Nouvelle tragique lors des manifestations à Dakar : Modou Guèye tué par balle

Les manifestations contre le report de l’élection présidentielle au Sénégal ont pris une tournure tragique avec la mort de Modou Guèye, un jeune résidant de Pikine Guinaw rails sud, touché par balle lors des heurts à Colobane.

Modou Guèye a été atteint par une balle réelle lors des affrontements et a été rapidement évacué à l’hôpital Principal de Dakar. Malheureusement, malgré les efforts déployés par les équipes médicales, il a succombé à ses blessures.

Cette nouvelle victime vient s’ajouter à la liste des personnes décédées lors des manifestations contre le report de l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024. Les violences ont éclaté vendredi à Dakar et dans plusieurs autres villes du pays, causant plusieurs pertes en vies humaines.

Cette tragédie souligne l’urgence de trouver une solution pacifique et concertée pour résoudre la crise politique qui secoue le pays et éviter de nouvelles pertes humaines. Nous suivrons de près l’évolution de la situation et fournirons des mises à jour dès qu’elles seront disponibles.

Macky Sall comparé à Yahya Jammeh : Les propos inquiétants d’un ancien Premier ministre guinéen

Les récentes déclarations de François Louceny Fall, ancien Premier ministre de la Guinée, ont suscité une vive inquiétude dans la région après qu’il ait comparé le président sénégalais Macky Sall à l’ancien dirigeant gambien Yahya Jammeh.

Dans une déclaration relayée par « Médiaguinée », François Louceny Fall exprime sa préoccupation face au report de l’élection présidentielle au Sénégal, un sujet qui attire l’attention de toute la sous-région. Il met en garde contre les similitudes entre la situation actuelle au Sénégal et celle vécue en Gambie il y a quelques années, suggérant que Macky Sall pourrait rencontrer une fin similaire à celle de Yahya Jammeh s’il persiste dans sa démarche.

L’ancien Premier ministre guinéen souligne l’importance de la réaction unanime de la communauté internationale, représentée notamment par la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne et d’autres partenaires bilatéraux, face à la crise politique au Sénégal. Il estime que ces pressions devraient inciter les autorités sénégalaises à respecter la démocratie et les principes constitutionnels du pays.

François Louceny Fall appelle également Macky Sall à renoncer à toute tentative de prolonger son mandat au-delà de la date constitutionnelle de fin de mandat, soulignant que cela serait préjudiciable à la stabilité politique et à l’image démocratique du Sénégal, qui est considéré comme un modèle pour de nombreux pays africains.

Enfin, l’ancien Premier ministre guinéen recommande l’envoi immédiat d’une délégation de haut niveau de la CEDEAO, dirigée par le président en exercice de l’organisation, pour trouver une solution pacifique et consensuelle à la crise politique qui secoue le Sénégal.

Ces déclarations mettent en lumière les tensions croissantes dans la région et soulignent l’importance de trouver une issue rapide et pacifique à la crise politique au Sénégal pour préserver la stabilité et la démocratie dans la sous-région ouest-africaine.

Mort d’un étudiant à l’UGB : Déclaration du Ministère de l’Intérieur

Le ministère de l’Intérieur a réfuté toute implication des forces de l’ordre dans le décès de Alpha Yéro Tounkara à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, survenu lors des manifestations contre le report de l’élection présidentielle.

Dans un communiqué publié ce 10 février, le ministère a déclaré : « Les Forces de défense et de sécurité ne sont pas intervenues dans le Campus universitaire où le décès est survenu pour y maintenir l’ordre. »

Cette déclaration intervient après que le Procureur de la République ait annoncé hier l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes et les circonstances de la mort de l’étudiant.

L’affirmation du ministère de l’Intérieur soulève des questions quant aux circonstances exactes du décès de Alpha Yéro Tounkara et alimente les spéculations sur les événements qui ont conduit à cette tragédie.

Alors que les autorités tentent de faire la lumière sur cet incident, la famille de la victime et la communauté estudiantine attendent des réponses et des mesures pour garantir la sécurité sur les campus universitaires et pour éviter de tels drames à l’avenir.

Les premiers mots de Macky Sall : « Je ne veux pas laisser derrière moi… »

Le président sénégalais, Macky Sall, a brisé le silence dans une interview accordée au média américain Associated Press (AP).

Dans cette entrevue, réalisée vendredi, le président Sall a justifié sa décision de reporter l’élection présidentielle, alors que des manifestations ont éclaté à travers le pays, causant même un décès à Saint-Louis.

C’était sa première interview depuis l’annonce du report. Macky Sall a rejeté les accusations selon lesquelles cette décision était anticonstitutionnelle et aurait créé une crise constitutionnelle. Il a expliqué que le pays avait besoin de plus de temps pour résoudre les controverses liées à la disqualification de certains candidats et à un conflit entre les pouvoirs judiciaire et législatif.

Le chef de l’État a nié toute intention de s’accrocher au pouvoir : « Je ne cherche absolument rien sauf à laisser un pays en paix et en stabilité », a-t-il déclaré. « Je suis complètement prêt à passer le relais. J’ai toujours été programmé pour cela. »

« Je ne veux pas laisser derrière moi un pays qui plongera immédiatement dans de grandes difficultés », a-t-il souligné. « Je vais travailler pour l’apaisement, pour des conditions qui permettront au pays d’être paisible… Tenons tous des discussions inclusives avant d’aller aux élections », a-t-il ajouté.

Le parlement sénégalais a voté lundi une loi fixant une nouvelle date d’élection, au plus tard le 15 décembre, lors d’une séance chaotique.

Le Conseil Constitutionnel devrait rendre son verdict dans environ une semaine pour savoir s’il approuve cette décision du parlement. Cependant, Macky Sall n’a pas voulu s’engager sur sa réaction en cas de rejet du report par la cour.

« Il est trop tôt pour moi de considérer cette perspective… Quand la décision sera prise, je pourrai dire ce que je ferai », a-t-il déclaré.

Macky Sall a également appelé la communauté internationale à faire preuve de retenue et de compréhension alors que le Sénégal traverse une période difficile.

« Pendant les périodes de fragilité, nous devons être prudents… Le pays doit naviguer cette étape de transition électorale avec une lucidité et tranquillité complètes, afin que le pays continue d’avancer », a-t-il observé.

Le Dakarois Quotidien N°104 – du 10 et 11/02/24

Le Dakarois Quotidien N°104 – du 10 et 11/02/24
🔴 Tragédie à l’UGB, Tensions Politiques: Alpha Tounkara, une Vie Sacrifiée pour la Cause

Étudiant tué à Saint-Louis : Le procureur actionne la SR pour enquêter

Suite au décès tragique d’un étudiant de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis lors de manifestations sur le campus, le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance local a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire. Cette enquête a été confiée à la Section de Recherches (SR) de la ville tricentenaire, chargée de faire la lumière sur les circonstances exactes de ce décès.

Dans un communiqué officiel, le procureur a déclaré : « Le 09 février 2024, suite à des manifestations sur le campus de l’UGB, le décès d’un étudiant du nom d’Alpha Yéro Tounkara, âgé de 22 ans, en L2 de l’Ufr LSH a été malheureusement déploré. Une enquête est ouverte et confiée à la Section de Recherches qui s’est transportée à l’hôpital régional pour plus amples informations. Les investigations et une réquisition à personne qualifiée aux fins d’autopsie vont permettre de déterminer les circonstances et les causes exactes du décès. »

Cette déclaration témoigne de la volonté des autorités judiciaires de faire toute la lumière sur cet incident tragique. Les enquêteurs de la SR travailleront en collaboration avec les autorités médicales pour obtenir des informations précises sur les circonstances et les causes du décès de l’étudiant.

Le procureur de la République a également exprimé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la communauté estudiantine et universitaire de l’UGB.

Cette enquête vise à apporter des réponses aux questions entourant ce drame et à garantir que justice soit rendue pour Alpha Yéro Tounkara et sa famille.

Violences policières contre Absa Hane et Mor Amar : Reporters sans frontières dénonce le “ciblage des journalistes”

L’organisation internationale Reporters Sans Frontières (RSF) a vivement condamné les actes de violence perpétrés contre des journalistes lors des récentes manifestations à la Place de la Nation à Dakar. Parmi les victimes de ces brutalités policières figurent Mor Amar du journal L’Enquête et Absa Hane de Seneweb, ainsi que trois autres reporters.

Ces journalistes, qui couvraient les événements liés aux manifestations contre le report de l’élection présidentielle, ont été pris pour cible par les forces de l’ordre alors qu’ils exerçaient leur métier de manière pacifique. RSF a dénoncé ce qu’elle qualifie de « ciblage délibéré des journalistes » et a exprimé sa profonde préoccupation face à cette atteinte à la liberté de la presse.

Dans un communiqué publié sur leur site officiel, RSF a appelé les autorités sénégalaises à garantir la sécurité et l’intégrité physique des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. L’organisation a également demandé une enquête transparente et approfondie sur les violences policières afin que les responsables de ces actes soient traduits en justice.

Cette condamnation de RSF met en lumière les risques croissants auxquels sont confrontés les journalistes au Sénégal, en particulier lorsqu’ils couvrent des événements sensibles tels que les manifestations politiques. La liberté de la presse et le droit à l’information sont des piliers essentiels de toute société démocratique, et il est impératif que les autorités sénégalaises respectent et protègent ces droits fondamentaux.

Mort d’un étudiant de l’UGB : Les étudiants de l’Université de Thiès décrètent 72h de cessation de toutes les activités pédagogiques

La communauté estudiantine de l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) est plongée dans la consternation suite au décès tragique de l’étudiant Alpha Yoro Tounkara, survenu lors des récentes manifestations contre le report de l’élection présidentielle. En réponse à cet événement tragique, la Conférence des Amicales d’Etudiants (CAE), principal organe de représentation des étudiants de l’UIDT, a exprimé son indignation et sa colère.

La CAE a publié un communiqué dénonçant fermement le décès de l’étudiant de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et a décrété 72 heures de cessation de toutes les activités pédagogiques à partir du samedi 10 février à 08h00. Cette période de deuil permettra à la communauté universitaire de rendre hommage à la mémoire de leur camarade disparu.

Ibrahima Guèye, président de la CAE, a exprimé ses condoléances à la famille de la victime ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire de l’UGB. Il a appelé les étudiants de l’UIDT à respecter le mot d’ordre de la CAE et à observer cette période de deuil en mémoire de leur camarade décédé.

Cette décision de la CAE reflète le profond chagrin et la solidarité ressentis par les étudiants de l’UIDT face à la perte tragique de l’un des leurs. En cette période de deuil, la communauté universitaire se rassemble pour honorer la mémoire d’Alpha Yoro Tounkara et exprimer sa solidarité envers sa famille et ses proches.

Le CAMES décerne un certificat de reconnaissance à Macky Sall pour son engagement en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche

Dans un contexte de tension politique marqué par des manifestations contre le report de l’élection présidentielle au Sénégal, une lueur de reconnaissance a éclairé la scène avec la remise d’un certificat de reconnaissance au président Macky Sall. Cette distinction, décernée par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), célèbre l’engagement du chef de l’État en faveur de la promotion de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

La rencontre entre le président sénégalais et une délégation du CAMES a été l’occasion pour cette institution africaine de saluer les efforts soutenus du Président Macky Sall en matière d’accompagnement et de soutien au domaine de l’enseignement supérieur. Le certificat de reconnaissance exprime ainsi la satisfaction et les remerciements du CAMES pour l’engagement continu du chef de l’État envers ces secteurs vitaux pour le développement du pays.

Le Pr. Souleymane Konaté, Secrétaire général du CAMES, a souligné l’importance de cette reconnaissance, notant qu’il s’agissait d’une première pour l’institution. Cette démarche témoigne de la reconnaissance des efforts déployés par le président Macky Sall pour promouvoir l’éducation et la recherche au Sénégal et dans la région africaine.

En réponse, le président Macky Sall a réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts visant à soutenir et à promouvoir les missions du CAMES. Malgré le contexte politique tendu, cette reconnaissance souligne l’importance accordée par le gouvernement sénégalais à l’éducation et à la recherche comme moteurs essentiels du développement du pays.

Au milieu des troubles politiques, cette initiative met en lumière l’importance de maintenir le cap sur le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche en tant que piliers fondamentaux de la croissance et du progrès du Sénégal.

Violences lors des manifestations à Dakar : Voiture du directeur du journal « L’Évidence » incendiée

Les rues de Dakar ont été le théâtre de manifestations violentes ce vendredi, alors que des citoyens exprimaient leur colère contre le report de l’élection présidentielle prévue pour le 25 février. Dans ce contexte tendu, plusieurs incidents de vandalisme et d’incendie ont été signalés, touchant même des biens privés.

Parmi les victimes de ces violences se trouve la voiture du directeur général du journal « L’Évidence », Papa Samba Sène. Son véhicule, un 4×4 de marque Hyundai, a été délibérément incendié par les manifestants en colère, sur l’avenue Bourguiba. Les flammes ont rapidement dévoré le véhicule, le réduisant à un tas de débris carbonisés.

Cet acte de vandalisme, qui a également touché deux autres véhicules dans la même zone, a créé un embouteillage massif, aggravant encore la tension dans la capitale sénégalaise. Ces événements illustrent l’ampleur de la frustration et de la colère ressentie par de nombreux citoyens face à la situation politique actuelle et aux décisions contestées des autorités.

Les manifestations violentes et les actes de vandalisme comme celui-ci soulignent l’urgence d’un dialogue national et d’une résolution pacifique des différends pour éviter une escalade des tensions et des violences dans le pays. La stabilité et la sécurité de tous les citoyens doivent être des priorités absolues dans cette période critique pour le Sénégal.

Communiqué : Un policier dégoupille une grenade qu’il balance en direction des reporters de Leral TV

La violence policière n’a pas épargné nos confrères du groupe Leral Media. Dans un communiqué, ils dénoncent une « lâche agression » qu’ils ont subie de la part des éléments de la police aux alentours de la place de la Nation.
« Nos reporters déployés sur le terrain pour la couverture des manifestations qui ont éclaté dans beaucoup de quartiers de Dakar ont été empêchés de faire leur travail par la police nationale. Malgré les signes distinctifs de leur appartenance à la presse sénégalaise (gilet de presse et carte nationale de presse en exergue) un élément de la police nationale s’est employé à arracher le micro de notre cameraman avant de couper le fil, sans aucune forme de procès. La forfaiture ne suffisant pas, le même policier, en rebroussant chemin, a tout bonnement dégoupillé une grenade lacrymogène pour la balancer en direction des reporters, à moins de 5 m de lui. Les images étayant ces faits sont disponibles et envoyées à la Direction de la communication de la police et à qui de droit », lit-on dans le communiqué du directeur de l’information du groupe Leral et directeur de Leral FM.

Tensions au Sénégal : Manifestants brûlent le drapeau français en signe de protestation

Au milieu des tensions croissantes au Sénégal, des manifestants ont exprimé leur colère en brûlant le drapeau français dans plusieurs régions du pays. Ce geste radical fait écho au mécontentement généralisé face à ce qui est perçu comme un soutien de la France au président sénégalais Macky Sall, critiqué pour son autoritarisme présumé.

Les manifestations ont été marquées par des slogans appelant au respect de la démocratie et à la dénonciation de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du Sénégal. Le geste de brûler le drapeau français, symbole de la France et de ses relations avec le Sénégal, reflète l’ampleur de la frustration et du mécontentement parmi une partie de la population.

Ces manifestations interviennent dans un contexte de report controversé des élections présidentielles, perçu comme une tentative de prolonger le mandat de Macky Sall au-delà des limites constitutionnelles. Les manifestants affirment que le gouvernement actuel ne respecte pas les principes démocratiques et les droits de l’homme, alimentant ainsi un sentiment de colère et de désillusion.

Le geste de brûler le drapeau français souligne l’importance des relations entre le Sénégal et la France, ainsi que la nécessité pour les dirigeants français de prendre en compte les préoccupations du peuple sénégalais. Alors que les tensions persistent et que les manifestations se poursuivent, il est impératif de rechercher des solutions pacifiques et respectueuses pour répondre aux aspirations démocratiques du peuple sénégalais.

Khalifa Sall : Un appel à la résistance contre la forfaiture

Le candidat de la coalition « Khalifa Président », Khalifa Sall, s’est joint à une manifestation dans les rues de Dakar le 9 février pour exprimer son opposition à la décision des autorités de reporter la date de l’élection présidentielle de 2024.

Dans ses déclarations, le leader de la plateforme Taxawu Sénégal a insisté sur la nécessité de maintenir la date prévue pour les élections présidentielles, affirmant que tout retard constitue une forfaiture. Selon Khalifa Sall, ceux qui refusent de s’opposer à une telle forfaiture deviennent complices de cette action.

Il a donc appelé les citoyens à rester vigilants et à ne pas tolérer toute violation de la constitution. Accompagné de ses partisans, Khalifa Sall a parcouru les rues de la capitale pour exprimer son désaccord et appeler à la défense de l’intégrité du processus électoral.

Violences contre des journalistes : Le Forum civil exprime sa condamnation

Birahim Seck, le coordonnateur du Forum civil, a exprimé son inquiétude face aux événements récents au Sénégal, notamment les actes de violence perpétrés contre des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans un tweet, Birahim Seck a condamné fermement ces agressions contre l’intégrité physique des journalistes et a assuré ces derniers du soutien indéfectible du Forum civil. Il a spécifiquement mentionné Absa Hane de Seneweb, tout en exprimant sa solidarité envers tous les professionnels des médias qui ont été persécutés.

Cette déclaration du Forum civil souligne l’importance de protéger la liberté de la presse et l’intégrité des journalistes, qui jouent un rôle crucial dans la démocratie en informant le public et en rendant compte des événements d’intérêt public.

Réunion ministérielle d’urgence de la Cedeao : Pas de mention de la crise sénégalaise dans le communiqué final

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao), fracturée par de multiples crises, a appelé vendredi à la « réconciliation » avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger tout en les exhortant à rester dans le bloc régional.

La Cedeao enjoint ces trois pays à « prioriser le dialogue et la réconciliation » tout en soulignant la nécessité de favoriser la voix de « la diplomatie et de l’unité face aux défis régionaux », a indiqué l’organisation dans un communiqué à l’issue d’une réunion ministérielle d’urgence convoquée jeudi à Abuja, la capitale du Nigeria.

« Le choix de ces trois pays de quitter la Cedeao n’entraînerait pas seulement des difficultés pour leurs populations, mais saperait également les efforts d’intégration régionale », a déclaré le président du Conseil de médiation et de sécurité du bloc régional, Yusuf Maitama Tuggar, avant de les enjoindre à « ne pas partir ».

L’annonce la semaine dernière du retrait burkinabè, nigérien et malien de la Cedeao, suscite l’inquiétude de centaines de milliers de ressortissants de ces pays, particuliers ou commerçants.

La Cedeao garantit en effet aux citoyens des 15 pays membres de pouvoir voyager sans visa et de s’établir dans les pays membres pour y travailler ou y résider.

Outre l’annonce de ces trois Etats où les gouvernements civils ont été renversés par des coups d’Etat militaires successifs depuis 2020 de quitter le bloc régional, la session extraordinaire de la Cedeao a été décidée après la décision du président sénégalais Macky Sall de reporter de dix mois l’élection présidentielle, mais aucune mention de cette crise ne figure dans le communiqué final de vendredi.

Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cedeao, a qualifié la crise sénégalaise, née du report surprise de la présidentielle du 25 février au 15 décembre, de « développement inquiétant » avant de lancer un appel à l’unité des pays membres.

Après la réunion de jeudi, le président de la Commission de la Cedeao a indiqué à l’AFP que le Conseil n’avait pas discuté de la constitutionnalité du report de la présidentielle sénégalaise.

« Nous devons déterminer la constitutionnalité ou la non constitutionnalité (de ce report) avant de prendre ou d’imposer des sanctions », a-t-il ajouté. « Cela doit être fait et nous n’en avons pas discuté », a-t-il assuré.
– « malheureux » –

L’un des pouvoirs dont dispose la Cedeao est d’imposer de lourdes sanctions économiques, comme elle l’a fait à l’encontre du Mali et du Niger à la suite des récents coups d’Etat. Les experts estiment toutefois que le Sénégal est encore loin de ce stade.

L’annonce du retrait des trois pays sahéliens est « malheureux », a de son côté indiqué jeudi le président béninois Patrice Talon. « Cela m’a beaucoup peiné. J’ai parlé avec l’un des trois chefs d’’Etat concernés et je lui ai dit que ce n’était pas bien ».

