Le Dakarois Quotidien N°824 – 14/09/2026
Le Dakarois Sports N°824 – 14/09/2026
🔴 JOJ DAKAR 2026 : LE COLLECTIF FATALI DÉPLORE L’ABSENCE D’HOMMAGE À MACKY SALL
À quelques mois de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Comité d’organisation des Jeux (Cojoj) essuie un sérieux revers administratif. L’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop) a décidé d’annuler la procédure de sélection du prestataire chargé de l’organisation des cérémonies officielles de l’événement, estimant que celle-ci ne respectait pas les règles encadrant les marchés publics au Sénégal.
La décision, référencée sous le numéro 056/2026/Arcop/Crd/Def en date du 6 mai 2026, fait suite à un contentieux opposant le Cojoj à la société Leap Créative Studio, candidate évincée lors du processus de sélection.
L’affaire trouve son origine dans un appel public à manifestation d’intérêt lancé par le Cojoj et publié dans les colonnes du quotidien Le Soleil le 3 décembre 2025. Cette procédure visait à identifier un prestataire capable d’assurer la conception et l’organisation des cérémonies officielles des Jeux olympiques de la jeunesse, un volet stratégique de cet événement international que le Sénégal s’apprête à accueillir pour la première fois sur le continent africain.
À l’issue de la phase de présélection, quatre entreprises ayant obtenu une note supérieure à 75 points avaient été retenues sur une liste restreinte. Elles avaient ensuite été invitées à soumettre leurs propositions techniques et financières dans le cadre de la phase finale du processus.
Cependant, après l’évaluation des offres, Leap Créative Studio a été informée, le 6 mars 2026, du rejet de ses propositions concernant les lots 1 et 2. Contestant cette décision, l’entreprise a adressé une réclamation au Cojoj trois jours plus tard. N’ayant pas obtenu satisfaction à la suite de la réponse qui lui a été communiquée le 11 mars, elle a décidé de saisir le Comité de règlement des différends de l’Arcop le 16 mars 2026.
Dans un premier temps, le régulateur avait jugé le recours recevable et ordonné la suspension provisoire de la procédure à travers la décision 029/2026/Arcop/Crd/Sus rendue le 1er avril 2026. Cette mesure conservatoire ouvrait alors la voie à un examen approfondi du dossier sur le fond.
Au terme de son instruction, l’Arcop a relevé plusieurs manquements qu’elle considère comme incompatibles avec les principes de transparence, d’égalité de traitement et de concurrence qui gouvernent la commande publique. L’autorité de régulation a notamment constaté que la demande de propositions élaborée par le Cojoj ne précisait pas suffisamment les critères d’évaluation des offres. Selon elle, l’absence d’indicateurs clairs, objectifs et mesurables ne permettait pas de garantir une appréciation transparente et équitable des différentes candidatures.
L’analyse du régulateur a également mis en lumière une incohérence plus fondamentale dans le choix de la procédure utilisée. Le Cojoj soutenait avoir recours à une demande de propositions destinée à servir de base à des négociations devant déboucher sur la conclusion d’un contrat par entente directe. Pour l’Arcop, cette démarche traduit une confusion entre deux modes de passation distincts prévus par la réglementation.
Dans sa décision, l’institution rappelle que le lancement d’une demande de propositions ouvre automatiquement aux candidats la possibilité d’exercer des recours contentieux. Ce mécanisme est incompatible avec une procédure d’entente directe, qui obéit à des règles différentes et à des conditions strictement encadrées par les textes. En conséquence, le régulateur considère qu’il n’est pas possible de faire coexister ces deux procédures dans le cadre d’un même marché.
L’Arcop estime ainsi que le Cojoj a tenté d’associer deux mécanismes juridiques différents sans base réglementaire valable. Cette situation a conduit l’autorité à conclure que la procédure mise en œuvre ne correspondait à aucun des modes de passation prévus par la réglementation sénégalaise des marchés publics.
Face à ces irrégularités, le Comité de règlement des différends a opté pour la sanction la plus radicale en prononçant l’annulation pure et simple de la procédure de sélection. Une décision qui contraint désormais le Cojoj à reprendre entièrement le processus s’il souhaite recruter un prestataire pour l’organisation des cérémonies des JOJ Dakar 2026.
