Fadel Barro interpelle le gouvernement sur les urgences nationales

Invité de l’émission Infos matin diffusée ce mercredi 19 mars sur la TFM, Fadel Barro s’est exprimé sur les grandes questions qui agitent l’actualité nationale. L’ancien coordonnateur du mouvement citoyen Y’en a marre et actuel leader du mouvement Jammi Gox Yi a profité de cette tribune pour délivrer un message fort aux autorités en place.

Face aux journalistes, Fadel Barro a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur les émeutes qui ont secoué le Sénégal entre mars 2021 et 2024. Selon lui, ces épisodes douloureux de violence sociale et politique ne doivent pas rester sans suite. « Il est impératif de comprendre ce qui s’est réellement passé, d’identifier les responsabilités et d’en tirer toutes les conséquences », a-t-il martelé.

Le militant citoyen a également interpellé le gouvernement sur les urgences auxquelles font face les populations. Il estime que le régime du Président Bassirou Diomaye Faye doit agir rapidement pour répondre aux attentes pressantes des Sénégalais. « Le pays fait face à des défis multiples, les citoyens attendent des réponses concrètes. Nous ne sommes pas encore sortis du tunnel », a-t-il affirmé.

Dans un contexte marqué par une forte attente en matière de gouvernance, de justice sociale et de redressement économique, cette sortie de Fadel Barro sonne comme un rappel à l’ordre. Il appelle à une action gouvernementale plus vigoureuse et plus proche des préoccupations réelles des citoyens.

Interdiction de sortie du territoire : Mansour Faye dénonce une “grande farce” et interpelle le ministre de l’Intérieur

L’ancien ministre des Transports sous le régime de Macky Sall, Mansour Faye, est monté au créneau pour exprimer son indignation après avoir été interdit de sortie du territoire national. Dans une publication virulente, il n’a pas mâché ses mots, qualifiant cette décision des autorités sénégalaises de « grande farce ».

L’ex-maire de Saint-Louis ne comprend pas cette mesure qu’il juge sans fondement légal ni décision judiciaire préalable. Mais au-delà de son propre cas, Mansour Faye dit s’interroger sur l’attitude du nouveau ministre de l’Intérieur, le Général Jean Baptiste Tine.

« Ce qui me pose véritablement problème et qui m’intrigue, c’est l’attitude du ministre de l’Intérieur », déclare-t-il, visiblement surpris qu’un homme de la trempe du Général Tine puisse exécuter une telle décision.

Mansour Faye se dit choqué qu’un haut gradé de la gendarmerie, respecté pour son parcours et ses responsabilités, puisse se plier à ce qu’il qualifie d’« ordres d’apprentis-dictateurs ». Il fustige une décision prise, selon lui, en dehors de tout cadre légal.

« Un Général de la gendarmerie qui a eu à gravir les échelons sans l’aide de personne et à exercer de hautes fonctions dans ce que nous avons de plus cher et de plus respectable dans le monde, puisse accepter que des apprentis-dictateurs lui fassent exécuter une aussi sale besogne. Et ce, sans aucune base légale, sans aucune décision judiciaire à lui fournie », a-t-il martelé.

Ces propos s’inscrivent dans un contexte de tension politique croissante, à quelques jours de l’élection présidentielle. Plusieurs responsables de l’ancien régime disent faire l’objet de mesures restrictives, qu’ils jugent arbitraires.

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités concernées. Mais cette sortie de Mansour Faye risque d’alimenter davantage les débats autour de la gouvernance sécuritaire et du respect des libertés individuelles en cette période sensible.

Abdoul Mbaye interpelle le gouvernement sur la transparence des dépenses agricoles

L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a récemment pris la parole pour exiger des éclaircissements sur l’utilisation des fonds alloués à la campagne agricole. Dans un post publié sur sa page Facebook, il a interpellé le gouvernement sur l’efficacité des 50 milliards de francs CFA engagés pour soutenir l’agriculture, appelant à une évaluation rigoureuse des résultats obtenus.

Dans son message, Abdoul Mbaye insiste sur la nécessité de rendre des comptes aux citoyens concernant l’impact réel de ces investissements. « S’il vous plaît messieurs, donnez des informations sur les résultats de la campagne agricole afin que nous puissions apprécier l’efficacité de la dépense de plus de 50 milliards annoncée lors du conseil interministériel pour la financer », a-t-il écrit.

Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs acteurs du secteur agricole expriment des préoccupations quant à la distribution des intrants, la productivité et les conditions difficiles auxquelles font face les agriculteurs.

Au-delà du bilan de la campagne actuelle, l’ancien chef du gouvernement met également en avant l’urgence de préparer les prochaines campagnes agricoles. « Mais surtout pour évaluer les besoins et la détresse actuels du monde paysan. Également pour mieux préparer leur campagne 2025-2026 car il est grand temps ! », a-t-il ajouté.

Cet appel traduit une inquiétude plus large sur la situation du monde rural, notamment en raison des aléas climatiques, du coût des engrais et de l’accès aux financements. Abdoul Mbaye souligne ainsi la nécessité d’une planification plus efficace et d’une meilleure anticipation des défis à venir.

Cette sortie d’Abdoul Mbaye s’inscrit dans un débat plus large sur la gestion des finances publiques et la transparence dans l’utilisation des ressources allouées aux secteurs stratégiques du pays. La question de l’efficacité des dépenses publiques, notamment dans l’agriculture, revient régulièrement dans l’actualité, avec des interrogations sur l’impact réel des investissements annoncés.

Gestion du foncier au Sénégal : le député Papa Tahirou Sarr interpelle le gouvernement

Dans une démarche de transparence et de préservation des intérêts nationaux, le député Papa Tahirou Sarr a adressé une série de questions aux ministères concernés par la gestion du foncier au Sénégal. Dans une note adressée aux ministres des Finances, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, ainsi qu’à celui de l’Agriculture, il exprime de vives préoccupations concernant l’attribution de vastes superficies de terres à des investisseurs étrangers.

Au cœur des inquiétudes du parlementaire se trouve notamment l’attribution supposée de 120 000 hectares de terres dans le Delta du Saloum à l’entreprise SENEGINDIA. Il s’interroge sur la base juridique et les critères ayant conduit à de telles décisions. « Sur quelle base juridique et selon quels critères ces terres ont-elles été attribuées aux entreprises et investisseurs étrangers ? », demande-t-il.

Tahirou Sarr insiste sur la nécessité de garantir que ces transactions respectent le Code du domaine national et préservent la souveraineté du Sénégal. Il demande si ces contrats d’attribution incluent des obligations précises en termes d’investissements et de développement agricole au profit du pays.

Dans le cadre de cette interpellation, le député réclame davantage de transparence sur l’état du foncier national. Il exhorte le gouvernement à publier une liste exhaustive et actualisée des terres attribuées à des entités étrangères, en précisant leur localisation, leur superficie et leur usage. « Existe-t-il un cadastre national numérique accessible au public permettant de connaître précisément l’état du foncier national ? », interroge-t-il.