« Cette décision pénalise les peuples » et « il n’y a pas de conflits entre les peuples de la Cedeao », a-t-il souligné.

Des ministres sénégalais ont assisté à la réunion de jeudi, contrairement à leurs homologues du Burkina, Mali, Niger et Guinée, suspendus de la Cedeao après des putsch.

La Cedeao avait demandé mardi au Sénégal, réputé comme un des bons élèves de l’organisation, de rétablir « de toute urgence » le calendrier de la présidentielle.

L’Union européenne, s’alignant sur la Communauté ouest-africaine, avait à son tour appelé à revenir au 25 février. Un autre allié, les Etats-Unis, a jugé illégitime le vote ajournant l’élection.

Ces partenaires du Sénégal ont exprimé leur inquiétude devant le risque de troubles, mais aussi devant le coup porté à la pratique démocratique dont le Sénégal est volontiers cité comme un exemple dans une région où se succèdent les putschs et les faits accomplis.

« Nous entendons bien ce message », a dit mercredi soir depuis le Nigeria le ministre sénégalais des Affaires étrangères Ismaïla Madior Fall à la télévision française France 24, « mais nous privilégions aujourd’hui la logique politique interne ».

Crise politique au Sénégal : L’Union européenne dit non au report de la Présidentielle

L’Union européenne (UE) condamne le report de l’élection présidentielle. Dans une déclaration rendue publique via son haut représentant ce vendredi 9 février, elle a exprimé ses préoccupations suite à la décision des autorités sénégalaises de reporter le scrutin présidentiel prévu le 25 février, qui prolongerait de facto le mandat du président Sall. 
«Cette décision risque d’entacher la longue tradition démocratique au Sénégal et pourrait ainsi ouvrir une période de grande incertitude pour le pays », indique l’UE.
Laquelle, précise-t-elle, a déjà eu des impacts sur la stabilité et la cohésion sociale du pays. «Nous appelons les autorités du Sénégal à respecter les aspirations légitimes des citoyens et de toutes les forces vives de la nation à préserver la démocratie. Les libertés fondamentales, et notamment celles de manifester pacifiquement et de s’exprimer publiquement, sont des principes fondamentaux de l’État de droit que les autorités sénégalaises se doivent de garantir », souligne-t-elle.

«Organiser l’élection présidentielle le plus rapidement possible, en conformité avec la Constitution du Sénégal »
De ce fait, l’UE lance un appel aux autorités à prendre les mesures nécessaires afin d’organiser l’élection présidentielle le plus rapidement possible, en conformité avec la Constitution du Sénégal et le Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance. «Il est crucial pour la crédibilité et l’inclusivité de l’élection que toutes les parties puissent effectivement prendre part aux décisions touchant aux caractéristiques essentielles du processus électoral, dans un esprit de dialogue constructif et de transparence. Les citoyens sénégalais doivent pouvoir choisir leurs dirigeants politiques par la voie électorale dans le respect de l’État de droit et dans les délais impartis », déclare-t-elle. Tout en réaffirmant qu’il est primordial de maintenir l’image du Sénégal comme pilier de démocratie et de stabilité dans la région et sur le continent africain. 
En sus, elle appelle aussi l’ensemble des acteurs à régler leurs différends à travers un dialogue responsable et les voies de recours pacifiques prévues. «L’Union européenne et le Sénégal sont liés par des relations humaines, politiques et économiques étroites depuis des décennies. La longue et solide tradition démocratique du Sénégal et des valeurs partagées telles que l’aspiration au dialogue et au consensus politique, ont toujours été des éléments importants d’une coopération basée sur la confiance », a, néanmoins argué son haut représentant.

Rétablissement du calendrier électoral : Les États-Unis mettent encore la pression sur Macky Sall (communiqué)

Les États-Unis ont publié un nouveau communiqué en réponse à celui de la CEDEAO, exhortant Macky Sall à rétablir le calendrier électoral suite à la crise politique découlant du report de la Présidentielle.

La CEDEAO avait encouragé la classe politique sénégalaise à prendre des mesures urgentes pour rétablir le calendrier électoral conformément à la Constitution du Sénégal. Réagissant à cela, l’ambassade américaine à Dakar a exprimé son accord avec la CEDEAO et a également demandé le rétablissement du calendrier électoral.

Dans leur communiqué, les États-Unis déclarent : « Nous soutenons la déclaration de la CEDEAO appelant le Sénégal à rétablir le calendrier électoral conformément à sa Constitution. Nous avons entendu un large éventail d’acteurs sénégalais de la politique et de la société civile qui partagent ce point de vue et nous continuons à rester en contact avec toutes les parties prenantes concernées pour réitérer notre soutien à des élections libres, équitables et dans les meilleurs délais ».

Cette nouvelle déclaration accentue la pression sur Macky Sall et son gouvernement, qui ont déjà décidé du report de l’élection présidentielle au 15 décembre prochain.

Présidentielle du 25 février : La ligue des imams et la plateforme Aar SUNU elections prêchent contre le report

La situation politique actuelle du Sénégal continue de susciter l’indignation à travers toutes les couches de la société. Aujourd’hui, c’est la ligue des imams et la plateforme Aar SUNU élections qui ont décidé de prendre position. Des centaines de fidèles, vêtus de blanc et arborant des écharpes aux couleurs du drapeau sénégalais, ont répondu à l’appel de la plateforme et de la ligue des imams pour manifester leur opposition au report des élections, lors d’un rassemblement à la mosquée de Jet d’eau.

Lors du sermon, l’imam a vivement critiqué le rôle des hommes politiques dans la gestion du pays et a appelé au refus catégorique du report des élections. Les motifs de cette mobilisation sont empreints de valeurs nobles et religieuses.

« Nous avons compris que certains acteurs politiques cherchent à se maintenir au pouvoir à tout prix. Nous ne l’accepterons pas. C’est à vous de décider du destin de notre patrie », a déclaré l’imam Dramé Ndiaye de la mosquée de Jet d’eau. Dans un contexte de tension croissante, l’imam a encouragé les citoyens à faire entendre leur voix et à défendre l’intérêt commun.

Toutefois, l’imam a également souligné l’importance du respect des engagements pris et a exprimé ses regrets quant au manque de préoccupation des politiciens pour l’intérêt général. La ligue des imams et Aar SUNU élections considèrent que le président Macky Sall a franchi une ligne rouge en annonçant le report des élections, et ils s’opposent fermement à cette décision.

L’objectif principal de cette mobilisation est d’empêcher toute tentative de maintien au pouvoir par des moyens antidémocratiques, selon les responsables de la plateforme. Face à cette situation sans précédent, Modou Diop et ses collègues restent déterminés à faire respecter le calendrier électoral et à préserver la démocratie au Sénégal.

Tension à Dakar : Affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à la Place de la nation

La capitale sénégalaise, Dakar, a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants ce vendredi. La Place de la nation, autrefois un lieu emblématique de rassemblement pacifique, s’est transformée en scène de guérilla urbaine, marquant un nouveau pic de tension dans le pays.

La journée a débuté avec l’appel de l’opposition et de la société civile à un rassemblement après la prière du vendredi. Mais dès 14 heures, les forces de sécurité ont dispersé brutalement toute tentative de manifestation, utilisant des moyens de dissuasion tels que des projectiles et des barricades pour bloquer l’accès à la Place de la nation.

Les affrontements se sont ensuite propagés dans les rues avoisinantes, notamment à Colobane et dans le quartier des HLM 6 angle Mousse, où les manifestants ont tenté de défier les forces de l’ordre. Des scènes de violence ont éclaté, avec des jets de projectiles et même des incendies de véhicules.

Ces troubles surviennent dans un contexte de contestation généralisée suite à la décision controversée du président Macky Sall de reporter l’élection présidentielle, initialement prévue pour le 25 février. Depuis lors, le pays est plongé dans une crise politique et sociale, avec des appels persistants à respecter le calendrier électoral initial.

Malgré les appels au dialogue du président Sall, l’opposition et de nombreux acteurs de la société civile ont rejeté cette offre, exigeant le maintien de la date prévue pour le scrutin. Dans ce climat de tension croissante, la situation reste volatile et incertaine, avec des préoccupations croissantes concernant la sécurité et la stabilité du pays.

Manifestation annoncée à la place de la Nation : Tensions et incertitudes à Dakar

Une manifestation prévue ce vendredi à 15 heures à la place de la Nation à Dakar suscite des tensions et des incertitudes quant à sa tenue. L’appel à manifester vise à exprimer le mécontentement contre le report de l’élection présidentielle au Sénégal.

Cependant, la situation devient complexe alors que le préfet de Dakar a affirmé ne pas avoir reçu de notification officielle concernant cet événement. Cette absence de validation administrative remet en question la légalité de la manifestation et soulève des interrogations sur la possibilité de son déroulement.

Parallèlement, des informations rapportent que les forces de l’ordre ont déjà pris position et encerclé les lieux du rassemblement. Cette présence policière renforce les incertitudes quant à la réaction des autorités face à l’éventuelle tenue de la manifestation.

Dans ce contexte tendu, la population attend avec appréhension l’évolution de la situation et se prépare à des scénarios variés, allant de l’annulation de la manifestation à d’éventuels affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.

Il s’agit là d’un nouvel épisode dans le climat politique agité qui règne actuellement au Sénégal, marqué par des contestations et des tensions croissantes autour du processus électoral et des décisions prises par les autorités.

Aissata Tall Sall critique les journalistes dans un contexte de crise politique

Dans un rapport récent, l’ONG Human Rights Watch a accusé les autorités sénégalaises de réprimer l’opposition, les médias et la société civile à l’approche des élections. Cependant, la ministre sénégalaise de la Justice, Aissata Tall Sall, a critiqué cette affirmation, soulignant que l’ONG ne faisait que reprendre ce que disent les journalistes sénégalais, et elle estime que personne ne devrait en être fier.

« Je rentre de Genève, où le Sénégal passait son examen périodique universel devant les Nations unies, où tous les droits de l’homme sont passés en revue par la communauté internationale. Et le Sénégal l’a passé avec brio. Pendant ce temps, HRW publie son rapport qui est une compilation de ce qui s’écrit dans nos journaux. J’ai le plus grand respect pour ce que disent les journalistes mais il ne faut pas le prendre ni pour la Bible, ni pour le Coran. Alors oui, nous vivons une crise comme peut-être nous n’en avons jamais vécu mais nous en sortirons avec nos ressorts internes », a-t-elle déclaré dans une interview accordée au Figaro.

Tout en affirmant la maîtrise de l’ordre public au Sénégal, Aissata Tall Sall a souligné que le gouvernement continuera à maintenir la paix et a rappelé l’appel du président à un dialogue pour résoudre la crise politique actuelle.

Aissata Tall Sall clarifie la situation sur l’emprisonnement de Sonko et Bassirou Diomaye Faye

La ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Aissata Tall Sall, a répondu aux questions concernant l’emprisonnement d’Ousmane Sonko et de Bassirou Diomaye Faye, soulevant des interrogations sur l’indépendance de la justice sénégalaise. Dans une interview avec Le Figaro, elle a souligné que ces détentions ne remettent pas en question l’indépendance judiciaire du pays.

Aissata Tall Sall a insisté sur le fait que les personnes incarcérées ne le sont pas en raison de leurs opinions politiques, mais plutôt pour des infractions de droit commun. Elle a comparé cette situation à celle de l’ancien président Abdoulaye Wade, qui a été emprisonné à un moment donné mais finalement reconnu comme le vainqueur des élections présidentielles par les mêmes juges.

La ministre a également noté le cas particulier de Bassirou Diomaye Faye, désigné candidat alors qu’il était déjà en détention. Ces déclarations visent à apaiser les craintes quant à d’éventuelles interférences politiques dans le système judiciaire du Sénégal.

Cependant, ces affirmations sont susceptibles de susciter des débats et des réactions au sein de la société sénégalaise, où les questions de justice et de politique sont étroitement liées.

Double assassinat à Boucotte – Diembéring : Tout sur l’enquête de la SR de Ziguinchor

Du nouveau dans l’affaire du double assassinat survenu dans la baie de Boucotte-Diembéreng, non loin du village du Cap Skirring. La Section de recherches (SR) de Ziguinchor a déféré ce jeudi matin le présumé auteur pour assassinat, incendie volontaire, vol et tentative d’assassinat. Seneweb revient sur les secrets du dossier. 

La station balnéaire du Cap Skirring est encore sous le choc du double assassinat commis dans la résidence d’un ressortissant français sise au village de Boucotte-Diembéring voisin. Il s’agit d’un crime crapuleux. Retour sur les faits.
Le ressortissant français Jean Luc vivait à Boucotte-Diembéring avec sa concubine de nationalité sénégalaise répondant au nom d’Awa. Le gardien N. Diatta et le charpentier I. Diatta occupaient chacun une chambre dans la paisible résidence du Français.
Jean Luc  avait fait connaissance de Cheikh Oumar Dramé, domicilié à Mlomp, dans le département d’Oussouye. Une relation de confiance mutuelle a fini par lier les deux hommes. Au fil du temps, Dramé est devenu le mécanicien particulier de Jean Luc.

Le mobile du crime connu
Cheikh Oumar Dramé en a profité pour abuser de la confiance de son « ami ou collaborateur » . Après avoir peaufiné son plan, Dramé a simulé la vente d’un terrain situé à Mlomp, pour lui soutirer la somme de 2 millions de francs CFA, selon des sources de Seneweb. « Cheikh Oumar Dramé a faisait croire à Luc qu’un de ses parents est gravement malade et que sa famille a besoin d’argent pour payer les frais d’une opération. Il lui a proposé d’acheter leur terrain à  9 millions. Ainsi le ressortissant français a versé une avance de 2 000 000 F CFA, après marchandage », renseigne une source de Seneweb.
Plus tard, Dramé a contacté Luc pour lui réclamer le reliquat. Mais l’acquéreur a fait savoir à son interlocuteur que l’argent est dans sa résidence. Il a réclamé les papiers du terrain avant de s’exécuter. Mais le deal a éclaté lorsque la famille s’est opposée à la vente du terrain. Sachant qu’il ne peut plus rembourser les 2 millions à Luc, le mécanicien incriminé a décidé de le tuer.
Pour mettre à exécution son plan, Cheikh Oumar Dramé s’est encagoulé avant d’effectuer une descente nocturne dans la résidence de Luc. Sur place, il a abattu dans un premier temps le gardien N. Diatta préposé à la sécurité des lieux. Ayant constaté que Jean Luc et sa compagne Awa  étaient absents, Dramé décide de les attendre dans la concession.  C’est quand le couple est rentré que l’homme encagoulé a brandi son arme à feu pour neutraliser le ressortissant français et sa concubine.

Awa violée sous le regard impuissant de Jean Luc
Cheikh Oumar Dramé a ligoté Jean Luc avant de violer Awa sous ses yeux. Ensuite, il a pris des billets de banque en euros et en francs CFA estimés à 1,5 million de francs CFA. Il a aussi récupéré les cartes bancaires de Luc, selon des sources de Seneweb proches du dossier.

Le mis en cause tente maquiller ses crimes
Pour maquiller ses crimes, Dramé a mis le feu dans la résidence pour brûler vif le ressortissant français et sa compagne Awa. Puis, il est rentré tranquillement chez lui.
Mais le couple a réussi à se détacher et à s’échapper des flammes. La résidence, elle, a été complètement incendiée.
Le baptême du feu de la nouvelle SR de Ziguinchor
Informée des faits, la brigade de gendarmerie du Cap Skirring a ouvert une enquête, avant que la nouvelle Section de recherches (SR) de Ziguinchor prenne le relais. Cette unité d’élite de la Légion de la gendarmerie de Ziguinchor a été inaugurée récemment par le ministre des Forces armées, en présence du général Moussa Fall.

Que s’est-il passé
Pendant ce temps, l’auteur présumé du double assassinat a rejoint tranquillement son domicile à Mlomp où il  a continué à mener ses activités comme si de rien n’était. En effet, Jean Luc et Awa ne pouvaient pas identifier leur bourreau qui était encagoulé.
Venus pour prêter main-forte à leurs collègues de la brigade de gendarmerie du Cap Skirring, les investigations menées par  éléments de la SR de Ziguinchor ont permis d’identifier le présumé meurtrier. Cheikh Oumar Dramé a été interpellé et conduit dans les locaux de la SR à Ziguinchor.
Mis devant le fait accompli, Dramé a refait le film de l’horreur dans les moindres détails.

Retour de parquet pour Cheikh Oumar Dramé
Au terme de la procédure diligentée par la SR de Ziguinchor, Cheikh Oumar Dramé a été présenté au procureur ce jeudi matin pour assassinat, incendie volontaire, vol et tentative d’assassinat, selon des sources de Seneweb. Il fait l’objet d’un retour de parquet en attendant l’ouverture d’une information judiciaire suivie de la désignation d’un juge instruction.

Serigne Ousseynou Kane critique sévèrement Macky Sall lors de la célébration de Kazourajap « Buur dou féne… »

Lors de la célébration de Kazourajap, une fête religieuse importante pour la communauté mouride au Sénégal, Serigne Ousseynou Kane a pris la parole pour exprimer ses critiques à l’égard du président Macky Sall. Dans une déclaration sans équivoque, le leader religieux a dénoncé la duplicité et le manque d’intégrité de certains dirigeants, sans nommer explicitement le président.

« Le plus mauvais dans cette vie est d’avoir un dirigeant qui vous ment et qui se sent à l’aise sur ses mensonges », a déclaré Serigne Ousseynou Kane, suscitant des réactions vives parmi les fidèles présents à l’événement.

Cette sortie remarquée de Serigne Ousseynou Kane intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le gouvernement sénégalais et une partie de la population, notamment en raison du récent report de l’élection présidentielle. Les critiques à l’égard de Macky Sall se sont multipliées ces derniers jours, avec des manifestations et des appels à la mobilisation populaire pour réclamer le respect de la démocratie et de l’État de droit.

À travers ses propos francs et directs, Serigne Ousseynou Kane reflète le mécontentement et la frustration ressentis par de nombreux Sénégalais face à la situation politique actuelle. Son intervention souligne l’importance du rôle des leaders religieux dans le débat public et leur capacité à influencer l’opinion et les comportements dans la société sénégalaise.

Alors que la tension politique continue de s’intensifier au Sénégal, les déclarations de Serigne Ousseynou Kane mettent en lumière les défis auxquels est confronté le gouvernement pour rétablir la confiance et apaiser les tensions dans le pays.

Crise sénégalaise : Macky Sall courtisé par les lobbies de la communication

Depuis l’annonce controversée du report de l’élection présidentielle au Sénégal, le président Macky Sall est sous les feux des critiques tant au niveau national qu’international. Dans ce contexte de crise politique, il est désormais la cible d’approches insidieuses de la part de lobbies de communication cherchant à tirer profit de sa situation délicate.

Selon les informations rapportées par L’Observateur dans son édition de ce mercredi, le président Sall est l’objet d’une cour assidue de la part de ces lobbies, qui proposent leurs services sous couvert d’une offre communicationnelle. Leur objectif est de capitaliser sur la mauvaise posture du chef de l’État pour lui vendre leurs stratégies de communication de crise.

Parmi ces spécialistes de la communication, certains envisagent déjà des actions concrètes pour redorer l’image du président sénégalais. L’Observateur anticipe ainsi la possible publication d’une édition spéciale du prestigieux magazine ‘Jeune Afrique’ consacrée au Sénégal dans les prochaines semaines, une stratégie souvent employée dans ce type de situations. Deux autres groupes, Concerto et Advox, se positionnent également pour offrir leurs services à Macky Sall.

Cette tentative de courtiser le président Sall met en lumière l’importance de la communication dans la gestion de crise politique et souligne les enjeux médiatiques auxquels font face les dirigeants confrontés à des situations délicates. Alors que la pression continue de monter sur le gouvernement sénégalais, il reste à voir quelle stratégie de communication sera adoptée pour faire face à cette crise sans précédent.

Mimi Touré critique Amadou Ba et appelle à la mobilisation des Sénégalais

Suite au report de l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024, Aminata Touré, mieux connue sous le nom de Mimi Touré, a exprimé son désaccord dans un tweet cinglant.

Lors du conseil des ministres présidé par Macky Sall le 7 février dernier, le Premier ministre Amadou Ba a déclaré être en parfait accord avec cette décision de report. Une position que Mimi Touré peine à comprendre. Elle s’interroge même sur les motivations d’Amadou Ba, se demandant si les accusations de corruption portées contre lui par la commission d’enquête parlementaire n’ont pas influencé son revirement soudain. « La commission d’enquête parlementaire le visant personnellement pour accusation de corruption de membres du conseil constitutionnel aurait-elle déjà fait ses effets qui expliqueraient le revirement à 180 degrés de Amadou Ba », s’interroge-t-elle.

