroi d’avantages indus à certains agents.
D’autres structures publiques pourraient également être concernées par des enquêtes similaires, l’IGE ayant reçu pour mandat d’auditer plusieurs institutions clés du pays.
Le président Diomaye Faye, qui a fait de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance un pilier de son programme, semble déterminé à aller jusqu’au bout de ces investigations. L’ouverture de ces dossiers sensibles pourrait marquer un tournant dans la gestion de l’État sénégalais, avec une volonté affirmée de rompre avec certaines pratiques du passé.
Cependant, la publication des résultats de ces enquêtes et les éventuelles sanctions qui en découleront seront le véritable test de la volonté politique du nouveau régime. La gestion de ces dossiers explosifs pourrait aussi provoquer des tensions avec certains acteurs économiques et politiques influents.
Inspection Générale d’Etat (IGE) au Sénégal : Une chasse aux fraudes et aux malversations
L’Inspection Générale d’Etat (IGE) du Sénégal se trouve actuellement engagée dans une série d’audits d’envergure visant plusieurs entités nationales clés. Parmi celles-ci, on compte la Société d’exploitation du Train express régional (Senter), le Fonds de soutien à l’Énergie (Fse), et la Commission d’attribution des licences de pêche, entre autres. Cette campagne exhaustive a pour objectif de déceler d’éventuelles irrégularités financières telles que les erreurs, fraudes, vols, surfacturations, détournements et autres malversations de fonds publics.
Sous la direction du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, plus de 30 inspecteurs généraux d’État ont été mobilisés, appuyés par des experts financiers, bancaires et fiscalistes expérimentés. Ces équipes, comparables à des cabinets d’instruction, travaillent méticuleusement pour examiner chaque structure mentionnée, avec pour but ultime d’identifier les responsables de potentiels abus financiers.
Dans les couloirs de ces audits, d’anciens ministres, directeurs généraux et autres fonctionnaires de haut rang sont soumis à une vigilance accrue, invités à coopérer pleinement avec l’IGE. Cette initiative marque un effort significatif pour restaurer la transparence et la responsabilité au sein des institutions gouvernementales sénégalaises, essentielles pour promouvoir une gestion publique efficace et éthique.
Cette campagne d’inspection s’annonce comme un tournant dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des finances publiques au Sénégal, illustrant l’engagement ferme du gouvernement à assurer une administration publique responsable et au service du bien-être de ses citoyens.
Bassirou Diomaye Faye lance une série d’audits dans les structures publiques
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a ordonné une série d’audits dans plusieurs structures publiques du Sénégal, selon une annonce faite par le journal Libération. Ces missions de contrôle, qui couvrent une large gamme d’organismes, visent à assurer une gestion transparente et efficace des ressources publiques.
Les Structures Ciblées
L’Inspection générale d’Etat (IGE) a déjà été déployée à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass. Les missions d’audit se poursuivront dans les structures suivantes :
- La Poste
- La Société africaine de raffinage (SAR)
- La Société d’exploitation du Train express régional (SENTER)
- Le Fonds de soutien de l’énergie (FSE)
- La Loterie nationale sénégalaise (Lonase)
Contrôles Sous l’Ancien Régime
En plus des audits actuels, les vérificateurs vont examiner la gestion de plusieurs institutions sous l’ancien régime. Ces institutions comprennent :
- L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
- L’Office des lacs et cours d’eau (OLAC)
- Le Conseil exécutif des transports urbains durables (CETUD)
- Le Fonds d’entretien routier autonome (FERA)
- L’Agence autonome des travaux et gestion des routes (Ageroute)
Ces audits visent à vérifier la conformité des opérations de ces institutions avec les réglementations en vigueur, à détecter toute irrégularité et à s’assurer que les fonds publics sont utilisés de manière optimale. Les résultats des audits permettront également d’identifier les points faibles dans la gestion des ressources publiques et de proposer des recommandations pour améliorer l’efficacité et la transparence.
Cette initiative de contrôle rigoureux s’inscrit dans une démarche de renforcement de la gouvernance et de la transparence au sein des institutions publiques sénégalaises. En mettant en place ces audits, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye réaffirme son engagement à lutter contre la corruption et à promouvoir une gestion transparente des ressources publiques.