De plus, il s’interroge sur les revenus générés par ces transactions foncières pour l’État. « Combien ces transactions foncières ont-elles rapporté aux caisses de l’État ? », demande-t-il, insistant sur l’importance de veiller à une gestion rigoureuse de ces ressources au profit du bien-être de la population.

Le député met également en avant la nécessité de prendre en compte les communautés locales affectées par ces cessions foncières. « Quelles contreparties ont été négociées pour le bénéfice des communautés locales affectées par ces cessions ou baux fonciers ? », interroge-t-il, soulignant l’importance d’une gestion équitable du foncier qui profite aussi bien aux investisseurs qu’aux populations locales.

Enfin, il pose la question cruciale de la souveraineté nationale et de la sécurité alimentaire. « Le gouvernement estime-t-il que l’ampleur des surfaces attribuées à des étrangers est compatible avec la souveraineté nationale et la sécurité alimentaire du Sénégal ? », s’inquiète-t-il, rappelant que la gestion des terres constitue un enjeu stratégique pour l’avenir du pays.

En conclusion, Papa Tahirou Sarr insiste sur la nécessité d’une pleine transparence en matière de gestion foncière. Il appelle le gouvernement à répondre précisément à ses interrogations et à rendre public un état détaillé des terres détenues par des étrangers. « Il est impératif que l’opinion publique soit pleinement informée des choix opérés par l’État en la matière », affirme-t-il.

Kaolack – Société : Le MCDIS interpelle les autorités sur la cherté de la vie et le chômage

Le Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal (MCDIS) a tenu une conférence de presse ce jeudi à Kaolack pour alerter sur la situation socio-économique du pays. Face à la montée des prix des denrées de première nécessité, le chômage et l’instabilité du système éducatif, le mouvement appelle les nouvelles autorités à des mesures urgentes et efficaces.

Badou Ndour, président du MCDIS, a exprimé son inquiétude face à la cherté de la vie, qui devient de plus en plus insoutenable pour les Sénégalais. « Bientôt, nous serons au mois de Ramadan, et tout le monde constate que les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter. Malheureusement, les mesures annoncées pour encadrer cette situation ne sont pas toujours appliquées et restent inefficaces », a-t-il déploré.

Le MCDIS s’est également penché sur les tensions qui secouent le système éducatif sénégalais. Entre les grèves des enseignants et les manifestations des étudiants, l’instabilité persiste, mettant en péril l’avenir de milliers de jeunes. Le président du mouvement a exhorté le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour garantir un cadre éducatif stable et performant.

Autre sujet brûlant abordé par le MCDIS : la fermeture inquiétante des entreprises privées, qui aggrave la crise de l’emploi. « Selon le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, 200 entreprises industrielles ont mis la clé sous le paillasson au Sénégal. Cela signifie la perte de milliers d’emplois et une précarité grandissante pour de nombreuses familles », a alerté Badou Ndour.

Face à ces défis majeurs, le MCDIS invite les nouvelles autorités à apporter des solutions concrètes et adaptées aux préoccupations des populations. Le mouvement insiste sur la nécessité d’un plan d’action efficace pour maîtriser les prix, relancer l’économie et assurer un avenir stable aux citoyens.

Moussa Diakhaté interpelle le président : « Il faut un dialogue national ou démissionner »

La scène politique sénégalaise a été secouée ce jeudi par l’intervention du député Moussa Diakhaté lors d’une rencontre à Dakar Plateau. Dans un discours sans détour, l’élu a exprimé ses préoccupations face à la gestion actuelle du pays, pointant du doigt les limites du gouvernement en place.

Selon Moussa Diakhaté, la situation du pays est alarmante. Il dénonce une dégradation sécuritaire croissante, notamment avec la menace jihadiste qui gagne du terrain en Afrique de l’Ouest. À cela s’ajoutent des crises économiques qui pèsent lourdement sur le quotidien des Sénégalais, avec une inflation galopante et un pouvoir d’achat en berne.

« Nous assistons à une gouvernance qui semble avoir atteint ses limites », a déclaré le député, faisant allusion aux récentes déclarations du président sur le manque de marge de manœuvre pour des réformes structurelles. Pour Diakhaté, ce constat est préoccupant, car il pourrait signifier l’absence de solutions viables à court terme.

Face à cette situation critique, Moussa Diakhaté propose deux alternatives radicales au chef de l’État :

1. L’ouverture d’un dialogue national impliquant l’opposition et les acteurs de la société civile afin de trouver ensemble des solutions pour sortir de la crise.

2. Une démission pure et simple si aucune issue n’est envisageable.

« Si le pays ne voit pas de changements concrets, la voie de la démission pourrait devenir inévitable pour éviter une aggravation de la crise », a-t-il averti. Il estime que les Sénégalais ne peuvent plus attendre indéfiniment et que des décisions fortes doivent être prises pour redresser la situation.

Se positionnant comme un acteur engagé et non comme un simple opposant, Moussa Diakhaté met en garde contre une fuite en avant du gouvernement. Il craint qu’un manque de réaction face aux difficultés actuelles n’entraîne une instabilité politique et sociale encore plus grande.

Guy Marius Sagna interpelle la CEDEAO sur l’Alliance des États du Sahel

Le député sénégalais Guy Marius Sagna, connu pour ses prises de position tranchées, a une nouvelle fois fait parler de lui. Dans un message publié sur sa page Facebook, le parlementaire de Pastef a interpellé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur sa gestion des relations avec l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Selon Guy Marius Sagna, la CEDEAO doit cesser de traiter séparément les trois États membres de l’AES et reconnaître leur alliance comme une entité politique et diplomatique à part entière. Il qualifie d’“infantilisant” le fait que l’organisation sous-régionale veuille négocier individuellement avec chacun des trois pays, alors que ceux-ci ont clairement exprimé leur volonté de parler d’une seule voix.

Dans son post, il exhorte la CEDEAO à adopter une approche plus constructive en intégrant l’AES dans ses discussions et en mettant un terme aux sanctions imposées à ces pays.

Le député rappelle que, dès le 17 septembre 2024, il appelait déjà à une reconnaissance officielle de l’AES par la CEDEAO, ainsi qu’à l’annulation des sanctions frappant ces États. Il insistait également sur la nécessité de tenir un sommet entre l’AES et la CEDEAO pour définir les bases d’une coopération commune, notamment en matière de sécurité, de lutte contre le terrorisme et de développement économique.

Cette nouvelle sortie de Guy Marius Sagna illustre son positionnement en faveur d’une intégration régionale repensée, où l’AES ne serait pas marginalisée mais plutôt intégrée dans une dynamique de coopération avec la CEDEAO. Une position qui pourrait toutefois ne pas faire l’unanimité au sein de son propre camp politique, tant le sujet de l’AES divise les leaders ouest-africains.