Dans son message, Mimi Touré appelle les Sénégalais à se mobiliser à travers tout le pays pour que l’élection puisse avoir lieu à la date initialement prévue, le 25 février. Elle affirme que la violation de la Constitution est inacceptable pour les Sénégalais, soutenus par la communauté africaine et internationale.

Cette prise de position de Mimi Touré souligne les tensions croissantes au sein de la classe politique sénégalaise à la suite du report de l’élection présidentielle et met en lumière les préoccupations concernant le respect de la Constitution et de l’ordre démocratique dans le pays.

Révélation de Souleymane Jules Diop : Macky Sall opposé au report de l’élection présidentielle, mais influencé par des opposants

L’annonce du report de l’élection présidentielle au Sénégal a secoué le pays et suscité des interrogations quant aux motifs qui ont conduit à cette décision. Mais des révélations récentes de la part de l’ambassadeur du Sénégal à l’Unesco, Souleymane Jules Diop, ont jeté une lumière crue sur les dessous politiques de cette affaire.

Selon les dires de l’ambassadeur, relayés par la radio Rfm, le président Macky Sall aurait initialement rejeté l’idée de reporter l’élection présidentielle. Cependant, il aurait été influencé par des opposants politiques qui l’auraient contacté en coulisse pour le persuader de changer d’avis. Ces opposants auraient assuré au président que les manifestations qui suivraient seraient de courte durée et que la situation reviendrait rapidement à la normale.

Ces révélations mettent en lumière les pressions politiques auxquelles les dirigeants peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs fonctions. Elles soulèvent également des questions sur l’indépendance et la transparence du processus décisionnel au sein du gouvernement sénégalais.

De plus, Souleymane Jules Diop a également mentionné que certains opposants politiques ne souhaitent pas la libération d’Ousmane Sonko, actuellement détenu. Leur raisonnement serait que sa libération pourrait leur être politiquement préjudiciable, préférant donc qu’il reste en prison.

Ces révélations suscitent des préoccupations quant à l’intégrité du processus démocratique et soulèvent des questions sur la véritable volonté politique derrière le report de l’élection présidentielle. Il est impératif que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que des mesures soient prises pour garantir la confiance du public dans le gouvernement et le processus électoral.

[Éditorial] Moussa Bocar Thiam, l’avocat du monstre

Il aura marqué son passage au département en charge de la Communication. Une confusion inexplicable sur des dispositions du Code de la Presse en juin 2023 et les programmes de Walfadjiri TV furent suspendus pour trente jours (30) jours. Signé Moussa Bocar THIAM, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique.

La clameur qui avait envahi alors l’espace public aux fins de dénonciation d’une mesure plutôt attentatoire à la liberté de la Presse, n’a pas suffi à ramollir le ministre, décidément incapable d’apprendre de ses erreurs. Et bis repetita ! un semestre plus tard. Revoilà donc le braconnier qui vient achever l’animal avec le plus redoutable des outils interdits en zone protégée : retirer une licence de télévision comme on retire une vie. Rien de moins.

Cet acte est un coup sournois, une atteinte très grave à la liberté de presse et d’expression dans un pays où la presse a, depuis des décennies, toujours apporté sa pierre à la consolidation de la démocratie, de l’état de droit et de la liberté d’expression.

A une autre échelle, notamment économique et sociale, cet acte cherche à priver de moyens de vivre des centaines d’épouses, d’époux, d’enfants, de proches et dépendants sociaux qui se retrouvent subitement sans ressources, par la seule volonté d’un ministre de la République qui semble ne vouloir accepter la Presse que dans le rôle de tambourineur du Roi.

Que vous êtes arrivé trop tard dans la place, monsieur le ministre ! Vous avez ici l’occasion de découvrir la réalité, que votre méthode de gouvernance du secteur est éculée. Les médias sénégalais et ceux qui les animent ne peuvent être des bêtes promises aux abattoirs pour alimenter le menu des aboyeurs, au service exclusif d’un groupe ou d’un clan.

La volonté de faire taire un producteur de contenus ne peut prospérer, si la seule raison doit en être que ce dernier a déjà été frappé du carton du régulateur de l’audiovisuel. On ne tue pas celui dont on a la responsabilité de la tenue en public, au motif qu’il aurait récidivé dans l’interdit. A moins d’être un monstre froid !

Il n’est certes pas question de rapport filial entre le membre du gouvernement et le secteur, mais la circonstance nous autorise cet écart métaphorique, que l’infanticide n’a jamais servi à résoudre une méconduite, le cas échéant. Le ministre a eu la main exagérément trop lourde. Ce n’est pas ici qu’il était attendu, mais manifestement et malheureusement, l’autorité de tutelle est incapable de discernement.

Le groupe Walfadjiri a employé et formé des générations de grands professionnels médiatiques dont ceux, jusqu’à récemment encore, cibles de recruteurs qui ne tarissent pas d’éloges pour leurs nouvelles conquêtes.

Monsieur le ministre, vous avez encore le temps de dire NON et au plus vite faire opposer une réponse négative à toute initiative qui concourrait à vous maintenir dans l’inconfortable situation dont vos collaborateurs et ceux qui vous apprécient positivement souhaiteraient que vous sortiez au plus vite.

La République en a besoin. Par ailleurs, vous en sauront gré les milliers de vos concitoyens qui n’avaient que Walf TV pour suivre et vivre le rythme des affaires de la cité qu’avec eux vous avez en partage.

Il n’est pas de démocratie sans liberté pour les journalistes de collecter, traiter et rapporter dans l’espace public, des faits et opinions qu’ils peuvent commenter et critiquer en n’ayant comme seules limites, que celles que leur imposent les règles d’éthique et de déontologie qui gouvernent leur secteur. Sur ce registre, les acteurs médiatiques ont les instruments et moyens organisationnels pour corriger des inconduites avérées.

Nous, Coordination des Associations de Presse (CAP), constituée du CEDEPS, de la CJRS, du CORED, de l’APPEL, du SYNPICS, du CTPAS, de l’URAC et de l’UNPJS, tenons à rappeler au ministre en charge du secteur et à toute autre voix, quelle qu’elle soit, que les journalistes, les professionnels des médias et les entrepreneurs médiatiques du Sénégal ne baisseront pas les bras devant de pareilles forfaitures.

A l’indécence faussement habillée du manteau de mission républicaine, nous opposons une détermination à la hauteur du défi, afin que nulle mesure autoritaire ne vienne remettre en question les précieux acquis que sont la pluralité médiatique et la diversité des lignes éditoriales, indispensables au respect du droit du public à l’information qui consolide sa citoyenneté.

Nous ne sommes pas dans la menace, mais dans l’assurance que les auteurs de mesures attentatoires aux valeurs de la démocratie et de la liberté d’expression et de presse, nous aurons toujours en face.

Coordination des Associations de Presse (CAP) (édito commun)

La Révolution Iranienne : 45 ans après, une Foi Ébranlée

Il y a 45 ans, la Révolution islamique promettait de faire de l’Iran un phare de l’islam dans le monde, mais aujourd’hui, cette vision semble être sérieusement remise en question. Malgré les tentatives du régime de promouvoir un islam politique radical, la société iranienne montre des signes croissants de rejet envers un régime répressif et une religion d’État.

Les vestiges historiques de Persépolis, symbole de la grandeur de l’Empire perse, ont été menacés après la Révolution de 1979. Des militants religieux ont tenté de les détruire, considérant ces vestiges comme contraires aux valeurs islamiques. Cependant, la résistance populaire a empêché cette destruction, mettant en lumière le profond attachement des Iraniens à leur patrimoine culturel millénaire.

Ce n’est pas un cas isolé. De nombreux aspects de la culture et de l’histoire iraniennes sont contestés par le régime islamique, mais ils restent profondément enracinés dans la conscience collective du peuple iranien. Malgré les efforts du régime pour imposer un islam radical, de plus en plus d’Iraniens rejettent cette vision, ne se reconnaissant plus dans la religion officielle du gouvernement.

Le climat de terreur instauré par le régime a contribué à ce déclin de popularité. Les violations des droits de l’homme, les arrestations arbitraires et la répression systématique ont alimenté un sentiment de dégoût envers le régime, même parmi ceux qui avaient initialement soutenu la Révolution islamique. De nombreux Iraniens pratiquent encore leur foi, mais ils choisissent de le faire en dehors des limites imposées par le gouvernement.

Les statistiques officielles sur la religion en Iran peuvent être trompeuses. Selon certaines études indépendantes, près de la moitié des Iraniens ont abandonné leur religion, tandis qu’un nombre croissant se déclare sans affiliation religieuse. Ces chiffres témoignent du fossé croissant entre le gouvernement et la population, ainsi que de la crise de légitimité que traverse la République islamique.

Alors que l’Iran célèbre le 45e anniversaire de la Révolution islamique, il est clair que les aspirations religieuses qui ont motivé ce mouvement ont été érodées par les réalités politiques et sociales du pays. L’avenir de l’Iran semble être marqué par un profond changement de paradigme, alors que les Iraniens cherchent à redéfinir leur identité nationale et leur rapport à la religion dans un contexte de contestation croissante du régime en place.

Le Mali Justifie Juridiquement son Retrait de la CEDEAO

Le Mali a récemment annoncé son retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), suscitant une controverse quant au délai de ce départ. Alors que la CEDEAO exige un préavis d’un an conformément à ses règles, le Mali persiste à vouloir quitter l’organisation « sans délai ». Dans une lettre adressée à la Commission de la CEDEAO et rendue publique, le ministère malien des Affaires étrangères a invoqué des arguments juridiques pour justifier cette position.

Le ministère malien insiste sur l’irréversibilité de sa décision de quitter la CEDEAO, malgré les appels à une « solution négociée » émanant de l’organisation régionale. Il soutient que le retrait doit être immédiat, en dépit de l’article 91 du Traité révisé de la CEDEAO, qui stipule un préavis d’un an.

Sur le plan juridique, le Mali affirme que les sanctions économiques infligées en janvier 2022 par la CEDEAO, telles que la fermeture des frontières, ont violé les textes communautaires et le droit d’accès à la mer du Mali, garanti par la convention des Nations unies sur le droit de la mer de Montego Bay de 1982. Ces « manquements » rendraient « inopérant » le Traité de la CEDEAO, selon le Mali.

Cependant, les opinions divergent quant à la validité de cet argument juridique. Si certains estiment que l’argumentation du Mali est fondée et recevable, d’autres soulignent que les textes de la CEDEAO autorisent la conférence des chefs d’État à prononcer des sanctions, y compris la fermeture des frontières, en cas de besoin.

Ce débat juridique reflète les tensions persistantes entre le Mali et la CEDEAO, exacerbées par les différends politiques et les sanctions économiques. Alors que le Mali insiste sur son droit de quitter l’organisation sans délai, la CEDEAO maintient sa position selon laquelle un préavis d’un an est nécessaire.

Dans ce contexte, la réaction de la CEDEAO est très attendue, alors que les hostilités entre l’organisation régionale et le Mali se poursuivent. Ce différend juridique s’inscrit dans une série de tensions entre le Mali et la CEDEAO, illustrant les défis auxquels est confrontée l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

ITIE : Oulimata Sarr remplace Eva Marie Coll Seck

Suite à la démission d’Eva Marie Coll Seck de la présidence de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), une nouvelle nomination a été annoncée ce mercredi lors du Conseil des ministres présidé par le chef de l’État Macky Sall. C’est désormais Oulimata Sarr, ancienne ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, qui prend les rênes de l’ITIE.

Cette décision intervient après la démission de Mme Eva Marie Coll Seck, ancienne présidente de l’ITIE, et marque une transition importante dans la direction de cette organisation. Oulimata Sarr apporte avec elle une expérience significative dans le domaine de l’économie et de la coopération, ayant occupé des postes de responsabilité dans le gouvernement précédent.

La nomination de Mme Sarr à la tête de l’ITIE témoigne de la volonté du gouvernement sénégalais de maintenir et de renforcer l’engagement du pays en faveur de la transparence dans les industries extractives. L’ITIE joue un rôle crucial dans la promotion de la transparence et de la responsabilité dans le secteur extractif, en veillant à ce que les revenus générés par ces industries bénéficient équitablement à la population et contribuent au développement durable du pays.

Oulimata Sarr aura ainsi la responsabilité de poursuivre le travail initié par son prédécesseur et de veiller à ce que l’ITIE continue de jouer un rôle actif dans la promotion de bonnes pratiques et de normes élevées en matière de gouvernance dans le secteur extractif sénégalais. Sa nomination est un signal fort de l’engagement continu du gouvernement envers la transparence et la bonne gouvernance dans ce secteur crucial de l’économie nationale.

Report de la Présidentielle : Macky Sall va poursuivre le dialogue pour «renforcer » la démocratie au Sénégal

Suite au report de la présidentielle au Sénégal, le Conseil des ministres s’est tenu comme prévu ce mercredi 7 février au Palais de la République. Lors de cette réunion, le Président de la République, Macky Sall, a réaffirmé sa décision de ne pas participer à l’élection présidentielle fixée au 15 décembre 2024, tout en exprimant sa confiance au Premier ministre Amadou Ba et à l’ensemble du gouvernement.

Dans un communiqué, il a souligné sa détermination à poursuivre le dialogue avec tous les acteurs politiques et les forces vives de la Nation dans le but de renforcer la démocratie à travers un processus électoral transparent et inclusif, ainsi que la crédibilité des institutions.

Dans cette optique, le Président a chargé le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de prendre les mesures nécessaires pour apaiser l’espace public et faciliter le dialogue national en vue de l’organisation de la prochaine élection présidentielle. Il a également insisté sur la nécessité de consolider la solidarité gouvernementale, de garantir le bon fonctionnement des administrations et de poursuivre la mise en œuvre des politiques publiques.

Cette décision de poursuivre le dialogue et de renforcer la démocratie intervient dans un contexte où le report de l’élection présidentielle a suscité des interrogations et des préoccupations au sein de la population. Le Président Sall semble ainsi vouloir apaiser les tensions et consolider la stabilité politique du pays dans un souci d’unité nationale et de respect des principes républicains.

Le gouvernement s’engage donc à poursuivre ses efforts pour assurer une transition démocratique pacifique et transparente, tout en veillant à ce que les élections à venir se déroulent dans les meilleures conditions possibles, garantissant ainsi la légitimité et la crédibilité des institutions démocratiques du Sénégal.

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 07 Février 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 07 février 2024 au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’État, Son Excellence, Monsieur Macky SALL.

Dans son discours inaugural, le Président de la République est revenu sur le vote par l’Assemblée nationale de la proposition de loi fixant la nouvelle date du scrutin présidentiel au 15 décembre 2024, réaffirmant sa décision de ne pas participer à cette élection.

Il a exprimé sa confiance au Premier Ministre Amadou BA et à l’ensemble des ministres, les invitant à prendre toutes les mesures nécessaires pour organiser dans les meilleures conditions le scrutin présidentiel à la nouvelle date fixée.

Le Chef de l’État a également souligné sa volonté de poursuivre le dialogue avec tous les acteurs politiques et les forces vives de la Nation, dans le but de renforcer la démocratie à travers un processus électoral transparent et inclusif, tout en préservant la stabilité du pays.

Dans cette perspective, le Président a décidé de mettre en place un processus d’apaisement et de réconciliation, sous la supervision du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, afin de pacifier l’espace public en vue du dialogue national et de l’organisation de la prochaine élection présidentielle.

Le Chef de l’État a également insisté sur la nécessité de consolider la solidarité gouvernementale, de veiller au bon fonctionnement des administrations, et d’améliorer les politiques publiques pour renforcer les valeurs républicaines.

En ce qui concerne le développement de l’entreprenariat et des petites et moyennes entreprises, le Président a salué les performances de la Délégation générale à l’Entreprenariat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), encourageant le renforcement des efforts gouvernementaux dans ce domaine.

Par ailleurs, le Chef de l’État a souligné l’importance de promouvoir les PME/PMI en capitalisant sur les actions du Fonds de Garantie des Investissements prioritaires (FONGIP) et en relançant le Conseil Présidentiel de l’Investissement.

Sur le climat social et les affaires intérieures, le Président a abordé l’organisation du pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam et les préparatifs de l’appel de Seydina Limamou Laye, appelant à une coordination efficace pour garantir le bon déroulement de ces événements.

En conclusion, le Premier Ministre a exprimé sa loyauté envers le Président de la République et son soutien à sa décision du 03 février 2024, tout en appelant les ministres à œuvrer pour une bonne organisation du dialogue national et du processus électoral.

Au titre des communications des ministres, plusieurs sujets ont été abordés, notamment le suivi de la campagne de commercialisation de l’arachide 2023/2024 et la nouvelle Stratégie nationale de Développement durable de l’Aquaculture 2023-2032.

Le Conseil des Ministres a ainsi marqué son engagement en faveur du développement économique et social du pays, tout en veillant au respect des principes démocratiques et à la préservation de la paix et de la stabilité nationale.

Remaniement ministériel en vue : Une réponse aux démissions et aux rumeurs

Alors que le Sénégal traverse une période marquée par des rumeurs et des incertitudes, notamment autour du report de l’élection présidentielle et de l’annulation supposée du Conseil des Ministres, des observateurs commencent à évoquer la possibilité d’un remaniement ministériel imminent. Cette éventualité serait une réponse aux démissions récentes et aux tensions politiques qui agitent le pays.

Des démissions au sein du gouvernement ont été annoncées ces derniers temps, soulevant des questions sur la stabilité de l’équipe ministérielle en place. Ces départs pourraient être interprétés comme des signes de mécontentement ou de désaccord avec la gestion actuelle du pouvoir.

Parallèlement, les rumeurs concernant un remaniement ministériel se font de plus en plus insistantes. Les spéculations sur de possibles changements au sein du gouvernement s’intensifient à mesure que les tensions politiques s’accentuent.

Un remaniement ministériel pourrait être perçu comme une tentative de réaffirmer l’autorité du président Macky Sall et de consolider son pouvoir. En nommant de nouveaux ministres ou en redistribuant les portefeuilles ministériels, le président pourrait chercher à apaiser les tensions au sein de sa coalition gouvernementale et à renforcer son soutien politique.

Cependant, un remaniement ministériel comporte également des risques. Il pourrait susciter des critiques quant à la stabilité du gouvernement et à sa capacité à gouverner efficacement dans un contexte de crise politique et sociale. De plus, il pourrait entraîner des perturbations dans l’administration et retarder la mise en œuvre des politiques gouvernementales.

Dans l’attente d’une annonce officielle, la possibilité d’un remaniement ministériel reste une hypothèse. Toutefois, si de tels changements devaient avoir lieu, ils pourraient avoir un impact significatif sur la dynamique politique du Sénégal et sur la manière dont le pays fait face à ses défis actuels.

Adji Mbergane Kanouté défend le report de la présidentielle et rejette la responsabilité sur les députés

Adji Mbergane Kanouté, vice-présidente du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY), a pris la parole hier sur la TFM pour justifier le report de l’élection présidentielle initialement prévue le 25 février prochain. Selon elle, le président Macky Sall n’est pas à l’origine de cette décision, affirmant que ce sont les députés qui l’ont actée.

Elle souligne que Macky Sall n’avait pas le droit de décider seul du report de l’élection, insistant sur le fait que son implication dans le processus électoral, notamment dans le choix d’un candidat et dans les campagnes, démontre son engagement envers le scrutin. Adji Mbergane Kanouté affirme que le président avait le droit de se présenter pour un second mandat, mais qu’il y a renoncé, démontrant ainsi son désir de respecter la volonté du peuple sénégalais.

Selon la députée, le Parti démocratique sénégalais (PDS) a exercé son droit en demandant la mise en place d’une enquête parlementaire, en se basant sur l’article 48 de l’Assemblée nationale. Cette enquête vise à examiner les accusations portées contre des juges du Conseil constitutionnel, le candidat de BBY et le processus électoral dans son ensemble.

Adji Mbergane Kanouté insiste sur le fait que les irrégularités signalées par certains candidats ne seront pas ignorées, et que l’enquête parlementaire se poursuivra. Elle souligne également que si la culpabilité du président élu est établie, il pourrait être contraint à démissionner.

