Diplomatie religieuse : le “vivre ensemble” sénégalais cité en exemple en Israël et au Vatican

Une mission composée de représentants religieux, de responsables de foyers religieux et de membres de la communauté universitaire, conduite par le Khalife général de Bambilor, s’est rendue au Vatican et en Israël dans le cadre de la promotion de la diplomatie religieuse. Une occasion pour la délégation de mettre en valeur le caractère inclusif et global de cette initiative.

Au Vatican, des échanges fructueux ont eu lieu avec Monseigneur Paul Gallagher, numéro deux du Saint-Siège, ainsi qu’avec le Cardinal Koovakad. En Israël, le Khalife et sa délégation ont été reçus par le vice-ministre des Affaires étrangères et le Président israélien, Isaac Herzog, selon Bachir Mbengue, assistant du Khalife de Bambilor.

Ce dernier a rappelé que le Khalife œuvre depuis toujours pour une fraternité religieuse et humaine : « Il a organisé plusieurs événements visant à promouvoir non seulement le dialogue interreligieux, mais surtout la coexistence harmonieuse. Aujourd’hui, cette entente est symbolisée par la présence de toutes les confessions musulmanes du Sénégal : les familles tidianes de Tivaouane, de Thiénaba, de l’Omarienne, ainsi que la communauté mouride. Le Sénégal est également représenté par sa communauté chrétienne, avec la participation du Père Zacharie de la congrégation des Spiritains et du Père Alphonse Ndour. Cela démontre le travail remarquable du Khalife pour valoriser l’exception sénégalaise, ce modèle unique de coexistence pacifique entre chrétiens, musulmans et autorités. »

Selon lui, depuis plusieurs années, les tournées diplomatiques du Khalife, en Asie et aux États-Unis, commencent systématiquement par une visite au Vatican, notamment au Dicastère pour le dialogue interreligieux, l’équivalent d’un ministère chargé de ces questions. « Depuis 3 à 5 ans, le Khalife y est accueilli chaleureusement et le dialogue interreligieux y est au cœur des échanges », a-t-il souligné.

Pour instaurer la paix, a-t-il ajouté, il est nécessaire que les chefs religieux, toutes confessions confondues, se donnent la main et dialoguent : « C’est cela la diplomatie religieuse. »

C’est dans ce même esprit qu’a eu lieu une audience avec le Pape François, à qui le Khalife a souhaité un prompt rétablissement. L’audience, sollicitée par le Khalife non pas pour sa personne mais au nom des communautés musulmane et chrétienne du Sénégal, a été marquée par un geste fort : le Khalife a symboliquement offert au Pape un “Tingadé”, un chapeau peulh. « Le Khalife a expliqué au Pape que, chez nous au Sénégal, musulmans et chrétiens vivent en harmonie, partageant même parfois des cimetières communs », a précisé Bachir Mbengue.

À l’issue de cette audience, le Pape a exprimé le souhait de voir toutes les communautés représentées, ce que le Khalife a respecté en invitant les différents Khalifes généraux du Sénégal, ainsi que ce qu’il appelle « le Khalife général des chrétiens ». Chaque autorité religieuse a ainsi désigné un plénipotentiaire pour prendre part à cette rencontre historique.

Le maire de Bambilor, présent dans la délégation, s’est félicité d’avoir pris part à cette mission : « C’est un honneur, en tant que collectivité territoriale, d’accompagner la vision du Khalife. Le Khalife dépasse Bambilor, mais nous, habitants de la commune, devons être les premiers à porter ce dialogue interreligieux. »

Pour sa part, le Père Zacharie Guirane Dione, provincial des Spiritains, a salué le modèle sénégalais de cohésion : « Le Sénégal a quelque chose d’unique à offrir au monde : son vivre ensemble. Le Khalife aime le dire : il ne s’agit plus simplement de dialogue interreligieux, mais de vivre ensemble. C’est une culture héritée de nos ancêtres. Monseigneur Gallagher l’a rappelé en évoquant le Cardinal Thiandoum. Des figures comme Serigne Ahmadou Bamba ou Serigne Abdoul Aziz Sy ont œuvré dans ce sens dès l’époque coloniale. »

Il s’est également réjoui des échanges intellectuels durant cette mission, notamment la visite au PISAI (Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie), un centre académique dédié à l’étude de l’islam et de la langue arabe. « Là-bas, prêtres et religieux chrétiens apprennent l’islam et l’arabe. Cela favorise une meilleure compréhension mutuelle et une transmission fidèle des valeurs de paix de l’islam », a-t-il conclu.

La conférence de presse a aussi permis d’annoncer les préparatifs d’un Colloque International sur la diplomatie religieuse, prévu en avril prochain à Dakar. Selon Dr Demba Thiléle Diallo, enseignant-chercheur, ce projet bénéficie du soutien du Vatican et d’Israël. « Il s’agit d’un partenariat académique visant à former une nouvelle génération de leaders interreligieux. »

Il a précisé que ce colloque marquera une étape importante pour structurer, sur le plan épistémologique, cette discipline émergente : « Ce travail repose sur une réflexion approfondie menée par une équipe d’universitaires. Les déplacements du Khalife sont guidés par une stratégie bien pensée. »

Enfin, il a lancé un appel : « Cette mission ne pourra réussir sans l’implication des populations de Bambilor, mais aussi de tous les Sénégalais. »

Israël affirme avoir éliminé « la plupart » des hauts dirigeants du Hezbollah, des doutes persistent sur la mort de Nasrallah

Une série de frappes israéliennes sur le quartier général du Hezbollah à Beyrouth, vendredi soir, a entraîné des pertes significatives dans les rangs du mouvement chiite libanais. Selon l’armée israélienne, « la plupart » des hauts dirigeants de l’organisation auraient été tués, une déclaration qui marque un tournant dans les tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah.

Le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l’armée israélienne, a annoncé lors d’une conférence de presse en ligne que ces frappes auraient visé avec succès plusieurs membres éminents de l’organisation. « La plupart des hauts dirigeants du Hezbollah ont été éliminés », a-t-il affirmé. Toutefois, la déclaration la plus attendue concerne la situation du chef suprême du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Depuis l’annonce des frappes, des rumeurs circulent sur la mort de Nasrallah, mais aucune confirmation officielle n’a été donnée par le Hezbollah. Ce silence alimente les spéculations, laissant planer un doute sur le sort du leader, figure emblématique de la résistance armée contre Israël.

Cette frappe survient dans un contexte d’intensification des confrontations entre Israël et le Hezbollah. Depuis plusieurs semaines, les échanges de tirs se sont multipliés le long de la frontière israélo-libanaise, ravivant la crainte d’une guerre ouverte entre les deux ennemis de longue date. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, est considéré par Israël comme l’une de ses plus grandes menaces régionales en raison de son arsenal militaire conséquent et de son influence politique au Liban.

La possible disparition de Nasrallah constituerait un coup dur pour le Hezbollah, tant sur le plan militaire que symbolique. Dirigeant du mouvement depuis 1992, il incarne pour ses partisans la résistance à Israël et à l’influence occidentale dans la région. Son absence pourrait créer un vide de pouvoir, susceptible de fragiliser l’organisation ou, au contraire, de radicaliser encore davantage sa base.

Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle du Hezbollah n’a confirmé ou infirmé la mort de son leader. Le mouvement armé est souvent resté discret dans de telles circonstances, préférant maintenir le flou jusqu’à ce qu’il ait élaboré une réponse stratégique à la hauteur de la situation.

En Israël, les déclarations des responsables militaires se veulent prudentes. Bien que la frappe ait été présentée comme un succès majeur, les dirigeants israéliens savent que la mort de Nasrallah, si elle est confirmée, pourrait provoquer une réaction violente du Hezbollah et une intensification des hostilités. Les forces israéliennes restent en état d’alerte élevé dans le nord du pays, anticipant d’éventuelles représailles.

Si la mort de Hassan Nasrallah était avérée, cela pourrait avoir des répercussions majeures au Moyen-Orient, où le Hezbollah joue un rôle clé dans l’équilibre des forces. L’Iran, principal allié du Hezbollah, pourrait être contraint de réagir, tandis que la Syrie, où le Hezbollah est également présent, pourrait voir sa stabilité encore plus fragilisée.

Dans l’attente d’une clarification sur le sort de Nasrallah, la situation reste extrêmement tendue. Israël semble déterminé à affaiblir le Hezbollah, tandis que le mouvement chiite pourrait bien envisager une riposte, ajoutant ainsi une nouvelle dimension au conflit déjà complexe qui secoue la région depuis des décennies.

La frappe israélienne de vendredi marque un moment potentiellement décisif dans l’histoire du conflit israélo-libanais. La disparition de plusieurs hauts responsables du Hezbollah pourrait affaiblir l’organisation, mais la situation demeure incertaine tant que le sort de Nasrallah n’est pas clarifié. Une chose est sûre : la région est au bord d’une nouvelle crise qui pourrait entraîner des conséquences durables pour la stabilité du Moyen-Orient.

En visite au Sénégal : Des leaders palestiniens plaident la fin des relations diplomatiques entre les pays africains et Israël

Deux leaders de la résistance Palestinienne, présents au Sénégal, se sont entretenus avec la presse ce mardi à Dakar.
L’objet de leur visite est de s’entretenir avec les autorités sénégalaises et la société civile sur la situation qui prévaut au Proche Orient.

« Nous sommes là en tant que délégation du Hamas à Dakar pour rencontrer les autorités du pays le Sénégal qui a des positions très connues pour son soutien à la cause palestinienne.
Récemment, nous avons suivi et écouté le discours courageux du Président Bassirou Diomaye Faye lors du sommet islamique en Gambie. On le remercie et le félicite pour son engagement.
Il est clair, aujourd’hui, qu’il s’agit d’une résistance contre une colonisation, un génocide, une occupation d’Israël contre le peuple palestinien. Il était clair que les sionistes n’ont pas du tout voulu profiter d’une occasion qu’ils ont eue durant des décennies, ils préfèrent rester dans des crimes contre l’humanité en massacrant des femmes et des enfants. La réalité est que ces crimes sont commis depuis plus de 75 ans, c’est à dire de 1948 à nos jours par l’Etat sioniste. Ce que le peuple palestinien demande, c’est simplement la liberté, l’indépendance pour décider seul de son avenir et c’est un droit absolu et légitime pour la Palestine. On réclame notre indépendance. Malgré tous ces crimes commis, le peuple montre qu’il ne va pas quitter son territoire. Ça doit être un message très fort pour la communauté internationale de comprendre qu’on ne laissera jamais nos droits et on continuera la lutte. Mais encore une fois, on félicite le peuple sénégalais et son président qui ont toujours soutenu la cause palestinienne dans plusieurs étapes et devant l’instance régionale. On souhaite que la position du Sénégal de toujours rester plus forte. C’est un pays leader en Afrique. Et Le droit international est très clair, la Palestine a le droit d’avoir son indépendance. Et Israël profite du soutien des puissances européennes et des États-Unis pour commette ses crimes contre l’humanité », a indiqué Dr Osama Hamdan leader de la cause palestinienne.

Pour sa part, Dr Sami Abuzuhri s’est dit heureux d’être au Sénégal pour la première fois et félicite le peuple sénégalais pour sa maturité démocratique démontrée une fois de plus lors des dernières élections présidentielles.
« Le Sénégal est un pays modèle pas seulement en Afrique mais partout à travers le monde. Et on est sûr que ce pays qui a toujours soutenu la cause palestinienne va toujours continuer sur cette lancée de soutenir les droits des peuples palestiniens. Parce que ce qui se passe en Palestine notamment à Gaza, nous n’avons pas d’autres choix que de continuer la résistance et la défense des droits du peuple palestinien. Certainement que tout le connaît l’occupation palestinienne depuis 75 ans et il est grand temps que cette occupation termine pour que notre peuple recouvre sa liberté, retouve ses droits d’un Etat palestinien indépendant.
Nous sommes victimes d’une situation pas seulement à Gaza qui est en blocus depuis 17ans mais, ce qui s’est passé à Al-Aqsa que tout le monde a suivi est terrible. La mosquée ce n’est pas seulement pour les palestiniens mais pour tous les musulmans. Nous avons à peu près 10 mille prisonniers palestiniens en Israël même avant cette dernière guerre. Nous avons senti que tout le monde a presque oublié la cause palestinienne, c’est pour cela qu’on était obligé de faire une action qui va faire comprendre à tout le monde, qu’il est temps de penser à la cause palestinienne et qu’il est temps de trouver une solution à cette situation très difficile que notre peuple vit sous l’occupation israélienne », a expliqué Dr Sami Abuzuhri, leader de la résistance palestinienne.

Ces deux leaders de la cause palestinienne qui comptent beaucoup sur la position des pays africains à continuer à soutenir la Palestine, souhaitent la fin des relations diplomatiques entre les pays africains et les sionistes israéliens.

Aly Saleh

Grande Marche de Protestation à Dakar en Solidarité avec la Palestine

Des milliers de personnes se sont rassemblées aujourd’hui dans les rues de Dakar pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien face à l’agression continue qu’il subit. Initiée par la communauté palestinienne à Dakar en partenariat avec l’Africaine de Médiation, de Gestion et de Règlement de Conflits (AMGRC) et l’Ambassade de l’Etat de Palestine, cette marche pacifique vise à faire entendre la voix des citoyens palestiniens et à dénoncer le massacre perpétré à Gaza.

Sous le slogan « La Libération du peuple Palestinien », les manifestants ont convergé du rond-point de la Rts vers la porte du 3e millénaire, brandissant des banderoles et scandant des slogans appelant à la fin de l’agression israélienne et à la justice pour le peuple palestinien. Parmi les participants se trouvaient non seulement des Palestiniens résidant à Dakar, mais aussi de nombreux Sénégalais venus exprimer leur soutien et leur solidarité.

L’objectif de cette marche est de sensibiliser la communauté internationale sur la situation critique à Gaza et dans d’autres régions de la Palestine occupée, où les civils continuent de subir des pertes tragiques. Les organisateurs de l’événement appellent à une action urgente de la part des gouvernements et des organisations internationales pour mettre fin à l’agression israélienne et garantir les droits fondamentaux du peuple palestinien, y compris le droit à l’autodétermination et à un État souverain.

Alors que la marche se déroulait dans un esprit de solidarité et de détermination pacifique, elle témoigne de la volonté de la communauté internationale de ne pas rester silencieuse face aux injustices et aux violations des droits de l’homme. Les organisateurs ont exprimé leur gratitude envers tous ceux qui ont participé à l’événement et ont appelé à maintenir la pression jusqu’à ce que la justice soit rendue pour le peuple palestinien.

Cette marche historique à Dakar reflète un mouvement mondial croissant de solidarité avec la Palestine et renforce l’appel à une action immédiate pour mettre fin à l’occupation et à l’oppression. En unissant leurs voix, les manifestants ont démontré que la quête de justice et de liberté pour le peuple palestinien reste une priorité essentielle pour tous ceux qui défendent les droits de l’homme et la dignité humaine.

Les États-Unis s’opposent à la fermeture du bureau d’Al-Jazeera par Israël

Lundi, les États-Unis ont exprimé leur opposition à la décision d’Israël de fermer le bureau local de la chaîne qatarie Al-Jazeera. Le porte-parole du département d’État, Matthew Miller, a déclaré que les États-Unis estimaient qu’Al-Jazeera devrait pouvoir exercer ses activités en Israël et dans d’autres pays de la région. Il a ajouté que les États-Unis étaient « très préoccupés » par cette décision israélienne.

