Le Dakarois Quotidien N°822 – 11/09/2026
Le Dakarois Sports N°822 – 11/09/2026
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Le dossier Yaakaar-Teranga prend une nouvelle tournure avec la saisine de l’Inspection générale d’État (IGE) par le président Bassirou Diomaye Faye. Cette démarche intervient après les déclarations du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô devant l’Assemblée nationale, qui a évoqué un « manquement grave » susceptible d’avoir privé l’État d’environ 55 millions de dollars, soit près de 30 milliards de FCFA. Une accusation que l’ancien directeur général de Petrosen, Alioune Guèye, conteste fermement, affirmant qu’« personne ne doit 55 millions de dollars à l’État ».
L’affaire Yaakaar-Teranga franchit désormais une nouvelle étape avec l’ouverture annoncée d’investigations administratives. Selon les informations rapportées par L’Observateur, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye a demandé à l’Inspection générale d’État de faire la lumière sur les circonstances du retrait de Kosmos Energy du projet et, plus particulièrement, sur la question des 55 millions de dollars évoqués publiquement par le Premier ministre.
Le dossier avait été remis au centre du débat lors de la Déclaration de politique générale d’Ahmadou Al Aminou Lô devant l’Assemblée nationale. Répondant à une question du député Babacar Ndiaye, le Premier ministre avait assuré que les « 55 millions de dollars », correspondant à près de 30 milliards de FCFA, « existent bel et bien ».
Le chef du gouvernement avait notamment fait référence à une lettre datée du 1er juin, adressée par le ministre sortant Biram Souleye Diop à Alioune Guèye, alors directeur général de Petrosen. Selon les éléments rapportés par L’Observateur, cette correspondance faisait état d’un « manquement grave » au regard du Code pétrolier, notamment de son article 19.
Dans son intervention devant les députés, Ahmadou Al Aminou Lô avait expliqué que lorsqu’une concession ou une licence arrive à échéance et que des sommes déclarées comme dépenses n’ont finalement pas été engagées, certaines obligations financières peuvent être dues à l’État en fonction du cadre juridique et contractuel applicable.
Le Premier ministre était allé plus loin en estimant que quelqu’un se serait « cru en droit de se substituer à l’État » pour accorder à Kosmos un abandon de cette somme. Une déclaration qui a donné une dimension particulièrement sensible au dossier et qui pose désormais la question des responsabilités dans la gestion de la fin du projet Yaakaar-Teranga.
La saisine de l’IGE devrait précisément permettre de vérifier les différentes étapes du processus, les actes administratifs et contractuels pris ainsi que les correspondances échangées entre les différents acteurs. D’après L’Observateur, la question de l’ouverture d’une mission de contrôle aurait déjà été évoquée en Conseil des ministres.
Le ministre chargé du Pétrole, Abdourahmane Diouf, aurait ainsi officiellement saisi l’Inspection générale d’État par une correspondance confidentielle l’informant de l’ouverture de cette mission d’investigation.
Petrosen et les services concernés du ministère devraient être appelés à transmettre aux inspecteurs les documents nécessaires à l’examen du dossier. Les investigations devraient notamment porter sur les conditions du retrait de Kosmos Energy, le contenu des accords conclus à cette occasion et la nature exacte des 55 millions de dollars au cœur de la polémique.
Au-delà du montant lui-même, plusieurs questions devront être éclaircies. Il s’agira notamment de déterminer si les 55 millions de dollars constituent effectivement une créance exigible de l’État, de préciser le fondement juridique invoqué et d’identifier les autorités ayant participé aux différentes décisions.
La correspondance adressée par l’ancien ministre Biram Souleye Diop à l’ancien directeur général de Petrosen devrait également être examinée afin de comprendre les réserves exprimées à quelques jours du changement intervenu à la tête du département.
Face à cette lecture du dossier, Alioune Guèye apporte une réponse radicalement différente. L’ancien directeur général de Petrosen rejette catégoriquement l’idée selon laquelle l’État sénégalais aurait laissé échapper une créance de 55 millions de dollars.
Dans une réponse relayée par L’Observateur, il affirme sans ambiguïté que « personne ne doit 55 millions de dollars à l’État ». Selon son explication, le montant évoqué devant l’Assemblée nationale ne correspondrait pas à une dette ou à une créance immédiatement exigible, mais à un engagement minimum de dépenses prévu dans le cadre de la période de prorogation destinée aux études de développement du projet.