Alors que la CEDEAO peine à trouver une issue à la crise diplomatique avec l’AES, la pression politique s’intensifie. Les appels à une révision de la stratégie régionale se multiplient, et des voix comme celle de Guy Marius Sagna pourraient peser dans le débat.

Débat autour du Pool judiciaire financier : Birahim Seck interpelle sur la rigueur et la transparence

La sortie du procureur de la République du Pool judiciaire financier (PJF), El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, suscite des réactions diverses au sein de l’opinion publique. Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Birahim Seck, coordonnateur du Forum civil, met l’accent sur la nécessité d’une démarche rigoureuse et transparente pour préserver l’intégrité de cette institution.

Dans une publication sur son compte X (anciennement Twitter) ce lundi 13 janvier, Birahim Seck a soulevé des interrogations sur la gestion des affaires confiées au Pool judiciaire financier. « Une information judiciaire est-elle ouverte sur les 1000 milliards de FCFA des fonds Force Covid-19 ? », a-t-il demandé, pointant du doigt un dossier resté sous silence selon lui.

Le coordonnateur du Forum civil s’est également questionné sur l’absence de communication du Parquet concernant d’autres affaires en cours. « Pourquoi le Parquet n’a pas communiqué sur les autres dossiers qu’il traite ? », s’est-il étonné, appelant à une plus grande transparence.

Le Parquet du PJF avait annoncé avoir été récemment saisi de plusieurs rapports de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Selon le communiqué signé par le procureur El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, l’analyse de l’un de ces rapports a mis en lumière des faits graves impliquant plusieurs personnes.

« Les investigations menées révèlent des mécanismes sophistiqués de blanchiment de capitaux, par le biais de sociétés écrans utilisées pour des transactions suspectes d’une valeur provisoire estimée à plus de 125 milliards de francs CFA », a précisé le communiqué.

Dans ce contexte, le Parquet envisage l’ouverture d’une information judiciaire pour des infractions incluant :

• Association de malfaiteurs,

• Blanchiment de capitaux,

• Escroquerie portant sur les deniers publics,

• Corruption,

• Trafic d’influence,

• Abus de biens sociaux.

Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre de l’article 66 de la loi n°2024-08 relative au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.

Pour Birahim Seck, la démarche du Pool judiciaire financier doit faire preuve d’une rigueur exemplaire pour garantir la crédibilité des investigations. Il rappelle que des attentes fortes pèsent sur cette institution dans un contexte où la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux est devenue une priorité nationale.

Le débat autour de la gestion des fonds publics, notamment ceux mobilisés dans le cadre de la Force Covid-19, alimente les discussions. Il reflète une exigence accrue de la société civile pour une gouvernance transparente et une justice équitable.

Éducation/Enseignement Moyen Secondaire : Les Sortants de la FASTEF 2022 interpellent le Président de la République sur leur situation

Le Collectif des Sortants de la FASTEF 2022 exprime sa profonde colère face aux nombreuses difficultés rencontrées par ses membres. Les responsables de cette structure dénoncent plusieurs dysfonctionnements, notamment en ce qui concerne la situation des professeurs contractuels.

Selon le collectif, bien que plusieurs actes d’intégration aient été publiés depuis trois mois pour ces enseignants, un grand nombre d’entre eux, relevant notamment de l’Inspection académique (IA) de Saint-Louis, se heurtent à des obstacles inadmissibles dans la finalisation de leur intégration. « Cependant, un nombre important de ces enseignants, notamment ceux relevant de l’IA de Saint-Louis, rencontrent des obstacles inadmissibles dans la finalisation de leur intégration. Les enseignants, ayant déjà déposé leurs demandes de mise en solde dans l’IA de Saint-Louis, constatent que leurs dossiers ne sont pas acheminés à Dakar, sous prétexte d’un manque de moyens de transport. Cette situation est incompréhensible et injustifiable, alors même que l’État a entamé des démarches positives en publiant des actes d’intégration », expliquent-ils.

Le collectif pointe également du doigt les lenteurs administratives qui bloquent de nombreux dossiers. Plusieurs enseignants contractuels, en attente de signature depuis plusieurs mois, voient leurs actes bloqués dans le circuit administratif. « D’autres signalent des pertes de dossiers ou encore des retards inexpliqués dans le processus d’intégration. Cette lenteur administrative fragilise des enseignants déjà dans une situation précaire », regrettent les responsables.

En outre, le collectif critique vivement le silence des syndicats face à leurs revendications. « Ces structures ne semblent pas porter nos revendications, alors que la situation des professeurs contractuels nécessite un plaidoyer fort et urgent », déplorent-ils.

Face à cette situation, le collectif des sortants de la FASTEF 2022 appelle le ministre de l’Éducation, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le Premier ministre, à intervenir rapidement. Ils réclament :

1. L’acheminement immédiat des demandes de mise en solde des enseignants contractuels, notamment celles en attente à l’IA de Saint-Louis, vers Dakar.

2. La publication rapide des actes d’intégration restants pour les professeurs contractuels de la promotion 2022 et des promotions antérieures.

3. La mise en place d’un suivi administratif rigoureux afin de prévenir les pertes ou les retards de dossiers dans le circuit.

Enfin, le collectif avertit qu’il n’hésitera pas à organiser une série d’actions si ses doléances ne trouvent pas de réponse dans les meilleurs délais.

Les livreurs et conducteurs de motos Jakarta interpellent l’État sur les défis du secteur

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, l’Association des Livreurs et Thiak Thiak du Sénégal a attiré l’attention des autorités sur les nombreuses difficultés qui entravent le développement du secteur des deux-roues. Ibrahima Badji, secrétaire général de l’association, a mis en lumière les défis relatifs à la mutation des motos et à la formalisation des activités des livreurs.

Selon M. Badji, le problème de la mutation des motos pourrait perdurer si les conducteurs ne se rapprochent pas du service des mines pour résoudre cette question. Il appelle ainsi à une décentralisation des services pour faciliter les démarches administratives. Il propose, entre autres, l’ouverture du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) comme lieu de rencontre des conducteurs et des autorités compétentes.

« Il faut que nos camarades vérifient bien leurs certificats de mise en circulation (CMC) et se munissent de tous les autres documents requis. Nous devons, en toute responsabilité, procéder à cette formalisation pour être en règle », a souligné le secrétaire général. Il a également insisté sur la nécessité de distinguer les conducteurs en règle, disposant de tous leurs papiers, de ceux qui circulent illégalement.

Face à ces préoccupations, le gouvernement a pris des mesures pour renforcer la sécurité routière et la régularisation du secteur. Une circulaire, émise par le Premier ministre, prévoit une campagne d’immatriculation des deux-roues déjà dédouanés et disposant de cartes grises conformes. Cette opération, qui s’étalera sur une période de trois mois, vise à protéger les usagers et à améliorer les conditions de circulation.

Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans l’attente des conclusions des États généraux des transports publics, dont les recommandations permettront d’asseoir une gestion durable et structurée du secteur. En attendant, l’État envisage de renforcer les contrôles routiers et d’appliquer des sanctions aux contrevenants.

Ibrahima Badji a exhorté ses pairs à prendre leurs responsabilités pour formaliser leurs activités. Il a insisté sur l’importance de se conformer aux exigences légales pour éviter les sanctions et contribuer à l’assainissement du secteur. Selon lui, cette démarche est cruciale pour garantir la sécurité des conducteurs, des usagers et pour la pérennité des emplois dans ce domaine.

Le secteur des motos Jakarta et des livreurs demeure une composante essentielle de la mobilité urbaine au Sénégal. Toutefois, sa structuration et sa régulation représentent un enjeu majeur, tant pour les acteurs que pour les autorités.

Déclaration de politique générale : Aïssata Tall Sall interpelle le Premier ministre sur les attentes du peuple

Lors de la déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu (opposition) et ancienne ministre des Affaires étrangères, a marqué les esprits par une intervention aussi incisive que symbolique.

D’entrée de jeu, elle n’a pas manqué de souligner le long délai qui a séparé la nomination du Premier ministre et sa première comparution devant les parlementaires. « Enfin, vous voilà ! », a-t-elle lancé, rappelant que malgré les dispositions de l’article 55 de la Constitution et l’engagement écrit du président de la République, il avait tardé à se présenter.

Aïssata Tall Sall a toutefois exprimé sa satisfaction de voir le chef du gouvernement enfin répondre à cette obligation républicaine, tout en mettant l’accent sur les attentes urgentes des Sénégalais. « Vous venez après des élections […] Vous avez en main tous les leviers de la politique économique et sociale du Sénégal. Et les attentes sont grandes, Monsieur le Premier ministre, le peuple est pressé et il a raison d’être pressé », a-t-elle déclaré.

La députée n’a pas manqué de rappeler que les réformes économiques et sociales doivent répondre rapidement aux préoccupations quotidiennes des populations, notamment dans un contexte de crise mondiale marqué par l’inflation et les inégalités sociales grandissantes.

S’exprimant sur le fond de la déclaration de politique générale, l’avocate-députée a émis des critiques sur le contenu du projet gouvernemental. Elle a qualifié la présentation du Premier ministre de « déclamation » et a estimé que des lacunes majeures subsistent dans l’agenda national de développement, en particulier dans le cadre du projet « Sénégal 2050 ».

« Nous avons lu ce projet attentivement. Il contient beaucoup de promesses, mais aussi beaucoup de lacunes », a-t-elle affirmé, appelant à un examen rigoureux des failles pour éviter toute désillusion.

Aïssata Tall Sall a également mis en garde contre deux dangers majeurs qui, selon elle, menacent l’efficacité du projet gouvernemental : la simplification excessive des politiques proposées et la tentation de faire des promesses contradictoires. « Le monde n’est pas manichéen. […] Attention à ne pas tout promettre, une chose et son contraire. Cela s’appelle tout simplement l’hypocrisie », a-t-elle averti.

Le député Tahirou Sarr interpelle le ministre de la Justice sur les questions de nationalité et de séjour des étrangers

Lors d’une séance tenue en commission des lois ce jeudi, le député non-inscrit Tahirou Sarr a interrogé le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ousmane Diagne, sur neuf thématiques, dont la nationalité, l’identité et la gestion du séjour des étrangers au Sénégal. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’exercice de ses prérogatives parlementaires.

Découvrez l’intégralité de cette initiative portée par le député.

À Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne. 

Objet: Initiative parlementaire

En tant que député, je tenais devant votre autorité d’exercer mon droit d’initiative parlementaire, qui j’espère vous parlera afin de vous aider davantage à faire respecter des lois déjà existantes mais à corriger certains laxismes d’État du passé.

Ci-dessous, neuf initiatives parlementaires:

1- Application totale de la loi sur l’interdiction du droit du sol et la limitation de « l’accès à la nationalité » pour les étrangers nés de deux parents étrangers.

2- Audit général de l’État Civil et Confier l’État Civil à la Gendarmerie.

3- Identifier et sanctionner les responsables du trafic d’identité. Et Récupération de tous les États civils donnés, volés et vendus entre 2007 et 2024.

4- Audit des jugements d’État Civil au niveau des tribunaux et la raison pour laquelle que c’est toujours un étranger qui gagne devant la plainte d’un plaignant sénégalais pour usurpation, vente et spoliation d’identité.

5- Obligation de test de paternité sous plainte de la femme ou de l’homme et Facilitation du certificat de divorce sous 9 mois après séparation (pour que les hommes ne tiennent plus en otage les femmes désireuses de refaire leur vie.)

6- En remplacement du CESE et HCCT, Créer une direction de Réparation des injustices et des inégalités pour résoudre tous les problèmes et préjudices subis entre 2000 et 2024 par les sénégalais qui soient abus de pouvoir, abus d’autorité, accaparement de biens ou d’héritage etc…

7- Création de Prisons Agricoles pour le désengorgement et l’intégration des centres pénitentiaires. Établissement pour but de faciliter la création des coopératives communales pour une agriculture durable et inclusive mais aussi assoir d’une manière plus citoyenne la réinsertion des détenus le méritant avec des salaires symboliques. (Dossier que je crois est déjà dans votre bureau via le ministre de l’Agriculture depuis trois mois).

8- Créer dans chaque ambassade un pool d’avocats (de deux à trois) pour assister les Sénégalais ayant des démêlés avec la justice du pays de leur résidence.

9- Intégration des Coordonnateurs (non intégrés) des Maisons de Justice dans la Fonction Publique par recrutement spécial comme ce fut le cas avec les coordonnateurs intégrés et tel que recommandé dans le rapport des assises de la justice, et ce afin de désengorger les cours et tribunaux et favoriser le rapprochement de la justice aux justiciables

Veuillez agréer, monsieur le Ministre l’expression de ma considération distinguée.

Kaolack/Société : Le Mouvement Citoyen interpelle les autorités sur le développement local

Le président du Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal, Badou Ndour, a exprimé les attentes des populations de la ville de Mbossé Coumba Djiguen à l’égard du nouveau régime ce mercredi, lors d’une rencontre avec la presse.

« En citant quelques maux auxquels les populations font face, on peut mentionner l’état de délabrement des routes secondaires, l’absence d’usines pour réduire le chômage des jeunes, le manque de canalisations dans certains quartiers, entre autres. Nous proposons au maire de la commune de Kahone et de Kaolack d’initier une intercommunalisation entre ces deux communes en créant une route reliant Médina Baye à Kahone, en passant par Kanda Fodé Bayo. Une fois réalisée, cela contribuera à réduire les accidents et les embouteillages sur la route nationale », a déclaré M. Ndour.

