Dans une déclaration relayée sur ses canaux officiels ce vendredi, l’armée iranienne a annoncé avoir lancé des frappes contre « toute l’étendue du territoire israélien ». Si peu de détails ont filtré pour le moment sur le type d’armement utilisé ou les cibles précises, Téhéran affirme que l’opération vise des « installations militaires stratégiques » israéliennes, justifiant cette action comme une « réponse légitime » à ce qu’elle qualifie d’« agressions répétées » de l’État hébreu dans la région.
La communication de l’armée iranienne n’a pas précisé s’il s’agissait de missiles balistiques, de drones armés ou d’autres types de projectiles. Aucun bilan humain ni matériel n’a encore été établi. Des images et vidéos non vérifiées circulent déjà sur les réseaux sociaux, témoignant de sirènes d’alerte retentissant à Tel-Aviv, Haïfa et Be’er Sheva – des grandes villes israéliennes où des habitants ont été vus se précipitant vers les abris.
Pour l’heure, les autorités israéliennes n’ont pas publié de communiqué officiel en réaction à cette offensive. Cependant, des sources locales font état d’un état d’alerte élevé dans les principales zones urbaines, tandis que l’armée israélienne (Tsahal) aurait été placée en situation de veille opérationnelle maximale. L’espace aérien au-dessus de certaines zones stratégiques aurait été momentanément fermé, selon des observateurs indépendants.
Cette nouvelle escalade survient alors que les tensions entre l’Iran et Israël n’ont cessé de croître au cours des derniers mois. Les accusations mutuelles d’actes hostiles – assassinats ciblés, cyberattaques, frappes par procuration via des groupes alliés – ont alimenté un climat de méfiance et de confrontation permanente.
L’Iran reproche notamment à Israël des frappes régulières en Syrie et au Liban contre ses forces ou celles du Hezbollah, ainsi qu’un rôle présumé dans des opérations de sabotage sur son territoire. De son côté, Israël considère les activités régionales de l’Iran – y compris le soutien aux milices armées à Gaza, au Yémen et en Irak – comme une menace existentielle.
La communauté internationale suit la situation avec inquiétude. Plusieurs chancelleries occidentales ont convoqué des réunions d’urgence, appelant à la retenue et à une désescalade immédiate. Le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait être saisi dans les heures à venir, tandis que les marchés pétroliers ont déjà réagi à la hausse.
Dans la région, les craintes d’un embrasement généralisé sont palpables. Le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen et diverses factions armées en Irak ont déjà exprimé leur soutien à l’Iran dans un contexte qui pourrait rapidement évoluer vers un conflit régional.
À suivre.