Alioune Guèye invoque notamment le décret n°2024-713 du 13 mars 2024. Il soutient qu’un engagement de dépenses ne peut pas, à lui seul, être assimilé à une dette envers l’État. Selon cette interprétation, les conséquences d’une éventuelle non-réalisation des travaux doivent être appréciées à la lumière des contrats et conventions applicables au projet.
L’ancien responsable de Petrosen conteste ainsi l’interprétation qui consisterait à considérer que Kosmos Energy devait automatiquement verser 55 millions de dollars à l’État à l’expiration de ses engagements.
Il rappelle également, selon sa propre lecture du dossier, que Kosmos avait déjà investi plus de 300 millions de dollars dans le projet. Il estime que les mécanismes d’indemnisation prévus par les textes et les accords applicables avaient déjà été pris en compte, ce qui exclurait, selon lui, l’existence d’une nouvelle créance correspondant aux 55 millions de dollars.
Alioune Guèye défend par ailleurs l’accord négocié avant le retrait de Kosmos. D’après lui, cet accord devait permettre au Sénégal de récupérer ou de sécuriser plusieurs éléments importants, notamment les données, certaines bandes et certains actifs, tout en organisant la poursuite du processus dans de meilleures conditions.
Il assure également que cet accord n’aurait rien coûté à l’État et considère que l’expiration pure et simple du contrat aurait pu présenter moins de garanties pour le Sénégal.
L’ancien DG de Petrosen soulève enfin une question qu’il considère comme centrale dans le débat. Si une créance de 55 millions de dollars existe effectivement et si l’accord conclu avec Kosmos n’est pas opposable à l’État, soutient-il, rien n’empêcherait aujourd’hui les autorités sénégalaises de réclamer directement cette somme à la compagnie.
Cette divergence d’interprétation place désormais l’IGE au cœur du dossier. D’un côté, le gouvernement évoque une somme susceptible d’être due à l’État et souhaite déterminer dans quelles circonstances elle aurait pu ne pas être recouvrée. De l’autre, l’ancien directeur général de Petrosen affirme qu’il ne s’agit pas d’une créance abandonnée mais d’une confusion entre un engagement de dépenses et une dette exigible.
L’enquête administrative devra donc permettre de confronter les différentes interprétations aux documents contractuels, au Code pétrolier, aux textes réglementaires ainsi qu’aux correspondances échangées entre les différentes parties.
Alioune Guèye assure, pour sa part, être disposé à s’expliquer devant toutes les institutions compétentes. Il se dit notamment prêt à répondre aux questions de l’Assemblée nationale, de la Cour des comptes ou de la justice et à produire les documents qu’il estime nécessaires, notamment l’accord conclu avec Kosmos, le Code pétrolier, le CRPP, le décret ainsi que les différentes correspondances relatives au dossier.
L’ancien ministre des Transports Mansour Faye a exprimé ses préoccupations quant aux rapports de l’Inspection générale d’État (IGE). Selon lui, il revient au président de la République de fixer les modalités d’une telle inspection. Le beau-frère de l’ancien chef de l’État, Macky Sall, a ainsi appelé le Président Bassirou Diomaye Faye à procéder à la déclassification du rapport issu de l’ordre de mission numéro 000xx/CAB.PR.IGE de décembre 2020, portant sur la vérification administrative et financière du Conseil économique, social et environnemental (CESE), alors dirigé par Aminata Touré.
Voici in extenso son texte.
Declassifiez-le Monsieur le Président!
Afin que nul n’ignore le vrai visage de Tonton,
Pardon, Tata Dolores!
Monsieur le Président de la République, le Décret 2007-809 du 18 juin 2007, fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Inspection Générale d’Etat, en son article 6, alinéa 2, vous donne la prérogative exclusive de décider des suites à donner aux rapports produits par les Inspecteurs Généraux d’Etat.
Ainsi, au nom de la Reddition des Comptes, la Transparence et l’Équité (sic!!!) que vous et votre parti, la Secte PASTEF, prônez, sauf si ce n’est faussement, je vous saurais gré de bien vouloir procéder à la déclassification du Rapport objet de l’ordre de mission numéro 000xx/CAB.PR.IGE de Décembre 2020. Cette mission a consisté à la vérification administrative et financière du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) sous la Présidence d’Aminata TOURÉ, votre actuelle si « haute représentante » qui vous précipitera à la trappe.