La fermeture du bureau d’Al-Jazeera en Israël a été décidée par le gouvernement israélien dimanche. Cette décision a rapidement conduit à la coupure du signal télévisé de la chaîne et à la saisie d’une partie de son matériel.

Cette action d’Israël a suscité des préoccupations au niveau international, notamment en ce qui concerne la liberté de la presse et le droit à l’information. Les États-Unis, par le biais de leur porte-parole du département d’État, ont clairement exprimé leur désaccord avec cette mesure et ont appelé à ce qu’Al-Jazeera puisse continuer à exercer ses activités en Israël et dans la région.

Évacuation massive à Rafah alors que les tensions persistent entre Israël et le Hamas

Lundi, l’armée israélienne a lancé une opération d’évacuation dans l’est de Rafah, une ville de la bande de Gaza, appelant environ 100 000 résidents à rejoindre des « zones humanitaires ». Cette décision survient dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et le Hamas, malgré les appels à la trêve de la part de la communauté internationale.

L’évacuation, qualifiée d' »opération d’ampleur limitée » par les autorités israéliennes, vise à protéger la population civile face aux risques d’affrontements militaires. Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a maintenu la menace d’une offensive militaire sur Rafah, faisant craindre une escalade du conflit.

Dimanche soir, seize personnes appartenant à deux familles ont été tuées dans des frappes aériennes israéliennes ciblant des habitations à Rafah et dans ses environs. Ces attaques ont suscité une vive condamnation de la part de la communauté internationale, qui appelle à la désescalade et à la protection des civils.

Pendant ce temps, les efforts en vue d’une trêve entre Israël et le Hamas se heurtent à l’intransigeance des deux parties. Des médiateurs internationaux doivent se réunir en urgence au Qatar pour tenter de trouver une solution à cette impasse dangereuse.

La situation à Rafah et dans la bande de Gaza reste préoccupante, avec des milliers de civils pris au piège de la violence et des tensions croissantes. Les événements en cours soulignent la nécessité urgente d’une action diplomatique concertée pour mettre fin au conflit et protéger la vie des civils innocents.

Fermeture du principal point de passage de l’aide humanitaire vers Gaza : les conséquences des récentes attaques entre Israël et le Hamas

Israël a annoncé la fermeture du principal point de passage de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, Kerem Shalom, suite à des tirs de roquettes revendiqués par le Hamas. Cette escalade de violence a entraîné la mort de trois soldats israéliens et a causé des blessures à douze autres, selon les informations fournies par l’armée israélienne dimanche soir.

L’incident a eu lieu près de Kerem Shalom, point crucial par lequel transite l’aide humanitaire depuis Israël vers Gaza. Les brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont revendiqué les tirs de roquettes, ce qui a conduit Israël à prendre la décision de fermer ce passage vital pour l’aide humanitaire à Gaza.

L’armée israélienne a rapporté que les tirs de roquettes provenaient d’une zone adjacente au passage de Rafah et que quatorze projectiles ont été tirés sur Kerem Shalom. En réaction, l’armée de l’air israélienne a détruit les lance-roquettes utilisés pour ces attaques.

Les soldats israéliens ont été touchés alors qu’ils gardaient des chars et des bulldozers stationnés dans la zone. Le porte-parole de l’armée israélienne, Peter Lerner, a qualifié cet événement de « très grave » et a souligné que l’armée enquêtait sur les circonstances entourant la mort des soldats.

Cette escalade de violence survient dans un contexte déjà tendu, alors que la ville de Gaza et d’autres zones du territoire ont été bombardées dimanche. Des craintes persistent quant à une éventuelle offensive israélienne sur Rafah, au sud de la bande de Gaza, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les civils.

Rafah est non seulement un point de passage vital pour l’aide humanitaire, mais elle abrite également des centaines de milliers de Palestiniens qui ont fui les zones plus au nord en raison des affrontements. L’ONU et d’autres organisations humanitaires redoutent les conséquences humanitaires d’une offensive sur cette ville densément peuplée.

La directrice du Programme alimentaire mondial de l’ONU, Cindy McCain, a également exprimé ses inquiétudes quant à la situation humanitaire dans la bande de Gaza, mettant en garde contre une « véritable famine » qui se propage dans la région.

En résumé, les récentes attaques entre Israël et le Hamas ont entraîné la fermeture du principal point de passage de l’aide humanitaire vers Gaza, augmentant les craintes concernant la sécurité des civils et l’accès à l’aide essentielle dans la région. La communauté internationale surveille de près l’évolution de la situation et appelle à la désescalade de la violence pour éviter une catastrophe humanitaire.

Le Dakarois Quotidien N°169 – du 06/05/2024 –

🔴 DÉNONCIATION DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE : Diomaye élève la voix au sommet de l’OCI
🔴 APRÈS LE GRAND FRÈRE, LE PETIT FRÈRE : Solus, Eumeu Sène en finit avec tout Guédiawaye !

Erdogan rencontre le chef du Hamas à Ankara : tensions avec Israël

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accueilli ce samedi 20 avril Ismail Haniyeh, le chef du Hamas, à Ankara. Cette rencontre intervient dans un contexte de vives tensions entre Israël et le Hamas, marquées par les attaques israéliennes sur les terres palestiniennes, en particulier à Gaza.

Les discussions entre Erdogan et Haniyeh ont principalement porté sur la situation en Palestine et la nécessité de garantir un accès à l’aide humanitaire pour la population civile de la bande de Gaza, qui subit de plein fouet les conséquences des récents affrontements.

L’une des déclarations les plus marquantes de Erdogan lors de cette rencontre a été sa ferme condamnation de l’attitude d’Israël envers les Palestiniens. Il a déclaré que « Jérusalem paiera le prix de l’oppression qu’elle inflige aux Palestiniens », exprimant ainsi son soutien indéfectible au peuple palestinien et sa désapprobation des actions israéliennes.

Cette rencontre entre Erdogan et Haniyeh n’a pas manqué de susciter des réactions hostiles de la part d’Israël. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a notamment critiqué Erdogan sur les réseaux sociaux, l’accusant de soutenir les Frères musulmans et dénonçant les actions passées du Hamas, qualifiées de violences brutales.

Il convient de souligner que cette rencontre intervient dans un contexte où la Turquie et Israël entretiennent des relations déjà tendues, notamment en raison des positions divergentes sur la question palestinienne et d’autres enjeux régionaux.

Il est à noter que la Turquie ne considère pas le Hamas comme un mouvement terroriste, mais plutôt comme une organisation de libération, ce qui contribue à alimenter les tensions entre Ankara et Tel-Aviv.

La rencontre entre Erdogan et Haniyeh souligne une fois de plus le rôle de la Turquie en tant qu’acteur majeur dans les affaires du Moyen-Orient et son engagement en faveur de la cause palestinienne, tout en exacerbant les tensions déjà existantes avec Israël.

Adoption imminente d’un plan d’aide américain pour l’Ukraine, Israël et Taïwan par la Chambre des représentants

La Chambre américaine des représentants se prononce sur un vaste plan d’aide d’une valeur de 95 milliards de dollars, destiné à soutenir l’Ukraine, Israël et Taïwan. Soutenue par des élus des deux partis, cette initiative vise à répondre à divers enjeux géopolitiques et sécuritaires.

Les parlementaires ont entamé le processus de vote sur ce plan d’aide majeur, qui a été réclamé depuis plusieurs mois par le président Joe Biden. Ce plan comprend plusieurs volets visant à fournir une assistance militaire et économique à plusieurs pays confrontés à des défis internationaux.

Parmi les principales dispositions du plan, on trouve une enveloppe de 61 milliards de dollars pour soutenir l’Ukraine dans son conflit avec la Russie. Cette aide comprend notamment un appui militaire et économique, ainsi que la possibilité pour le président Biden de confisquer et de vendre des actifs russes pour financer la reconstruction de l’Ukraine.

Le plan prévoit également une assistance militaire de 13 milliards de dollars à Israël, destinée à renforcer son bouclier antimissile, le « Dôme de fer ». De plus, plus de 9 milliards de dollars seront alloués pour fournir une aide humanitaire urgente à Gaza et à d’autres populations vulnérables dans le monde.

En réponse aux préoccupations croissantes liées à la Chine, le plan comprend une enveloppe de 8 milliards de dollars pour renforcer la position des États-Unis sur le plan militaire et pour soutenir Taïwan. Une mesure visant à interdire TikTok aux États-Unis, en raison des préoccupations concernant la sécurité et la vie privée des utilisateurs, est également incluse dans le plan.

L’adoption de ce plan d’aide permettrait aux États-Unis de renforcer leurs alliances internationales et de répondre aux menaces émergentes à travers le monde. Cependant, le soutien apporté par le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, à cette initiative pourrait lui coûter son poste, certains membres de son parti étant opposés à l’aide à l’Ukraine.

Si le plan est adopté par la Chambre des représentants, il sera rapidement examiné par le Sénat, ce qui pourrait conduire à une mise en œuvre rapide de ces mesures cruciales pour la stabilité et la sécurité internationales.

Israël riposte après l’attaque de drones et de missiles par l’Iran

Israël a réagi avec une riposte mesurée à l’attaque de drones et de missiles lancée par l’Iran le 13 avril dernier contre son territoire. L’ampleur et la nature exacte de cette contre-attaque demeurent incertaines, mais des explosions ont été signalées près de la ville d’Ispahan, où se trouvent plusieurs sites militaires stratégiques.

Selon les rapports, des résidents d’Ispahan ont ressenti de puissantes secousses et ont d’abord pensé qu’il s’agissait d’un séisme. L’agence de presse Fars, affiliée aux Gardiens de la Révolution, a indiqué que trois explosions ont été entendues près de la base de chasse de l’armée à Ispahan. De plus, la défense aérienne a été activée contre un possible drone, et un autre objet volant suspect a déclenché ces défenses à Tabriz, dans le nord-ouest du pays, près d’une raffinerie.

Cette réponse d’Israël, bien que discrète, témoigne d’une volonté de répondre aux attaques de l’Iran tout en évitant une escalade majeure du conflit. En laissant à Téhéran la possibilité de ne pas répliquer, Israël semble adopter une approche prudente mais déterminée face à la situation.

Cette situation souligne la tension persistante entre Israël et l’Iran, qui continuent de s’affronter indirectement dans la région. Les événements récents mettent en lumière la complexité des relations géopolitiques au Moyen-Orient et la nécessité d’une diplomatie habile pour éviter une escalade incontrôlable des hostilités.

Les États-Unis et l’Union européenne prévoient de renforcer les sanctions contre l’Iran après l’attaque contre Israël

Les tensions montent entre les États-Unis, l’Union européenne et l’Iran suite à l’attaque récente lancée contre Israël. Dans des déclarations distinctes émises mardi, les deux puissances occidentales ont averti qu’elles se préparaient à intensifier les sanctions contre l’Iran en réponse à cet incident.

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré lors d’une conférence de presse au premier jour des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale : « Je m’attends à ce que nous prenions des sanctions supplémentaires contre l’Iran dans les prochains jours ». Elle a également précisé que ces sanctions visaient à élargir le régime existant contre les drones iraniens et à cibler le financement du terrorisme par le régime iranien et ses affiliés dans la région, y compris le Hamas, les Houthis, le Hezbollah et les milices irakiennes.

De son côté, le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a annoncé après une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’UE en visioconférence : « L’idée est d’élargir le régime (de sanctions) existant contre les drones iraniens ».

L’attaque contre Israël, survenue dans la nuit de samedi à dimanche, est survenue en réponse à une frappe attribuée à Israël contre le consulat iranien à Damas. Cela a entraîné une escalade des tensions régionales et a incité les États-Unis et l’Union européenne à prendre des mesures plus sévères contre l’Iran.

Le conflit entre l’Iran et Israël s’est intensifié ces derniers mois, avec des attaques et des représailles répétées entre les deux pays et leurs alliés régionaux. Cette dernière série d’attaques et les réponses qui en découlent risquent d’aggraver encore davantage la situation instable au Moyen-Orient.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne se préparent à intensifier les sanctions contre l’Iran, la région reste dans une période de grande incertitude et de préoccupation quant à l’escalade potentielle des hostilités. Les prochains jours pourraient être déterminants pour l’évolution de la situation et pour la stabilité de la région dans son ensemble.

L’Iran Ferme ses Installations Nucléaires suite à l’Attaque contre Israël

L’Iran a annoncé la fermeture temporaire de ses installations nucléaires dimanche dernier, le même jour où le pays a mené une attaque contre Israël. Cette information a été communiquée par le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, lors d’une conférence de presse à l’ONU.

Lors d’une conférence de presse tenue en marge d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, M. Grossi a été interrogé sur la possibilité d’une frappe de représailles israélienne visant les installations nucléaires iraniennes. Il a répondu : « Nous sommes toujours préoccupés par cette possibilité ».

M. Grossi a précisé que les inspecteurs de l’AIEA en Iran avaient été informés par le gouvernement iranien que toutes les installations nucléaires, habituellement inspectées quotidiennement par l’agence, seraient fermées pour des raisons de sécurité le dimanche. Il a ajouté que ces installations devaient rouvrir dès le lundi. Cependant, par mesure de précaution, il a décidé de ne pas autoriser le retour des inspecteurs tant que la situation ne serait pas entièrement stabilisée. Les inspections reprendront le mardi.

Malgré cette fermeture temporaire, M. Grossi a assuré que cela n’a pas eu d’impact sur les activités d’inspection de l’AIEA. « Mais, bien sûr, nous appelons toujours à la plus grande retenue », a-t-il ajouté.

Cette situation témoigne des tensions croissantes entre l’Iran et Israël, deux pays déjà en conflit ouvert, et souligne l’importance cruciale des inspections et de la surveillance internationale pour maintenir la stabilité et la sécurité régionales.

Le Pape François appelle à la paix au Proche-Orient après l’escalade des tensions entre l’Iran et Israël

Après l’attaque iranienne contre Israël dans la nuit de samedi à dimanche, le Pape François a exprimé une profonde préoccupation et lancé un appel fervent pour mettre fin à la spirale de violence qui secoue le Proche-Orient depuis plusieurs mois.

Lors de la prière du Regina Coeli place Saint-Pierre, le Saint-Père a renouvelé la position du Saint-Siège en faveur de la solution à deux États, appelant également à un cessez-le-feu rapide dans la bande de Gaza. Le Pape a qualifié l’aggravation de la situation en Israël due à l’intervention de l’Iran de « préoccupante et douloureuse ».

L’escalade des tensions a été déclenchée par une attaque massive de l’Iran, qui a lancé plus de 300 drones et missiles vers Israël en représailles à la destruction du consulat iranien à Damas par un bombardement israélien début avril. Bien que l’Iran ait déclaré que « l’affaire peut être considérée comme close », il a averti que toute nouvelle erreur d’Israël entraînerait une réponse « considérablement plus sévère ». De leur côté, les forces israéliennes ont affirmé avoir détruit 98% des drones et missiles avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.

Face à cette montée dangereuse des tensions, le Pape François a lancé un « appel sincère afin que cesse toute action qui puisse alimenter une spirale de violence ». Il a rappelé le principe fondamental que « personne ne doit menacer l’existence d’autrui » et exhorté « toutes les nations » à œuvrer pour la paix. Le Pape a souligné le désir « profond et légitime » des Israéliens et des Palestiniens de vivre en sécurité dans deux États voisins, insistant sur le droit à cette solution à deux États, soutenue par le Saint-Siège et de nombreux États internationaux.

Alors que le Proche-Orient continue de faire face à des défis complexes et à des tensions persistantes, l’appel du Pape François rappelle l’urgence d’une action concertée et pacifique pour prévenir une escalade encore plus grave du conflit.

