Concession des Chantiers navals de Dakar : le président Diomaye Faye stoppe une procédure jugée défavorable et relance un nouvel appel d’offres

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a levé le voile sur une décision majeure concernant un actif stratégique du pays : les Chantiers navals de Dakar. Lors de la présentation du Plan de Redressement Économique et Social baptisé “Jubbanti Koom”, le chef de l’État a révélé avoir interrompu une concession imminente, qu’il a jugée contraire aux intérêts nationaux.

En faisant allusion à une conversation tenue avec son prédécesseur au moment de la passation de pouvoir, le président Faye a indiqué :

« Quand il me faisait visiter le palais, je lui ai fait savoir notamment que j’étais au courant de la signature imminente d’une concession sur les Chantiers navals de Dakar qui n’a pas été négociée dans les meilleurs termes. »

Considérant que cette concession n’avait pas été conclue dans des conditions optimales, le président a immédiatement ordonné l’arrêt du processus. Une décision motivée par la volonté de protéger les intérêts stratégiques du Sénégal dans un secteur sensible, lié à l’industrie navale, à la défense et à l’économie maritime.

Dans la foulée, le chef de l’État a annoncé le lancement d’un nouvel appel d’offres, avec l’engagement que la nouvelle procédure sera conduite dans la transparence et selon des critères de souveraineté économique et de performance industrielle.

« Vous verrez la différence sur les deux contrats », a-t-il promis, sans toutefois entrer dans les détails sur les parties concernées par l’ancien projet de concession.

Cette décision traduit la philosophie du nouveau régime, qui entend rompre avec des pratiques de gouvernance jugées opaques, tout en redonnant à l’État la maîtrise de secteurs clés. Les Chantiers navals de Dakar, infrastructure essentielle pour la maintenance des navires civils et militaires, revêtent une importance géopolitique dans un contexte de tensions régionales et d’intensification des activités maritimes.

Avec ce geste, le président Diomaye Faye envoie un signal fort : chaque partenariat économique sera désormais examiné à l’aune de l’intérêt national, et la transparence devient un impératif non négociable dans la gestion des ressources publiques et des infrastructures stratégiques.

Fatoumata Barry, alias Rangou, Jugée pour Diverses Infractions le 5 Décembre

L’ancienne animatrice de la Sen Tv, Fatoumata Barry, mieux connue sous le pseudonyme Rangou, sera jugée le 5 décembre prochain devant le tribunal correctionnel pour une série d’accusations graves. Cette affaire, qui avait fait les gros titres de la presse en 2020, implique Rangou dans des accusations d’association de malfaiteurs, de prostitution, de proxénétisme, de diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, ainsi que de défaut de carnet sanitaire et de violation de la loi de l’état d’urgence.

L’élément déclencheur de cette affaire remonte au 27 mai 2020, lorsque Rangou avait organisé un événement appelé « Yendu Party » à l’hôtel Ngor Timis. Cette rencontre avait attiré l’attention des forces de l’ordre en pleine pandémie de Covid-19, période durant laquelle les rassemblements étaient strictement interdits.

En plus de Rangou, Aïssatou Ndiaye, connue sous le nom d’Aïcha Ndiaye, sera également jugée pour des chefs d’accusation similaires. L’affaire implique également Fatou Diouf, Kiné Ndiaye, Mame Fatou Diop, Alima Sy, ainsi que neuf autres individus placés sous contrôle judiciaire. Tous sont poursuivis pour association de malfaiteurs et violation de la loi de l’état d’urgence.

Les détails de l’audience, ainsi que les développements futurs, seront scrutés de près, étant donné l’ampleur et la nature des accusations portées contre les prévenus.

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