Déthié Fall du PRP réagit avec fermeté : « Arrêtez de demander où sont les leaders, nous sommes sur le terrain ! »

Face aux critiques accusant l’opposition de désertion du terrain politique, Déthié Fall, leader du Parti pour la République et le Progrès (PRP), a réagi avec vigueur, qualifiant ces reproches d’idées fallacieuses. « Qu’on arrête de nous dire où sont les leaders. On est là. Toujours sur le terrain ! », a-t-il affirmé de manière catégorique.

Poursuivant sur sa lancée, Déthié Fall a rappelé son engagement en tant qu’opposant et candidat politique, affirmant que lui et ses collègues ont continué à mener la campagne électorale malgré les difficultés et les entraves rencontrées. Il a souligné leur détermination à défendre la démocratie et les libertés, même au prix de leur propre sécurité.

Évoquant le report de la présidentielle décidé par le Président Macky Sall, Déthié Fall a exprimé son rejet de cette décision, arguant que la légitimité des candidats provient du Conseil constitutionnel et non du président en exercice. Il a affirmé que la date du 25 février sera maintenue si les recours introduits sont examinés et jugés conformément à la loi.

S’adressant à tous les Sénégalais, Déthié Fall a souligné l’importance de l’action collective dans cette période critique, affirmant que le moment était venu de passer de la parole aux actes. Il a également alerté la communauté internationale sur la situation politique actuelle au Sénégal, mettant en garde contre les atteintes à la démocratie et aux droits fondamentaux.

Cette réaction de Déthié Fall témoigne de la détermination de l’opposition à faire entendre sa voix et à défendre les principes démocratiques, malgré les obstacles et les pressions rencontrés.

Érosion de la démocratie sénégalaise : Cheikh Yérim Seck pointe du doigt Pastef d’Ousmane Sonko

Dans une récente interview accordée à La Voix du Nord, le célèbre journaliste Cheikh Yérim Seck a livré son analyse sur les récents troubles démocratiques qui agitent le Sénégal. Pour lui, le principal acteur de cette dégradation n’est autre que le parti dissous Pastef, dirigé par Ousmane Sonko.

Selon Cheikh Yérim Seck, l’émergence de Pastef sur la scène politique sénégalaise a introduit des pratiques inédites et souvent violentes. Les manifestations massives, les discours véhéments et les actes de vandalisme ont marqué une rupture avec le caractère traditionnellement pacifique de la démocratie sénégalaise.

Le journaliste rappelle également les événements de mars 2021, où le Sénégal a frôlé le basculement. Les tensions ont atteint un niveau critique suite à l’arrestation du leader de Pastef, Ousmane Sonko, et à l’interdiction de son parti. Ces mesures drastiques prises par l’État ont exacerbé la psychose et alimenté un climat politique déjà tendu.

Cette ambiance électrique et les troubles incessants ont profondément perturbé le fonctionnement démocratique du pays, remettant en question sa réputation de stabilité politique en Afrique de l’Ouest.

En conclusion, Cheikh Yérim Seck met en garde contre les conséquences néfastes de ces pratiques politiques nouvelles et appelle à un retour au calme et au respect des valeurs démocratiques qui ont longtemps caractérisé le Sénégal.

Accident mortel à Thiès : Un policier fauché par un camion

Une tragédie a frappé la ville de Thiès ce mercredi 7 février 2024, avec un accident fatal survenu aux premières heures de la journée. Vers 5 heures du matin, sur la route de Tivaouane, précisément au Rond-point Diassap à la sortie de la commune de Thiès-Ouest, un policier en service au poste de police de Médina Fall, répondant au nom de Abdoulaye Ndiaye, a été victime d’un terrible accident.

Selon les informations rapportées par une source sur place, l’agent de police se trouvait en faction lorsqu’il a été violemment fauché par un camion. Le chauffeur du véhicule incriminé aurait pris la fuite dans un premier temps, laissant derrière lui le policier gravement blessé. Malheureusement, Abdoulaye Ndiaye n’a pas survécu à ses blessures.

Les témoins présents sur les lieux ont rapporté que le camion impliqué dans l’accident a tenté de s’échapper, mais a finalement été arrêté par la suite. Les circonstances exactes de l’accident restent encore floues et font l’objet d’une enquête en cours pour déterminer les responsabilités et les causes précises de ce drame.

Cette tragédie a plongé la communauté dans une profonde tristesse et émotion. La perte d’un agent de police, qui a perdu la vie en exerçant ses fonctions, est un choc pour ses collègues, sa famille et l’ensemble de la population. En attendant les résultats de l’enquête, les hommages affluent en mémoire de Abdoulaye Ndiaye, un serviteur de l’ordre dont la vie a été brutalement interrompue.

Mame Boye Diao dénonce la situation actuelle : une « Insulte pour toute la population »

Dans une déclaration poignante, Mame Boye Diao, candidat à l’élection présidentielle au Sénégal, exprime son indignation face à la crise politique actuelle qui secoue le pays. Pour lui, cette situation constitue « une insulte pour toute la population » sénégalaise, alors que le pays est plongé dans des moments troublés et est devenu, selon ses mots, la risée du monde.

Malgré le report inattendu de l’élection présidentielle, Mame Boye Diao refuse de baisser les bras et estime que le combat n’est pas encore perdu. Il rappelle qu’une première requête a été déposée au Conseil constitutionnel, demandant aux sages de jouer leur rôle d’arbitre conformément aux dispositions constitutionnelles.

Lors d’un point de presse tenu par le collectif des candidats, Mame Boye Diao a expliqué la démarche entreprise, notamment l’utilisation du principe de la connaissance acquise à partir du discours du président de la République Macky Sall. Il a également souligné l’importance cruciale de l’alinéa 7 de l’article 103 de la Constitution, garantissant la forme républicaine du Sénégal.

Pour Mame Boye Diao, la première requête déposée devrait suffire à permettre un retour à la normale et une reprise de la campagne électorale. Cependant, il encourage également les députés de l’opposition à contester la loi récemment votée à l’Assemblée nationale, qui déroge à l’article 31 de la Constitution.

Dans cette période de crise, Mame Boye Diao demeure résolu à défendre les principes démocratiques et constitutionnels du Sénégal. Il appelle toutes les parties concernées à agir dans l’intérêt supérieur du peuple sénégalais et à œuvrer pour restaurer la stabilité politique et sociale dans le pays.

Annulation surprise du Conseil des Ministres : Un signe des temps troublés au Sénégal

En plein tumulte politique suite au report de l’élection présidentielle, une nouvelle surprise frappe le pays : l’annulation soudaine du Conseil des Ministres prévu pour ce mercredi 7 février. L’annonce de cette décision a été faite par la RFM, suscitant des interrogations quant aux raisons sous-jacentes à cette annulation de dernière minute.

Cette annulation intervient seulement deux jours après l’officialisation du report de l’élection présidentielle, un événement qui a déjà semé le doute et l’inquiétude au sein de la population sénégalaise. Alors que le pays est plongé dans une période d’incertitude politique, cette nouvelle interruption des activités gouvernementales soulève des questions sur l’état actuel de la gouvernance et de la stabilité au Sénégal.

Jusqu’à présent, les raisons précises de cette annulation n’ont pas été divulguées, laissant place à des spéculations et à une atmosphère de mystère. Certains observateurs suggèrent que cette décision pourrait être liée à des développements politiques en cours ou à des discussions en coulisses entre les différents acteurs politiques du pays.

Quoi qu’il en soit, cette annulation du Conseil des Ministres vient s’ajouter à une série d’événements inhabituels qui secouent actuellement le Sénégal, renforçant le sentiment d’instabilité et d’incertitude chez les citoyens.

À mesure que la situation politique continue d’évoluer, il est crucial de surveiller de près les développements futurs et de rechercher des réponses claires et transparentes de la part des autorités sur les raisons de cette annulation et sur les mesures prises pour assurer la stabilité et la gouvernance démocratique au Sénégal.

Revue de presse (Wolof) ZIK FM du mercredi 07 février 2024 | Par Mantoulaye Thioub Ndoye

Revue de presse (Wolof) ZIK FM du mercredi 07 février 2024 | Par Mantoulaye Thioub Ndoye

Retrait de la Licence de Walfadjri : La CAP annonce une série d’actions

La Coordination des associations de presse (CAP), réunie mardi, a décidé d’entreprendre plusieurs actions pour exiger la restitution de la licence de diffusion du groupe Walfadjri, suite au retrait annoncé par le ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam.

Dans un communiqué relayé par l’APS, la CAP a dévoilé son plan d’actions, qui comprend notamment une journée sans presse, la convocation d’un Conseil des médias, une saisine du président de la République, la rédaction d’un éditorial commun, une rencontre avec les patrons de presse et les organisations de la société civile, ainsi qu’une veillée nocturne devant les locaux de Walfadjri.

La décision du ministre de retirer la licence de diffusion des programmes de Walfadjri a été motivée par des violations répétées des prescriptions législatives, réglementaires et contractuelles, ainsi que par des actes qualifiés de récidive manifeste, selon l’article 142 du Code de la presse.

Les organisations de la CAP et les acteurs des médias s’engagent à poursuivre leur combat jusqu’à la réinstauration de la normale, et demandent un engagement du gouvernement à ne plus couper l’Internet mobile, ce qui entrave sérieusement l’économie des médias et le droit du public à l’information, garanti par la Constitution.

Les participants à la réunion ont unanimement dénoncé les atteintes graves à la liberté de presse et d’expression engendrées par le retrait de la licence de WalfTV. Ils estiment que le ministre de la Communication a outrepassé ses prérogatives en ignorant la procédure prévue par les lois et règlements en vigueur, et en ne fournissant pas de justification claire quant à cette sanction.

Report du Scrutin Présidentiel : Les États-Unis exhortent le Sénégal à respecter la Constitution

Les États-Unis expriment leur profonde préoccupation face aux mesures prises pour retarder l’élection présidentielle prévue le 25 février au Sénégal, des actions qui vont à l’encontre de la forte tradition démocratique du pays. Le porte-parole du Département d’État américain, Matthew Miller, a déclaré que les États-Unis sont particulièrement alarmés par les informations faisant état de l’expulsion forcée de parlementaires ayant exprimé leur opposition à un projet de loi visant à retarder les élections. Cette situation a conduit à un vote à l’Assemblée nationale que les États-Unis ne considèrent pas comme légitime, compte tenu des conditions dans lesquelles il s’est déroulé.

Dans leur communiqué, les États-Unis exhortent le gouvernement sénégalais à organiser l’élection présidentielle conformément à la Constitution et aux lois électorales en vigueur. Ils soulignent également l’importance de garantir les libertés fondamentales, notamment la liberté de réunion pacifique et d’expression, y compris pour les membres de la presse, et appellent à ce que ces droits soient pleinement respectés.

Les États-Unis réaffirment leur engagement à rester en contact avec toutes les parties prenantes et les partenaires régionaux dans les jours à venir pour trouver une solution équitable et respectueuse de la démocratie. Cette déclaration témoigne de l’importance accordée par les États-Unis au respect des principes démocratiques et à la stabilité politique dans la région.

https://www.state.gov/postponement-of-election-in-senegal/

Guy Marius Sagna et Abass Fall Libérés, Ex-Capitaine Touré en Garde à Vue

Dans un récent développement, les activistes Abass Fall et Guy Marius Sagna, ainsi que Gérard Koïta, ont été libérés selon les informations communiquées par Me Cheikh Khoureychi Bâ. Cependant, une note de différence se dessine avec l’ancien capitaine Seydina Oumar Touré, actuellement en garde à vue dans les locaux du commissariat central de Guédiawaye, selon la même source.

« Les honorables députés Guy Marius Sagna et Abass Fall enfin libérés après une longue attente au Commissariat central de Dakar. Gérard Koïta et les deux membres du staff du Recteur Mary Teuw Niane également libérés quittent l’Hôtel de Police. Pendant ce temps à Pikine, le député Bèye de Pastef et le capitaine Seydina Oumar Touré sont placés en garde à vue au commissariat de Guédiawaye », a rapporté Me Bâ.

Selon des sources de Seneweb, Abass Fall et Guy Marius Sagna ont été appréhendés par les forces de l’ordre du commissariat de l’unité 15 des Parcelles-Assainies, puis remis à la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. Toutefois, l’autorité judiciaire compétente a rapidement ordonné leur libération.

Cette série d’événements soulève des questions sur les circonstances exactes entourant les arrestations et les libérations des différentes personnes impliquées. Alors que certains ont été relâchés, d’autres sont toujours sous la garde des autorités, alimentant ainsi les spéculations et les inquiétudes au sein de l’opinion publique. La situation reste donc à surveiller de près pour connaître les développements ultérieurs.

Réajustement du calendrier électoral au Sénégal : Diop Sy explique son amendement

Lors d’une conférence de presse du parti Benno Bokk Yaakaar ce mardi, le député-maire de Tivaouane, Diop Sy, est revenu sur les motivations qui l’ont poussé à proposer un amendement au calendrier électoral sénégalais. Cet amendement, qui a été voté par 104 députés, a pour but de réajuster la date de l’élection présidentielle, initialement prévue pour le 25 février, au 15 décembre.

Diop Sy a souligné que le choix du 15 décembre était stratégique, prenant en compte plusieurs facteurs essentiels. Tout d’abord, il a rappelé que le mandat présidentiel actuel prend fin le 2 avril prochain, et non le 25 février. Par conséquent, les six mois supplémentaires proposés devraient être calculés à partir de cette date, garantissant ainsi une transition en douceur jusqu’à la fin du mandat.

En outre, le député a mis en lumière l’impact des événements religieux majeurs, tels que le Magal de Touba et le Gamou, sur le calendrier électoral. Ces célébrations importantes nécessitent une prise en compte dans la planification des élections afin de respecter les traditions et les sensibilités religieuses du pays.

En proposant cet amendement, Diop Sy a également cherché à éviter toute polémique ou controverse entourant la transition présidentielle. En clarifiant et en ajustant le calendrier électoral de manière transparente, il espère contribuer à maintenir la stabilité et l’ordre public tout en garantissant un processus électoral démocratique et équitable.

L’explication fournie par Diop Sy lors de cette conférence de presse vise à dissiper les malentendus et à clarifier les raisons derrière l’amendement. En fin de compte, il s’agit de garantir la légitimité et la crédibilité du processus électoral au Sénégal, tout en tenant compte des réalités sociales, religieuses et constitutionnelles du pays.

Sénégal-Alliance des États du Sahel : le défi de la Cédéao

Dans un communiqué diffusé ce mardi soir 6 février, la Cédéao dit « suivre avec préoccupation l’évolution de la situation au Sénégal » et « déconseille toute action ou déclaration » pouvant aller « à l’encontre » de la Constitution et « encourage » la classe politique à « rétablir le calendrier électoral ». Elle prendra « toutes les mesures nécessaires pour accompagner » le Sénégal et « maintenir » sa « tradition démocratique ». C’est effectivement LE nouveau défi sur lequel la Cédéao joue peut-être sa survie. Alors que Macky Sall a annoncé et obtenu le report de l’élection présidentielle qui devait se tenir dans trois semaines, ses opposants dénoncent la « dérive autoritaire » du président sénégalais. Ce report survient après que les régimes putschistes du Mali, du Niger et du Burkina, ont annoncé leur retrait de la Cédéao qui, justement, exige d’eux l’organisation d’élections. Si les situations ne sont pas les mêmes, le moment pose en tout cas un défi de taille à l’organisation régionale. 

S’agit-il de sauver la crédibilité d’un processus électoral fragilisé ? Ou d’un stratagème pour se maintenir au pouvoir ? Le président sénégalais Macky Sall a en tout cas repoussé l’élection présidentielle et prolongé son propre mandat. Le dernier pays ouest-africain à avoir pris une telle décision, c’est le Mali du colonel Assimi Goïta, dont la présidentielle était -hasard du calendrier- également prévue ce mois de février.

Macky Sall est arrivé au pouvoir par les urnes lors d’élections démocratiques et non à la faveur d’un double coup d’État militaire, il a réitéré son engagement à ne pas briguer de nouveau mandat et un camp politique opposé au sien a lui-même demandé le report du scrutin. Au Mali, enfin, aucune nouvelle date n’a été annoncée depuis l’annonce du report il y a quatre mois et demi.

Qu’importe, l’aubaine est trop belle pour les tenants du « néo-panafricanisme » qui exultent et classent désormais Macky Sall dans la catégorie des « putschistes ». Sur les réseaux sociaux circulent des montages du président sénégalais affublé d’un treillis militaire, ou du sobriquet de « Mackyavel ».

L’opposition sénégalaise dénonce la « dérive autoritaire » du chef de l’État au moment où les régimes militaires des pays de l’Alliance des États du Sahel claquent la porte de la Cédéao, qui les pressait justement d’organiser des élections pour rétablir l’ordre constitutionnel.

Cette simple concordance des temps pose un défi à toute la sous-région et la Cédéao, régulièrement accusée de faire « deux poids deux mesures », joue peut-être sa survie sur ses décisions à venir.

Dès lundi, sur le Sénégal, la Commission de la Cédéao faisait part de « sa préoccupation quant aux circonstances qui ont conduit au report » et appelait à « l’organisation d’une élection transparente, inclusive et crédible. » Le président bissau-guinéen, qui présidait la Cédéao jusqu’à l’été dernier, n’a pas eu le même réflexe : Umaro Sissoco Embaló a immédiatement « félicité » Macky Sall pour sa « sage décision », « dans le but d’aller vers de futures élections plus inclusives. » 

« La problématique pour la Cédéao, c’est que ceux qui détiennent le pouvoir respectent des limites »

Baba Dakono, chercheur à l’Observatoire citoyen sur la gouvernance et la sécurité (OCGS) à Bamako

RFI : Après le report de la présidentielle sénégalaise, que type de réaction peut-on attendre de la Cédéao ?

Baba Dakono : C’est très difficile. Je pense que cette annonce de report, qui a été suivie d’un vote par l’Assemblée nationale sénégalaise, a pris de nombreux acteurs au dépourvu. Y compris la Cédéao, qui était déjà dans la tourmente du fait de la situation politique dans la région, avec l’annonce du retrait du Mali, du Burkina et du Niger, en plus du coup d’État en Guinée… La Cédéao était déjà en proie à de nombreuses difficultés dans la gestion de ces crises. Avec la crise politique sénégalaise, il y a une croissance des difficultés et ça va être très difficile pour la Cédéao de gérer cette situation, d’autant plus que c’est intervenu dans un cadre constitutionnel, avec un président qui était élu démocratiquement. 

La Cédéao pourrait-elle décider de sanctions contre le Sénégal, comme elle l’a fait avec le Mali ou actuellement avec le Niger ? 

C’est ce qui est attendu de la part de nombreux acteurs africains, qui ont toujours dénoncé le fait que la Cédéao n’intervenait pas quand il y avait des mandats présidentiels qui allaient au-delà du mandat initialement prévu par la Constitution. On a vu des chefs d’État qui ont modifié la Constitution pour faire des troisièmes mandats. C’était une situation dénoncée par les acteurs africains qui estimaient qu’il y avait des sanctions en cas de coup d’État militaires, mais que ces situations considérées comme des « coups d’État institutionnels » n’étaient pas sanctionnées par la Cédéao. Aujourd’hui, l’organisation est peut-être placée face à son destin dans un contexte d’attente des populations ouest-africaines de sanctions ou ne serait-ce que de condamnation de ces agissements qui vont à l’encontre, du point de vue de ces populations-là, de la consolidation de la démocratie. 

Ceux qui désignent Macky Sall comme un « putschiste institutionnel », ceux qui le mettent dans la même catégorie que les militaires au pouvoir au Mali, au Niger ou au Burkina, ont-ils raison ?

Pas forcément, parce que dans ces pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), ce sont des coups d’État militaires, ce sont des régimes en transition. Pour le cas sénégalais, c’est une crise, on va dire, de la démocratie, une crise politique qui perdure. Ce report du scrutin présidentiel constitue un épisode de cette crise politique-là. 

En tout cas, la Cédéao joue gros sur la manière dont elle va gérer ces différents cas, qui lui tombent dessus en même temps… 

Aujourd’hui, la problématique sur le continent, c’est : comment faire en sorte que ceux qui détiennent le pouvoir, que ça soit par des faits d’armes ou à travers des élections, puissent respecter un certain nombre de limites. Et parmi ces limites justement, que la fin d’un mandat prévu soit la fin du pouvoir. 

rfi

Rose Wardini placée sous contrôle judiciaire

Après avoir été inculpée par le Doyen des juges pour plusieurs délits, Rose Wardini, leader du mouvement Senegal Nouveau, a été remise en liberté sous contrôle judiciaire. Cette décision fait suite à une audience devant le premier cabinet d’instruction, dirigé par le juge Oumar Makham Diallo.