Selon lui, la région de Kaolack, avec son potentiel agricole, devrait figurer parmi les priorités du nouveau régime. Il a souligné que cette ville, qui constitue un carrefour commercial stratégique ouvrant sur la sous-région, mérite une attention particulière. M. Ndour a également mis en avant le développement du port comme une opportunité pour générer de nouvelles perspectives économiques.

« Nous appelons les nouvelles autorités à intégrer la région dans leur vision à l’horizon 2050 », a-t-il plaidé, tout en insistant sur la nécessité d’une stratégie claire pour réduire le coût de la vie et favoriser la création d’emplois. « Nous saluons leur esprit d’ouverture et leur volonté de dialogue avec les acteurs pour apaiser le climat social, mais nous les exhortons à ce que cela ne se limite pas à de simples slogans », a martelé Badou Ndour.

Il a également abordé le projet de construction d’une nouvelle gouvernance, un chantier lancé il y a plusieurs années mais resté à l’arrêt depuis, sans explication claire. « L’entrepreneur reste introuvable, laissant aux Kaolackois un chantier envahi par les herbes et inachevé. Les autorités doivent mener une enquête pour identifier les véritables causes de ce blocage. »

Le président du Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal a conclu en interpellant le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que son Premier Ministre, Ousmane Sonko, pour qu’ils prennent des mesures concrètes en faveur du développement de la région.

Kaolack : Le service régional du commerce interpelle neuf opérateurs pour non-respect du prix de l’arachide fixé par l’État

Dans le cadre de la commercialisation des produits agricoles, notamment de l’arachide, dans la région de Kaolack, le service régional du commerce est chargé de veiller à l’application des mesures étatiques, en particulier celle relative au prix plancher de l’arachide fixé à 305 francs CFA le kilogramme.

S’exprimant face à la presse ce vendredi, Adama Mbaye, commissaire aux enquêtes économiques et chef du service régional du commerce de Kaolack, a tenu à éclaircir la situation :
« Il y a beaucoup de rumeurs indiquant que ce prix n’est pas respecté. De nombreux points de collecte ont été cités, mais la plupart ne concernent pas la région de Kaolack. Cependant, nous avons envoyé trois brigades sur le terrain pour évaluer la situation. Cela nous a permis de prendre en flagrant délit neuf opérateurs à Porokhane, dans le département de Nioro du Rip, qui achetaient les arachides à des prix inférieurs au plancher. Les prix pratiqués allaient de 295 à 300 francs CFA le kilogramme. »

Saisies et convocation des opérateurs

M. Mbaye a précisé que le matériel des contrevenants, composé notamment de plateaux et de bascules, a été saisi, et des convocations leur ont été délivrées.
« Lorsqu’ils répondront à ces convocations, nous appliquerons la réglementation en vigueur, ce qui inclut la fixation de montants qu’ils devront payer. Par ailleurs, nous avons également la possibilité d’enclencher des procédures judiciaires, mais pour le moment, nous n’en sommes pas encore là. »

Appel à la collaboration de la population

Adama Mbaye a appelé les populations à collaborer avec les services étatiques pour inciter les opérateurs économiques à respecter le prix plancher fixé par l’État, qui est, selon lui, équitable pour toutes les parties : les paysans, les opérateurs et les huiliers.

« Le prix de 305 francs CFA le kilogramme a été fixé pour arranger tout le monde. L’État a beaucoup fait pour assurer le bon déroulement de la campagne agricole, notamment en subventionnant les engrais, les semences et le matériel agricole. Dans ce sens, nous devons tous respecter ce prix. »

Enfin, il a exhorté les citoyens à dénoncer les pratiques illicites observées, afin de garantir le respect des mesures en place.

Anta Babacar Ngom Diack interpelle le gouvernement sur la régulation des organes de presse

La députée Anta Babacar Ngom Diack, soucieuse de transparence et de justice dans le secteur des médias, a adressé des questions écrites au ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, par le biais du Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Hadj Malick Ndiaye. Cette démarche vise à clarifier les critères et les mécanismes ayant conduit à la publication de la liste des organes de presse « conformes » à la réglementation en vigueur, une décision qui alimente les débats dans les milieux médiatiques et l’opinion publique.

Dans une lettre adressée à l’Assemblée nationale, la parlementaire a exprimé son souci d’obtenir des réponses documentées et précises pour éclairer les nombreuses interrogations soulevées par les acteurs du secteur. « Ces questions s’inscrivent dans un contexte où la publication de la liste des organes de presse dits conformes à la réglementation en vigueur suscite de nombreuses interrogations, tant parmi les acteurs du secteur que dans l’opinion publique », a-t-elle déclaré, rappelant qu’elle agit en tant que représentante du peuple et en réponse aux doléances des professionnels des médias.

Sept questions pour des réponses claires

Dans ses questions, Anta Babacar Ngom Diack s’intéresse à plusieurs aspects fondamentaux :

  1. Critères de conformité : La députée demande des précisions sur les critères définis par la législation sénégalaise pour établir la conformité des organes de presse, ainsi que sur leur validation par les instances compétentes.
  2. Transparence des mécanismes de sélection : Elle interroge le ministre sur les mécanismes garantissant l’impartialité et la transparence dans la sélection des organes de presse, notamment pour ceux éligibles à des partenariats publics ou des subventions étatiques.
  3. Concertation avec les acteurs du secteur : La députée veut savoir si les acteurs de la presse, notamment le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), ont été impliqués dans l’élaboration de la plateforme d’enregistrement des organes de presse.
  4. Traitement des cas non conformes : Elle demande des éclaircissements sur les mesures mises en place pour accompagner les organes non conformes, ainsi que sur les mécanismes d’appel ou de recours pour ces derniers.
  5. Respect des droits constitutionnels : Anta Babacar Ngom Diack questionne le respect des libertés fondamentales telles que la liberté d’opinion et le pluralisme des médias dans les critères de conformité appliqués.
  6. Impact sur l’écosystème médiatique : La députée s’inquiète des conséquences potentielles de cette réforme sur les médias émergents et les radios communautaires souvent confrontés à des défis financiers.
  7. Suivi et évaluation : Enfin, elle demande des précisions sur les mécanismes prévus pour assurer la mise en œuvre équitable des mesures et sur la planification d’évaluations périodiques.

Un secteur médiatique en attente de clarté

Cette initiative met en lumière les préoccupations croissantes autour de la régulation des médias au Sénégal, où le pluralisme et l’indépendance des organes de presse sont souvent perçus comme essentiels à la vitalité démocratique.