La France conseille à ses ressortissants de quitter temporairement l’Iran après les frappes iraniennes contre Israël

Suite aux récentes attaques de drones lancées par l’Iran contre Israël, la France a émis dimanche une recommandation exceptionnelle à l’adresse de ses citoyens résidant en Iran, les incitant à quitter temporairement le pays en raison d’un « risque d’escalade militaire ».

L’ambassade de France à Téhéran a été claire dans ses directives : « quitter temporairement le pays » pour ceux qui en ont la possibilité. Le ministère des Affaires étrangères français a également insisté sur l’importance de la prudence lors des déplacements et a exhorté les ressortissants français à éviter tout rassemblement susceptible de présenter un risque pour leur sécurité.

La récente attaque de drones iraniens en territoire israélien a déclenché une onde de choc à l’échelle internationale, suscitant des appels unanimes à la modération. Les dirigeants mondiaux s’inquiètent d’une potentielle escalade conflictuelle dans une région déjà marquée par des tensions importantes.

Face à cette situation préoccupante, de nombreux pays et organisations internationales ont appelé à la retenue et à la recherche de solutions diplomatiques pour désamorcer les tensions. La France, tout en prenant des mesures pour protéger ses ressortissants, continue d’appeler au dialogue et à la désescalade dans cette région stratégique du monde.

Tensions Diplomatiques : L’Iran convoque les Ambassadeurs Européens après les frappes contre Israël

Dans un nouveau développement des relations internationales déjà tendues, l’Iran a convoqué les ambassadeurs du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne en réponse aux réactions des autorités de ces pays suite aux frappes iraniennes contre Israël. Cette convocation, annoncée par le ministère iranien des Affaires étrangères, reflète l’escalade des tensions dans la région du Moyen-Orient et met en lumière les défis auxquels sont confrontées les relations diplomatiques entre l’Iran et l’Occident.

L’origine de cette escalade remonte à une série d’événements récents, avec en toile de fond les rivalités régionales et les différends politiques profonds. Les tensions ont été ravivées par une attaque contre le consulat iranien à Damas, que Téhéran a attribuée à Israël. En réponse à cette attaque, l’Iran a mené des frappes directes contre Israël, une action rare qui a suscité une réaction immédiate de la part des puissances occidentales.

Les propos tenus par les responsables européens concernant cette série d’événements ont déclenché la colère des autorités iraniennes. L’Iran a qualifié ces réactions de « positions irresponsables » et a jugé nécessaire de convoquer les ambassadeurs européens pour exprimer son mécontentement. Cette démarche reflète la sensibilité de la situation et la volonté de l’Iran de défendre sa position dans le contexte des relations internationales en évolution constante.

Cependant, cette escalade des tensions n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans un contexte régional plus large marqué par des rivalités géopolitiques, des conflits prolongés et des intérêts divergents. L’Iran, en tant qu’acteur majeur de la région, cherche à affirmer son influence et à défendre ses intérêts face aux pressions extérieures, notamment de la part des puissances occidentales.

Pour l’Europe, cette situation représente un défi diplomatique délicat. Les pays européens cherchent à maintenir un équilibre entre leurs intérêts stratégiques et leur engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans la région. La convocation des ambassadeurs européens par l’Iran souligne l’importance de la diplomatie dans la résolution des conflits et la nécessité d’un dialogue ouvert et constructif entre toutes les parties concernées.

Dans le contexte actuel, marqué par l’incertitude et la volatilité, il est essentiel que les acteurs régionaux et internationaux fassent preuve de retenue et cherchent des solutions pacifiques aux différends en cours. La voie de la diplomatie et du dialogue reste le meilleur moyen de surmonter les tensions et de promouvoir la sécurité et la stabilité dans la région du Moyen-Orient.

L’Iran lance des attaques contre Israël en représailles : Tensions régionales et réactions internationales

L’Iran a lancé dans la nuit plus de 200 drones et missiles contre Israël, en réponse à une frappe contre son consulat à Damas, une attaque directe iranienne inédite qui a été « déjouée », a affirmé dimanche l’armée israélienne.

Le Conseil de sécurité doit tenir une réunion d’urgence dimanche, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, ayant condamné « une grave escalade ».
« L’affaire peut être considérée comme close », a annoncé la mission iranienne à l’ONU dans un message posté trois heures après le début de son opération. Mais, a-t-elle prévenu, « si le régime israélien commettait une nouvelle erreur, la réponse de l’Iran serait considérablement plus sévère ».
Parallèlement à l’attaque iranienne, des alliés de Téhéran, le Hezbollah libanais et les rebelles yéménites houthis ont mené des attaques anti-israéliennes, le premier en tirant deux salves de roquettes en quelques heures sur le Golan occupé par Israël, et les seconds en lançant des drones en direction du territoire israélien.
« Avec les Etats-Unis et d’autres partenaires, nous avons réussi à défendre le territoire de l’Etat d’Israël », s’est félicité le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant.
« L’attaque iranienne a été déjouée », a affirmé le porte-parole de l’armée israélienne à propos de la première attaque directe jamais menée par la République islamique contre le territoire israélien.
« Nous avons intercepté 99% des tirs vers Israël », a déclaré le contre-amiral Daniel Hagari dans une allocution télévisée. L’espace aérien israélien a rouvert dimanche matin, ont aussi annoncé les autorités aéroportuaires. La Jordanie et le Liban, pays voisins d’Israël, ainsi que l’Irak, frontalier de l’Iran, ont également annoncé la réouverture dimanche de leur espace aérien.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont l’armée est engagée dans une guerre dans la bande de Gaza contre le mouvement islamiste palestinien Hamas, également allié de l’Iran, a tenu une réunion du cabinet de guerre dans la nuit.
Les services de renseignement israéliens ont affirmé dimanche que le Hamas avait refusé une proposition de trêve avec Israël présentée par les médiateurs égyptiens et qataris au Caire.
Le Hamas avait indiqué samedi avoir remis sa réponse aux médiateurs et, sans en rejeter explicitement le contenu, avait insisté sur son exigence d’un cessez-le-feu permanent à Gaza.
Le Hamas « continue d’exploiter les tensions avec l’Iran » dans le dessein d' »obtenir une escalade » dans la région, écrit aussi le Mossad, les services de renseignement israéliens, dans un communiqué.

Soutien « inébranlable » américain
Le président américain Joe Biden a renouvelé son soutien « inébranlable » à Israël et annoncé que les dirigeants du G7 seront convoqués afin de coordonner une « réponse diplomatique unie » à l’attaque iranienne « éhontée ».
L’armée israélienne a indiqué que l’Iran avait « lancé un essaim de 200 drones tueurs, des missiles balistiques et des missiles de croisière ». Aucun drone ni missile « n’a pénétré le territoire d’Israël » tandis que seuls quelques missiles balistiques « sont entrés et ont touché légèrement » une base militaire, qui reste en activité, a ajouté Daniel Hagari.
De son côté, l’agence officielle iranienne Irna a fait état de « sérieux dégâts dans la plus importante base aérienne du Néguev (sud) ».
L’attaque iranienne est une réponse à la frappe le 1er avril qui a détruit le consulat iranien à Damas et coûté la vie à deux hauts gradés des Gardiens, ont-ils précisé. L’Iran a accusé Israël de cette frappe, mais ce dernier n’a ni confirmé ni démenti.

Le ciel piqué de lumières rouges
Peu avant 02h00 dimanche matin (23h00 GMT samedi), une série de détonations a figé Jérusalem. Le ciel s’est piqué de lumières rouges et jaunes filmées par l’AFP, et par de nombreux habitants qui ont partagé les images sur les réseaux sociaux.
Des images saisissantes de projectiles frôlant l’emblématique coupole dorée du dôme du rocher, sur l’un sites les plus saints de l’Islam, au coeur de la vieille ville, font le tour des plateformes.
Une heure environ après l’annonce du lancement de l’opération iranienne, baptisée « Promesse honnête », l’agence Irna a indiqué qu' »une première vague de missiles balistiques » avait été lancée « en profondeur » du territoire israélien.
« L’armée de l’air des Gardiens de la révolution a tiré des dizaines de missiles et de drones sur des cibles spécifiques », selon la télévision d’Etat citant les Gardiens, l’armée idéologique de l’Iran.
En annonçant l’attaque iranienne peu après 23H00 samedi (20H00 GMT), Daniel Hagari a dénoncé comme une « escalade dangereuse » cette « attaque directe lancée depuis le sol iranien ».

« Régime voyou israélien »
« Il s’agit d’un conflit entre l’Iran et le régime voyou israélien, dont les Etats-Unis DOIVENT RESTER À L’ECART! », a déclaré la mission iranienne à l’ONU dans un message posté sur X.
Aux cris de « Mort à Israël », « Mort à l’Amérique », quelques milliers de personnes se sont rassemblées dans les principales villes d’Iran pour saluer l’attaque iranienne.
Juste après le début de l’opération, le compte X du guide suprême d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, avait publié un message affirmant: « le régime diabolique va être puni ».
L’Egypte a mis en garde contre un « risque d’expansion régionale du conflit ». L’Arabie Saoudite a pour sa part appelé toutes les parties à « la plus grande retenue ».
Pékin a dit sa « profonde préoccupation », Paris a condamné l’attaque iranienne et Berlin a dit que celle-ci pourrait plonger la région « dans le chaos ».
« Pas d’accord humanitaire » à GazaPlus tôt samedi, les forces spéciales maritimes des Gardiens de la Révolution ont saisi un navire accusé d’être « lié » à Israël, avec 25 membres d’équipage à bord, dans les eaux du Golfe.
La République islamique d’Iran, qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, est un allié du Hamas, auteur le 7 octobre d’une attaque sanglante sans précédent sur le sol israélien qui a provoqué une offensive israélienne dévastatrice à Gaza, où 33.686 personnes, essentiellement des civils, ont péri, selon les autorités du mouvement islamiste palestinien.
Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, est classé groupe terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne.
Son rejet de la proposition de trêve soumise par les médiateurs montre que le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya « Sinouar ne veut pas d’accord humanitaire, ni le retour des otages », écrit le Mossad israélien, dans un communiqué dimanche.
Le 7 octobre, des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza ont mené une attaque dans le sud d’Israël, entraînant la mort de 1.170 personnes en majorité des civils, d’après un bilan établi par l’AFP à partir des données officielles. Plus de 250 personnes ont été enlevées et 129 restent détenues à Gaza dont 34 sont mortes d’après des responsables israéliens.

La Russie appelle à la retenue après les frappes iraniennes contre Israël

Le ministère russe des Affaires étrangères a émis dimanche un appel à la « retenue » à toutes les parties concernées, suite aux frappes iraniennes visant Israël.

Dans un communiqué, le ministère a déclaré : « Nous appelons toutes les parties impliquées à la retenue. Nous comptons sur les États de la région pour trouver une solution aux problèmes existants, par des moyens politiques et diplomatiques. »

Cette déclaration survient après des attaques présumées de missiles par l’Iran contre des cibles en Israël, une escalade qui suscite des inquiétudes quant à une détérioration supplémentaire de la situation dans la région.

La Russie, qui joue souvent un rôle de médiateur dans les conflits internationaux, exhorte à un règlement pacifique des différends et encourage le dialogue entre toutes les parties concernées.

Israël sollicite une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après l’attaque iranienne

L’Ambassadeur d’Israël auprès des Nations Unies, Gilad Erdan, a demandé une réunion immédiate du Conseil de sécurité de l’ONU pour condamner l’Iran après une attaque massive lancée par Téhéran contre Israël. Cette attaque, baptisée « Promesse honnête » par l’Iran, a été lancée avec plus de 200 drones, missiles de croisière et missiles balistiques, selon les rapports.

L’Iran a revendiqué cette attaque, affirmant qu’elle a été approuvée par le Conseil suprême de sécurité nationale et supervisée par l’état-major général des forces armées. Cette action survient après les tensions croissantes entre l’Iran et Israël, exacerbées par les frappes aériennes attribuées à Israël sur l’annexe consulaire de l’ambassade iranienne à Damas.

La France a également réagi vigoureusement à cette attaque, condamnant l’Iran avec « la plus grande fermeté ». Stéphane Séjourné, le ministre français des Affaires étrangères, a déclaré que cette attaque montre la « grande faiblesse » des États-Unis sous le président Joe Biden.

Dans une lettre adressée à la Présidente du Conseil de sécurité, Mme Vanessa Frazier, et au Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, Gilad Erdan a exprimé son indignation face à cette attaque. Il a souligné que l’Iran viole flagrante la Charte des Nations Unies et le droit international et a demandé que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) soit désigné comme organisation terroriste.

Erdan a également mentionné les violations continues de l’Iran de ses obligations internationales, notamment ses transferts d’armes au Hezbollah en violation des résolutions du Conseil de sécurité.

La désignation du CGRI comme organisation terroriste est une question controversée. Jusqu’à présent, les États-Unis sont le seul pays à avoir désigné le CGRI comme une organisation terroriste étrangère (FTO), une décision qui a suscité des débats et des préoccupations à l’échelle internationale.

Donald Trump critique la réponse des États-Unis à l’attaque iranienne contre Israël

L’ancien président des États-Unis et candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump, a critiqué samedi soir la réponse de l’administration actuelle face à l’attaque iranienne contre Israël. Lors d’un meeting en Pennsylvanie, il a affirmé que cette attaque démontrait la « grande faiblesse » des États-Unis sous la présidence démocrate de Joe Biden.

« Que Dieu bénisse le peuple d’Israël. Ils sont attaqués en ce moment. C’est parce que nous faisons preuve d’une grande faiblesse », a déclaré Donald Trump à l’entame de son discours devant ses partisans. Ces propos interviennent après que les États-Unis ont intercepté plusieurs drones lancés par l’Iran en direction d’Israël.

La réaction de Donald Trump s’inscrit dans un contexte politique tendu, à l’approche des prochaines élections présidentielles. Le président Biden et son administration sont sous pression pour leur gestion des relations avec l’Iran et la situation au Moyen-Orient.

La France et d’autres pays ont condamné fermement l’attaque iranienne contre Israël et ont appelé à une désescalade. La situation est suivie de près par la communauté internationale, qui craint une escalade des tensions dans une région déjà instable.

Les déclarations de Donald Trump reflètent les divisions politiques aux États-Unis concernant la politique étrangère, en particulier en ce qui concerne l’Iran et Israël. Alors que les États-Unis et d’autres pays cherchent à apaiser les tensions, les critiques comme Trump estiment que la réponse actuelle manque de fermeté et pourrait être perçue comme un signe de faiblesse.

Tensions entre Israël et l’Iran: Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit en urgence

Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence dimanche à la demande d’Israël, suite au lancement par l’Iran de plus de 200 drones et missiles contre Israël. Cette attaque survient en réponse à une frappe contre le consulat iranien à Damas.

La présidence maltaise du Conseil a annoncé cette réunion, prévue pour 16 heures (20 heures GMT) dimanche. Cette réunion intervient dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, mettant en lumière les préoccupations internationales quant à une escalade potentielle du conflit entre l’Iran et Israël.

L’Iran a lancé une riposte massive en réponse à l’attaque contre son consulat à Damas, déployant une grande quantité de drones et de missiles. Cette escalade de violence soulève des inquiétudes quant à la stabilité de la région et nécessite une réponse internationale concertée.

La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sera l’occasion pour les membres de discuter de la situation actuelle et d’envisager des mesures pour désamorcer les tensions et prévenir une escalade supplémentaire du conflit.