Les chefs d’accusation retenus contre Rose Wardini incluent l’escroquerie au jugement, le faux en écriture authentique et publique, ainsi que d’autres délits liés à des inscriptions sous une fausse qualité et à des déclarations jugées inexistantes ou trompeuses.

Malgré ces accusations, Rose Wardini a été placée sous contrôle judiciaire, ce qui signifie qu’elle est autorisée à rentrer chez elle tout en étant soumise à certaines restrictions et obligations imposées par les autorités judiciaires. Ce contrôle judiciaire vise à garantir sa présence lors des audiences ultérieures et à assurer le respect des conditions fixées par le tribunal.

Cette décision marque une étape importante dans le processus judiciaire entourant l’affaire de Rose Wardini, qui continuera à être examinée par les autorités compétentes.

Report de la présidentielle au Sénégal : La CEDEAO demande le rétablissement du calendrier initial

Face à la crise politique qui secoue le Sénégal suite au report de l’élection présidentielle, la Commission de la CEDEAO a pris une position ferme, exprimant sa préoccupation face à la situation actuelle dans ce pays réputé pour sa stabilité politique. Dans un communiqué publié ce mardi 6 février, la Commission a adressé un appel pressant à toutes les parties concernées pour rétablir le calendrier électoral initial, prévu pour le 25 février.

La CEDEAO, tout en rappelant l’importance du respect de la Constitution sénégalaise, a mis en garde contre toute action ou déclaration contraire aux dispositions constitutionnelles du pays. Elle a souligné la responsabilité de la population et de la classe politique dans le maintien de la paix et de la stabilité nationale.

Plus précisément, la Commission a encouragé la classe politique sénégalaise à prendre des mesures immédiates pour rétablir le calendrier électoral initial, soulignant que toute modification du mandat présidentiel est formellement interdite par la Constitution. Par conséquent, le report de l’élection, décidé par le président Sall et entériné par l’Assemblée nationale, va à l’encontre de ces dispositions fondamentales.

Dans un contexte où la tension monte et où la violence menace de s’installer, la CEDEAO a lancé un appel à toutes les parties prenantes pour qu’elles renoncent à la violence et à toute action susceptible de perturber davantage la paix et la stabilité du pays. Elle a également appelé les forces de l’ordre à faire preuve de retenue et à protéger les droits fondamentaux de tous les citoyens.

Cette déclaration de la CEDEAO met en évidence l’importance de préserver la stabilité politique et sociale au Sénégal, ainsi que dans toute la région ouest-africaine, et souligne la nécessité pour toutes les parties de s’engager dans un dialogue constructif pour résoudre la crise actuelle.

Comprendre le report de l’élection présidentielle du 25 février 2024 (Par Pr. Ismaila Madior Fall)

1. Qui a initié le report de l’élection présidentielle ?
• Ce n’est pas le Président de la République qui en a pris l’initiative.
• Le report a été initié par le groupe parlementaire du Parti démocratique sénégalais (PDS)  » Liberté, Démocratie et Changement « 
• Ce groupe a déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale la « proposition de loi constitutionnelle portant dérogation aux dispositions de l’article 31 de la Constitution de la République du Sénégal ».
• Article premier. – « par dérogation à l’alinéa premier de l’article 31 de la Constitution aux termes duquel « Le scrutin pour l’élection du Président de la République a lieu quarante- cinq jours au plus et trente jours au moins avant la date d’expiration du mandat du Président de la République en fonction », le scrutin pour l’élection présidentielle est reporté jusqu’au 25 août 2024 ».
• Cette proposition de loi a pour objet de reporter la tenue de l’élection présidentielle en août 2024 et permet au Président en exercice de rester en fonction jusqu’à l’installation de son successeur.
• Un amendement parlementaire a porté la date de la tenue de la prochaine présidentielle au 15 décembre 2024.

2. Quelles sont les raisons justificatives du report ?
• La crise entre l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel sur une supposée corruption de juges constitutionnels.
• La création d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur cette affaire et, au-delà, sur les modalités de vérification des candidatures par le Conseil constitutionnel
• La réfutation des accusations par les membres du Conseil constitutionnel qui demandent que la lumière soit faite sur cette affaire.
• La découverte de fraudes commises par des candidats sur leur nationalité pour faire passer leur candidature.
• Le jet de discrédit sur le Conseil constitutionnel juge électoral source d’un rejet du verdict des urnes (potentiel contentieux électoral)
• Risques de contestations des résultats des élections et dedérapage préjudiciable à la stabilité politique du pays.

3. Quelle est la procédure mise en œuvre pour le report ?

• C’est une proposition de loi constitutionnelle émanant des députés, notamment du groupe parlementaire du PDS
• Cette proposition a été envoyée, pour avis, au Président de la République qui en a pris acte.
• La proposition a été adoptée en commission et approuvéeà la majorité des 3/5 des suffrages exprimés par l’Assemblée nationale le lundi 5 février 2024.
• Ce n’est pas une révision ou modification de la Constitution, mais une dérogation aux dispositions de l’article 31 de la Constitution qui permet un réaménagement du calendrier électoral et non une remise en cause de la durée du mandat prévue par l’article 27 de la Constitution. Pour rappel une loi constitutionnelle peut avoir pour objet de modifier la Constitution ou de déroger à une ou plusieurs dispositions de la Constitution.
• La disposition relative à la durée du mandat et toutes les autres dispositions de la Constitution restent intactes, en l’état.
• La disposition dérogatoire a vocation à être ponctuelle, conjoncturelle, transitoire et cesse d’être en vigueur dès l’organisation de la prochaine présidentielle.

4. Quel est le rôle du Président de la République sur la mise en œuvre du report ?
• Le Président n’en est pas l’initiateur.
• Il doit juste donner un avis favorable ou défavorable oualors en prendre acte. Il a préféré la troisième option.
• Après le vote de la loi constitutionnelle, il appartient au Président de la République de procéder à sa promulgation dans les délais indiqués par la Constitution.

5. Quelle est la date de la prochaine présidentielle ?
• Avec l’approbation de cette loi constitutionnelle, la date de la prochaine présidentielle est celle y indiquée, c’est-à-dire le 15 décembre 2024. Pour rappel, la première présidentielle du Sénégal avait été organisée le 1erdécembre 1963.

6. Quand expire le mandat du Président de la République avec l’adoption de la loi constitutionnelle ?
• Le principe est clairement formulé comme suit : « Le Président en exercice poursuit ses fonctions jusqu’à l’installation de son successeur », c’est-à-dire à l’installation du Président qui sera élu le 15 décembre 2024.
• Cette installation se fera au mois de janvier en cas dedénouement de l’élection en un tour unique et en février en cas de double tour.

7. Est-ce que le Conseil constitutionnel peut censurer la loi constitutionnelle ?

• Non. Il est de jurisprudence constante que le pouvoir constituant est souverain et ne peut faire l’objet de contrôle.
• En conséquence, le Conseil constitutionnel s’est toujours déclaré incompétent pour contrôler une loi constitutionnelle. Autrement dit, il y a une injusticiabilitéde la loi constitutionnelle.
• Dans le même sens, le décret n°2024-106 du 3 février 2024 portant abrogation du décret n° 2023-2283 portant convocation du collège électoral relève, selon une jurisprudence constante, de la catégorie des actes de gouvernement insusceptibles de recours pour excès de pouvoir.
• Au total, la loi bénéficie de l’injusticiabilitéconstitutionnelle, le décret de l’immunité juridictionnelle.

8. Est-ce qu’il y a des précédents de lois constitutionnelles dérogatoires à la Constitution ?

Bien sûr, au moins deux précédents peuvent être cités.

• 1er précédent : Loi n° 62-62 du 18 décembre 1962 portant modification de la Constitution

L’Assemblée nationale après en avoir délibéré, a adopté en sa séance du 18 décembre 1962, à la majorité qualifiée des 3/5.

Le Président de la République promulgue la loi constitutionnelle dont la teneur suit :

Article unique

Il est ajouté à la Constitution de la République du Sénégal un article 66 bis, ainsi libellé :

Art. 66 bis

Par dérogation aux dispositions des articles 25, 53 et 66 de la Constitution fixant les pouvoirs et les attributions du Président du Conseil, le Chef de l’Etat devient Chef de l’Exécutif.

Il peut soumettre au référendum un projet de révision constitutionnelle, après avis du Président de l’Assemblée nationale, du Conseil des ministres et d’une commission spéciale de l’Assemblée.

La présente loi sera exécutée comme Constitution.

• 2ème précédent – Loi constitutionnelle n° 2007-21 du 19 février 2007 modifiant la loi n° 2006-11 du 20 janvier 2006 prorogeant le mandat des députés élus à l’issue des élections du 29 avril 2001

L’Assemblée nationale a adopté en sa séance du mercredi 07 février 2007 et à la majorité des 3/5 des membres la composant ;

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article unique.- L’article unique de la loi constitutionnelle n° 2006-11 du 20 janvier 2006 est modifié ainsi qu’il suit :

« Par dérogation à l’alinéa premier de l’article 60 de la Constitution, le mandat des députés élus à l’issue des élections du 29 avril 2001 est prorogé pour être renouvelé le 03 juin 2007 ».

La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.

9. Est-ce qu’il y a un précédent de report d’une élection présidentielle dans l’histoire du Sénégal ?
• Oui, suite à la première présidentielle de 1963 avec un mandat de 4 ans, la suivante, devant se tenir en début décembre 1967, a été reportée au 25 février 1968.

10. Quelle appréciation faire de cette loi au regard du parcours démocratique ?
• Une loi consolidante qui procède d’un simple réaménagement du calendrier électoral et non d’un report à proprement parler puisque le décalage ne sort pas de l’année d’expiration du mandat (2024), ne déborde pas sur l’année suivante (2025).
• Une loi qui permet de sauver le Sénégal des dérives d’un processus électoral qui aurait pu être désastreux pour notre pays.
• Une loi qui pose les jalons d’un dialogue qui permettra de réunir les conditions d’une élection libre, ouverte et transparente dans un Sénégal réconcilié et apaisé.

Affaire Rose Wardini : Le dossier confié au Doyen des juges

Le feuilleton judiciaire autour de Rose Wardini prend une nouvelle tournure avec le passage du dossier entre les mains du juge d’instruction du premier cabinet du Tribunal de grande instance de Dakar, Oumar Makham Diallo. Le procureur de la République a requis l’ouverture d’une information judiciaire contre cette candidate à la présidentielle prévue initialement pour le 25 février 2024.

Rose Wardini, leader du mouvement « Sénégal nouveau », se retrouve ainsi au cœur d’accusations graves, notamment d’escroquerie au jugement, de faux en écriture authentique et publique, d’inscription sous une fausse qualité, et d’autres délits connexes. Son sort repose désormais entre les mains du juge d’instruction, qui devra décider de la suite à donner à cette affaire.

La procédure a été enclenchée après son arrestation par la Division des investigations criminelles (Dic) le vendredi 2 février 2024. Elle est accusée d’avoir dissimulé sa double nationalité au Conseil constitutionnel lors du dépôt de sa candidature à la présidentielle. Depuis lors, Rose Wardini a été déférée au parquet de Dakar, où elle a passé une journée avant de bénéficier d’un retour de parquet.

Cette affaire fait écho aux enjeux politiques et juridiques entourant les élections présidentielles et soulève des questions cruciales sur l’intégrité du processus électoral. Alors que le Sénégal traverse une période de turbulence politique, cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontées les institutions judiciaires du pays pour garantir la transparence et la légitimité des élections.

Le Dakarois Quotidien N°100 – du 06/02/24

Le Dakarois Quotidien N°100 – du 06/02/24
🔴 Report Présidentielle au 15 Décembre 2024 : Macky Sall Encore Légitime

TEXTE COLLECTIF : RESTAURER LA RÉPUBLIQUE

Ce 3 février 2024, le président Macky Sall, en interrompant in extremis et illégalement le processus électoral, a plongé le pays dans une torpeur inédite et a embarqué celui-ci dans une aventure aux lendemains plus qu’incertains. Le plan de liquidation de la démocratie sénégalaise, que le régime en place déploie depuis une douzaine d’années, trouve son bouquet final dans cet acte d’annulation du processus électoral. Pour des accusations de corruption, à ce jour non étayées, de membres du Conseil constitutionnel, le président de la République, avec la complicité d’une majorité circonstancielle à l’Assemblée nationale, a fini de corrompre durablement notre tradition démocratique en interrompant ainsi brutalement le processus électoral en cours. Pourtant rien dans l’échafaudage institutionnel ne lui en donne la prérogative en l’état actuel des choses. Rien dans la trajectoire singulière du Sénégal ne pouvait lui servir de viatique pour poser un tel acte qui risque d’être le marqueur d’un avant et d’un après, pour l’histoire du Sénégal indépendant. Le président Macky Sall a fini de porter un redoutable coup au calendrier républicain qui faisait la singularité et la fierté du Sénégal et constituait le baromètre de la vitalité de notre système politique.

La décision par laquelle le président Macky Sall a abrogé le décret n° 2023-2283 du 29 novembre 2023 portant convocation du corps électoral en vue de l’élection présidentielle du 25 février 2024 est, sans conteste, aux antipodes des principes élémentaires du Droit et de la Démocratie. Les arguments qui le sous-tendent sont à la fois faux et légers, et la décision elle-même viole littéralement plusieurs dispositions constitutionnelles. D’un ton qui s’est voulu solennel, le président Macky Sall a décliné les raisons qui l’ont poussé à prendre la décision qui porte un terrible coup à notre République et à la démocratie sénégalaise. Il a d’abord prétexté une crise institutionnelle qui résulterait d’un conflit entre le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale. Selon les députés du PDS qui ont sollicité la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, l’établissement de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle aurait été faite sur fond de corruption de membres du Conseil constitutionnel. La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire par l’Assemblée nationale suffit à ses yeux pour établir l’existence d’une crise. Il s’agit bien évidemment d’un argument fallacieux qui ne résiste à aucune analyse sérieuse. D’une part, le président Macky Sall a agi dans la précipitation pour accomplir sa forfaiture. Il est en effet étonnant qu’il se soit fondé sur de simples accusations dont les auteurs n’ont pas encore montré un début de preuve, pour arguer d’une crise institutionnelle. Il aurait été plus raisonnable d’attendre le rapport de la commission d’enquête parlementaire pour être plus crédible dans l’accusation de corruption. D’autre part, quand bien même il y aurait eu une crise institutionnelle, la Constitution prévoit des voies de résolution qui ne peuvent pas s’accommoder de l’attitude despotique du président Macky Sall. À rebours de son rôle de garant du fonctionnement régulier des institutions qu’il tire de l’article 42 de la Constitution, il s’est comporté en l’espèce en fossoyeur de la République. La véritable crise, c’est celle qui découlera de cette décision inédite remettant en cause le calendrier électoral et dont il est l’unique initiateur et l’ultime responsable.

Outre l’argument de la crise institutionnelle, le président Macky Sall a tenté de justifier sa décision par le fait qu’il existe une candidate à l’élection présidentielle qui ne serait pas exclusivement de nationalité sénégalaise, contrairement aux exigences de l’article 28 de la Constitution. Il a alors jugé opportun d’enfiler son manteau de « gardien de la Constitution » afin d’éviter que le scrutin ne soit biaisé. On tient là la preuve que notre « gardien de la Constitution » ignore tout du contenu de notre Charte fondamentale. Il n’y avait pas besoin de faire de ce cas de figure un prétexte dans la mesure où l’alinéa 1er de l’article 34 de la Constitution propose une solution. La candidate pourrait en effet être invitée à se retirer de la course ou, si le procureur ouvre une information judiciaire à son encontre dans le cadre des poursuites en cours, être déclarée définitivement empêchée. Dans ces deux hypothèses, le Conseil constitutionnel modifierait sa liste et la date du scrutin serait maintenue, comme le prévoit la Constitution.

En prenant la décision en question, le président Macky Sall s’est attribué des prérogatives qu’il ne tient ni de la Constitution, ni d’aucune loi de la République. L’artifice du parallélisme des formes sous-entendu est un prétexte ridicule pris par l’auteur de la forfaiture. En droit, il n’est pas toujours vrai que quand on a édicté un décret, on a systématiquement la latitude de prendre un autre décret pour abroger le premier. Pour prendre un exemple simple, un décret de nomination d’un membre du Conseil constitutionnel ne peut pas être abrogé ou retiré par le président de la République dans le but de mettre fin de manière anticipée au mandat du juge concerné. L’abrogation du décret portant convocation du corps électoral implique des conséquences juridiques d’une extrême gravité. À travers sa décision annulant le scrutin, Macky Sall a piétiné les articles 27 et 103 qui interdisent respectivement que le président de la République puisse faire plus de deux mandats ou que la durée du mandat du chef de l’Etat soit modifiée. L’improbabilité de pouvoir tenir l’échéance du 2 avril 2024 vide ces deux articles de toute leur substance. Le Conseil constitutionnel avait d’ailleurs rappelé dans sa décision n° 1/C/2016 du 12 février 2016 que le mandat du président de la République est intangible en des termes on ne peut plus clairs : « Considérant, en effet, que ni la sécurité juridique, ni la stabilité des institutions ne seraient garanties si, à l’occasion de changements de majorité, à la faveur du jeu politique ou au gré des circonstances notamment, la durée des mandats politiques en cours, régulièrement fixée au moment où ceux-ci ont été conférés pouvait, quel que soit au demeurant l’objectif recherché, être réduite ou prolongée » (cons. 32).

La décision de Macky Sall constitue, enfin, une défiance à la Constitution qui dispose en son article 92 que les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. Il s’agit sans doute d’un refus d’appliquer la décision du Conseil arrêtant la liste des candidats à l’élection présidentielle.  

En application de cette disposition de la Constitution, ni la loi, ni un décret ne peuvent modifier ou abroger la décision du Conseil constitutionnel établissant la liste définitive des candidats. Cette liste ne peut être modifiée que par une décision du Conseil constitutionnel et pour des motifs limitativement énumérés par les articles 29 à 34 de la Constitution. Cette défiance des pouvoirs politiques (Président de la République et Assemblée nationale) envers la juridiction constitutionnelle, arbitre suprême du jeu électoral, est la véritable source de crise institutionnelle.

C’est une évidence que depuis quelques années, ce régime nous a maintenus dans une crise quasi-permanente : disparitions de soldats dans des circonstances troubles, morts de manifestants, intimidations, arrestations, hordes de nervis, harcèlements judiciaires, malversations, corruption, reniements, impunité. Aujourd’hui pour les intérêts d’un homme et d’un clan, sous le fallacieux prétexte d’une crise institutionnelle, le Sénégal vient de gravement régresser dans son histoire démocratique. En effet, ce qui est en jeu les heures et les jours à venir, c’est la survie de l’idée de République ; c’est-à-dire notre volonté de vivre ensemble et d’inventer perpétuellement la société sénégalaise en tant qu’horizon et futur. Il est inadmissible de vouloir, pour le bénéfice d’un homme, d’un parti, d’un groupe de courtisans d’une autre époque, compromettre l’avenir d’une Nation qui a eu, un certain 19 mars, la ferme volonté d’entrer dans le nouveau millénaire pour s’inventer un présent et un futur de démocratie, de justice, de liberté, d’équité et simplement d’un vivre-ensemble harmonieux sénégalais. Il s’agit pour les Sénégalais de s’ériger contre cette forfaiture, d’exiger le respect du calendrier Républicain, de faire rétablir le droit par le Conseil constitutionnel, de faire à nouveau nation et de résolument restaurer leur République et leur idéal de vie commune.

Vous pouvez signer cette déclaration en indiquant votre nom et affiliation dans la fenêtre des commentaires.