Pour Anta Babacar Ngom Diack, cette démarche vise à garantir que les réformes dans le secteur des médias respectent les droits constitutionnels et assurent un traitement équitable des différents acteurs. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui devra répondre à ces interrogations et rassurer les professionnels des médias ainsi que le grand public.

Alioune Sarr, ancien ministre, interpellé pour une affaire d’escroquerie foncière

Alioune Sarr, ancien ministre du Commerce puis du Tourisme et des Transports aériens sous la présidence de Macky Sall, a été interpellé mardi par la Section de recherches (SR) de Thiès, selon les révélations du journal Libération. Cette arrestation intervient dans le cadre d’une affaire d’escroquerie foncière, dans laquelle des promoteurs immobiliers accusent Sarr de leur avoir promis des terrains en échange d’un paiement.

Toujours selon Libération, pour éviter une procédure judiciaire, l’ancien ministre aurait tenté de régler l’affaire à l’amiable en émettant un chèque en faveur des plaignants. Toutefois, ce chèque aurait été rejeté pour insuffisance de fonds, ce qui a relancé les accusations.

Présenté devant le juge du deuxième cabinet du tribunal de Thiès, Alioune Sarr aurait cependant échappé à la détention grâce à une médiation pénale. Les deux parties seraient parvenues à un accord en présence du magistrat, à condition que Sarr respecte ses engagements envers les plaignants.

L’affaire, bien que marquée par une tentative d’entente à l’amiable, met en lumière les difficultés rencontrées dans la gestion des transactions foncières au Sénégal, un secteur souvent source de litiges et de controverses. Quant à Alioune Sarr, il semble avoir évité des poursuites judiciaires, mais il devra honorer ses promesses pour clore définitivement ce dossier.

Barthélémy Dias interpelle l’administration pénitentiaire sur les conditions de détention de Bougane Gueye

Le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a vivement critiqué les conditions de détention du leader du mouvement Gueum Sa Bopp, Bougane Gueye Dany, actuellement incarcéré à la maison d’arrêt et de correction de Tamba. Lors de la conférence des leaders de la coalition Samm Sa Kaddu, Dias, ancien détenu lui-même dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays, a exprimé son inquiétude quant au traitement réservé à Bougane Gueye.

Selon un membre du cabinet de Bougane, qui a récemment rendu visite au leader politique, celui-ci est détenu dans une cellule surpeuplée, abritant 48 personnes. Cette situation, perçue comme une atteinte à la dignité humaine, a suscité de nombreuses critiques de la part de ses partisans.

Dias, qui avait été emprisonné en 2005 à Tamba, n’a pas mâché ses mots pour décrire les conditions de détention dans cette prison. Il a qualifié l’établissement de « enclot pour chevreaux », soulignant l’inadéquation des infrastructures pour accueillir dignement des détenus. « Il est anormal d’emprisonner un leader politique d’un tel niveau dans des cellules insalubres et surpeuplées », a-t-il déclaré.

Cette prise de position intervient alors que la question des conditions carcérales au Sénégal devient de plus en plus préoccupante, avec plusieurs rapports mettant en lumière la surpopulation, l’insalubrité, et le manque de soins de santé dans les prisons du pays. Barthélémy Dias a ainsi appelé l’administration pénitentiaire à prendre des mesures urgentes pour améliorer la situation de Bougane Gueye et de l’ensemble des détenus.

En attendant, les partisans de Gueum Sa Bopp continuent de manifester leur soutien à leur leader, tout en espérant une amélioration de ses conditions de détention.

Thierno Alassane Sall interpelle Ousmane Sonko pour un débat public sur les dossiers clés de la nation

Dans une réaction postée sur le réseau social X, le leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a lancé un défi direct à Ousmane Sonko, l’actuel Premier ministre du Sénégal, l’invitant à un débat public sur des sujets de haute importance pour le pays. Ce geste intervient suite à une sortie récente du Premier ministre, qui avait proposé un débat, mais avec des choix précis de thèmes et de débatteurs.

S’exprimant fermement, Thierno Alassane Sall a contesté l’idée d’un débat sélectif, suggérant que de nombreux dossiers méritent d’être abordés. Il a notamment pointé du doigt des sujets brûlants comme les scandales autour de l’ONAS (Office National de l’Assainissement du Sénégal), de l’ASER (Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale) et les questions liées à la banque JP Morgan. « Monsieur le Premier ministre veut choisir ses débatteurs et ses thèmes ? Pourtant, il y a matière à faire entre les dossiers ONAS, ASER ou encore JP Morgan », a-t-il déclaré. Il a également rappelé que son invitation pour un échange approfondi avec les différentes têtes de liste, notamment sur les programmes électoraux et sur l’Agenda Sénégal 2050, reste ouverte.

Thierno Alassane Sall a ensuite interpellé Pape Alé Niang, directeur général de la RTS, l’appelant à innover en organisant un débat réunissant toutes les têtes de liste ayant présenté leur programme pour la présidentielle de 2024. Selon lui, une telle initiative serait un signe fort pour la démocratie sénégalaise. « La démocratie s’épanouit à travers le débat », a-t-il souligné, avant d’inviter Ousmane Sonko à participer activement à cette confrontation d’idées.

Cette sortie de Thierno Alassane Sall vient confirmer son engagement pour un débat inclusif et transparent, dans une période où la campagne électorale sénégalaise s’intensifie. En attendant la réponse d’Ousmane Sonko, cette proposition de débat public pourrait bien s’imposer comme un moment clé de cette élection présidentielle, alors que les Sénégalais cherchent des réponses concrètes aux défis économiques et sociaux du pays.

Inondations à Matam : le maire de Ourossogui, Moussa Bocar Thiam, interpelle les autorités

Face aux récentes inondations dévastatrices qui frappent la région de Matam, le maire de Ourossogui, Moussa Bocar Thiam, exprime sa profonde inquiétude et son exaspération. Dépassé par l’ampleur des dégâts, il dénonce l’indifférence des autorités et exige une action immédiate pour venir en aide aux sinistrés.

Dans une déclaration poignante diffusée sur les ondes de la RFM, l’ancien ministre de la Communication a souligné l’urgence de la situation et regretté l’absence de mesures concrètes. « Je tiens à apporter mon soutien à tous ces sinistrés de la région de Matam. La question que tout le monde se pose ici, c’est pourquoi des moyens colossaux ne sont pas déployés immédiatement ? », a-t-il interrogé.

Pour Moussa Bocar Thiam, l’inaction des autorités face à cette catastrophe naturelle est incompréhensible, d’autant plus que des villages entiers, comme Belly Diallo, sont totalement dévastés et sans aucune assistance. Il a notamment pointé du doigt l’absence de coordination dans les interventions, déplorant que certaines zones touchées par les inondations soient ignorées lors des visites ministérielles.