Crise au Moyen-Orient  : Israël demande une réunion d’urgence de l’ONU pour condamner l’Iran

Suite à une série d’attaques perpétrées par l’Iran contre Israël, l’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Gilad Erdan, a envoyé une lettre à la présidente du Conseil de sécurité, Mme Vanessa Frazier, et au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, demandant une réunion immédiate du Conseil de sécurité de l’ONU pour condamner fermement l’Iran.

Dans cette lettre, Gilad Erdan exprime son indignation face à l’attaque de l’Iran contre Israël, qualifiant l’attaque d’une grave violation de la Charte des Nations unies et du droit international. Il souligne également que cette attaque constitue une menace pour la paix internationale et la sécurité régionale.

L’Iran aurait lancé plus de 200 drones, missiles de croisière et missiles balistiques contre Israël, en violation flagrante de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU. L’attaque a été suivie d’une déclaration publique de l’Iran se félicitant de ses actions, ce qui a suscité une vive réaction de la part d’Israël.

Cette demande d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et l’Iran. Israël accuse depuis longtemps l’Iran de soutenir des groupes terroristes comme le Hamas et le Hezbollah, et considère cette attaque comme une escalade dangereuse de la part de l’Iran.

L’ambassadeur d’Israël appelle donc le Conseil de sécurité à prendre des mesures concrètes contre l’Iran, y compris la désignation du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste. Il souligne l’importance pour la communauté internationale de condamner fermement de telles actions et de prendre des mesures pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région.

La demande d’Israël sera examinée par le Conseil de sécurité, et une réunion pourrait être convoquée dans les prochains jours pour discuter de la situation et des mesures à prendre en réponse à l’attaque de l’Iran contre Israël.

Les États-Unis interceptent des drones iraniens visant Israël

Selon des informations relayées par des médias américains samedi soir, les États-Unis ont abattu plusieurs drones lancés depuis l’Iran et ciblant Israël. Ces drones ont été interceptés par la défense antiaérienne américaine, ont rapporté les chaînes de télévision CNN et ABC, citant des responsables anonymes.

Bien que les détails de l’opération n’aient pas été entièrement divulgués, il a été confirmé que plusieurs drones tirés par l’Iran ont été neutralisés. Les médias n’ont pas précisé le nombre exact de drones abattus ni les zones géographiques où ces interceptions ont eu lieu.

Cette action survient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Iran et Israël, marqué par l’attaque de drones lancée par l’Iran contre Israël, baptisée « Promesse honnête ». L’Iran a revendiqué cette attaque, affirmant qu’elle avait été approuvée par le Conseil suprême de sécurité nationale et supervisée par l’état-major général des forces armées.

Face à cette escalade des tensions, de nombreux pays ont exprimé leur préoccupation. La France a notamment condamné avec la plus grande fermeté l’attaque iranienne contre Israël, dénonçant une action de déstabilisation de la part de l’Iran et appelant à une désescalade pour éviter une escalade militaire.

L’interception par les États-Unis des drones lancés par l’Iran en direction d’Israël marque une nouvelle étape dans la montée des tensions régionales. Cette situation souligne l’importance d’un dialogue constructif et d’une coopération internationale pour résoudre les différends et prévenir toute escalade susceptible de déstabiliser davantage la région.

La France condamne fermement l’attaque iranienne contre Israël

Stéphane Séjourné, le ministre français des Affaires étrangères, a vivement condamné l’attaque de drones lancée par l’Iran contre Israël. Dans un message publié sur la plate-forme X, il a déclaré : « La France condamne avec la plus grande fermeté l’attaque déclenchée par l’Iran contre Israël ».

Le ministre Séjourné a également critiqué la décision de l’Iran, qualifiant cette attaque de « nouvelle étape dans ses actions de déstabilisation ». Il a mis en garde contre le risque d’une escalade militaire dans la région, qui pourrait avoir des conséquences graves et imprévisibles.

Stéphane Séjourné a réaffirmé l’engagement de la France en faveur de la sécurité d’Israël et lui a assuré de sa solidarité indéfectible. Cette déclaration vise à rassurer Israël de la position de la France face à cette situation tendue et à souligner l’importance de la stabilité et de la sécurité dans la région du Moyen-Orient.

La réaction de la France souligne l’inquiétude croissante de la communauté internationale face à l’escalade des tensions entre l’Iran et Israël. Elle appelle à une désescalade rapide et à un retour au dialogue pour éviter une confrontation militaire majeure qui pourrait déstabiliser davantage la région.

La condamnation ferme de l’attaque par la France met en lumière les enjeux cruciaux de sécurité et de stabilité au Moyen-Orient. Face à une situation déjà complexe et tendue, il est essentiel pour les acteurs internationaux de redoubler d’efforts diplomatiques pour prévenir toute escalade et œuvrer en faveur d’une paix durable dans la région.

L’Iran revendique l’attaque de drones contre Israël sous le nom de code « Promesse honnête »

L’Iran a confirmé que l’attaque de drones d’envergure lancée contre Israël a été réalisée sous le nom de code « Promesse honnête ». Cette opération a été approuvée par le Conseil suprême de sécurité nationale et supervisée par l’état-major général des forces armées, selon les informations relayées par la télévision d’État iranienne.

Peu après le début de l’opération, le compte Twitter officiel du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a republié un message martelant que « le régime diabolique va être puni ». Cette déclaration intervient après que l’ayatollah Khamenei ait prévenu, le 3 avril dernier, qu’Israël serait « giflé » en représailles aux frappes aériennes attribuées à Israël sur l’annexe consulaire de l’ambassade iranienne à Damas. Cette attaque avait entraîné la mort de sept membres des Gardiens de la Révolution, dont deux généraux de la Force Qods, unité d’élite opérant hors d’Iran.

La télévision d’État iranienne a également annoncé que les détails de l’opération « Promesse honnête » seront bientôt communiqués au peuple iranien et aux combattants de la liberté à travers le monde. Cette annonce suggère que l’Iran souhaite mettre en avant cette opération comme un acte de résistance et de défense contre les « agressions » israéliennes et occidentales.

Cette attaque de drones d’envergure et la revendication de l’Iran plongent la région du Moyen-Orient dans une situation encore plus instable. Les tensions entre l’Iran et Israël, déjà vives, pourraient s’intensifier, avec le risque d’une escalade militaire et de nouvelles représailles. La communauté internationale, quant à elle, est appelée à intervenir pour désamorcer les tensions et œuvrer en faveur d’une désescalade rapide.

L’attaque « Promesse honnête » de l’Iran contre Israël, revendiquée haut et fort par Téhéran, marque un dangereux tournant dans les relations déjà fragiles entre les deux pays. Alors que les appels à la désescalade se multiplient, la situation demeure tendue et imprévisible, nécessitant une vigilance accrue de la part des acteurs régionaux et internationaux.

L’Iran lance une vaste attaque de drones contre Israël

L’Iran a orchestré une attaque majeure contre Israël en lançant une série de drones kamikazes depuis son territoire, selon les déclarations officielles des deux pays. L’armée israélienne a rapporté que 238 drones kamikazes ont été déployés par les Gardiens de la Révolution d’Iran dans cette offensive.

Cette attaque survient après plusieurs jours d’anticipation et de craintes concernant une possible escalade des tensions entre l’Iran et Israël. Les relations entre les deux nations se sont détériorées ces dernières années en raison de divergences stratégiques, notamment en ce qui concerne les ambitions nucléaires de l’Iran et les positions géopolitiques dans la région du Moyen-Orient.

Peu de temps après les déclarations israéliennes, Téhéran a officiellement confirmé avoir lancé des drones et des missiles en direction d’Israël. La télévision d’État iranienne a rapporté que les Gardiens de la Révolution d’Iran ont ciblé « des cibles spécifiques » lors de cette opération, sans donner plus de détails sur les sites visés ou les éventuelles pertes.

L’attaque suscite une vive préoccupation au niveau international, de nombreux pays appelant à la retenue et à la désescalade. Les États-Unis, qui soutiennent Israël, ont réitéré leur engagement envers la sécurité d’Israël et condamné l’attaque de l’Iran.

Cette attaque de grande envergure risque d’aggraver davantage les tensions déjà tendues au Moyen-Orient. Les conséquences de cette offensive pourraient être importantes, tant sur le plan régional qu’international, avec le risque d’une escalade militaire et de représailles.

L’attaque massive de drones lancée par l’Iran contre Israël marque un tournant dangereux dans les relations déjà fragiles entre les deux pays. Alors que la communauté internationale appelle à la désescalade, il est crucial de surveiller de près l’évolution de la situation et les éventuelles répercussions sur la stabilité régionale du Moyen-Orient.

L’Iran prévoit une attaque de drones sur Israël de plusieurs heures, selon la Maison Blanche

La Maison Blanche a annoncé samedi que l’attaque de drones de l’Iran sur Israël devrait durer « probablement plusieurs heures ». Adrienne Watson, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, a réitéré le soutien des États-Unis au « peuple d’Israël » face à ces menaces.

L’attaque, lancée par le Corps des Gardiens de la Révolution de l’Iran, a été décrite par la télévision d’État iranienne comme une « vaste » opération utilisant à la fois des drones et des missiles. Cette action est une réponse aux récentes provocations perçues par l’Iran, notamment l’attaque contre la section consulaire de son ambassade à Damas et la perte de plusieurs commandants militaires iraniens en Syrie.

Face à cette escalade des tensions, les États-Unis ont clairement exprimé leur position en faveur d’Israël. « Les États-Unis continueront de soutenir la défense d’Israël contre ces menaces de l’Iran », a affirmé Adrienne Watson. Ce soutien renforce l’alliance traditionnelle entre les États-Unis et Israël et souligne l’importance de la coopération sécuritaire entre les deux pays.

Cette attaque intervient dans un contexte déjà tendu au Moyen-Orient, marqué par des rivalités géopolitiques et des confrontations militaires entre les puissances régionales. La communauté internationale redouble d’efforts pour tenter de désamorcer la situation et appelle toutes les parties à la retenue.

Alors que l’attaque de drones de l’Iran sur Israël se poursuit, les appels à la désescalade se multiplient sur la scène internationale. Une résolution pacifique de cette crise est cruciale pour éviter une escalade majeure aux conséquences potentiellement dévastatrices pour la stabilité de la région.

L’Iran lance une vaste attaque de drones et de missiles vers Israël

La tension entre l’Iran et Israël atteint un nouveau pic. Dans la nuit de samedi à dimanche, la télévision d’État iranienne a rapporté que le Corps des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a mené une attaque d’envergure vers Israël, utilisant à la fois des drones et des missiles.

La télévision d’État a précisé que cette attaque était une réponse aux actions du « régime sioniste », notamment l’attaque contre la section consulaire de l’ambassade de l’Iran à Damas et le décès d’un groupe de commandants et conseillers militaires iraniens en Syrie. Ces événements ont été vivement condamnés par l’Iran, qui y voit une escalade des provocations israéliennes dans la région.

« En réponse aux nombreux crimes commis par le régime sioniste, (…) l’armée de l’air de la Force aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution islamique a tiré des dizaines de missiles et de drones sur des cibles spécifiques à l’intérieur des territoires occupés », a indiqué la télévision d’État, citant les relations publiques des Gardiens.

Cette attaque marque une nouvelle escalade dans les tensions déjà vives entre l’Iran et Israël. Elle intervient dans un contexte régional volatile où les actions militaires et les représailles se multiplient, augmentant le risque d’un conflit ouvert.

La communauté internationale suit de près cette situation préoccupante et appelle à la retenue et à la désescalade. Face à cette montée des tensions, il est crucial que toutes les parties fassent preuve de retenue et s’engagent dans un dialogue constructif pour éviter une confrontation majeure aux conséquences imprévisibles pour la stabilité du Moyen-Orient.

Fermeture de l’espace aérien irakien suite à l’attaque de drones iraniens contre Israël

En réaction à l’attaque de drones lancée par l’Iran contre Israël, l’Irak, pays frontalier de l’Iran, a annoncé tard samedi soir la fermeture de son espace aérien et la suspension de tout trafic aérien. Cette décision vise à assurer la sécurité et à prévenir tout risque potentiel pour les avions civils opérant dans la région.

« L’espace aérien de l’Irak a été fermé et le trafic aérien a été arrêté », a déclaré le ministre des Transports irakien, Razzak al-Saadaoui, à l’agence de presse étatique irakienne INA. L’Autorité de l’aviation civile irakienne a ensuite précisé que cette interruption serait effective de 23H30 heure locale (20H30 GMT) jusqu’à 05H30 (02H30 GMT) pour permettre une évaluation de la situation et garantir la sécurité des vols.

Cette décision de l’Irak met en lumière la complexité de la géopolitique de la région, l’Irak se trouvant géographiquement et politiquement entre l’Iran et Israël, deux puissances régionales aux relations tendues. L’Irak cherche ainsi à se protéger des répercussions potentielles des conflits entre ses deux voisins.

Cette nouvelle escalade entre l’Iran et Israël s’inscrit dans un contexte de tensions régionales déjà exacerbées, où les actions militaires et les provocations sont de plus en plus fréquentes. La fermeture de l’espace aérien irakien témoigne de la précarité de la situation et de la vulnérabilité des pays voisins face à ces tensions.

Face à cette montée des tensions, la communauté internationale continue d’appeler à la désescalade et à la retenue de la part de toutes les parties impliquées. Les risques d’une confrontation directe entre l’Iran et Israël, avec l’Irak pris entre les deux, soulignent l’urgence d’une solution diplomatique pour apaiser les tensions et éviter un conflit plus large au Moyen-Orient.

L’Iran lance des drones vers Israël : Tensions régionales exacerbées

Dans un nouvel épisode des tensions persistantes entre l’Iran et Israël, l’Iran a lancé samedi une attaque de drones en direction d’Israël depuis son territoire. Cette action a été confirmée par le porte-parole de l’armée israélienne, Daniel Hagari, lors d’une allocution télévisée donnée peu après 23h00 (20h00 GMT).

Cet incident vient accentuer les tensions déjà vives entre les deux nations. Israël a régulièrement accusé l’Iran de chercher à étendre son influence et de soutenir des groupes hostiles dans la région. De son côté, l’Iran a fréquemment critiqué les politiques et actions d’Israël au Moyen-Orient.

À l’heure actuelle, les détails de l’attaque, y compris la cible visée par les drones et les dommages potentiels causés, demeurent inconnus. Les attaques par drones sont devenues un outil courant dans les conflits modernes, offrant une capacité d’attaque à distance tout en minimisant les risques pour les forces attaquantes.

Israël, ayant déjà été confronté à des attaques similaires par le passé, dispose de systèmes de défense aérienne avancés pour contrer de telles menaces.

La région du Moyen-Orient demeure un foyer de tensions et d’incertitudes, où les provocations peuvent rapidement escalader en conflits plus larges. Les réponses d’Israël à cette attaque seront donc étroitement surveillées, car elles pourraient définir le ton des interactions futures entre les deux nations.

Alors que l’Iran et Israël continuent de s’affronter par procuration et de s’accuser mutuellement, cette attaque de drones récente illustre une escalade préoccupante des hostilités. Dans ce contexte tendu, la communauté internationale appelle à la retenue et à la recherche de solutions diplomatiques pour éviter une nouvelle flambée de violence dans la région.

Fermeture des Écoles en Israël Suite aux Menaces de l’Iran

L’armée israélienne a pris la décision de fermer toutes les écoles du pays à partir de dimanche, en réponse aux menaces proférées par l’Iran. Cette décision fait suite à l’attaque survenue début avril contre le consulat iranien à Damas, que l’Iran attribue à Israël.