Pour plus d’objectivité vous pourriez demander à l’Inspection Générale d’État, elle-même, de procéder à sa présentation publique!!
Si tant est qu’elle n’a rien à cacher ou à se reprocher, je demande solennellement à ma nièce, la mégère Dolores, menteuse de la République, de m’appuyer dans cette requête de déclassification de ce rapport concernant, en partie, sa gestion!
Par ailleurs, lors de votre face-à-face avec une partie de la Presse nationale, le lendemain de notre fête nationale, vous avez jeté en pâture la Justice sénégalaise dont vous êtes censé garantir le bon fonctionnement régulier, en demandant au « peuple de lui mettre la pression.
Quelle hérésie pour ne pas dire bizarrerie, d’autant plus étonnante qu’elle émane du Président qui s’agrippe à son poste (contrairement à ce qu’il avait promis ou vendu au peuple) dans le Conseil supérieur de la Magistrature.
Je voudrais vous rappeler, une vérité, somme toute élémentaire : les Juges ne sont soumis qu’à l’autorité de la Loi dans l’exercice de leurs fonctions (article 90, alinéa 2 de la Constitution)!!!
En outre, cette déclaration nous en dit long sur le pourquoi du non respect de l’arrêt du juge des référés qui vous colle le tort de nous priver, en hors la Loi, de notre liberté d’aller et de venir!
Mais comprenez bien que cette dictature rampante commence à agacer la majorité des sénégalais épris de justice et foncièrement républicaine.
Vive le Sénégal !
Vive la Transparence !
À bas la tromperie !
À bas le mensonge d’État !
A bas la manipulation !
A bas la duperie!!!
L’Inspection Générale d’État (IGE) a lancé une mission d’audit sur la gestion de Lat Diop à la Loterie Nationale Sénégalaise (Lonase). Cette décision intervient cinq mois après l’inculpation de l’ancien ministre des Sports, actuellement en détention pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’extorsion et de blanchiment de capitaux.
Selon les informations relayées par Ledakarois.sn, une équipe d’auditeurs de l’IGE, composée des vérificateurs P. A. Touré, B. Diakhaté et d’experts en comptabilité, a été déployée pour examiner en profondeur les finances et la gouvernance de la Lonase sous l’ère Lat Diop. Les auditions ont débuté mardi dernier, marquant une étape cruciale dans cette enquête qui pourrait révéler d’éventuelles irrégularités dans la gestion de la société nationale des jeux de hasard.
Lat Diop a été écroué en septembre 2024, après avoir été cité dans une affaire de corruption impliquant Mouhamed Dieng, administrateur de la plateforme Xbet Sénégal. Ce dernier accuse l’ancien patron de la Lonase d’avoir exigé et reçu des pots-de-vin en échange de l’attribution de contrats lucratifs dans le secteur des jeux d’argent. Selon Dieng, le montant total des sommes versées à Lat Diop s’élèverait à 8 milliards de francs CFA.
Toutefois, Lat Diop a toujours nié en bloc ces accusations, affirmant qu’il s’agit d’un règlement de comptes orchestré par des intérêts privés et politiques. Depuis l’ouverture de l’enquête préliminaire à la Division des Investigations Criminelles (DIC), il a maintenu son innocence, mais cela ne l’a pas empêché d’être placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier.
L’intervention de l’IGE dans cette affaire ajoute une nouvelle dimension à l’enquête. Contrairement à la procédure judiciaire en cours, qui repose sur les témoignages et les éléments fournis par les plaignants, l’Inspection Générale d’État a pour mission de passer au crible la gestion financière et administrative de la Lonase sur la période où Lat Diop était aux commandes.
Si des anomalies ou des détournements avérés sont détectés, cela pourrait renforcer l’accusation contre Lat Diop et compliquer davantage sa défense. À l’inverse, si l’audit ne révèle aucune faute grave, cela pourrait remettre en question la validité des accusations portées contre lui.
Avec cette double pression judiciaire et administrative, Lat Diop joue une partie décisive qui pourrait influencer son avenir politique et judiciaire. Pendant que ses avocats tentent d’obtenir une mise en liberté provisoire, l’IGE poursuit son examen minutieux des comptes et contrats de la Lonase.