L’ancien ministre appelle à la mise en œuvre immédiate du plan ORSEC (Organisation des Secours) pour apporter une réponse rapide et efficace à cette crise humanitaire. « On ne peut pas comprendre les visites de certains ministres ignorant les autres sinistrés qui sont dans les villages en détresse », a-t-il ajouté, exigeant une solidarité nationale pour sauver les milliers de personnes touchées par cette catastrophe.

Alors que les inondations continuent de ravager la région, les habitants de Matam restent dans l’attente d’une réponse des autorités compétentes, tandis que le maire de Ourossogui espère que son appel sera entendu au plus vite.

Perquisition à Saly : Jérôme Bandiaky alias « Sniper » interpellé avec une arme sans autorisation

Ce jeudi matin, une opération de la Division des Investigations Criminelles (DIC) a mené à une perquisition dans l’une des maisons de Jérôme Bandiaky, connu sous le pseudonyme « Sniper », à Saly dans le département de Mbour. Au cours de l’intervention, les enquêteurs ont mis la main sur une arme automatique de calibre 22, que l’intéressé détenait sans autorisation légale. En plus de cette arme, un pistolet d’alarme a également été saisi.

Simultanément, une fouille a été effectuée à son domicile à Dakar, où un sac contenant un million de FCFA a été découvert. Interrogé sur la provenance de cet argent, Bandiaky a affirmé qu’il s’agit de revenus générés par sa société, gagnés « à la sueur de son front ».

Durant l’audition, les enquêteurs ont également cherché à connaître ses affiliations politiques. Jérôme Bandiaky a confirmé qu’il est militant de l’Alliance pour la République (APR), le parti au pouvoir, mais n’appartient à aucun syndicat.

Les autorités ont profité de cette opportunité pour questionner Bandiaky sur l’affaire des deux gendarmes disparus, Fulbert Sambou et Didier Badji. Sur ce point, l’accusé a déclaré qu’il n’était au courant de l’affaire que via les réseaux sociaux, comme la plupart des citoyens.

Malgré l’audition, Jérôme Bandiaky reste en garde à vue et passera encore la nuit au commissariat du Plateau, où il est détenu pour la poursuite de l’enquête.

Aminata Touré interpelle Amadou Ba sur sa gestion passée des finances publiques

En conférence de presse ce lundi 16 septembre, Aminata Touré, ancienne Première ministre et actuelle présidente du mouvement Mimi 2024, n’a pas mâché ses mots envers Amadou Ba, leader de l’opposition et nouveau chef du parti politique Nouvelle Responsabilité. Au cours de cette rencontre avec la presse, Mme Touré a critiqué de manière incisive l’ancien ministre des Finances, pointant du doigt des zones d’ombre dans sa gestion passée sous le régime de Macky Sall.

Amadou Ba, qui a récemment officialisé son parti, semble adopter une posture plus combative à l’encontre du pouvoir en place, selon Mimi Touré. «Pour la première fois, il s’attaque directement au président de la République», a-t-elle souligné. Toutefois, au-delà des discours d’opposition, Mme Touré estime que M. Ba a des comptes à rendre au peuple sénégalais.

«Son mouvement s’appelle Nouvelle Responsabilité», a-t-elle rappelé avant d’ajouter avec insistance : «Il devrait aussi parler de ses anciennes responsabilités, notamment lorsqu’il était ministre des Finances sous Macky Sall.» Selon Aminata Touré, Amadou Ba devrait éclaircir plusieurs points relatifs à la gestion des finances publiques durant son mandat à ce poste clé. Elle sous-entend que l’ancien ministre aurait accumulé une fortune «immense», qu’elle juge suspecte pour un fonctionnaire de l’État.

Au-delà de ces allégations, Mme Touré a demandé des explications sur certains «dossiers financiers» qui, selon elle, n’ont pas encore été éclaircis. Si elle n’a pas spécifié les dossiers en question, son attaque directe pourrait bien intensifier la pression sur Amadou Ba, qui, de son côté, tente de s’imposer comme un opposant crédible face au régime de Macky Sall.

Ce duel entre Aminata Touré et Amadou Ba illustre les tensions croissantes sur la scène politique sénégalaise à l’approche des échéances électorales. Alors que Mme Touré semble vouloir se positionner comme une voix incontournable dans la course à la présidentielle, Amadou Ba, de son côté, cherche à redéfinir son rôle d’opposant après avoir été longtemps associé à l’administration de Macky Sall.

La question des finances publiques sous le régime de l’actuel président semble donc être au cœur des critiques et pourrait jouer un rôle déterminant dans le débat politique à venir. Tandis que l’opinion publique reste attentive, il est probable que ce face-à-face ne fasse que commencer, ouvrant ainsi la voie à d’autres révélations et confrontations sur la scène politique sénégalaise.

Tensions politiques autour de la reddition des comptes : Abdoul Mbaye interpelle Ousmane Sonko

Dans un climat politique marqué par des appels à la reddition des comptes, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a réagi aux récentes annonces de l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko concernant l’ouverture de cette procédure. S’exprimant via une publication sur Facebook, Abdoul Mbaye a lancé un message fort, soulignant la nécessité d’une gestion prudente des attentes vis-à-vis de la justice.

Mbaye, qui a lui-même fait l’expérience d’une justice qu’il qualifie de « justice aux ordres », a averti Ousmane Sonko de ne pas tomber dans le piège de l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire. « Quand on considère avoir été victime d’une justice aux ordres, il faut éviter de donner l’impression de lui donner des ordres. Le Premier ministre Ousmane Sonko doit s’en soucier », a-t-il écrit.

Cette remarque intervient alors que Sonko a exprimé son engagement à renforcer les processus de reddition des comptes dans un contexte politique tendu, où la demande de transparence s’accompagne souvent d’accusations de manipulation des institutions. Selon Mbaye, la justice doit rester indépendante et ne pas être utilisée comme un outil de menace ou de pression politique. « La justice n’est pas un instrument de menaces. La justice applique le droit », a-t-il affirmé.

L’ancien chef du gouvernement et actuel président du parti de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) a également rappelé l’importance de ne pas brouiller le message clé des récentes Assises de la justice. Ces assises, organisées pour repenser le rôle et le fonctionnement de la justice au Sénégal, ont mis en avant l’impératif d’une réforme pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires.

La sortie d’Abdoul Mbaye illustre la complexité de la situation politique actuelle, où les acteurs doivent naviguer entre la nécessité d’une transparence accrue et la préservation de l’intégrité des institutions. Tandis que le Premier ministre Ousmane Sonko semble déterminé à engager un processus de reddition des comptes, ces avertissements soulignent l’importance de garantir que ce processus se déroule dans le respect total des principes de justice et d’indépendance.

Le débat autour de la reddition des comptes et de l’indépendance judiciaire reste central dans la vie politique sénégalaise, alors que les citoyens et les observateurs attendent de voir comment ces engagements se traduiront en actions concrètes dans les mois à venir.