Dans une allocution vidéo diffusée samedi, Daniel Hagari, porte-parole de l’armée israélienne, a annoncé la suspension des « activités d’enseignement, les voyages et les sorties » scolaires ou périscolaires à partir de dimanche. Cette mesure vise à assurer la sécurité des élèves et du personnel éducatif face aux menaces imminentes.

Les relations entre l’Iran et Israël sont tendues depuis longtemps, et cette récente escalade intervient après l’attaque contre le consulat iranien à Damas début avril. Bien qu’Israël n’ait ni confirmé ni nié être à l’origine de cette attaque, l’Iran a promis de prendre des mesures de représailles, créant ainsi une atmosphère de tension et d’incertitude.

La décision de fermer les écoles témoigne des inquiétudes croissantes concernant la sécurité des civils en Israël. En prenant cette mesure préventive, les autorités israéliennes cherchent à protéger la population, en particulier les enfants et les jeunes, contre tout risque d’incident ou d’attaque liée aux tensions régionales.

La fermeture des écoles en Israël est une manifestation claire des tensions accrues dans la région et de la volonté des autorités israéliennes de prioriser la sécurité de la population. Cette situation souligne l’importance d’une résolution pacifique des différends régionaux pour garantir la stabilité et la sécurité à long terme.

Tensions Régionales : Israël en État d’Alerte suite aux Menaces de l’Iran

Israël est actuellement en alerte maximale face à une escalade des tensions régionales après une série d’événements menaçants. La situation s’est intensifiée avec de nouvelles attaques aériennes sur Gaza et des échanges de tirs avec le Hezbollah libanais, alimentant les craintes d’un conflit régional majeur.

La crise a été déclenchée par une frappe meurtrière contre le consulat iranien à Damas le 1er avril. Cette attaque, qui a coûté la vie à deux généraux des Gardiens de la Révolution iraniens, a provoqué des menaces de représailles de la part de l’Iran. Téhéran, qui est un allié du Hamas, a accusé Israël d’être derrière cette frappe, bien qu’Israël n’ait ni confirmé ni nié son implication.

Face aux menaces iraniennes, Israël s’est dit prêt à riposter à toute attaque. « L’Iran subira les conséquences de son choix d’aggraver davantage la situation », a averti le porte-parole de l’armée israélienne, Daniel Hagari. Les États-Unis, allié historique d’Israël, ont annoncé le déploiement de « moyens supplémentaires » au Moyen-Orient pour soutenir les efforts de dissuasion et protéger leurs forces dans la région.

Samedi, dans les eaux du Golfe près du détroit d’Ormuz, les Gardiens de la Révolution iraniens ont saisi un porte-conteneurs accusé d’être « lié » à Israël. Parallèlement, l’armée israélienne a poursuivi ses frappes sur Gaza, ciblant le camp de réfugiés de Nousseirat. Les dernières 24 heures ont vu la mort de 52 Palestiniens, selon le ministère de la Santé du Hamas.

La situation a également eu des répercussions internationales. Les Pays-Bas ont fermé leur ambassade en Iran et leur consulat à Erbil, en Irak. La France, l’Allemagne et les États-Unis ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en Iran. De plus, la compagnie aérienne allemande Lufthansa et sa filiale autrichienne Austrian Airlines ont suspendu leurs vols vers Téhéran.

En Cisjordanie, la découverte du corps d’un jeune berger israélien porté disparu a provoqué des violences de l’armée et des colons contre les Palestiniens. Par ailleurs, le Hezbollah libanais a revendiqué des attaques aux drones et aux roquettes contre des positions militaires israéliennes à la frontière nord d’Israël, entraînant une riposte de l’artillerie israélienne dans le sud du Liban.

La région du Moyen-Orient est à nouveau le théâtre de tensions extrêmes, avec le risque d’une escalade majeure du conflit. Alors que les médiateurs internationaux tentent de trouver une solution, la situation reste volatile et imprévisible, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour la stabilité de la région.

Joe Biden met en garde l’Iran contre toute attaque envers Israël

Le président américain, Joe Biden, a exprimé vendredi son attente que l’Iran prenne des mesures « bientôt » en réponse aux menaces iraniennes de réprésailles contre Israël. Lors d’une conférence de presse, il a fermement appelé Téhéran à éviter toute action offensive.

« Je ne veux pas donner d’information confidentielle, mais je m’attends à ce que cela soit bientôt », a déclaré Joe Biden en réponse à une question sur les intentions de l’Iran. Interrogé sur le message qu’il souhaitait adresser à Téhéran, le président américain a été clair : « Ne le faites pas! »

Cette déclaration intervient dans un contexte de tension croissante entre l’Iran et Israël. Plusieurs responsables iraniens ont récemment évoqué la possibilité de représailles contre Israël en réponse à des attaques présumées contre des navires iraniens.

L’administration Biden tente actuellement de relancer les négociations sur le nucléaire avec l’Iran, après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord nucléaire de 2015 sous l’administration Trump. Les tensions entre les deux pays ont été exacerbées par les attaques et les sabotages réciproques survenus ces derniers mois.

La mise en garde de Joe Biden reflète la préoccupation des États-Unis concernant la stabilité de la région et l’importance de la désescalade. Les États-Unis ont également réitéré leur engagement envers la sécurité d’Israël, tout en cherchant à éviter une escalade militaire avec l’Iran.

Il est donc crucial pour les deux parties de renouer le dialogue et de chercher des solutions diplomatiques pour désamorcer la situation et éviter toute escalade qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la région.

Visite du Général Américain en Israël : Tensions Croissantes avec l’Iran

Un général américain en charge du Moyen-Orient est actuellement en Israël pour discuter des « menaces sécuritaires dans la région » avec des hauts responsables militaires israéliens, a annoncé jeudi le ministère de la Défense des États-Unis.

Cette visite intervient dans un contexte d’escalade des tensions avec l’Iran. Téhéran a récemment menacé de « punir » Israël à la suite d’une attaque survenue le 1er avril contre le consulat iranien à Damas. Cette attaque a fait 16 morts, dont sept membres du corps des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, selon une ONG.

Le général Michael Erik Kurilla doit rencontrer d' »importants dirigeants de l’armée israélienne » pour discuter des menaces sécuritaires actuelles, a déclaré le porte-parole du Pentagone, Pat Ryder. Cette rencontre, initialement prévue avant les menaces iraniennes, a été avancée « en raison des récents développements », a-t-il ajouté.

Le président américain Joe Biden a réaffirmé son soutien « inébranlable » à Israël. De son côté, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti qu’Israël « doit être puni et sera puni ». Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a également déclaré : « Si l’Iran mène une attaque depuis son territoire, Israël répondra et attaquera l’Iran ».

Les tensions entre Israël et le Hamas palestinien se sont également intensifiées depuis le début de la guerre dévastatrice à Gaza il y a six mois. Les États-Unis et la communauté internationale craignent une expansion majeure du conflit.

Cette visite du général Kurilla souligne l’importance des relations sécuritaires entre les États-Unis et Israël face aux menaces régionales, en particulier en provenance de l’Iran.

Restriction des exportations vers Israël : La Turquie exprime son soutien aux Palestiniens

La Turquie a pris une décision significative en restreignant ses exportations vers Israël en réponse aux récents événements survenus dans la région de Gaza. Cette mesure vise à exprimer le soutien de la Turquie aux Palestiniens et à protester contre les actions d’Israël dans la région.

La décision a été annoncée mardi matin par le ministère turc du Commerce, qui a déclaré que ces restrictions resteraient en vigueur jusqu’à ce qu’Israël déclare un cessez-le-feu immédiat et autorise un accès continu de l’aide humanitaire à Gaza. Cette décision fait suite au blocage par Israël d’une demande turque de largage d’aide humanitaire sur Gaza.

Les restrictions portent sur 54 produits, notamment des matériaux de construction et du carburant d’aviation. Le ministère turc affirme que la vente de produits ou services susceptibles d’être utilisés à des fins militaires par Israël est interdite depuis longtemps.

En réaction, le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré qu’Israël prendrait les mesures nécessaires à l’encontre de la Turquie, dénonçant une violation des accords commerciaux bilatéraux.

Ces derniers développements interviennent dans un contexte de tensions déjà exacerbées entre la Turquie et Israël. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié Israël de « terroriste » à plusieurs reprises et a rappelé l’ambassadeur de Turquie à Tel-Aviv en novembre dernier.

La décision de restreindre les exportations vers Israël survient également alors que la politique intérieure turque est sous pression, avec des manifestations dans plusieurs villes du pays pour dénoncer la poursuite des relations commerciales avec Israël.

Cette décision de la Turquie risque d’aggraver les tensions dans la région et de compliquer les efforts visant à trouver une solution pacifique au conflit israélo-palestinien. Elle souligne l’importance des enjeux politiques et économiques liés à ce conflit, qui continuent d’avoir des répercussions régionales et internationales majeures.

Israël annonce une « nouvelle phase » de préparation à la guerre au Liban

L’armée israélienne a récemment déclaré avoir conclu une « nouvelle phase » de préparation à la guerre à sa frontière avec le Liban, alors que les tensions et les échanges de tirs meurtriers avec le Hezbollah persistent.

Dans un communiqué intitulé « Préparation à la transition de la défense à l’attaque », publié sur son site internet, l’armée israélienne a détaillé les mesures prises pour renforcer sa position et sa capacité de réponse en cas de conflit avec le Hezbollah.

Selon le communiqué, cette nouvelle phase de préparation a été menée dans le cadre du commandement nord de l’armée israélienne. Des mesures logistiques ont été mises en place pour permettre la mobilisation rapide des forces de réserve en cas d’urgence, avec l’arrivée rapide sur la ligne de front de tout l’équipement nécessaire pour le combat.

Le commandement nord de l’armée israélienne affirme être capable de convoquer et d’équiper tous les soldats nécessaires en quelques heures, prêts à être déployés pour des missions défensives et offensives.

Depuis le début de la guerre à Gaza entre Israël et le Hamas palestinien le 7 octobre, les échanges de tirs entre l’armée israélienne et le Hezbollah libanais se sont intensifiés. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a pris pour cible des positions militaires israéliennes près de la frontière, tandis qu’Israël a riposté par des raids aériens et des frappes ciblées contre des responsables du Hezbollah.

La tension entre Israël et le Hezbollah a atteint un nouveau sommet ces derniers mois, avec des frappes israéliennes contre des cibles au Liban et des réponses du Hezbollah. Ces violences ont causé la mort de centaines de personnes, principalement des combattants du Hezbollah, ainsi que des civils.

Le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, a affirmé que l’armée israélienne était prête à faire face à n’importe quel scénario potentiel impliquant l’Iran, tandis que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a averti que l’Iran riposterait à une frappe attribuée à Israël contre un consulat iranien à Damas.

Cette escalade des tensions soulève de sérieuses préoccupations quant à la possibilité d’un conflit plus large dans la région, mettant en danger la stabilité et la sécurité de toute la région du Moyen-Orient.

Israël retire ses troupes du sud de la bande de Gaza, marquant une étape dans les tensions avec le Hamas

Israël a annoncé dimanche le retrait de ses troupes du sud de la bande de Gaza, mettant ainsi fin à des mois de confrontations avec le Hamas, le mouvement islamiste palestinien. Cette décision survient après des périodes de violences et de tensions persistantes entre les deux parties, marquées par des affrontements sporadiques et des échanges de tirs.

La 98e division de commandos de l’armée israélienne a achevé sa mission à Khan Younès, une ville stratégique située dans le sud de la bande de Gaza. Dans un communiqué officiel, l’armée israélienne a précisé que ce retrait visait à se préparer à d’éventuelles opérations futures, sans fournir de détails supplémentaires sur les motifs spécifiques de ce mouvement.

Un responsable militaire israélien a confirmé que toutes les troupes israéliennes avaient quitté le sud de la bande de Gaza, marquant ainsi la fin de cette présence militaire dans la région. Cependant, cette décision intervient dans un contexte complexe où les tensions restent palpables et où de nouveaux développements ne sont pas à exclure.

Les affrontements entre Israël et le Hamas ont été particulièrement intenses dans la région de Khan Younès au cours des derniers mois. Les deux parties ont été impliquées dans des échanges de tirs et des opérations militaires, ce qui a entraîné des pertes humaines et des dégâts matériels considérables des deux côtés.

Le retrait des troupes israéliennes du sud de la bande de Gaza pourrait être perçu comme un geste visant à désamorcer les tensions et à ouvrir la voie à des efforts de désescalade. Cependant, la situation demeure volatile et le risque de nouveaux affrontements persiste, en raison des divergences fondamentales non résolues entre Israël et les groupes armés palestiniens.

Cette évolution souligne l’urgence d’une solution politique durable au conflit israélo-palestinien, mettant en lumière la nécessité d’un dialogue constructif et de compromis mutuels pour parvenir à une paix durable dans la région. Alors que les regards se tournent vers l’avenir, la communauté internationale reste engagée dans la recherche de solutions pacifiques pour mettre fin aux décennies de conflit au Moyen-Orient.

Divisions croissantes en Israël : Retour des manifestations après six mois de guerre à Gaza

Depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, les tensions et les divisions au sein de la société israélienne ont atteint un point critique, ravivant les manifestations à Jérusalem et à Tel Aviv. Après six mois de conflit, les manifestants exigent la fin des hostilités, la libération des otages et même des élections anticipées dans le but de renverser un gouvernement d’extrême droite, nationaliste et religieux qu’ils estiment avoir échoué à protéger la population.

La guerre à Gaza a exacerbé les divergences au sein de la société israélienne, mettant en lumière les différents concepts de l’État d’Israël qui s’opposent. Certains prônent un État nationaliste, d’autres un État religieux, tandis que d’autres encore défendent un État démocratique. Ram Froman, figure emblématique du mouvement de contestation en Israël et leader du Forum laïc, milite en faveur de la promotion de la laïcité dans le pays.

Pour Froman, la guerre à Gaza, l’occupation et le racisme sont intrinsèquement liés. Il dénonce le pouvoir des sionistes religieux au sein du gouvernement israélien, les accusant de mener une guerre sainte et de mettre en péril les fondements démocratiques du pays. Cette situation, selon lui, place Israël entre deux extrêmes, avec d’un côté les radicaux religieux et de l’autre, les militants du Hamas.

Cependant, malgré son engagement pour la justice et l’égalité, Froman envisage sérieusement de quitter Israël si les extrémistes continuent de dominer la scène politique. Il refuse de vivre dans un pays où l’extrémisme religieux prime sur les valeurs de tolérance et de coexistence.

La situation en Israël reste tendue alors que les divisions internes s’intensifient, mettant en péril la stabilité et l’unité nationale.

Guerre à Gaza: les menaces américaines envers Israël commencent-elles à porter leurs fruits?

Mise en garde musclée du président américain à Israël lors d’un coup de téléphone au chef du gouvernement israélien, jeudi 4 avril. La politique américaine à l’égard de l’État hébreu serait déterminée par les « mesures concrètes » prises pour protéger les civils palestiniens, a affirmé Joe Biden. Des menaces qui commencent à porter leurs fruits.

Les médias en Israël parlent, ce vendredi 5 avril au matin, de l’ultimatum lancé par le président américain lors de sa conversation téléphonique d’hier avec Benyamin Netanyahu. Officiellement, côté israélien, on affirme que l’entretien s’est bien passé. Mais une source politique citée par la presse en Israël le souligne : l’entourage du Premier ministre a été surpris du ton adopté par Joe Biden, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

Et pour les commentateurs, les relations entre Israël et les États-Unis sont au plus bas, certainement en tout cas depuis le début des hostilités il y a tout juste six mois. C’est la première fois, souligne-t-on, que les Américains menacent de cette façon de changer leur politique traditionnelle de soutien quasi inconditionnel à leur allié israélien.