Les premiers rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE) sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye commencent à être transmis à la présidence. Selon des informations révélées par Libération ce lundi, plusieurs dossiers mettant en cause la gestion de certaines structures publiques sont sur la table du chef de l’État. Et contrairement aux craintes d’un possible enterrement des enquêtes, ces rapports devraient faire l’objet d’un suivi rigoureux.
Parmi les dossiers explosifs figurant dans les rapports de l’IGE, l’un concerne les exonérations fiscales accordées ces dernières années. Le président Faye a ordonné une mission spécifique pour faire la lumière sur ces allégements fiscaux, qui pourraient avoir causé un manque à gagner important pour l’État.
L’enquête vise à établir si certaines exonérations ont été accordées dans des conditions opaques, favorisant potentiellement des intérêts privés au détriment des finances publiques. Ce dossier, qui implique potentiellement plusieurs administrations et entreprises, pourrait provoquer une onde de choc dans la sphère politico-économique du pays.
En plus de l’affaire des exonérations fiscales, une enquête approfondie est en cours sur la gestion des ressources humaines à la Direction générale des impôts et des domaines (DGID). Cette mission pourrait révéler des pratiques irrégulières en matière de recrutement, d’avancements ou d’octroi d’avantages indus à certains agents.
D’autres structures publiques pourraient également être concernées par des enquêtes similaires, l’IGE ayant reçu pour mandat d’auditer plusieurs institutions clés du pays.
Le président Diomaye Faye, qui a fait de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance un pilier de son programme, semble déterminé à aller jusqu’au bout de ces investigations. L’ouverture de ces dossiers sensibles pourrait marquer un tournant dans la gestion de l’État sénégalais, avec une volonté affirmée de rompre avec certaines pratiques du passé.
Cependant, la publication des résultats de ces enquêtes et les éventuelles sanctions qui en découleront seront le véritable test de la volonté politique du nouveau régime. La gestion de ces dossiers explosifs pourrait aussi provoquer des tensions avec certains acteurs économiques et politiques influents.
L’Inspection Générale d’Etat (IGE) du Sénégal se trouve actuellement engagée dans une série d’audits d’envergure visant plusieurs entités nationales clés. Parmi celles-ci, on compte la Société d’exploitation du Train express régional (Senter), le Fonds de soutien à l’Énergie (Fse), et la Commission d’attribution des licences de pêche, entre autres. Cette campagne exhaustive a pour objectif de déceler d’éventuelles irrégularités financières telles que les erreurs, fraudes, vols, surfacturations, détournements et autres malversations de fonds publics.
Sous la direction du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, plus de 30 inspecteurs généraux d’État ont été mobilisés, appuyés par des experts financiers, bancaires et fiscalistes expérimentés. Ces équipes, comparables à des cabinets d’instruction, travaillent méticuleusement pour examiner chaque structure mentionnée, avec pour but ultime d’identifier les responsables de potentiels abus financiers.
Dans les couloirs de ces audits, d’anciens ministres, directeurs généraux et autres fonctionnaires de haut rang sont soumis à une vigilance accrue, invités à coopérer pleinement avec l’IGE. Cette initiative marque un effort significatif pour restaurer la transparence et la responsabilité au sein des institutions gouvernementales sénégalaises, essentielles pour promouvoir une gestion publique efficace et éthique.
Cette campagne d’inspection s’annonce comme un tournant dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des finances publiques au Sénégal, illustrant l’engagement ferme du gouvernement à assurer une administration publique responsable et au service du bien-être de ses citoyens.
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a ordonné une série d’audits dans plusieurs structures publiques du Sénégal, selon une annonce faite par le journal Libération. Ces missions de contrôle, qui couvrent une large gamme d’organismes, visent à assurer une gestion transparente et efficace des ressources publiques.
L’Inspection générale d’Etat (IGE) a déjà été déployée à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass. Les missions d’audit se poursuivront dans les structures suivantes :
En plus des audits actuels, les vérificateurs vont examiner la gestion de plusieurs institutions sous l’ancien régime. Ces institutions comprennent :
Ces audits visent à vérifier la conformité des opérations de ces institutions avec les réglementations en vigueur, à détecter toute irrégularité et à s’assurer que les fonds publics sont utilisés de manière optimale. Les résultats des audits permettront également d’identifier les points faibles dans la gestion des ressources publiques et de proposer des recommandations pour améliorer l’efficacité et la transparence.