Les audits annoncés ont suscité diverses réactions. Les partisans de la transparence et de la bonne gouvernance saluent cette initiative, espérant qu’elle permettra de mettre en lumière toute mauvaise gestion et de prendre les mesures correctives nécessaires. Toutefois, certains critiques expriment des réserves quant à l’indépendance et à l’efficacité de ces contrôles, craignant qu’ils puissent être influencés par des considérations politiques.
La décision de Bassirou Diomaye Faye de lancer des audits dans plusieurs structures publiques est une étape importante vers la promotion de la transparence et de la responsabilité au sein de l’administration sénégalaise. Les résultats de ces audits seront attentivement suivis par le public et les observateurs, qui espèrent voir des actions concrètes pour corriger les éventuelles défaillances et améliorer la gestion des ressources publiques au Sénégal.
Exécution des rapports de l’IGE : Birahim Seck presse Diomaye Faye
Birahim Seck, le coordonnateur du Forum civil, appelle à une action rapide concernant les rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE). Dans un tweet publié ce jeudi 23 mai, il adresse un message direct au Chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, l’exhortant à ne pas laisser ces rapports dormir dans les tiroirs.
« Monsieur le Président de la République, les rapports de l’Inspection Générale d’État ne devraient plus être sous le coude. Depuis votre adresse du 3 avril, nous n’avons senti aucune exécution de leur part », a écrit Birahim Seck sur Twitter.
Cette intervention de Birahim Seck fait suite à une demande pressante pour que les rapports de l’IGE soient traités avec diligence et que les recommandations qui en découlent soient mises en œuvre. Il souligne que malgré les engagements précédents du Chef de l’État, il n’y a pas eu de progrès significatifs dans ce domaine.
Depuis son entrée en fonction, le Président Faye avait exprimé son souhait de lutter contre la corruption et de garantir une bonne gouvernance. Dans cette optique, il avait encouragé la publication de rapports de divers organes de contrôle, notamment l’Office national de Lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) et la Cour des comptes. Cependant, les rapports de l’IGE, qui portent souvent sur des questions cruciales de gestion institutionnelle, attendent toujours d’être pris en compte.
Il est à noter que l’IGE est un organe directement rattaché à la Présidence de la République et joue un rôle essentiel dans la surveillance et la vérification de l’utilisation des ressources publiques. Son travail est donc crucial pour garantir la transparence et l’intégrité dans la gestion des affaires publiques.
Transparence et Transformation : Le Chef de l’État ordonne la publication des rapports de Contrôle des cinq (5) dernières années
Lors du deuxième Conseil des ministres présidé ce mercredi 17 avril 2024, le président de la République a pris une décision significative en ordonnant la publication des rapports de la Cour des comptes, de l’Inspection générale d’État (IGE) et de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) des cinq dernières années (2019, 2020, 2021, 2022 et 2023).
Cette décision marque un engagement fort en faveur de la transparence et de la reddition des comptes dans la gestion des affaires publiques. La publication de ces rapports permettra aux citoyens de mieux comprendre et d’évaluer la gestion des ressources publiques au cours des dernières années, renforçant ainsi la confiance dans les institutions et la gouvernance du pays.
Par ailleurs, le Chef de l’État a également abordé la question de la transformation de l’Administration publique. Il a rappelé les principes partagés du « JUB, JUBAL, JUBANTI », visant à moderniser et à rendre plus efficace l’administration au service des Sénégalais et des intérêts nationaux.
Ces principes, qui prônent l’efficacité (JUB), la transparence (JUBAL) et l’intégrité (JUBANTI), sont essentiels pour instaurer une gouvernance publique responsable et orientée vers les résultats. En adoptant ces valeurs, le gouvernement s’engage à promouvoir une culture de performance et de responsabilité dans toutes ses actions.
En réaffirmant son engagement en faveur de la transparence et de la modernisation de l’administration, le président de la République démontre sa volonté de répondre aux attentes des citoyens et de promouvoir un développement durable et inclusif pour tous les Sénégalais.