Le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) Dakar-2026 a reçu, ce mardi à Dakar, un important lot de matériel et d’équipement offert par la Chine. La valeur de ce don est estimée à un milliard de francs CFA. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités sénégalaises et chinoises.
Ce soutien, composé de 13 000 articles de matériel bureautique et logistique, provient du Comité national olympique chinois. Il s’inscrit dans le cadre du partenariat de coopération et de solidarité entre la Chine et le Sénégal, en vue de garantir le succès des premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés en Afrique.
L’ambassadeur de Chine au Sénégal, Li Zhigang, a souligné le caractère symbolique de ce geste :
« Grâce aux efforts conjoints, ce matériel a pu être livré. Dans 438 jours, le Sénégal accueillera un moment passionnant sur la scène internationale. Les JOJ donneront une nouvelle impulsion à la Vision 2050 du Sénégal. L’Afrique a l’opportunité de briller et la jeunesse est au cœur de cette dynamique », a déclaré le diplomate, tout en rappelant que l’amitié sino-sénégalaise « ne cesse de se renforcer et de porter des fruits remarquables ».
De son côté, Ibrahima Wade, coordonnateur général du COJOJ, a exprimé sa profonde gratitude :
« Ce n’est pas qu’un simple soutien logistique. C’est un acte d’engagement pour l’excellence et l’amitié, des valeurs fondamentales de l’idéal olympique. »
Il a également rappelé que ce don vient s’ajouter à d’autres appuis déjà fournis par la Chine, tels que l’accueil de 98 athlètes sénégalais dans des centres sportifs de haut niveau en Chine et la mise à disposition d’experts chinois à Dakar pour accompagner le comité.
« Nous nous engageons à faire bon usage de ce matériel. C’est un acte d’héritage que nous posons pour les générations futures », a conclu M. Wade.
Le Sénégal poursuit son ambition d’organiser des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) mémorables en 2026. Mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé un Conseil interministériel consacré à cet événement majeur, au cours duquel 40 mesures stratégiques ont été validées pour assurer la réussite de ces jeux. Ces mesures concernent divers aspects logistiques, infrastructurels et culturels, avec l’objectif de faire briller le Sénégal sur la scène internationale.

Le Comité d’organisation des JOJ a présenté un rapport sur les avancées des préparatifs, qui a conduit à la prise de décisions cruciales. Parmi les réalisations notables, la finalisation des documents de planification stratégique et opérationnelle et la sélection des sites pour les compétitions et entraînements. Plusieurs infrastructures sportives et hôtelières sont actuellement en cours de rénovation ou de construction. Le stade Iba Mar Diop et la piscine olympique, ainsi que la construction d’un centre équestre à Diamniadio, témoignent des efforts déployés pour offrir aux athlètes des conditions optimales.
La question de la sécurité a été abordée de manière approfondie. Le ministre de l’Intérieur et celui de la Sécurité publique mettront en place un plan de sécurité conjoint pour garantir un déroulement serein des JOJ. En parallèle, un plan spécial pour la mobilité des spectateurs sera mis en place afin d’améliorer les infrastructures routières et les parkings aux abords des sites de compétition.
Souhaitant inscrire cet événement dans une démarche durable, un plan de gestion écologique sera déployé. Ce dernier inclut un programme de reboisement et des mesures pour compenser l’empreinte carbone des jeux. L’État sénégalais a déjà mobilisé 36 milliards FCFA, et des partenaires internationaux sont attendus pour compléter ce financement. De plus, le Comité International Olympique (CIO) a promis une contribution de 54 milliards FCFA.

Ousmane Sonko a insisté sur la dimension culturelle des JOJ, affirmant l’importance de promouvoir les acteurs culturels sénégalais et africains. Un programme culturel sera élaboré pour accompagner les compétitions sportives, afin de faire de Dakar 2026 un événement qui célèbre la diversité culturelle du continent.
Avec ces mesures, le Premier ministre a réaffirmé son ambition de faire des JOJ Dakar 2026 un succès tant sur le plan sportif que culturel. Le Sénégal se prépare ainsi à accueillir le monde entier dans un cadre moderne, sécurisé et écologiquement responsable, tout en mettant en avant ses richesses culturelles et son savoir-faire organisationnel.
Dakar 2026 s’annonce comme un moment historique, tant pour les jeunes athlètes que pour la nation sénégalaise.