1 – Babacar GUÈYE, Professeur titulaire, Agrégé en droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

2 – Felwine SARR, Professeur titulaire, Agrégé en Sciences Économiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

3 – Maurice Soudiéck DIONE, Professeur assimilé, Agrégé en sciences politiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

4 – Malick DIAGNE, Professeur titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

5 – Mbissane NGOM, Professeur titulaire, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

6 – Abdoul Aziz DIOUF, Professeur titulaire, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

7 – Mamadou DIOUF, Professeur, Histoire, Columbia University (USA) ;

8 – Abdou Khadre DIOP, Professeur assimilé, Agrégé en droit public, Université numérique Cheikh Hamidou KANE (ex UVS) ;

9 – Sidy Alpha NDIAYE, Professeur assimilé, Agrégé en droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

10 – Boubacar BA, Professeur assimilé, Agrégé en droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

11 – Ferdinand Diène FAYE, Maître de conférences titulaire, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

12 – Moustapha Bassirou NIANG, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

13 – Abdou Yade SARR, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

14 – Djibril DIOUF, Maître de conférences titulaire, Administration publique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

15 – Tapsirou Bocar BA, Maître de conférences assimilé, Droit Public, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

16 – Mamadou Salif SANÉ, Maître de conférences assimilé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

17 – Benoît TINE, Professeur assimilé, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

18 – Diouma KOBOR, Professeur titulaire, Physique, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

19 – Ibrahima THIAW, Directeur de recherche titulaire, Archéologie-Anthropologie, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

20 – Marie-Pierre Rokhayatou SARR, Maître de conférences titulaire, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

21 – Assane MBAYE, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

22 – Moustapha NGAÏDÉ, Maître de conférences, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

23 – Joseph Sambassene DIATTA, Maître de conférences titulaire, Physique, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

24 – Rokhy POUYE, Enseignante-chercheuse vacataire, Économie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

25 – Diéry NGOM, Enseignant-chercheur, Informatique, Université Alioune Diop de Bambey ;

26 – El Hadji Babacar LY, Professeur assimilé, Chimie organique, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

27 – Dominique MENDY, Docteur en sciences économiques, Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ziguinchor) ;

28 – Awa DOUCOURÉ, Maître de conférences assimilé, Sciences politiques, Université numérique Cheikh Hamidou Kane ;

29 – Ami Collé SECK, Maître de conférences titulaire, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

30 – Mamadou DIANGAR, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

31 – Mouhamadou BOYE, Maître de conférences, Droit privé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

32 – Gane Diouf, Maître de conférences titulaire, Histoire du droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

33 – Mouhamadou Moustapha SARR, Maître de conférences assimilé, Génie mécanique et productique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

34 – Massamba DIOUF, Professeur titulaire, Santé publique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

35 – Mouhamadou Ngouda MBOUP, Enseignant-chercheur, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

36 – Minata SARR, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

37 – Moustapha NDIAYE, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

38 – Jean-Louis CORRÉA, Professeur assimilé, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

39 – Cheikh Ibra Fall NDIAYE, Enseignant-chercheur vacataire, Droit public, Université Alioune Diop de Bambey ;

40 – Ndèye Dieynaba NDIAYE, Professeur, Droit des migrations, Université de Quebec à Montréal ;

41 – Ndioro NDIAYE, Professeur titulaire, Santé publique dentaire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

42 – Naphy SAMBA KA, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

43 – Mamecor FAYE, Maître de conférences titulaire, Biologie animale, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

44 – Oumy GUÈYE, Enseignante-chercheuse, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

45 – Ibrahima KA, Maître de conférences assimilé, Électromécanique, École polytechnique de Thiès ;

46 – Babacar CAMARA, Maître de conférences, Agroforesterie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

47 – Ndèye Sophie DIAGNE, Professeur assimilé, Agrégée en droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

48 – Doudou DIOP, Directeur de recherche assimilé, Botaniste, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

49 – Saliou NGOM, Chargé de recherche titulaire, Sociologie politique, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

50 – Malado AGNE, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

51 – Gilbert Coumakh FAYE, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

52 – Seydi Diamil NIANE, Chargé de recherche titulaire, Islamologie, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

53 – Mamadou Lamine SARR, Maître de conférences assimilé, Sciences politiques, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

54 – Momar Sylla DIENG, Maître de conférences titulaire, Économie, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

55 – Babacar DIENG, Maître de conférences assimilé, Gestion, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

56 – Alla MANGA, Chargé de recherche, Géographie, IFAN-Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

57 – Massamba GAYE, Professeur assimilé, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

58 – Sokhna Mariama Sèye FALL, Enseignante-chercheuse, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

59 – El Hadji Samba NDIAYE, Professeur assimilé, Agrégé en Droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

60 – Ibrahima THIAW, Directeur de recherche, Archéologie, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

61 – Cheikh Abdoulaye NIANG, Chargé de recherche, Anthropologie, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

62 – Abdoulaye KEÏTA, Directeur de recherche, Littérature orale, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

63 – Mouhamed Abdallah LY, Directeur de recherche assimilé, Sciences du langage, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

64 – Lamine Bodian, Enseignant-chercheur, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

65 – Idrissa BA, Professeur titulaire, Histoire médiévale, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

66 – Hamidou DIA, Chercheur, Sociologie, IRD / Université Paris Cité ;

67 – Fatoumata HANE, Professeur assimilé, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

68 – Cheikh THIAM, Professeur titulaire, Études africaines, Amherst college (USA) ;

69 – Doyle CALHOUN, Assistant Professor, Francophone Studies, Trinity College (USA) ;

70 – Jean Alain GOUDIABY, Professeur assimilé, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

71 – Babacar Mbaye DIOP, Professeur assimilé, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

72 – Fatou DIOUF, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

73 – Pape Chérif Bertrand Bassène, Enseignant-chercheur, Histoire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

74 – Abdou Khadir DIALLO, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

75 – Ousmane MANÉ, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

76 – Ndéné MBODJI, Maître de conférences titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

77 – Souleymane GOMIS, Professeur titulaire, Sociologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

78 – Mounirou DIALLO, Maître de conférences titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

79 – Lamine DIÉDHIOU, Maître de conférences titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

80 – Abdou Salam SALL, Professeur des universités de classe exceptionnelle, chimie inorganique, Ancien Recteur, Ancien Président ANEF, Ancien Secrétaire général du SAES, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

81 – El Hadji Malick CAMARA, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

82 – Ndèye Fatou LECOR, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

83 – Aliou DIAW, Maître de conférences, Lettres modernes, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

84 – Oumar DIOP, Enseignant-chercheur, Mathématiques appliquées, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

85 – Ndiogou SARR, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

86 – Ameth NDIAYE, Maître de conférences titulaire, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

87 – Babacar FAYE, Phd, Formateur en anglais, Groupe AFORP, Paris ;

88 – Boubacar KANTÉ, Maître de conférences titulaire, Sciences politiques, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

89 – Cheikh KALING, Maître de conférences titulaire, Histoire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

90 – Laina Ngom DIENG, Maître de conférences, Psychologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

91 – Papa Alioune FALL, Professeur assimilé, Électronique et Télécommunications, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

92 – Oumy NIASSE, Enseignante-chercheuse, Data Science, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

93 – Ibrahima D. DIONE, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

94 – Abdoulaye NGOM, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

95 – Amary NDOUR, Maître de conférences assimilé, Histoire du droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

96 – Aboubekr THIAM, Enseignant-chercheur, Communication multimédia, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

97 – Alioune Badara THIAM, Maître de conférences titulaire, Droit privé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

98 – Papa SY, Maître de conférences titulaire, Droit privé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

99 – Ibra SÈNE, Associate Professor of History & Global and International Studies, The College of Wooster (USA) ;

100 – El Hadji Malick Sy CAMARA, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

101 – Alpha DIA, Enseignant-chercheur, Économie, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

102 – Bara AMAR, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

103 – Ibrahima SILLA, Maître de conférences titulaire, Sciences politiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

104 – Papa Fara DIALLO, Maître de conférences, Sciences politiques, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

105 – Ngalla DJITTÉ, Professeur titulaire, Mathématiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

106 – Mactar KAMARA, Agrégé de droit public, Professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

107 – Youssou GNING, Professeur titulaire et émérite, Mathématiques, Ontario (Canada) ;

108 – Diouma DIALLO, Maître de conférences titulaire, Sciences de l’information et de la communication, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

109 – Yankhoba SEYDI, Professeur assimilé, Anglais, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

110 – Khadidja DIALLO, Maître de conférences titulaire, Anglais, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

111 – Christian Ousmane DIOUF, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

112 – Maguette DIOP, Enseignant-chercheur, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

113 – Prof Mouhamadou THIAM, École Polytechnique de Thiès ;

114 – Mory THIAM, maître de conférences titulaire, philosophie, Ucad ;

115 – Samba TRAORÉ, Professeur titulaire de classe exceptionnelle à la retraite, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

116 – Mahamadou Lamine SAGNA, Professeur de Sociologie- WPI (USA) ;

Les universitaires qui souhaitent signer cette déclaration peuvent rajouter leur nom et affiliation dans la fenêtre des commentaires, ci-dessous.

Report de la présidentielle : 151 manifestants interpellés par la police

Le Sénégal fait face à une crise politique majeure suite à la décision du Président Macky Sall de reporter l’élection présidentielle prévue initialement le 25 février 2024. Cette annonce a déclenché des manifestations dans plusieurs régions du pays, mettant en lumière les divisions politiques et les inquiétudes croissantes concernant l’avenir démocratique du pays.

Les manifestants, mécontents de ce report, ont exprimé leur frustration en descendant dans les rues pour exiger le respect du calendrier électoral initial. Les heurts avec les forces de l’ordre ont conduit à l’arrestation de 151 personnes à travers le pays. Ces tensions témoignent de la polarisation politique croissante et de l’incertitude qui règne quant à la voie à suivre pour la gouvernance du pays.

La justification avancée par le président Macky Sall pour le report de l’élection réside dans la nécessité de résoudre les conflits juridiques liés à l’invalidation de la candidature de Karim Wade. Cependant, cette décision a suscité des interrogations quant à son impact sur la stabilité politique du Sénégal et à la confiance du public dans le processus démocratique.

Parallèlement, le pays a également été témoin de coupures d’internet mobile, suscitant des préoccupations quant à la liberté d’expression et à l’accès à l’information. Le gouvernement a justifié cette mesure par la diffusion de messages haineux et subversifs sur les réseaux sociaux, contribuant ainsi à la polarisation accrue de la société.

La situation est complexe, avec des appels au dialogue lancés par le président Sall. Cependant, certains acteurs politiques, tels que Mamadou Lamine Diallo, leader du parti Tekki, contestent vigoureusement le report de l’élection et annoncent des actions légales contre le décret présidentiel.

La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation au Sénégal, appelant au calme et à un dialogue inclusif pour résoudre la crise. La stabilité politique du pays, longtemps considérée comme un exemple en Afrique de l’Ouest, est actuellement mise à l’épreuve, et l’issue de cette crise reste incertaine.

[Document] Voici le décret abrogeant la convocation du corps électoral et contresigné par Amadou Ba

[Document] Voici le décret abrogeant la convocation du corps électoral et contresigné par Amadou Ba

Controverse à l’Assemblée Nationale : Report de la Présidentielle au 15 décembre 2024 Entériné Amidst des Évacuations Musclées de l’Opposition

L’Assemblée nationale du Sénégal a été le théâtre d’une intense controverse aujourd’hui, alors que les députés de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) et de Wallu ont entériné le report de l’élection présidentielle au 15 décembre 2024. Ce vote a été effectué dans un contexte tendu, marqué par l’évacuation musclée de députés de l’opposition de l’hémicycle.

La décision de reporter la présidentielle intervient dans un climat politique déjà tendu, avec des manifestations et des désaccords croissants au sujet du processus électoral. Les députés de BBY et de Wallu ont soutenu le report de l’élection au 15 décembre, arguant de la nécessité d’une prolongation pour des raisons non spécifiées.

Cependant, la validité de ce vote est remise en question en raison des évacuations musclées qui ont précédé le scrutin. Des députés de l’opposition ont été expulsés manu militari de l’Assemblée nationale, suscitant des inquiétudes quant au respect des principes démocratiques et du droit d’expression des opinions divergentes.

Cette décision de reporter l’élection présidentielle, prise dans un climat de tensions et de controverses, soulève des interrogations sur la légitimité du processus et l’intégrité de la démocratie au Sénégal. Les prochains développements seront scrutés attentivement, alors que le pays navigue dans une période politique délicate.

Rose Wardini devant la justice : Retour de parquet après des accusations d’escroquerie et de faux en écriture

La candidate à l’élection présidentielle de 2024 au Sénégal, Rose Wardini, a été déférée au parquet de Dakar le 05 février 2024, suite à des accusations d’escroquerie au jugement, de faux en écriture authentique et publique, d’inscription sous une fausse qualité, et d’inscription tendant à dissimuler une incapacité. Après une journée passée dans la cave du palais de justice, elle a bénéficié d’un retour de parquet.

Le dossier de Rose Wardini, qui était entre les mains du procureur, pourrait désormais être confié à une juge d’instruction. Cette étape pourrait marquer le début d’une enquête plus approfondie sur les charges qui pèsent contre la candidate.

L’arrestation de Rose Wardini a eu lieu le 02 février 2024, par la Division des investigations criminelles (Dic). Les accusations portent sur le fait d’avoir prétendument « caché » sa double nationalité au Conseil constitutionnel lors du dépôt de sa candidature.

Les chefs d’accusation comprennent l’escroquerie au jugement, le faux en écriture authentique et publique, l’inscription sous une fausse qualité, et l’inscription tendant à dissimuler une incapacité. Des allégations sérieuses qui pourraient avoir des conséquences importantes sur la candidature de Rose Wardini à l’élection présidentielle.

La candidate devra désormais patienter pendant que la procédure judiciaire suit son cours. L’issue de cette affaire pourrait avoir un impact significatif sur le paysage politique sénégalais, en particulier à l’approche de l’élection présidentielle.

Il est à noter que la double nationalité est un sujet délicat dans le contexte politique, et toute allégation de dissimulation de cette information peut susciter des débats intenses et des répercussions juridiques. La justice sénégalaise sera désormais chargée d’examiner attentivement les éléments de l’affaire et de prendre des décisions éclairées conformes à la loi.

Réaction de Madiambal Diagne au Report de la Présidentielle : Appel au Dialogue et à la Réalisme Politique

Dans sa chronique du lundi dans Le Quotidien, Madiambal Diagne a réagi au report de l’élection présidentielle au Sénégal, exprimant son soutien à la décision du président Macky Sall. Sous le titre «Macky Sall, le dialogue pour refermer la déchirure», le journaliste utilise la célèbre expression latine «Alea jacta est» (le sort en est jeté) pour approuver la décision présidentielle.

Madiambal Diagne affirme avoir eu une explication directe du président sur les raisons profondes de sa décision, soulignant les risques pour l’image personnelle de Macky Sall et les risques potentiels de troubles politiques et sécuritaires pour le pays. Malgré cela, il reconnaît le courage du président qui a considéré la préservation de la République et la stabilité institutionnelle comme des enjeux valant la peine de reporter l’élection.

Le patron de groupe Avenir communication exprime sa «grande indulgence» envers le chef de l’État, soulignant que cette décision difficile ne vise pas à maintenir le pouvoir pour lui-même. Il encourage les opposants au report de la présidentielle à répondre à l’appel au dialogue du président, prédissant que ceux qui s’y opposent finiront par s’y rallier ou risqueront de rester en marge de l’histoire.

Madiambal Diagne insiste sur la nécessité de prendre de la hauteur et d’adopter une posture politique réaliste pour surmonter les obstacles qui se présentent sur le chemin du pays. Il appelle à la compréhension de la situation politique objective et exhorte les acteurs politiques à s’engager dans un dialogue constructif sur les contours d’un nouvel agenda électoral.

Entre Report et Responsabilité – Naviguer dans les Eaux de la Démocratie

En cette période mouvementée où la démocratie sénégalaise se trouve à la croisée des chemins, le report de l’élection présidentielle soulève des questions cruciales qui méritent une réflexion approfondie. Au-delà des réactions passionnées, il est essentiel d’aborder cette situation avec un esprit critique et un sens aigu de la responsabilité collective.

L’accusation d’hypocrisie et d’égoïsme à l’égard de ceux qui critiquent le report de l’élection doit être examinée à la lumière de la complexité des enjeux actuels. Certes, chaque citoyen a le droit de défendre son candidat, mais notre devoir envers la nation va au-delà des intérêts personnels.

La démocratie est un équilibre délicat entre la volonté du peuple et la nécessité de maintenir l’ordre public. La décision de reporter l’élection, prise pour des raisons de stabilité et de sécurité intérieure, soulève des questions cruciales sur la manière dont nous concilions nos aspirations démocratiques avec la réalité complexe de notre contexte sociopolitique.

LeDakarois.sn encourage la population à s’engager dans un dialogue constructif plutôt que dans des réactions impulsives. En cette période électorale, il est crucial de maintenir un esprit ouvert et de favoriser des discussions respectueuses qui transcendent les clivages partisans.

La déclaration du président Macky Sall concernant le report des élections offre une opportunité pour un examen approfondi de notre système démocratique. Plutôt que de succomber à des accusations mutuelles, il est temps de collaborer pour trouver des solutions qui préservent nos principes démocratiques tout en garantissant la stabilité du pays.

Cet éditorial encourage les citoyens à participer activement au processus démocratique, à exprimer leurs préoccupations de manière constructive et à œuvrer collectivement pour un Sénégal stable et prospère. Dans la tempête actuelle, la responsabilité individuelle et collective de chaque citoyen est mise à l’épreuve. Le Dakarois.sn appelle à un engagement réfléchi, à une compréhension mutuelle et à un effort commun pour façonner l’avenir de notre nation.

Cheikh KANE

Alioune Tine appelle au Retrait de la Proposition de Loi pour prévenir un bain de sang

Dans une publication sur le réseau social X, Alioune Tine, une figure éminente de la société civile, exhorte à éviter tout « bain de sang et chaos » alors que l’Assemblée nationale débat du report de la présidentielle. Le fondateur du think tank Afrikajomcenter préconise le retrait immédiat de la proposition de loi et appelle à une négociation démocratique et consensuelle pour établir un nouveau calendrier électoral respectant les délais constitutionnels.

La publication complète d’Alioune Tine souligne l’importance cruciale d’éviter la violence et l’incertitude au Sénégal. Il critique le report inconstitutionnel de l’élection présidentielle à la veille du scrutin, qui a plongé le pays dans une situation volatile. Alioune Tine appelle à tirer des leçons des événements passés, faisant référence au conflit entre le peuple et ses représentants en 2011.

Il insiste sur la nécessité de retirer la proposition de loi immédiatement, soulignant que tout régime est voué à l’échec contre la volonté inébranlable du peuple. Il appelle toutes les forces politiques et sociales à exercer leur influence pour garantir le retrait de la proposition de loi, mettant en avant la nécessité d’éviter les violences et le chaos.

Alioune Tine plaide en faveur d’un dialogue et d’une entente entre les acteurs politiques et de la société civile pour éviter les pertes humaines et les troubles politiques. Il met en avant le désir de changement au sein de la population, soulignant que le système politique et institutionnel actuel doit être transformé par la négociation entre des parties respectueuses et estimant qu’il est temps de bannir les coups de force.

L’appel d’Alioune Tine met l’accent sur la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité nationale par le retrait de la proposition de loi et la recherche d’une solution consensuelle pour établir un nouveau calendrier électoral.

Réaction de l’Union Africaine au Report de la Présidentielle au Sénégal : Appel au Dialogue et à l’entente

Le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, a émis lundi un appel pressant aux Sénégalais pour résoudre leurs différends politiques par le biais du dialogue, de la concertation et de l’entente. Cette déclaration intervient après les tensions et violences qui ont éclaté à la suite de l’annonce du report de l’élection présidentielle par le président Macky Sall.

Dans un communiqué publié sur le réseau social X, Moussa Faki Mahamat a exprimé sa « préoccupation » face aux événements survenus suite à la décision du Président Sall. Il a appelé les autorités sénégalaises à organiser les élections présidentielles dans les meilleurs délais, prônant la transparence, la paix et la concorde nationale.

Les heurts entre les forces de sécurité et les manifestants, mobilisés par l’opposition contre la décision présidentielle, ont marqué le paysage de Dakar dimanche. Les arrestations et l’utilisation de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre ont exacerbé les tensions dans la capitale sénégalaise.

Moussa Faki Mahamat a souligné l’importance du respect des principes de l’État de droit et a encouragé toutes les forces politiques et sociales au Sénégal à résoudre leurs différends de manière civilisée, conformément à la tradition historique du pays en matière de démocratie.

L’Union Africaine, reconnaissant le modèle démocratique du Sénégal, a exprimé son souhait de voir les autorités nationales organiser rapidement les élections dans un climat de transparence et de sérénité. Le président Macky Sall avait annoncé le report de l’élection présidentielle quelques heures avant le début de la campagne électorale, suscitant des réactions vives et des inquiétudes au sein de la population sénégalaise.