Vers une crise interne au sein du gouvernement israélien ?

Ce matin encore, des responsables du Likoud, le parti du Premier ministre israélien, réaffirment la détermination d’Israël de poursuivre son offensive à Rafah, la ville du sud de la bande de de Gaza où sont réfugiés près d’un million et demi de Palestiniens.

Mais sur un autre point, Israël lâche du lest et annonce qu’il va permettre de manière « temporaire » la livraison d’aide à Gaza via le port israélien d’Ashdod et le point de passage d’Erez. Le cabinet de sécurité israélien a approuvé des « mesures immédiates pour augmenter l’aide humanitaire à la population civile dans la bande de Gaza », a déclaré le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahu dans un communiqué. « Cette aide accrue permettra d’éviter une crise humanitaire et est nécessaire pour assurer la poursuite des combats et atteindre les objectifs de la guerre », a-t-il ajouté. Les autorités israéliennes vont aussi permettre « l’augmentation de l’aide jordanienne par Kerem Shalom », poste-frontière du sud d’Israël.

Un allègement contesté par l’extrême droite israélienne, notamment le ministre Itamar Ben Gvir. Et ce sera peut-être la conséquence principale de la conversation entre Biden et Netanyahu : une crise interne au sein du gouvernement israélien.

Mobilisation massive en Israël : plus de 100 000 personnes réclament des élections

Dimanche dernier, un impressionnant rassemblement a eu lieu devant la Knesset, le parlement israélien, réunissant plus de 100 000 personnes. Sous le slogan « Élections maintenant », cette foule exprimait son mécontentement et son appel à un changement politique immédiat.

Cette mobilisation exceptionnelle a réuni une alliance de circonstance entre les familles d’otages, qui se disent frustrées par l’absence de progrès dans la résolution de leurs situations, et les détracteurs du gouvernement actuel dirigé par Benyamin Netanyahu. Tous demandent un renouveau politique et un départ du gouvernement en place.

L’événement a atteint une telle ampleur que les forces de l’ordre ont dû intervenir pour maintenir l’ordre, utilisant notamment des canons à eau pour disperser les foules qui entravaient la circulation. Cette mobilisation prend racine dans la tragédie du 7 octobre, lorsque le pays a été fortement secoué par une attaque perpétrée par le Hamas.

Parallèlement aux manifestants, les leaders de l’opposition ont également pris la parole pour la première fois, rejoignant ainsi la demande populaire d’un changement politique radical. En réponse, le Premier ministre Netanyahu a mis en garde contre les conséquences d’élections anticipées, soulignant le risque d’affaiblissement d’Israël en ces temps de conflit, et retardant selon lui toute possibilité de résolution concernant les otages retenus.

Cette mobilisation massive témoigne d’une profonde insatisfaction au sein de la population israélienne et soulève des questions cruciales sur l’avenir politique du pays dans un contexte de tensions et d’incertitudes.

Tunnels de Gaza : la délicate guerre souterraine d’Israël contre le Hamas

Depuis près de quatre mois, l’armée israélienne et le Hamas s’affrontent dans la bande de Gaza. Des combats à la surface, mais également dans les tunnels de l’enclave, surnommés le « métro de Gaza ». Ce véritable dédale souterrain ne cesse de révéler ses surprises. 

« C’est une guerre à deux dimensions : à la surface contre la guérillaet sous la surface. Et pour se battre au-dessus, il faut contrôler ce qui se passe en-dessous », explique le major Ido, officier des opérations en génie de combat au sein de l’armée israélienne. Près de quatre mois après le début de la guerre entre le Hamas et Israël, une autre bataille se joue à l’abri des regards, dans les tunnels de la bande de Gaza.

Selon les informations diffusées par l’armée israélienne, seule à avoir un accès direct, le Hamas a créé une vaste forteresse de plus de 1 400 tunnels qui s’étendrait sur plus de 500 kilomètres. « Il y a des tunnels tactiques près de la frontière qui ont notamment permis d’attaquer par surprise les kibboutzim, des tunnels logistiques et les pièges, c’est-à-dire tout ce qui permet de créer des dommages à nos soldats en surface, détaille le major Ido. Tous les tunnels sont reliés au métro qui permet de faire passer des voitures, des munitions et des otages ».

Du tunnel de contrebande au tunnel tactique 

Construits afin de permettre la contrebande depuis l’Égypte lors de la première Intifada –soulèvement des Palestiniens dans les Territoires occupés entre 1987 et 1993 –, les tunnels se sont largement modernisés ces quinze dernières années. « Le réseau des tunnels du Hamas est l’un des plus grands et des plus sophistiqués qu’on ait jamais vus dans l’histoire de la guerre », explique sur l’antenne de France 24 Daphné Richemond-Barak, professeure à l’université Reichman et autrice d' »Underground Warfare » (Oxford University Press, 2018). « Cette infrastructure comprend tout ce dont le Hamas a besoin pour son effort militaire. C’est un peu comme son oxygène. Que ce soient des dépôts d’armes ou des centres de commande, des centres logistiques et évidemment tous les vivres dont le Hamas a besoin pour vivre sous terre ».

Parfois renforcés avec du béton, ces tunnels sont pourvus de canalisations, d’électricité, d’une ventilation, de systèmes de communication… Le tout parfois à une profondeur considérable. « Les tunnels les plus profonds que nous avons trouvés descendent à environ 40 mètres, confirme le major Ido. Des recherches sont en cours, mais nous pouvons d’ores et déjà dire qu’il y en a des plus profonds. » 

Le 18 décembre, l’armée israélienne a annoncé avoir découvert « le plus grand tunnel » connu. « Ce réseau massif de tunnels, qui se divise en plusieurs branches, s’étend sur plus de quatre kilomètres et n’arrive qu’à 400 mètres du point de passage d’Erez », entre Israël et le nord de la bande de Gaza, ont alors indiqué les forces armées israéliennes. Lors des attaques du 7 octobre, les commandos du Hamas ont utilisé une grenade propulsée par fusée pour franchir la partie du mur et pénétrer sur le checkpoint, selon l’agence américaine Associated Press.

Une guerre souterraine toujours plus meurtrière

« L’ampleur même des réseaux clandestins du Hamas pourrait, une fois entièrement découverte, dépasser tout ce à quoi une armée moderne a jamais été confrontée, écrit John Spencer, responsable des études sur la guerre urbaine au Modern War Institute de l’Académie militaire de West Point et fondateur Groupe de travail international sur la guerre souterraine. L’un des derniers conflits impliquant un grand nombre de complexes de tunnels a été la guerre du Vietnam. Les forces américaines et d’autres ont fait face à des complexes de tunnels qui s’étendaient jusqu’à 40 miles [plus de 60 kilomètres, NDLR] de long et l’un des endroits les plus concentrés de tunnels, près de Saïgon à Cu Chi, contenait 130 miles [près de 210 kilomètres, NDLR] de passages ». 

Première Guerre mondiale, Afghanistan, Irak ou encore l’Ukraine avec Marioupol, Bakhmout et Soledar… L’utilisation des tunnels n’est pas nouvelle. Cette forme de guerre, parmi les plus meurtrières et les plus complexes, repose avant tout sur un élément de surprise. Les commandos peuvent s’y dissimuler, mener des embuscades et piéger tout ou partie des conduits. « En 2011 au Mali, les troupes françaises ont eu énormément de mal à se battre contre Al-Qaïda au Maghreb islamique qui se protégeait et se cachait dans des tunnels et des caves dans les montagnes, raconte Daphné Richemond-Barak. […] Quand [à Gaza, NDLR] on combine la guerre urbaine à la guerre souterraine, on se trouve devant une difficulté pratiquement insurmontable. D’une part, iI est impossible de connaître toutes les ramifications des tunnels. D’autre part, il faut protéger les otages israéliens qui s’y trouvent ainsi que les civils de Gaza. Le challenge est immense. »

Une analyse partagée par l’armée israélienne. « Ce type de guerre réclame du temps. C’est comme une opération chirurgicale, estime le major Ido. Nous devons trouver exactement chaque puits, comprendre comment il se connecte à tel tunnel, et tel tunnel à telle ligne de ‘métro’ [l’armée israélienne surnomme le réseau « le métro de Gaza », NDLR]. C’est le seul moyen de gagner cette guerre. Lentement, mais en toute confiance ». 

2014, un tournant pour l’armée israélienne 

En 2014, l’opération « Bordure protectrice » [nom de l’opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, NDLR] a été un révélateur de l’enjeu stratégique des tunnels. C’est à ce moment-là que l’armée israélienne a découvert l’ampleur du réseau souterrain et les dangers sécuritaires qu’il représentait. Les puits – points d’entrée des tunnels – ont commencé à être débusqués. Souvent autour de bâtiments civils. Le 22 novembre, l’armée israélienne a ainsi dévoilé des vidéos d’un tunnel en béton situé près de l’hôpital Al-Chifa, dans la ville de Gaza. Israël a toujours accusé le Hamas d’installer ses tunnels, ses sites de lancement de roquettes dans les zones densément peuplées afin de se servir des civils comme boucliers humains.

« C’est une certitude que ces tunnels s’étendent sous les maisons des civils, parfois même avec des ouvertures dans les cuisines, sous des mosquées, sous des écoles qui appartiennent aux Nations unies, affirme Daphné Richemond-Barak. La stratégie du Hamas cherche à immuniser des cibles militaires en les plaçant au milieu des populations civiles, ce qui est un crime de guerre. » Des accusations que le mouvement palestinien, classé comme organisation terroriste par l’Union européenne et notamment la France, dément. 

Au terme de 51 jours de combats de « Bordure protectrice », 34 tunnels ont été détruits. Une infime portion du « métro de Gaza ». Israël décide alors de renforcer ses défenses près de l’enclave palestinienne en construisant une barrière de sécurité renforcée baptisée le « mur de fer ». Le tout équipé de capteurs dans le sol, de radars et de salles de contrôle. Trois ans de travaux et un investissement d’environ 1 milliard de dollars (922 millions d’euros) qui n’ont pourtant pas pu empêcher les attaques du Hamas le 7 octobre. 

Des unités de soldats ont été dédiées à l’exploration et à la destruction des tunnels, à l’instar de « Yahalom » (« diamant », en français), une unité d’élite du Corps du génie militaire. Surentraînés, les soldats disposent d’un équipement high-tech à la hauteur des défis posés par ce réseau tentaculaire.

Les tunnels, une stratégie politico-militaire du Hamas

Au fil des années, ces tunnels sont devenus la pierre angulaire de la stratégie politico-militaire du Hamas. À partir de 2005, lorsque les Israéliens ont quitté Gaza, le Hamas a commencé à investir massivement dans le réseau. Un mouvement qui s’est accéléré deux ans plus tard, après l’exclusion de l’Autorité palestinienne et la prise totale du pouvoir par le Hamas dans l’enclave. Avec, à la clé, une facture qui donne le vertige. « Selon nos estimations, le coût s’élève à environ 14 milliards de dollars », affirme le major Ido.

« Le Hamas se repose sur une stratégie de la guerre souterraine depuis plus de vingt ans, confirme Daphné Richemond-Barak. Le groupe terroriste s’est rendu compte qu’il pouvait en bénéficier pour la contrebande, mais aussi pour les kidnappings d’Israéliens, qu’ils soient soldats ou civils, pour infiltrer le territoire israélien et planifier des opérations loin des yeux des forces israéliennes. » Grâce aux tunnels, les combattants du Hamas peuvent parer à la supériorité technologique de l’armée israélienne. « C’est un terrain qui leur permet de neutraliser une asymétrie inhérente à un conflit entre un groupe terroriste d’une part, et un État pourvu d’une armée sophistiquée et équipée d’autre part. La technologie, les moyens utilisés pour rassembler des renseignements, connaître l’étendue de leur arsenal militaire, ne fonctionnent pas dans ces tunnels souterrains, dans lesquels la plupart des équipements qui émettent des signaux ne captent pas. Suivre l’activité du Hamas est extrêmement compliqué. D’où probablement la surprise du 7 octobre. »

Les tunnels du Hamas sont sans doute le plus gros challenge de l’armée israélienne. Embuscades à la surface, dans les souterrains, engins explosifs improvisés (IED) disséminés dans les souterrains… Une guérilla d’autant plus longue et difficile que les 136 otages israéliens sont retenus dans le « métro de Gaza ». Inonder [comme le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi l’a fait en 2014] ou détruire les tunnels, c’est donc prendre le risque d’accroître encore le nombre de victimes.

Un accord trouvé entre Israël et le Qatar sur la livraison de médicaments aux otages à Gaza

Un accord a été trouvé entre Israël et le Qatar sur la livraison « dans les prochains jours » de médicaments pour les otages toujours détenus à Gaza. Vendredi, l’État hébreu répondait, devant la Cour internationale de justice à La Haye, aux allégations selon lesquelles il commettrait un « génocide » à Gaza. Dans la nuit, les États-Unis et le Royaume-Uni ont mené des frappes contre des installations militaires houthies au Yémen. Voici le fil du 12 janvier 2024.

L’essentiel à retenir

  • Israël a déclaré vendredi devant la Cour internationale de justice – la plus haute juridiction de l’ONU – « ne pas chercher à détruire » le peuple palestinien à Gaza, alors que le pays se défend d’accusations de génocide portées par l’Afrique du Sud.
  • Un accord a été trouvé entre Israël et le Qatar pour la livraison « dans les prochains jours » de médicaments pour les otages toujours détenus à Gaza.
  • Les États-Unis et le Royaume-Uni ont mené vendredi 73 frappes sur les rebelles houthis au Yémen, faisant cinq morts et six blessés. Les Houthis avaient multiplié ces dernières semaines les attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge.
  • Un porte-parole des rebelles au Yémen, Mohamed Abdel Salam, a affirmé vendredi que les Houthis continueront de cibler les navires liés à Israël en mer Rouge, dénonçant des frappes américano-britanniques « injustifiées » contre son mouvement. Pour le Quai d’Orsay, « les Houthis portent la responsabilité de l’escalade régionale » en mer Rouge.
  • Dans la nuit de jeudi à vendredi, les frappes israéliennes se sont poursuivies sur la bande de Gaza, selon des témoins.

En Cisjordanie, l’armée israélienne « neutralise » trois assaillants après l’attaque d’une colonie

L’armée israélienne a indiqué avoir « neutralisé » trois assaillants vendredi soir après une attaque contre la colonie juive d’Adora en Cisjordanie occupée.

Des assaillants ont ouvert le feu sur des soldats en patrouille dans la zone située près d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967, indique l’armée.

Dans un incident séparé, dans le nord de la Cisjordanie, un Palestinien de 19 ans a succombé à ses blessures après avoir été frappé par l’armée israélienne dans le secteur de Tulkarem, a annoncé le ministère de la Santé palestinien ,cité par l’agence officielle de l’autorité palestinienne Wafa.  

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, la Cisjordanie occupée connaît un niveau de violence inédit en 20 ans. Quelque 340 Palestiniens y ont été tués par l’armée israélienne ou des colons depuis le 7 octobre selon les autorités palestiniennes.

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il y a 4 heures

Le président américain « pense » que les frappes au Yémen n’ont pas fait de « victimes civiles »

Joe Biden a dit « penser » que les frappes américaines contre les Houthis au Yémen n’avaient pas fait de « victimes civiles ».