Thierno Bocoum interpelle le président sur diverses questions politiques et institutionnelles

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République sénégalaise, Bassirou Diomaye Faye, Thierno Bocoum, leader du mouvement AGIR, exprime ses préoccupations et ses attentes concernant plusieurs aspects de la gouvernance actuelle. Dans ce texte détaillé, il soulève des points cruciaux allant de la politique de reddition des comptes à la transparence dans les nominations, en passant par la justice et la gestion foncière.

Bocoum commence par saluer l’arrivée au pouvoir du président et rappelle son engagement en faveur d’une rupture systémique et d’une politique de transparence. Cependant, il souligne également la nécessité de surveiller de près les actions du gouvernement pour garantir le respect des promesses faites aux citoyens.

Le leader d’AGIR insiste sur la mise en place d’une politique de reddition des comptes transparente et efficace, exigeant que les rapports des organes de contrôle soient transmis au procureur de la République sans délai. Il demande également la déclassification des rapports de l’IGE pour une plus grande transparence.

Sur le plan judiciaire, Bocoum demande que toute la lumière soit faite sur les accusations de corruption portées par Karim Wade contre des juges du Conseil constitutionnel, ainsi que sur les conditions de son départ du Sénégal pour le Qatar.

En ce qui concerne les nominations, il critique le non-respect des promesses de recourir à des appels à candidatures pour les postes de directeurs généraux, soulignant l’importance de mettre la compétence et le mérite au cœur de la politique de nomination.

La gestion foncière est également abordée, avec des préoccupations quant à l’équité et à la transparence dans ce domaine crucial, ainsi que des questions concernant la déclaration de patrimoine du président, jugée incomplète.

Bocoum appelle le président à prendre en compte ses remarques et à agir en faveur d’une gouvernance plus transparente et équitable, respectueuse des engagements pris envers le peuple sénégalais.

Le SYNATRACS interpelle le nouveau ministre sur les difficultés du secteur des infrastructures et des transports terrestres et aériens

Le Syndicat national des travailleurs de l’aviation civile du Sénégal (SYNATRACS) adresse ses préoccupations au nouveau ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye, concernant les conditions de travail difficiles rencontrées par les travailleurs de l’aéroport de Diass.

El Hadj Fall, président du SYNATRACS, pointe du doigt plusieurs problèmes au sein de LAS (LIMA-AIBD-SUMMA), le gestionnaire de l’aéroport de Diass. Il évoque notamment des conditions de travail inadéquates, des formations insuffisantes et des promotions favorisant certains travailleurs au détriment d’autres, ce qui entrave le développement des activités du secteur.

Le syndicat revendique également l’effectivité des 5 % du capital de LAS accordés aux travailleurs depuis l’ouverture de l’aéroport de Diass, ainsi que le rappel des dividendes depuis 2018. Il demande en outre deux postes au Conseil d’administration de LAS et la signature d’un contrat similaire à celui de l’ASECNA pour les employés.

Le SYNATRACS invite le nouveau ministre à soutenir ces revendications et à éliminer le favoritisme observé. Il appelle également à faire de l’aéroport de Diass un véritable hub sous-régional, plutôt qu’un simple slogan, et demande que les chauffeurs de Cobus, chargés du déplacement des passagers vers les aéronefs, soient embauchés.

Cette interpellation du SYNATRACS met en lumière les défis auxquels est confronté le secteur des infrastructures et des transports terrestres et aériens au Sénégal, et souligne l’importance d’une action rapide et concertée pour y remédier.

Birahim Seck interpelle le gouvernement de Sonko: “Il faut taxer le tabac pour sauver la jeunesse”

Lors d’un récent atelier avec les journalistes en santé population et développement, Birahim Seck du Forum civil a souligné l’urgence pour le gouvernement de Ousmane Sonko de prendre des mesures décisives pour lutter contre le fléau du tabagisme qui menace la jeunesse sénégalaise. Il a rappelé que de nombreux experts ont souligné les dangers du tabagisme pour la jeunesse, tant sur le plan figuré que propre, et a exhorté le gouvernement à agir rapidement pour inverser cette tendance préoccupante.

En tant que représentant du Forum civil, M. Seck a mis en avant l’importance de la taxation des produits du tabac comme un moyen efficace de dissuader la consommation de tabac, en particulier chez les jeunes. Il a souligné que malgré les efforts déployés par les associations pour sensibiliser et obtenir des lois plus strictes sur le tabac, il reste encore beaucoup à faire pour protéger la jeunesse sénégalaise des dangers du tabagisme.

Selon M. Seck, une augmentation de la taxation du tabac permettrait non seulement de limiter l’accessibilité du tabac aux jeunes, mais aussi de générer des revenus supplémentaires pour lutter contre le tabagisme et prendre en charge les personnes souffrant de maladies liées au tabac, telles que le cancer. Il a souligné que le tabagisme entraîne des dépenses importantes pour le traitement des maladies liées au tabac, ce qui met en évidence l’importance de prendre des mesures préventives dès maintenant.

En plus de la taxation du tabac, le Forum civil s’engage à soutenir les associations qui œuvrent dans la lutte contre le tabagisme, notamment en plaidant pour l’interdiction définitive du tabagisme dans les lieux publics. M. Seck a souligné l’importance de cette mesure pour protéger non seulement les fumeurs, mais aussi les non-fumeurs des dangers du tabagisme passif.

Birahim Seck et le Forum civil appellent le gouvernement de Sonko à agir rapidement et de manière décisive pour lutter contre le tabagisme et protéger la jeunesse sénégalaise. La taxation du tabac et l’interdiction du tabagisme dans les lieux publics sont des mesures essentielles pour atteindre cet objectif crucial de santé publique.

Vinicius interpelle l’UEFA après de nouveaux cris racistes à son encontre

Vinicius a publié un message sur ses réseaux sociaux pour demander à l’UEFA de prendre des mesures contre les supporters de l’Atlético qui l’ont traité de « chimpanzé » avant le huitième de finale retour de la Ligue des champions contre l’Inter Milan.

Lors de l’accueil du bus de l’Atletico de Madrid pour le huitième de finale retour de la Ligue des champions contre l’Inter Milan, une partie des supporters a scandé des slogans racistes à l’encontre de Vinicius, le traitant de « chimpanzé ».

Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux révèle le manque de respect envers le joueur du Real Madrid, qui a réagi lorsqu’il a vu ce qui s’était passé et s’est adressé directement à l’UEFA.

« J’espère que vous avez déjà réfléchi à sa sanction, c’est une triste réalité qui arrive même dans les matches où je ne suis pas présent », a écrit l’élève de Carlo Ancelotti sur X.

LaLiga, très active dans la lutte contre le racisme ces dernières saisons, a déjà dénoncé ce qui s’est passé autour du Cívitas Metropolitano, mais il n’y a toujours pas eu de réaction de la part de l’instance continentale

afp

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