Report de la présidentielle au Sénégal : Macky Sall consulte une large coalition de leaders

Dans une annonce surprise, le Président sénégalais, Macky Sall, a déclaré samedi le report indéfini de l’élection présidentielle prévue initialement le 25 février, en abrogeant le décret convoquant le collège électoral. Dans son discours à la Nation, il a dévoilé que cette décision cruciale a été précédée par des consultations approfondies avec divers acteurs clés du pays.

Outre le Premier ministre et les présidents d’institution, le chef de l’État a également échangé avec les membres du Conseil constitutionnel pour recueillir leurs avis et éclaircissements sur la situation actuelle du pays. Cette démarche semble souligner la volonté du Président de prendre des décisions éclairées et de promouvoir la transparence dans le processus décisionnel entourant le report de l’élection.

Selon des informations relayées par le quotidien L’AS, Macky Sall a élargi son cercle de consultation en incluant des leaders religieux de premier plan. La veille de son allocution, le Président a eu une rencontre personnelle avec le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, ainsi qu’avec d’autres chefs religieux. Cette réunion visait à les informer de la situation nationale qui a conduit au report de l’élection présidentielle.

L’implication des leaders religieux dans ce processus souligne l’importance de leur rôle dans la gouvernance du pays et dans la prise de décisions cruciales. Le Sénégal, reconnu pour sa tradition de coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses, voit ainsi les autorités chercher la bénédiction et les conseils des leaders spirituels.

La consultation de ces diverses parties prenantes illustre une approche inclusive de la gouvernance, visant à recueillir des perspectives variées avant de prendre des décisions ayant des répercussions nationales. Cependant, la réaction du public à cette annonce reste à surveiller, car le report de l’élection peut susciter des opinions divergentes dans une période où la démocratie et la stabilité sont mises à l’épreuve.

Abdou Karim Fofana : « L’initiative du report émane de l’Assemblée nationale et non du Président Macky Sall »

Le ministre du Commerce de la Consommation et des PME, Abdou Karim Fofana, porte-parole du gouvernement, est intervenu sur France 24 et TV5 pour apporter des précisions et corriger certaines approximations relatives au traitement de l’actualité politique au Sénégal. Voici ses déclarations :

L’initiative du report émane de l’Assemblée nationale et non du président de la République :

Le ministre a souligné que le président de la République, Macky Sall, n’a pas décidé du report, mais a pris acte de la proposition de l’Assemblée nationale, seule habilitée en la matière. Il a indiqué que la proposition de loi émanait du député Mamadou Lamine Thiam, président du groupe parlementaire Liberté, Démocratie et Changement, qui est de l’opposition. Fofana a insisté sur la cohérence de l’abrogation du décret convoquant le corps électoral, soulignant le respect de la séparation des pouvoirs.

Pas une partie de plaisir :

Le ministre a souligné que pour le président Macky Sall, la situation n’est pas une partie de plaisir. En tant qu’arbitre du jeu politique et garant du bon fonctionnement des institutions, il a agi dans le respect de la Constitution pour assurer la stabilité du pays jusqu’à l’élection d’un nouveau président.

Dialogue pour des élections inclusives et crédibles :

Abdou Karim Fofana a évoqué la proposition du président de la République d’organiser un dialogue national, un outil de régulation politique, pour permettre à tous les acteurs de discuter des dysfonctionnements relevés et de proposer des améliorations consensuelles en vue d’organiser rapidement les élections.

Crédibilité du processus versus dogme calendaire :

Le ministre a souligné le débat entre la crédibilité du processus électoral et le respect du calendrier. Il a indiqué qu’il était plus important d’avoir un processus électoral fiable et accepté par tous que de sacrifier la légitimité pour respecter un formalisme calendaire.

Manifestation non autorisée :

Fofana a qualifié la manifestation en cours de non autorisée, soulignant qu’il y a un minimum de règles à respecter pour manifester au Sénégal.

Des opposants qui manifestent avaient demandé le report :

Le ministre a noté que parmi les opposants qui manifestent, certains membres du collectif constitué de candidats recalés avaient saisi le président de la République pour se plaindre du traitement de leurs parrainages et demander le report de l’élection. Il a souligné le paradoxe de ces personnes demandant le report après avoir initialement sollicité cette mesure.

Sénégal: premiers heurts après un report à hauts risques de la présidentielle • FRANCE 24

L’Archevêque de Dakar exprime son désaccord face au report de la présidentielle : Un appel à la stabilité institutionnelle

L’Archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, a pris position contre tout report de l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024, exprimant ses inquiétudes quant à la situation actuelle du pays. Dans un discours récent, Monseigneur Ndiaye a souligné l’importance de préserver la cohésion nationale en respectant les institutions et en assurant leur intégrité dans l’exécution de leurs missions.

L’homme d’Église a partagé son désarroi face aux événements en cours, appelant à une réflexion collective sur la nécessité de maintenir la stabilité institutionnelle pour favoriser le progrès et l’unité nationale. Il a insisté sur le respect des institutions comme fondement essentiel de la démocratie et de la vie nationale.

Cette prise de position de Monseigneur Benjamin Ndiaye intervient dans un contexte marqué par la décision du président Macky Sall de reporter l’élection présidentielle. Alors que certains acteurs politiques soutiennent cette décision, d’autres, tels que l’Archevêque de Dakar, expriment leur préoccupation quant à ses implications sur la stabilité et la démocratie au Sénégal.

Monseigneur Ndiaye a ainsi appelé à un dialogue constructif et à la préservation des principes démocratiques, soulignant que le respect des institutions est un élément crucial pour le développement harmonieux de la nation sénégalaise.

Macky Sall Accusé de « Coup d’État Constitutionnel » par Mamadou Lamine Diallo : La Coalition MLDTEKKI2024 portera Plainte

Le président Mamadou Lamine Diallo, lors d’une conférence de presse cet après-midi, a qualifié le report de l’élection présidentielle de « coup d’État constitutionnel » de la part de Macky Sall. Il affirme que l’abrogation du décret convoquant le corps électoral constitue une violation de la constitution sénégalaise et annonce que la coalition MLDTEKKI2024 portera plainte devant la justice sénégalaise dans les prochaines heures.

Mamadou Lamine Diallo, soulignant le rôle de vitrine démocratique du Sénégal dans la sous-région, insiste sur la nécessité de préserver cette image en respectant les principes constitutionnels. Il appelle également les autres candidats à se joindre à ce combat patriotique pour « sauver le Sénégal ».

Revenant sur les motifs avancés par Macky Sall pour le report, Mamadou Lamine Diallo rejette l’idée que la question de la nationalité de Karim Wade soit le véritable enjeu. Selon lui, Macky Sall cherche plutôt à consolider son pouvoir en prolongeant le scrutin, ouvrant la voie à une possible extension de mandat. Il dénonce le risque d’un « mandat glissant » ou la matérialisation de la volonté de Macky Sall de mourir au pouvoir. C’est ce que pourrait engendrer cette énième manœuvre cynique de Macky

La situation politique du Sénégal reste tendue, avec des accusations de violations constitutionnelles et des actions juridiques imminentes de la part de l’opposition. Restez informés pour suivre le développement de cette affaire.

Grève de 48 Heures décrétée par le SAMES : Paralysie du système sanitaire prévue les 5 et 6 Février 2024″

Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a annoncé une grève de 48 heures, prévue du 5 au 6 février 2024. Cette décision vise à protester contre certaines conditions de travail et à faire entendre les revendications des professionnels de la santé.

Pendant cette période, les médecins prévoient de boycotter leurs activités habituelles, entraînant une paralysie du système sanitaire. Les interventions médicales telles que la chirurgie, les livraisons de médicaments, les séminaires, les supervisions, et autres seront déprogrammées. Toutefois, le SAMES assure que seules les urgences seront prises en compte pendant la grève.

Cette action vise à attirer l’attention sur les préoccupations des médecins et à exiger des améliorations significatives dans leurs conditions de travail. La grève de 48 heures aura un impact sur les services de santé, et les professionnels de la santé espèrent ainsi faire pression pour obtenir des réponses satisfaisantes à leurs revendications. Restez informés pour suivre l’évolution de la situation dans le secteur de la santé au Sénégal.

SOS Paix Exprime Son Inquiétude Face au Report de l’Élection Présidentielle et Appelle à un Dialogue Inclusif

La Synergie des organisations de la société civile pour la paix (SOS/Paix) manifeste sa préoccupation face à la décision du président Macky Sall d’abroger le décret convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle du 25 février 2024. Cette décision, jugée en violation des articles 31 de la Constitution et LO 137 du Code électoral, soulève des inquiétudes quant à ses possibles répercussions sur la stabilité et la paix au Sénégal.

Dans un communiqué, SOS Paix met en avant les conséquences potentiellement déstabilisatrices de cette décision pour la paix et la stabilité du pays. Tout en reconnaissant les préoccupations légitimes concernant la gouvernance du processus électoral, l’organisation estime que l’impératif d’enquêter sur les allégations d’irrégularités ne justifie pas une perturbation du calendrier électoral.

SOS Paix condamne fermement le report de l’élection présidentielle, considérant cette mesure comme une menace pour la démocratie et la volonté du peuple. L’organisation exprime son indignation face à la décision unilatérale du président de la République, soulignant l’importance d’une prise de décision concertée.

Dans un appel à la reprise du processus électoral, SOS Paix dénonce les traitements et brimades infligés à certains candidats lors de l’enregistrement de leurs messages à la RTS. L’organisation insiste sur la nécessité d’un dialogue sincère, ouvert et inclusif, dirigé par des experts indépendants ayant le pouvoir de médiation et d’arbitrage, conformément aux dispositions constitutionnelles relatives à la durée du mandat présidentiel.

En conclusion, SOS Paix exhorte le Conseil constitutionnel à assumer ses responsabilités historiques dans ce contexte tendu et invite à une résolution pacifique et consensuelle de la situation.

Aliou Mamadou Dia, PUR : Déterminé à Battre Campagne Malgré les Obstacles

Le candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), Aliou Mamadou Dia, affirme sa détermination à poursuivre sa campagne électorale malgré la récente annonce du président de l’État concernant l’abrogation du dernier décret convoquant le collège électoral. Aux côtés d’autres camarades de l’opposition, Aliou Mamadou Dia a arpenté les rues de Dakar ce dimanche pour exprimer sa ferme volonté de participer activement à la campagne électorale.

De manière catégorique, il déclare : « Nous sommes déterminés à battre campagne. On est là-dessus et tous les jours, nous ferons notre campagne à Dakar et dans l’intérieur du pays. » Aliou Mamadou Dia insiste sur l’impératif pour le président Macky Sall de reconsidérer sa position, affirmant qu’il a le devoir de s’organiser pour garantir la tenue de l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024.

Cette déclaration souligne la résilience et la persévérance des candidats de l’opposition face aux défis actuels. La volonté affirmée d’Aliou Mamadou Dia de continuer à mobiliser les électeurs malgré les obstacles politiques en cours démontre l’importance accordée à la participation citoyenne et à la défense des droits démocratiques au Sénégal. Restez informés pour suivre l’évolution de la situation électorale dans le pays.

Suspension de Walf TV au Sénégal : « Incitation à la violence » selon le ministère

Le climat politique tendu au Sénégal a entraîné la suspension temporaire de la chaîne de télévision Walf TV. Les autorités sénégalaises, en collaboration avec le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), ont ordonné la suspension du signal de Walf TV, accusant la chaîne de s’être livrée à « l’incitation à la violence » à travers sa couverture des manifestations contre le report de l’élection présidentielle.

L’annonce de la suspension a été faite par Ousseynou Dieng, directeur de la communication du ministère de la Communication. Il a déclaré que cette décision avait été prise en raison du rôle présumé de Walf TV dans l’incitation à la violence, contribuant ainsi à l’agitation sociale en cours dans le pays.

En réaction, le groupe Walf a publié une déclaration sur les réseaux sociaux annonçant le « retrait définitif de sa licence par l’État ». Cette décision souligne la confrontation croissante entre les médias et le gouvernement dans un contexte politique très tendu au Sénégal.

La suspension de Walf TV soulève des questions sur la liberté de la presse dans le pays et suscite des inquiétudes quant à la manière dont les médias sont traités lors des périodes de crise politique. Les observateurs nationaux et internationaux surveillent de près l’évolution de la situation au Sénégal, qui traverse actuellement une période de contestation et d’incertitude politique.

Crise politique au Sénégal : Report de la présidentielle et tensions croissantes

La décision du Président sénégalais Macky Sall de reporter l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024 a plongé le pays dans une crise politique majeure. Cette annonce, faite lors d’un discours à la nation le 3 février, a été accueillie par des réactions contrastées, allant de l’approbation à la colère et à la frustration.

Le processus électoral au Sénégal avait déjà été marqué par des controverses, en particulier avec l’éviction de plusieurs candidats, dont Karim Wade, figure de proue du Parti démocratique sénégalais (PDS), et la candidate Rose Wardini, en raison de présumées irrégularités liées à la double nationalité.

L’annonce du report a été justifiée par le Président Sall par la nécessité de résoudre un conflit institutionnel entre le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale. Ce différend a éclaté après la validation de vingt candidatures par le Conseil constitutionnel, suscitant des contestations et des accusations de partialité.

Les réactions à cette décision ont été variées et parfois passionnées. Certains leaders de l’opposition, tels que Khalifa Sall, ont qualifié cette manœuvre de « coup d’État constitutionnel ». D’autres, comme Thierno Bocoum, ont dénoncé un « sabotage » du processus électoral.

Cependant, des partisans du Président Macky Sall et certains mouvements citoyens ont salué la décision, arguant qu’elle permettrait de résoudre les tensions et de garantir des élections transparentes et équitables.

La validation en commission de la proposition de loi portant report de la présidentielle par l’Assemblée nationale a ajouté une nouvelle dimension à la crise. Les débats au sein de la commission des lois ont révélé des divisions quant à la date du report et à la prolongation du mandat présidentiel. La plénière qui doit statuer sur cette proposition sera un moment crucial, pouvant déterminer la trajectoire politique du pays dans les mois à venir.

Les rues de Dakar ont été le théâtre de manifestations et de heurts entre les forces de sécurité et des manifestants opposés au report de la présidentielle. Des arrestations de personnalités politiques, dont l’ancienne Première ministre Aminata Touré, ont alimenté les tensions.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa préoccupation face à la situation politique au Sénégal. Elle a appelé à accélérer le processus pour fixer une nouvelle date électorale et a exhorté toutes les parties à privilégier le dialogue.

La crise politique au Sénégal reste fluide et complexe, avec des implications profondes pour l’avenir du pays. La réaction de la population, les décisions politiques à venir et les médiateurs internationaux joueront tous un rôle déterminant dans l’évolution de cette crise.

Crise électorale : Violences à Dakar suite au report de la présidentielle

Des manifestations massives ont secoué Dakar dimanche, après l’annonce par le président sénégalais Macky Sall du report inédit de l’élection présidentielle prévue pour le 25 février. Les scènes de violences ont mis en lumière l’escalade de la crise électorale qui traverse le pays, exacerbant les tensions politiques et suscitant des inquiétudes nationales et internationales.

La crise électorale a pris une nouvelle tournure avec la décision du président Sall de reporter les élections. Les tensions étaient déjà palpables en raison du rejet de nombreuses candidatures par le Conseil constitutionnel, ce qui a déclenché des conflits entre cette institution et l’Assemblée nationale.

Dès l’annonce du report, des centaines de manifestants ont convergé vers un lieu de rassemblement prévu par plusieurs candidats de l’opposition. La réponse des forces de sécurité a été rapide, déployant un important dispositif pour contenir les protestations. Des affrontements violents ont éclaté, marqués par l’utilisation de gaz lacrymogènes, de grenades et des confrontations directes.

La situation s’est envenimée davantage avec l’arrestation de figures notables de l’opposition, dont l’ancienne Première ministre Aminata Touré et Anta Babacar Ngom. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des affrontements tendus entre les forces de sécurité et les partisans de l’opposition.

Face à ces développements, plusieurs candidats de l’opposition ont annoncé leur intention d’ignorer la décision présidentielle et de poursuivre leurs campagnes. Des voix de la société civile se sont également élevées pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un « coup d’État constitutionnel » et une atteinte à la démocratie.

La crise au Sénégal suscite des inquiétudes au sein du pays et à l’étranger. L’annonce du report de l’élection a pris de court de nombreux citoyens et a provoqué une réaction en chaîne d’événements qui ont plongé le pays dans une situation politique tendue.

Lundi, les députés se réuniront pour débattre d’une proposition de loi visant à officialiser le report de l’élection présidentielle de six mois. Ce débat s’annonce comme une étape cruciale, susceptible de façonner la trajectoire future de la crise électorale.

Dans ce contexte tendu, des voix se sont élevées en faveur de la désescalade et du dialogue. Des appels à la retenue et à la résolution pacifique des différends se multiplient, tant au niveau national qu’international.

La crise électorale au Sénégal a atteint un point de rupture avec les violences à Dakar. La réaction du parlement lors du débat sur la proposition de loi déterminera en grande partie la direction que prendra le pays dans les mois à venir. En attendant, le Sénégal demeure plongé dans une situation politique volatile, mettant à l’épreuve la stabilité démocratique du pays.

Arrestation de Mimi Touré lors des Manifestations : Tensions Croissantes au Sénégal

Au cœur des manifestations contre la décision présidentielle, Mimi Touré, personnalité politique notable, a été embarquée vers la gendarmerie de la Foire dès son arrivée. Cette arrestation suscite des inquiétudes quant à la situation politique actuelle au Sénégal et à la répression potentielle des voix dissidentes.

Les manifestations, déclenchées par la décision présidentielle, ont pris une tournure tendue avec l’arrestation de Mimi Touré, qui est connue pour son engagement politique. Sa déclaration sur Twitter, signalant son embarquement immédiat à la gendarmerie, a captivé l’attention et a suscité des interrogations quant à la gestion des manifestations par les autorités.

Cette arrestation soulève des préoccupations quant à la liberté d’expression et au droit de manifester pacifiquement au Sénégal. Les partisans de Mimi Touré considèrent probablement son arrestation comme un acte répressif visant à étouffer la dissidence politique, tandis que les autorités pourraient arguer qu’elle a enfreint des règles ou des lois en vigueur.

Il est crucial de surveiller de près l’évolution de la situation et la réaction des autorités face aux manifestations en cours. Les tensions politiques croissantes au Sénégal mettent en évidence les défis auxquels le pays est confronté sur le plan de la démocratie et des droits civils.

En attendant des développements ultérieurs, l’arrestation de Mimi Touré devient un point focal dans le discours politique et soulève des questions cruciales sur la manière dont le gouvernement gère les manifestations et la dissidence politique dans le pays.

Proposition de Prolongation du Mandat de Macky Sall : Une initiative sous le prisme de l’Hivernage

Les députés de Benno ont récemment soulevé une proposition intrigante lors d’une commission, suggérant de prolonger le mandat présidentiel de Macky Sall d’une année supplémentaire. Cette annonce, relayée par Ayib Daffé sur sa page Facebook, suscite un débat intense au sein de la sphère politique sénégalaise.

Selon les parlementaires, la raison principale derrière cette proposition réside dans le fait que le report de six mois initialement envisagé coïnciderait avec la période cruciale de l’hivernage. Ils avancent que cette période climatique particulière pourrait entraver le bon déroulement du processus électoral et affecter la participation citoyenne.

Cette initiative a immédiatement déclenché des réactions variées au sein de la population et des acteurs politiques. Certains la voient comme une mesure pragmatique pour garantir des élections transparentes et équitables, en évitant les complications logistiques liées à l’hivernage. D’autres, cependant, considèrent cette proposition comme une tentative de manipulation du calendrier électoral au profit du président en exercice.

Les partisans de Macky Sall pourraient percevoir cette proposition comme une solution opportune pour surmonter les défis potentiels liés à l’hivernage, tandis que l’opposition pourrait la critiquer en insistant sur l’importance du respect strict des délais constitutionnels.

Alors que le débat continue de prendre de l’ampleur, il est clair que cette proposition soulève des questions cruciales sur la démocratie, la transparence et la gestion des processus électoraux dans des conditions climatiques adverses. Le Sénégal se trouve à la croisée des chemins, face à une décision qui aura sans aucun doute des implications significatives pour son avenir politique.

Le Président Macky Sall reporte l’Élection Présidentielle et prône un Dialogue National

Dans une allocution télévisée surprise ce samedi 3 février, le Président de la République, Macky Sall, a dévoilé une décision inattendue : le report de l’élection présidentielle prévue initialement le 25 février. Cette annonce spectaculaire intervient à la veille du lancement officiel de la campagne électorale, un moment crucial pour les 20 candidats déjà validés par le Conseil constitutionnel.