« Je pense qu’il n’y a pas eu de victimes civiles, pour cette raison aussi (les frappes sont) un succès », a-t-il dit lors d’un bref échange avec des journalistes alors qu’il visitait un commerce à Allentown (nord-est), en Pennsylvanie.

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il y a 4 heures

Joe Biden qualifie les Houthis de groupe « terroriste », et répète qu’il « répondra » s’ils « poursuivent leur comportement inacceptable »

Le président américain, dans son premier commentaire public depuis les frappes américaines au Yémen, a répété vendredi qu’il « répondrait » si « les Houthis poursuivent leur comportement inacceptable ».

Joe Biden, à qui les journalistes demandaient, en marge d’un déplacement en Pennsylvanie (nord-est), quel message il avait pour Téhéran après avoir frappé ce groupe rebelle que les Iraniens soutiennent, a rétorqué : « J’ai déjà envoyé mon message à l’Iran. »

Ce dernier n’a par ailleurs pas hésité à qualifier vendredi les Houthis de groupe « terroriste ».

Frappes aériennes contre les Houthis : quelles implications régionales ?

Les intérêts américains et britanniques sont devenus des « cibles légitimes » pour les Houthis après les frappes des États-Unis et du Royaume-Uni au Yémen, ont déclaré ces rebelles yéménites.

Mais les Houthis et leur parrain régional, l’Iran, ont-ils la volonté et la capacité de réellement riposter ? Le décryptage de Gauthier Rybinski, chroniqueur international de France 24 ⤵️

Les Houthis ont tiré un missile anti-navire après les frappes américano-britanniques au Yémen

Les Houthis ont tiré un missile anti-navire « en riposte » aux frappes des États-Unis et du Royaume-Uni sur les positions du groupe rebelle au Yémen, a déclaré un général américain.

« Nous savons qu’ils ont tiré au moins un missile en riposte », a affirmé à la presse le général Douglas Sims, de l’état-major américain, précisant que le missile n’avait touché aucun navire.

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il y a 6 heures

L’Iran condamne les frappes américaines et britanniques visant les rebelles au Yémen

L’Iran a condamné les frappes aériennes menées dans la nuit par les États-Unis et le Royaume-Uni contre des cibles des rebelles Houthis au Yémen, dénonçant une « violation flagrante de la souveraineté » de ce pays.

Ces frappes répondaient à la multiplication des attaques contre des navires en mer Rouge menées par les rebelles yéménites soutenus par l’Iran qui disent agir en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza, où Israël livre une guerre contre le mouvement Hamas.

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il y a 8 heures

Le chef de l’ONU demande d’éviter « l’escalade » après les frappes américaines et britanniques contre les Houthis

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a demandé à « toutes les parties » d’éviter « l’escalade » après les frappes menées contre les Houthis au Yémen par les États-Unis et le Royaume-Uni, selon son porte-parole.

« Le Secrétaire général appelle toutes les parties concernées à éviter une escalade de la situation dans l’intérêt de la paix et de la stabilité en mer Rouge et dans l’ensemble de la région », a déclaré le porte-parole Stéphane Dujarric.

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il y a 8 heures

La production de Tesla et Volvo perturbée en Europe par les attaques contre les cargos en mer Rouge

Chez Tesla comme chez Volvo, la production d’automobiles est perturbée par les attaques contre les cargos en mer Rouge, qui ralentissent l’acheminement de pièces détachées asiatiques dans les usines européennes.

Tesla a été le premier constructeur à annoncer dans la nuit de jeudi à vendredi que sa production serait suspendue pendant deux semaines dans son usine européenne, entre le 29 janvier et le 11 février. 

L’usine de Volvo à Gand (Belgique) va également être fermée pendant trois jours la semaine prochaine faute de boîtes de vitesses, dont la livraison a pris du retard à cause de « réajustements dans les voies maritimes », a indiqué le constructeur sino-suédois vendredi à l’AFP.

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il y a 8 heures

Israël reproche à l’ONU de ne pas avoir demandé la libération des otages

Israël a reproché au Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme de ne pas avoir demandé la libération des otages détenus à Gaza dans sa déclaration du jour.

« Pas un mot pour demander la libération des otages détenus à Gaza », a dénoncé la représentation d’Israël auprès de l’ONU à Genève sur le réseau social X. « Un appel au cessez-le-feu, sans exiger la libération de nos otages et le désarmement du Hamas, est un appel à la victoire du terrorisme », a-t-elle ajouté.

La représentation israélienne réagissait à la déclaration faite vendredi aux médias par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme concernant « les échecs récurrents d’Israël » à respecter le droit international humanitaire, ainsi que les principes de « distinction, proportionnalité et précaution » dans la conduite des hostilités.

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il y a 8 heures

Accusé de « génocide » à Gaza, Israël se défend devant la Cour internationale de justice

Se défendant d’une accusation que le pays qualifie de « totalement dénaturée » et « malveillante » portée contre lui devant la plus haute juridiction de l’ONU, Israël a affirmé qu’il ne cherchait pas à détruire le peuple palestinien à Gaza.

Les précisions de notre correspondante à Jérusalem ⤵️

Les otages retenus à Gaza vont recevoir des médicaments « dans les prochains jours »

Les otages retenus dans la bande de Gaza depuis l’attaque du Hamas en Israël vont recevoir des médicaments « dans les prochains jours » en vertu d’un accord négocié par l’entremise du Qatar, a annoncé le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. 

Sur les 250 otages enlevés dans le sud d’Israël lors de l’attaque menée par les commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre, 132 manquent à l’appel, dont 25 sont morts sans que leurs corps n’aient été restitués, selon les autorités israéliennes.

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il y a 9 heures

Des centaines de milliers de manifestants à Sanaa après les frappes américano-britanniques au Yémen

Des Yéménites ont répondu par centaines de milliers à l’appel des Houthis à manifester à Sanaa contre les frappes des États-Unis et du Royaume-Uni visant ces rebelles en représailles à leurs attaques contre la marine marchande en mer Rouge.

La foule a rempli la grande place Sabine du centre de Sanaa sous une forêt de drapeaux yéménites et palestiniens et de nombreux portraits du chef des rebelles, Abdelmalek al-Houthi, et du chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, dont les groupes sont soutenus par l’Iran.

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il y a 9 heures

Depuis le 7 octobre, Israël a intensifié ses raids dans les villes palestiniennes de Cisjordanie

Depuis le 7 octobre, Israël a intensifié ses raids dans les villes palestiniennes de Cisjordanie, prenant d’assaut les camps de réfugiés et arrêtant des dizaines de personnes.

Israël affirme que ses soldats se défendent contre les militants palestiniens retranchés dans les camps. Les habitants rencontrés par nos envoyés spéciaux disent, eux, vivre dans la peur de voir leur maison détruite par les bulldozers et des membres de leur famille tués par les soldats.

Des images vérifiées par nos équipes révèlent que des Palestiniens non armés font partie des victimes de ces incursions. Reportage ⤵️

Environ 28 personnes évacuées des hôpitaux al-Shifa, Kamal Adwan et du point médical du Croissant-Rouge palestinien à Jabalia

« Les équipes du Croissant-Rouge palestinien, en coordination avec le Comité international de la Croix-Rouge, ont évacué environ 28 personnes, dont des blessés et leurs accompagnateurs, de l’hôpital Al-Shifa, de l’hôpital Kamal Adwan et du point médical du PRCS à Jabalia , nord Gaza », a annoncé le Croissant-Roue palestinien dans un post sur le réseau social X.

« Cinq ambulances PRCS ont participé au transport des blessés vers les hôpitaux de la partie sud de la bande Gaza . »

Washington sanctionne deux transporteurs maritimes pour leur soutien financier aux Houthis
Les États-Unis ont sanctionné deux transporteurs maritimes, l’un basé à Hong Kong et l’autre aux Émirats arabes unis, pour leur soutien financier aux rebelles houthis du Yémen, qui mènent des attaques contre des bateaux commerciaux.


Ces entreprises, Cielo Maritime et Global Tech Marine Services, transportent « des produits iraniens pour le compte » des Gardiens de la révolution islamique, et « les revenus de la vente de matières premières soutiennent les Houthis et leurs attaques contre le transport maritime international dans la mer Rouge et le golfe d’Aden », indique le département américain au Trésor dans un communiqué.
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il y a 11 heures

Les intérêts américains et britanniques sont devenus des « cibles légitimes » après les frappes au Yémen
Les intérêts américains et britanniques sont devenus des « cibles légitimes » pour les rebelles houthis après les frappes des États-Unis et du Royaume-Uni au Yémen, ont déclaré les rebelles soutenus par l’Iran.


« Tous les intérêts américano-britanniques sont devenus des cibles légitimes pour les forces armées yéménites après l’agression directe et déclarée contre la République du Yémen », a affirmé le Conseil politique suprême des Houthis, une haute instance des rebelles, dans un communiqué publié par leurs médias officiels.
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il y a 11 heures

Oman condamne le recours à l’action militaire contre le Yémen
Le sultanat d’Oman a condamné le « recours de la part de pays amis à l’action militaire » contre le Yémen, après les frappes des États-Unis et du Royaume-Uni contre des sites militaires des rebelles houthis.


Exprimant son « inquiétude » face à ce développement, un porte-parole du ministère omanais des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle ONA, a déclaré que son pays « ne (pouvait) que condamner le recours à l’action militaire de la part de pays amis, alors qu’Israël poursuit sa guerre contre les Palestiniens en toute impunité » dans la bande de Gaza.


Il a souligné qu’Oman avait « mis en garde à plusieurs reprises contre le risque d’extension du conflit dans la région en raison de l’agression israélienne continue contre les territoires palestiniens ».
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il y a 11 heures

Internet et téléphone de nouveau coupés dans la bande de Gaza
Internet et le téléphone ont de nouveau été totalement coupés dans la bande de Gaza, a annoncé l’opérateur palestinien Paltel sur le réseau social X, en pleine offensive de l’armée israélienne contre le Hamas dans le territoire assiégé. 


« Nous regrettons d’annoncer que tous les services de télécommunications dans la bande de Gaza ont été interrompus à cause de l’agression en cours. Gaza est de nouveau coupée du monde », a précisé la compagnie.

Gaza : Israël accusé par l’Afrique du Sud de « génocide » devant la plus haute cour de l’ONU

L’Afrique du Sud, dans une affaire judiciaire historique, a accusé jeudi Israël de violer la Convention des Nations unies sur le génocide, affirmant que même l’attaque du Hamas du 7 octobre ne pouvait justifier les événements à Gaza.

Pretoria a saisi en urgence la plus haute juridiction de l’ONU pour qu’elle joigne à Israël de « suspendre immédiatement ses opérations militaires » dans la bande de Gaza.

Israël, qui s’exprime vendredi devant les magistrats de la Cour internationale de Justice (CIJ), qui siège à La Haye, a qualifié l’affaire d’« absurde » et « atroce » et a accusé jeudi Pretoria de se comporter comme « le bras juridique de l’organisation terroriste Hamas ».

Israël « est accusé de génocide au moment où il combat le génocide », s’est offusqué jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué. « Une organisation terroriste a commis le pire crime contre le peuple juif depuis l’Holocauste et voici que quelqu’un vient la défendre au nom de l’Holocauste. Quel culot ! », a ajouté M. Netanyahu.

La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par une attaque inédite le 7 octobre 2023 du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien qui a fait environ 1.140 morts, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP à partir du bilan israélien.

En représailles, Israël a juré d’« anéantir » le Hamas au pouvoir à Gaza et a lancé une offensive dans ce territoire palestinien qui a fait au moins 23.469 morts, en majorité des femmes, des adolescents et des enfants, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas.

« Aucune attaque armée sur le territoire d’un Etat, aussi grave soit-elle (…) ne peut justifier une violation de la Convention », a affirmé le ministre sud-africain de la Justice, Ronald Lamola, devant la CIJ. « La réponse d’Israël à l’attaque du 7 octobre a franchi cette ligne et a donné lieu à des violations de la Convention », a soutenu M. Lamola.

« Nous ne présentons aucune affaire au nom du Hamas, cette déclaration est sans fondement, nous le faisons au nom des Palestiniens, des enfants, des femmes et des personnes âgées qui sont tuées à Gaza », a-t-il ajouté devant les journalistes à l ‘numéro de l’audience.

Gaza : pourquoi l’Afrique du Sud met en cause Israël devant la Cour internationale de justice

L’Afrique du Sud a saisi en urgence la plus haute juridiction des Nations unies pour qu’elle enjoigne à Israël de « suspendre immédiatement ses opérations militaires » dans la bande de Gaza. Une requête qui s’explique notamment par des motivations historiques – le parti au pouvoir soutenant depuis longtemps la cause palestinienne, associée à la lutte contre l’apartheid – et de politique intérieure, à quelques mois des prochaines élections.

Des motivations historiques et politiques. En affrontant Israël, qu’il accuse d' »actes génocidaires » à Gaza devant la plus haute juridiction de l’ONU jeudi 11 janvier, le pouvoir sud-africain espère sortir grandi sur la scène internationale et gagner en popularité chez lui avant des élections à risque pour son parti.

Dans une requête de 84 pages adressée à la Cour internationale de justice (CIJ) qui siège à La Haye, l’Afrique du Sud exhorte les juges à ordonner d’urgence à Israël de « suspendre immédiatement ses opérations militaires » dans la bande de Gaza.

Pretoria estime qu’Israël « s’est livré, se livre et risque de continuer à se livrer à des actes de génocide contre le peuple palestinien à Gaza ». Des propos qu’Israël a qualifié de « diffamation sanglante absurde ».

Pour défendre cette première affaire portée par le pays devant la CIJ, Pretoria envoie une « équipe d’élite » d’avocats, a souligné Cathleen Powell, professeure de droit international à l’université du Cap.

Parmi eux, John Dugard, associé au cabinet d’avocats international Doughty Street Chambers, auquel appartient notamment Amal Clooney. Me Dugard a été rapporteur spécial des Nations unies sur les droits humains dans les Territoires palestiniens.

Y figure aussi Tembeka Ngcukaitobi, qui a notamment travaillé sur l’affaire qui a conduit l’ancien président Jacob Zuma en prison.

Une délégation menée par le ministre de la Justice, Ronald Lamola, se rend aussi à La Haye pour soutenir l’initiative.

Une « question de principe »

La requête de Pretoria est motivée par des raisons historiques et politiques, selon les observateurs.

Le parti au pouvoir (ANC, Congrès national africain) soutient depuis longtemps la cause palestinienne, qu’il a associée à la lutte contre l’apartheid. Nelson Mandela avait ainsi affirmé que la liberté de l’Afrique du Sud serait « incomplète sans la liberté des Palestiniens ».

Le président Cyril Ramaphosa a déclaré cette semaine que Nelson Mandela avait inspiré l’action devant la justice internationale. Il a évoqué une « question de principe » : « Le peuple palestinien est bombardé, tué (…). Nous avions le devoir de nous lever et soutenir les Palestiniens. »

Les motivations de Pretoria sont aussi domestiques, selon les analystes. Pour la première fois de son histoire, l’ANC risque de perdre sa majorité parlementaire lors des prochaines élections prévues entre mai et août, dans un contexte socio-économique morose.

L’ANC voit dans ce recours « une base pour retrouver une primauté perdue ces 30 dernières années avec une gouvernance abandonnant peu à peu ses principes », explique Sara Gon, du groupe de réflexion Institute of Race Relations.

L’Afrique du Sud accueille la plus grande communauté juive d’Afrique subsaharienne. Mais le pays compte une population musulmane largement plus importante, dont une partie pourrait voir le recours contre Israël d’un bon œil.