Cette initiative de contrôle rigoureux s’inscrit dans une démarche de renforcement de la gouvernance et de la transparence au sein des institutions publiques sénégalaises. En mettant en place ces audits, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye réaffirme son engagement à lutter contre la corruption et à promouvoir une gestion transparente des ressources publiques.
Les audits annoncés ont suscité diverses réactions. Les partisans de la transparence et de la bonne gouvernance saluent cette initiative, espérant qu’elle permettra de mettre en lumière toute mauvaise gestion et de prendre les mesures correctives nécessaires. Toutefois, certains critiques expriment des réserves quant à l’indépendance et à l’efficacité de ces contrôles, craignant qu’ils puissent être influencés par des considérations politiques.
La décision de Bassirou Diomaye Faye de lancer des audits dans plusieurs structures publiques est une étape importante vers la promotion de la transparence et de la responsabilité au sein de l’administration sénégalaise. Les résultats de ces audits seront attentivement suivis par le public et les observateurs, qui espèrent voir des actions concrètes pour corriger les éventuelles défaillances et améliorer la gestion des ressources publiques au Sénégal.
Birahim Seck, le coordonnateur du Forum civil, appelle à une action rapide concernant les rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE). Dans un tweet publié ce jeudi 23 mai, il adresse un message direct au Chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, l’exhortant à ne pas laisser ces rapports dormir dans les tiroirs.
« Monsieur le Président de la République, les rapports de l’Inspection Générale d’État ne devraient plus être sous le coude. Depuis votre adresse du 3 avril, nous n’avons senti aucune exécution de leur part », a écrit Birahim Seck sur Twitter.
Cette intervention de Birahim Seck fait suite à une demande pressante pour que les rapports de l’IGE soient traités avec diligence et que les recommandations qui en découlent soient mises en œuvre. Il souligne que malgré les engagements précédents du Chef de l’État, il n’y a pas eu de progrès significatifs dans ce domaine.
Depuis son entrée en fonction, le Président Faye avait exprimé son souhait de lutter contre la corruption et de garantir une bonne gouvernance. Dans cette optique, il avait encouragé la publication de rapports de divers organes de contrôle, notamment l’Office national de Lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) et la Cour des comptes. Cependant, les rapports de l’IGE, qui portent souvent sur des questions cruciales de gestion institutionnelle, attendent toujours d’être pris en compte.
Il est à noter que l’IGE est un organe directement rattaché à la Présidence de la République et joue un rôle essentiel dans la surveillance et la vérification de l’utilisation des ressources publiques. Son travail est donc crucial pour garantir la transparence et l’intégrité dans la gestion des affaires publiques.
Lors du deuxième Conseil des ministres présidé ce mercredi 17 avril 2024, le président de la République a pris une décision significative en ordonnant la publication des rapports de la Cour des comptes, de l’Inspection générale d’État (IGE) et de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) des cinq dernières années (2019, 2020, 2021, 2022 et 2023).
Cette décision marque un engagement fort en faveur de la transparence et de la reddition des comptes dans la gestion des affaires publiques. La publication de ces rapports permettra aux citoyens de mieux comprendre et d’évaluer la gestion des ressources publiques au cours des dernières années, renforçant ainsi la confiance dans les institutions et la gouvernance du pays.
Par ailleurs, le Chef de l’État a également abordé la question de la transformation de l’Administration publique. Il a rappelé les principes partagés du « JUB, JUBAL, JUBANTI », visant à moderniser et à rendre plus efficace l’administration au service des Sénégalais et des intérêts nationaux.
Ces principes, qui prônent l’efficacité (JUB), la transparence (JUBAL) et l’intégrité (JUBANTI), sont essentiels pour instaurer une gouvernance publique responsable et orientée vers les résultats. En adoptant ces valeurs, le gouvernement s’engage à promouvoir une culture de performance et de responsabilité dans toutes ses actions.
En réaffirmant son engagement en faveur de la transparence et de la modernisation de l’administration, le président de la République démontre sa volonté de répondre aux attentes des citoyens et de promouvoir un développement durable et inclusif pour tous les Sénégalais.