L’Afrique du Sud pourrait aussi gagner du terrain sur la scène internationale avec sa démarche, estime Sara Gon.

Membre des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), Pretoria considère ce groupe comme un contrepoids à l’ordre mondial dominé par les États-Unis et l’Europe. Et Pretoria a activement soutenu l’élargissement du bloc, notamment à l’Iran, grand rival d’Israël.

Israël a juré de « détruire » le Hamas après son attaque d’une ampleur sans précédent sur le sol israélien le 7 octobre qui a fait environ 1 140 morts, essentiellement des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles israéliennes.

Depuis, les bombardements israéliens ont réduit de grandes parties de la bande de Gaza à l’état de ruines, et ont fait plus de 23 000 morts, majoritairement des femmes et des mineurs, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Les quelque 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza, dont environ 1,9 million ont dû fuir leur foyer selon l’ONU, continuent d’être confrontés à une situation humanitaire désastreuse.

Les décision de la CIJ sont sans appel et juridiquement contraignantes mais elle n’a aucun pouvoir pour les faire appliquer.

Avec AFP

Guerre à Gaza : Le bilan des victimes suscite des controverses

Depuis le début des opérations militaires dans la bande de Gaza le 7 octobre dernier, le ministère de la Santé du Hamas palestinien a annoncé un bilan de 22 600 morts. Cependant, ces chiffres sont fortement contestés, et des doutes persistent quant à leur exactitude.

Selon le ministère de la Santé du Hamas, 162 personnes ont été tuées au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total de décès à 22 600 depuis le début du conflit. Le ministère a également signalé 57 910 personnes blessées au cours de cette période.

Il est important de souligner que ces chiffres sont remis en question par plusieurs parties, y compris des observateurs internationaux, qui soulignent la difficulté d’obtenir des données précises dans un contexte de conflit. De plus, les chiffres officiels peuvent être manipulés à des fins politiques, et différentes parties prenantes peuvent avoir des intérêts divergents dans la présentation des bilans des victimes.

Les autorités israéliennes n’ont pas tardé à réagir en mettant en doute la véracité de ces chiffres. Elles soulignent la complexité de déterminer les responsabilités exactes des pertes humaines dans un conflit caractérisé par des attaques de part et d’autre.

Cette controverse souligne la nécessité de prendre avec précaution les bilans des victimes dans les zones de conflit. Les chiffres peuvent être influencés par des considérations politiques, et une évaluation objective des pertes humaines nécessite une enquête approfondie et indépendante.

Les organisations internationales et les défenseurs des droits de l’homme sont appelés à surveiller de près la situation et à travailler ensemble pour obtenir une image plus claire des conséquences humaines de ce conflit complexe. En attendant, la controverse persistante souligne la nécessité d’une transparence accrue dans la communication des données relatives aux pertes civiles lors de conflits armés.

Israël est engagé dans une «guerre multi-fronts», déclare le ministre de la Défense

L’armée israélienne poursuit, ce mardi 26 décembre, ses combats à Gaza, après avoir annoncé lundi l’intensification de son offensive visant à détruire le Hamas. Le Premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahu, affirme que la paix ne sera obtenue que si l’enclave est « démilitarisée » et « déradicalisée ».

Ce qu’il faut retenir :

■ De nouveaux bombardements ont été menés par l’armée israélienne. Le camp de réfugiés de Nur Shams, mais aussi une maison et le secteur avoisinant l’hôpital Nasser dans la ville de Khan Younès en ont été les cibles.

■ La quasi-totalité de la population de Gaza est en situation d’insécurité alimentaire aiguë. D’ici quelques semaines, près d’un demi-million de personnes pourraient être dans une situation équivalente à la famine. 

■ Après une visite à Gaza, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a annoncé une intensification des combats et a estimé que la paix ne sera obtenue que si Gaza est « démilitarisée » et « déradicalisée »

■ Le ministère de la Santé du Hamas palestinien a annoncé, mardi 26 décembre, que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza avaient fait 20 915 morts depuis le début de la guerre, le 7 octobre, et plus de 54 918 blessés1 140 personnes ont été tuées lors de l’attaque du Hamas du 7 octobre, selon les données fournies par le gouvernement israélien. L’armée israélienne a affirmé jeudi avoir tué plus de 2 000 combattants palestiniens depuis la fin de la trêve début décembre.

14h28 : Une explosion filmée par l’armée israélienne à Tulkram, en Cisjordanie 

L’agence Reuters a publié mardi 26 décembre les photos d’une explosion dans la ville de Tulkram, en Cisjordanie. 

14h12 : L’ensemble des télécommunications de nouveau coupées à Gaza 

La compagnie palestinienne des télécommunications, Paltel, a annoncé mardi 26 décembre une nouvelle coupure des télécommunications dans la bande de Gaza, la quatrième depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre.

« Nous regrettons d’annoncer une interruption totale des services de télécommunications fixes et d’internet […] dans la bande de Gaza en raison de la poursuite de l’agression », a indiqué la compagnie dans un communiqué, ajoutant que ses équipes techniques « travaillent pour rétablir les services malgré la dangerosité des conditions sur le terrain ».

14h09 : Explosions et missiles au large du Yémen

Des explosions ont été entendues et des missiles ont été aperçus mardi 26 décembre à proximité d’un navire transitant par la mer Rouge, a indiqué l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. 

« Des explosions ont été entendues et des missiles vus » à proximité de Hodeida, port de l’ouest du Yémen sous contrôle des rebelles yéménites Houthis, a-t-elle ajouté en précisant que le navire et son équipage étaient en sécurité. Plus tôt mardi, deux autres explosions ont retenti à proximité d’un autre navire, également au large de Hodeida, a dit l’agence maritime britannique, sans faire état de dégâts ou de victime. Ces attaques n’ont pas été revendiquées.

Ces dernières semaines, les Houthis ont multiplié les attaques près du détroit stratégique de Bab el-Mandeb, qui sépare la péninsule arabique de l’Afrique et par lequel transite 12% du commerce mondial, d’après l’International Chamber of Shipping (ICS). Les rebelles yéménites soutenus par l’Iran, ont prévenu qu’ils viseraient, en solidarité avec Gaza, des navires naviguant en mer Rouge au large des côtes du Yémen ayant des liens avec Israël.

Selon le Pentagone, les Houthis, qui contrôlent des pans entiers du territoire yéménite, dont la capitale Sanaa, ont lancé des dizaines d’attaques de drones et de missiles, ciblant 10 navires marchands impliquant plus de 35 pays. Ces attaques, menaçant de perturber les flux du commerce mondial, ont poussé les Etats-Unis à mettre en place une force multinationale de protection maritime en mer Rouge.

13h48 : L’ONU « profondément inquiète » des frappes israéliennes à Gaza 

« Nous sommes profondément inquiets des bombardements continus sur le centre de Gaza par les forces israéliennes. […] Toutes les attaques doivent strictement respecter les principes du droit humanitaire international, notamment la distinction (entre civils et militaires, NDLR), la proportionnalité et la précaution », a déclaré mardi le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, Seif Magango, dans un communiqué.

13h42 : Israël salue la décision du Japon de geler les avoirs du Hamas 

Dans un message publié sur Twitter en japonais, le ministre des Affaires étrangères israélien, Eli Cohen, a salué la décision du Japon de geler les avoirs de trois dirigeants du Hamas, Yahya Sinwar, Muhammad Deif et Marwan Isa. « Israël apprécie le ferme engagement du Japon dans la lutte contre le terrorisme », a écrit Eli Cohen. 

Le Japon, qui avait immédiatement condamné les attaques menées par le Hamas le 7 octobre, s’était toutefois abstenu de qualifier l’organisation de « terroriste » comme la plupart des autres pays occidentaux. 

13h34 : Une visite du président iranien en Turquie prévue début janvier

Le président iranien Ebrahim Raïssi se rendra à Ankara le 4 janvier pour rendre visite à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, une rencontre qui devrait être axée autour de la situation dans la bande de Gaza et en Syrie, et sur le renforcement des liens bilatéraux entre les deux pays, selon un officiel turc. 

La visite du président Raïssi, prévue en novembre, avait été repoussée en raison de difficultés d’agenda, toujours selon une source officielle turque. La Turquie, qui soutient la solution à deux États au sujet du conflit israelo-palestinien, est très critique au sujet des opérations menées par Israël à Gaza. Le pays a toutefois maintenu ses échanges commerciaux avec Israël, s’attirant des critiques de la part de l’Iran. 

13h15 : Un  « objet volant » abattu au large du Sinaï égyptien

Un « objet volant » a été abattu au large du Sinaï égyptien frontalier d’Israël, ont rapporté mardi 26 décembre le média égyptien proche des renseignements Al-Qahera News et des témoins. La scène se serait déroulée « à deux kilomètres au large de la côté de Dahab », ville balnéaire située dans le Sinaï à 150 kilomètres au sud de la frontière avec Israël, a indiqué la chaîne de télévision Al-Qahera News. « On a entendu le bruit sourd d’une explosion provenant de la mer et on a ensuite vu un objet étrange tomber dans la mer », ont rapporté des témoins à l’AFP.

L’Egypte, médiateur historique entre Palestiniens et Israéliens et qui tient l’unique ouverture sur le monde de Gaza qui ne soit pas aux mains d’Israël, se retrouve en première ligne depuis l’attaque sanglante du Hamas en territoire israélien le 7 octobre et la riposte israélienne qui a suivi. Mi-décembre, un drone « d’origine inconnue » avait été abattu par les forces aériennes égyptiennes au large de Dahab, d’après une source sécuritaire. 

13h02 : L’armée israélienne accuse le Hezbollah d’une frappe de missile dans le nord du pays

L’armée israélienne a publié sur X un message accusant le Hezbollah d’avoir tiré un missile sur une église du village d’Iqrit, au nord d’Israël près de la frontière libanaise. L’attaque aurait touché un civil, toujours selon l’armée. 

12h54 : Des habitants de la bande de Gaza évacuent la zone de Bureij après l’ordre de l’armée israëlienne

12h45 : L’attaque contre un chef iranien en Syrie a fait trois autres morts, selon une ONG 

Une frappe israélienne qui a visé lundi en Syrie un important commandant des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a fait trois autres morts, des combattants pro-iraniens, a indiqué une ONG mardi.

« Trois autres combattants pro-iraniens, un Syrien et deux étrangers, ont également été tués dans cette frappe », a indiqué L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé au Royaume-Uni et qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, précise l’AFP. 

12h39 : Un nouveau bilan de 20 915 morts depuis le début de la guerre, selon le Hamas

Le ministère de la Santé du Hamas palestinien a annoncé mardi que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza avaient fait 20 915 morts depuis le début de la guerre, le 7 octobre. Ce bilan comprend 241 personnes tuées lors des 24 dernières heures, a précisé le ministère, qui a également fait état de plus de 54 918 blessés depuis le 7 octobre.

12h35 : « Nous sommes dans une guerre multi-fronts », déclare le ministre israélien de la Défense 

Yoav Gallant, ministre de la Défense, a déclaré qu’Israël était engagé dans « une guerre multi-fronts, et sous les assauts de sept théâtres d’opérations : Gaza, le Liban, la Syrie, la Judée-Samarie (Cisjordanie), l’Irak, le Yémen et l’Iran ». 

 « Nous avons déjà répliqué et mené des actions dans six de ces sept théâtres », a ajouté le ministre. 

11h49 : Plus d’une cinquantaine d’arrestations par l’armée israélienne en Cisjordanie occupée, dont la députée palestinienne Khalida Jarrar

Au moins 55 personnes ont été arrêtées ce mardi matin par l’armée israélienne, parmi eux de hauts responsables mais aussi la députée palestinienne Khalida Jarrar, l’une des figures du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), arrêtée chez elle.

Députée au Parlement palestinien suspendu depuis 2007, Khalida Jarrar avait été libérée en septembre 2021 après avoir purgé une peine de deux ans dans une prison israélienne. Elle avait été arrêtée en octobre 2019 dans la foulée de la mort d’une Israélienne de 17 ans, tuée dans une attaque en Cisjordanie occupée imputée par l’armée israélienne au FPLP, mouvement d’obédience marxiste considéré comme « terroriste » par Israël, les États-Unis et l’Union européenne.

L’ONU réclame une enquête à Israël sur un « possible crime de guerre » à Gaza

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme demande à Israël d’ouvrir une enquête sur « la possible commission d’un crime de guerre » par ses forces armées à Gaza.

L’agence onusienne a reçu des informations préoccupantes sur la mort de « 11 hommes palestiniens non armés » lors d’une intervention de l’armée israélienne dans un immeuble résidentiel à Gaza. Selon des témoignages, les soldats israéliens auraient séparé les hommes des femmes et des enfants avant de tirer et de tuer au moins 11 hommes sous les yeux de leurs familles.

Bien que les circonstances des meurtres soient en cours de vérification, l’ONU appelle à une enquête indépendante, approfondie et efficace de la part des autorités israéliennes. Israël, de son côté, se dit ouvert à une trêve mais exclut tout cessez-le-feu avant « l’élimination » du Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les États-Unis, et l’Union européenne.

Depuis le début de l’offensive israélienne à Gaza, plus de deux mois, les critiques envers l’armée israélienne s’intensifient, et les pressions internationales en faveur d’une trêve augmentent. Selon le Hamas, environ 20 000 personnes, majoritairement des femmes, des enfants et des adolescents, ont perdu la vie à Gaza.

DEUX DRONES VENANT DU YÉMEN ABATTUS PAR UNE FRÉGATE FRANÇAISE EN MER ROUGE

Une frégate française patrouillant en mer Rouge a abattu deux drones provenant du nord du Yémen, dans une zone sous contrôle des rebelles Houthis, qui ont proféré des menaces dans le cadre du conflit entre Israël et le Hamas.

Une interception périlleuse mais couronnée de succès. Ce dimanche 10 décembre, l’état-major des armées a annoncé que deux drones en provenance du Yémen ont été interceptés et détruits par une frégate française patrouillant en mer Rouge.
La structure militaire française a notamment indiqué que ces drones, provenant d’une région contrôlée par les rebelles Houthis, se dirigeaient vers la frégate. «L’interception et la destruction de ces deux menaces caractérisées» ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, à 110 kilomètres des côtes yéménites, à la hauteur de Hodeida, port du nord du Yémen sous contrôle des rebelles.
UN SOUTIEN À DISTANCE POUR LE HAMAS
Ces derniers ont menacé samedi d’attaquer tout navire dans la mer Rouge se dirigeant vers Israël si la population de la bande de Gaza ne recevait pas une aide d’urgence. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux avant l’annonce française, les Houthis ont déclaré qu’ils «empêcheraient le passage des navires se dirigeant vers l’entité sioniste» si les habitants du territoire palestinien, bombardé par Israël depuis deux mois, ne recevaient pas plus d’aide humanitaire, comme de la nourriture et des médicaments.
Une menace bien accueillie par le Hamas, qui a salué cette décision «courageuse et audacieuse» des rebelles yéménites. «Nous appelons les pays arabes et musulmans à user de toutes leurs capacités, sur la base de leurs responsabilités historiques et par esprit chevaleresque, pour lever le siège de Gaza», a indiqué l’organisation dans un communiqué.

 Au cours des dernières semaines, les Houthis s’en sont pris à de nombreux navires au large des côtes du Yémen, mais également à Israël, en lançant une série de drones et de missiles en direction du pays. Des engins interceptés en masse par le pays, mais également par des navires de guerre américains.

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