La controverse a éclaté avec l’exclusion de Karim Wade du scrutin en raison de sa double nationalité sénégalaise et française, selon les délibérations du Conseil constitutionnel. Wade a vivement critiqué cette décision, la qualifiant de « scandaleuse » et de « nouveau complot judiciaire ». En réponse, son parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS), a initié un processus à l’Assemblée nationale, aboutissant à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.

Vendredi dernier, le PDS a déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale, plaidant pour le report de l’élection présidentielle du 25 février. Dans un communiqué, le PDS a justifié cette démarche en évoquant les « nombreux incidents et contestations » ayant altéré le processus électoral, soulignant les « graves dysfonctionnements » révélés, surtout avec l’élimination de certains candidats.

Cette décision présidentielle de reporter le scrutin s’accompagne également de l’appel à un dialogue national, soulignant la volonté du gouvernement de résoudre les problèmes et de rétablir la confiance dans le processus électoral. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour le pays, avec des enjeux politiques et sociaux appelant à une réflexion collective.

Tensions à Dakar : Affrontements lors de la manifestation de l’opposition suite au report de la présidentielle

La capitale sénégalaise est le théâtre de tensions intenses alors que les candidats à l’élection présidentielle du 25 février, des responsables de l’opposition, et des centaines de citoyens expriment leur colère suite à la décision inattendue du président Macky Sall de reporter sine die le scrutin, à seulement quelques heures du lancement officiel de la campagne électorale.

Les rues de Dakar ont été envahies par une manifestation massive, réunissant une multitude de manifestants fervents. Cependant, cette expression de mécontentement s’est rapidement transformée en heurts violents entre les forces de l’ordre et les protestataires.

Les principaux points de tension se situent sur la Voie de la Nation (Vdn), au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) et dans le quartier de Liberté extension. Des affrontements sporadiques ont éclaté, laissant la ville plongée dans un climat de tension palpable.

Le président Macky Sall, en annonçant le report de l’élection présidentielle, a suscité un mécontentement généralisé au sein de la population. Les raisons exactes de ce report soudain restent encore floues, alimentant davantage la frustration des manifestants.

La communauté internationale observe de près la situation, appelant au calme et à la résolution pacifique des différends. L’impact de ces développements sur le processus électoral et la stabilité du pays reste une préoccupation majeure.

La CEDEAO exprime sa préoccupation et appelle à accélérer le processus pour fixer une nouvelle date d’Élection

La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa préoccupation face au report de l’élection présidentielle au Sénégal, initialement prévue pour le 25 février 2024. Dans un communiqué, la CEDEAO prend note de la décision du Président Macky Sall et appelle les autorités compétentes à accélérer les processus en vue de fixer une nouvelle date pour les élections.

La commission régionale encourage l’ensemble de la classe politique sénégalaise à donner la priorité au dialogue et à la collaboration pour assurer la tenue d’élections transparentes, inclusives et crédibles. Alors que le pays fait face à des bouleversements politiques, la CEDEAO souligne l’importance de la coopération entre les différentes parties prenantes pour maintenir la stabilité et l’intégrité du processus électoral.

La CEDEAO a également salué le Président Macky Sall pour avoir maintenu sa décision antérieure de ne pas briguer un autre mandat. Elle l’encourage à continuer de défendre et de protéger la longue tradition démocratique du Sénégal. Cette déclaration de soutien vise à reconnaître l’engagement du Président en faveur de la stabilité politique et de la transition pacifique du pouvoir.

La commission de la CEDEAO se dit attentive à la situation politique au Sénégal et reste impliquée dans le suivi des développements entourant le processus électoral. En exprimant sa préoccupation, elle souligne l’importance de maintenir les principes démocratiques et la stabilité dans la région ouest-africaine.

La réaction de la CEDEAO souligne l’importance de la stabilité politique et de la démocratie dans la région, tout en encourageant le Sénégal à accélérer le processus électoral pour fixer rapidement une nouvelle date d’élection présidentielle.

Y en a Marre Réagit au Report de la Présidentielle : « Le Président Macky Sall a Violé la Constitution »

Le mouvement citoyen sénégalais Y en a Marre a réagi vigoureusement au report de l’élection présidentielle prévue pour le 25 février 2024, qualifiant la décision du Président Macky Sall de violation flagrante de la Constitution. Dans un communiqué publié sur X (ex-Twitter), les membres du mouvement, dont Aliou Sané, expriment leur désapprobation face à cette décision.

Le communiqué de Y en a Marre soutient que le Président Macky Sall a une fois de plus foulé aux pieds la charte fondamentale du pays en abrogeant le décret portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle initialement prévue le 25 février 2024. Ils comparent cette violation à la controverse autour de la troisième candidature du Président, à laquelle le peuple sénégalais s’était opposé.

Le mouvement Y en a Marre appelle le Conseil constitutionnel à clarifier sa responsabilité dans ce report. Ils soulignent que le Président Macky Sall a indiqué avoir consulté le Président du Conseil constitutionnel avant de prendre cette décision. Ils interrogent si le Conseil a donné son accord à cette décision qu’ils considèrent comme illégale et illégitime. Y en a Marre estime que le Conseil constitutionnel doit refuser d’être instrumentalisé par les acteurs politiques et doit s’engager dans la voie de la démocratie.

Le mouvement considère que le Conseil constitutionnel a une responsabilité historique et doit refuser d’être soumis aux caprices du Président. Ils exhortent l’institution à exercer toutes les missions qui lui sont dévolues par la Constitution et les lois de la République, en soulignant l’importance de garantir l’État de droit.

Y en a Marre appelle également le Conseil constitutionnel à s’affranchir du pouvoir exécutif, à prendre ses responsabilités, et à faire respecter l’indépendance du processus électoral. Ils mettent en avant le rôle crucial de l’institution dans la préservation de la démocratie au Sénégal.

La réaction vigoureuse de Y en a Marre s’inscrit dans le contexte d’une situation politique tendue au Sénégal, marquée par des contestations et des débats autour du processus électoral et du respect de la Constitution.

Aly Ngouille Ndiaye Affirme : « J’irai au dialogue et je ne battrai pas campagne »

Le ministre de l’Intérieur et membre du gouvernement sénégalais, Aly Ngouille Ndiaye, fait une déclaration inattendue en annonçant qu’il participera au dialogue national et qu’il ne mènera pas de campagne électorale.

Déthié Fall Appelle au Début de la Campagne : « Demain, Nous Serons Sur le Terrain »

Dans une réaction rapide au contexte politique actuel suite au report de l’élection présidentielle, Déthié Fall, candidat à la magistrature suprême, annonce avec fermeté le début de sa campagne dès demain et invite tous les candidats à en faire de même.

Khalifa Sall dénonce un « Coup d’État Constitutionnel » suite au Report de la Présidentielle

Khalifa Sall, ancien maire de Dakar et candidat à la présidentielle, a vivement réagi au report de l’élection présidentielle décidé par le Président Macky Sall. Selon Khalifa Sall, cette décision constitue un « coup d’État constitutionnel », dénonçant l’absence de base légale pour un tel acte unilatéral.

Dans une déclaration ferme, Khalifa Sall accuse le Président Macky Sall d’avoir porté un « coup violent » à la démocratie sénégalaise en abrogeant le décret convoquant le collège électoral. Il estime que cette action s’inscrit dans une tendance du président actuel à saper les fondements de la démocratie pour consolider son pouvoir.

Khalifa Sall rappelle que la République est une entité constitutionnelle dont les piliers résistent au temps et sont renforcés par les générations successives. Il souligne le désir du pouvoir actuel de favoriser des destinées individuelles au détriment du destin national.

Face à cette situation, Khalifa Sall appelle toutes les forces vives de la nation à s’unir contre ce qu’il qualifie de « forfaiture ». Il souligne la nécessité de dresser des barricades contre ce qu’il perçoit comme une tentative de « monarchisation » du pays.

Dans son appel, Khalifa Sall exhorte à une mobilisation collective pour mettre fin aux dérives du pouvoir et replacer le pays sur la trajectoire démocratique qu’il ne devrait jamais abandonner. Il met en garde contre toute tentative de dévier des principes républicains fondamentaux.

L’annonce du report de l’élection présidentielle a suscité des réactions variées, et la position de Khalifa Sall reflète l’inquiétude croissante quant à la direction politique du pays. La mobilisation des forces politiques et civiles sera cruciale dans les jours à venir pour définir le cours des événements au Sénégal.

Affaire de la « Double Nationalité » des candidats à la Présidentielle : Un séisme politique ébranle le Processus Électoral Sénégalais

La scène politique au Sénégal est secouée par une affaire de « double nationalité » qui a jeté une ombre sur le processus électoral en cours. Depuis le rejet de la candidature de Karim Wade, le fils de l’ancien président, en raison de sa nationalité française, la question de la loyauté et de l’attachement à la nation a pris une place centrale dans le débat politique.

La décision du Conseil constitutionnel de mettre en garde à vue Rose Wardini, présidente du mouvement « Sénégal Nouveau » et candidate à la présidentielle, a ajouté une nouvelle dimension à cette affaire. Les accusations d’ « escroquerie au jugement », de « faux en écriture authentique et publique », et d’autres délits liés à la déclaration de sa nationalité française ont créé une onde de choc dans le pays.

L’affirmation de Rose Wardini selon laquelle elle aurait renoncé à sa nationalité française n’a pas empêché les enquêteurs de découvrir des éléments suggérant le contraire. Son nom continuant de figurer dans le fichier électoral français jusqu’au 2 février 2024 et son récent voyage avec un passeport français ont alimenté les suspicions.

Ces développements ont également provoqué des réactions en chaîne parmi les candidats et les acteurs politiques. Certains soutiennent la décision du Conseil constitutionnel, soulignant l’importance de respecter les critères de candidature, tandis que d’autres dénoncent un complot politico-judiciaire visant à influencer le processus électoral.

La mise en vente du groupe de presse Walfadjri par Cheikh Niasse, en colère contre le report de l’élection, a ajouté une dimension économique à cette crise politique. Sa décision de renoncer à sa nationalité sénégalaise et de devenir apatride souligne l’ampleur de la frustration parmi certains acteurs.

Dans un discours télévisé, le Président Macky Sall a annoncé le report de l’élection présidentielle prévue le 25 février, invoquant la nécessité d’un dialogue national. Cette décision a suscité des réactions mitigées, avec des critiques sévères de certains candidats, comme Thierno Bocoum, qui parlent de sabotage et d’ingérence.

Le leader du Forum civil, Birahim Seck, qualifie les arguments avancés par le Président Macky Sall de non solides et non recevables, accusant le Chef de l’État d’avoir pesé lourdement sur la Démocratie et l’État de droit.

Pape Djibril Fall, candidat à la Présidentielle, rejette l’idée d’un dialogue, déclarant qu’il ne voit pas son utilité et appelant les candidats à faire bloc contre cette « injustice ». Il critique également la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire contre le Conseil constitutionnel, soulignant d’autres problèmes urgents qui, selon lui, mériteraient une telle attention.

La réaction de Cheikh Niasse, renonçant à sa nationalité sénégalaise et mettant en vente Walfadjri, souligne l’impact profond de ces développements sur plusieurs niveaux de la société sénégalaise.

La convocation du Bureau de l’Assemblée nationale, à quelques heures du début de la campagne électorale, suite à une proposition de loi pour le report de l’élection, indique la complexité croissante de la situation politique.

Alors que la situation évolue rapidement, la question de la « double nationalité » et ses implications sur le processus électoral demeurent au cœur des préoccupations. Les enquêtes en cours sur d’autres candidats promettent de nouvelles révélations et des rebondissements dans les jours à venir.

Le Sénégal, qui se préparait à une élection présidentielle cruciale, se trouve maintenant confronté à une crise politique majeure, avec des ramifications qui pourraient redéfinir le paysage politique et influencer l’avenir de la démocratie sénégalaise. Restez connectés pour les derniers développements et analyses approfondies sur cette situation en évolution rapide.

Communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis au Sénégal :

Le Sénégal a une forte tradition de démocratie et de transition pacifique du pouvoir.

Nous respectons la nécessité d’enquêter sur les allégations d’irrégularités dans le processus de vérification des candidatures, mais nous regrettons les perturbations du calendrier électoral qui en résultent.

Nous demandons à tous les participants au processus électoral sénégalais d’œuvrer pacifiquement et harmonieusement à la tenue d’élections libres et équitables dans les délais impartis.

Nous notons et respectons également le fait que le président Sall ait réitéré sa décision de ne pas se présenter à l’élection

REPORT DE L’ÉLECTION: ET SI LE CAMP PRÉSIDENTIEL FAISAIT DE L’INDUCTION RÉTROSPECTIVE POUR MIEUX SE PRÉPARER ? PAR LE PROF ABOU KANE

En théorie des jeux, on parle d’induction rétrospective ou induction vers l’arrière ou encore induction rétrograde lorsqu’on analyse le jeu du dernier mouvement vers le premier pour déterminer la stratégie qui aurait été optimale à chaque séquence du jeu.

On part du résultat souhaité pour déterminer la meilleure stratégie qu’on aurait dû adopter, en intégrant les actions et les réactions déjà enregistrées.

Le camp présidentiel se dit certainement qu’il faut bloquer le processus électoral, s’occuper de ceux qu’on avait oublié d’éliminer et achever ceux qui respirent encore malgré l’asphyxie et l’étreinte. Après cela, on relance le processus en changeant de stratégie en commençant par changer le candidat Amadou BA qui gêne beaucoup au sein de l’APR .

En faisant FOCUS sur Sonko, l’appareil d’Etat avait oublié de broyer Bassirou Diomaye Faye qui est passé dans les espaces interdentaires, tant il était de « petit calibre » comparé à la force des mâchoires déployées pour liquéfier…pardon, liquider son leader.

C’est ainsi que Père Noël (Karim Wade) descendit du ciel avec des jouets par milliers auxquels l’APR s’agrippe, oubliant que c’est lui qui était à l’origine de la traduction du fils de Wade devant la cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).
En quoi la non participation de Karim est-il un motif pour reporter l’élection présidentielle sachant qu’il était éliminé en 2019 de même que Khalifa Sall ?
S’il y a un autre candidat qui est sur la liste et qui a une double nationalité tout en ayant déclaré sur l’honneur être exclusivement de nationalité sénégalaise, pourquoi pas le traduire en justice, le rendre inéligible et laisser les autres candidats continuer la compétition ?

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), qui est fermée depuis le mois de juin, croyait presque être au bout de ses peines avec son ouverture probable juste après les élections.
Au vu de ce qu’il se passe, l’UCAD est partie pour être la grande perdante de ce jeu politicien si le pouvoir judiciaire ne prend pas ses responsabilités pour maintenir la date de l’élection au 25 Février 2024.

Pr. Abou KANE
FASEG/UCAD

Réaction de Thierno Bocoum au Report de la Présidentielle : « C’est du Sabotage »

Thierno Bocoum, le leader de AGIR, a vivement réagi au report de l’élection présidentielle par le président Macky Sall. Selon Bocoum, cette décision est qualifiée de sabotage, et il affirme que Macky Sall n’est pas le propriétaire du pays. Il exprime son mécontentement en déclarant que le président ne participe pas, mais trouve un moyen de s’immiscer dans le processus électoral.

« C’est du sabotage, Macky Sall n’est pas le propriétaire de ce pays. Il ne participe pas mais trouve un moyen de s’immiscer. Il n’y a aucun candidat qui a demandé un report, les Sénégalais ne voulaient pas de ce report. C’est inacceptable. Personne ne peut dire sur quoi repose ce report. Rien du tout. Il n’y a aucune crise, ils ont créé leur propre crise pour reporter ces présidentielles », a-t-il déclaré.

Cette réaction souligne les fortes tensions politiques et la polarisation croissante au Sénégal suite à la décision inattendue de reporter l’élection présidentielle. Restez informés pour suivre les développements de cette situation en évolution.

Enregistrement des Messages de Campagne : La RTS précise son rôle et souligne les Questions Juridiques

Dans un épisode tendu ce samedi, les mandataires de Bassirou Diomaye Faye, Amadou Ba, et Cheih Tidiane Diéye ont été empêchés d’entrer à la RTS pour enregistrer le message de leur candidat en vue de la campagne électorale. La chaîne nationale, anticipant apparemment de telles situations, a publié une clarification sur les réseaux sociaux la veille.

Sur un post diffusé vendredi soir, la RTS a expliqué qu’elle n’était responsable que de l’enregistrement et de la diffusion des déclarations des candidats et de leurs meetings. Elle a clairement indiqué que les questions politiques et juridiques relevaient du CNRA (Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel) ou d’autres instances, et non de la RTS.

Cette déclaration vise à souligner le rôle spécifique de la RTS en tant qu’entité médiatique, distincte des questions juridiques et politiques qui pourraient entourer le processus électoral. Elle met en avant la nécessité de séparer les responsabilités médiatiques de la chaîne et les questions réglementaires, clarifiant ainsi la position de la RTS dans le contexte politique actuel.

Cet incident met en évidence les tensions et les enjeux qui entourent la préparation de la campagne électorale, mettant en lumière la délicate équilibre entre les médias et la régulation politique dans le contexte préélectoral du Sénégal. Restez informés pour suivre l’évolution de cette situation complexe.

Abrogation du Décret de Convocation Électorale : Macky Sall marque un tournant dans le Processus Électoral

Dans une décision sans précédent, le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, a abrogé aujourd’hui le décret n°2023-2283 du 29 novembre 2023 portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024. Cette annonce a été faite à travers le décret présidentiel n°2024-106 du 3 février, mettant ainsi fin à une période de spéculation et de contestation entourant le processus électoral.

La décision d’abroger le décret de convocation électorale survient à la suite de nombreuses controverses liées à l’élimination de certains candidats, dont Karim Wade, en raison de la question de la double nationalité. Le Président Sall a souligné la nécessité de restaurer la confiance dans le processus électoral et de garantir des élections libres et équitables.

Cette annonce a été accueillie par des réactions variées au sein de la classe politique sénégalaise. Certains saluent cette décision comme un geste de réconciliation et de promotion de la transparence, tandis que d’autres expriment des préoccupations quant à son impact sur le calendrier électoral.

Cette abrogation ouvre la voie à de nouvelles discussions sur la manière de réorganiser le processus électoral. Le Président Sall a également annoncé la convocation prochaine d’un dialogue national inclusif pour discuter des réformes nécessaires afin de garantir des élections crédibles et transparentes.

Le Sénégal entre ainsi dans une période politique cruciale, où les acteurs politiques et la société civile seront appelés à participer activement à la redéfinition des règles du jeu électoral. L’avenir politique du pays semble se diriger vers une ère de débats et de réformes, avec des implications significatives pour la stabilité et la démocratie sénégalaises. Restez informés pour suivre le développement de cette situation politique en évolution.

Le Président Macky Sall annonce trois Décisions Majeures : Abrogation de la Loi sur la convocation du Corps Électoral, Dialogue National, et maintien de sa décision de Non-Présentation

Dans une allocution télévisée historique ce samedi 3 février, le Président de la République, Macky Sall, a pris trois décisions majeures qui vont certainement redéfinir le paysage politique sénégalais en cette période électorale cruciale.

La première décision annoncée par le Chef de l’État est l’abrogation immédiate de la loi portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle prévue initialement le 25 février. Cette décision intervient après les controverses et les contestations entourant le processus électoral, notamment l’élimination de certains candidats, dont Karim Wade, en raison de la question de la double nationalité.

La deuxième mesure est la convocation d’un dialogue national inclusif. Le Président Macky Sall a souligné la nécessité de créer un espace de concertation pour discuter des réformes nécessaires pour garantir un processus électoral transparent, juste et crédible. Ce dialogue devrait rassembler l’ensemble des acteurs politiques, de la société civile et d’autres parties prenantes afin de parvenir à un consensus sur les changements nécessaires.

Enfin, le Président a confirmé sa décision de ne pas se présenter à l’élection présidentielle. Une annonce qui a pris de court de nombreux observateurs politiques, mais qui semble refléter la volonté du Chef de l’État de contribuer à apaiser les tensions et de favoriser un processus politique plus ouvert et inclusif.

Ces trois décisions marquent un tournant dans le déroulement de l’élection présidentielle au Sénégal et ouvrent la voie à des discussions approfondies sur les réformes électorales et la gouvernance politique dans le pays. L’avenir politique du Sénégal semble être en train de se redéfinir, et les prochains jours seront cruciaux pour observer l’évolution de la situation politique dans le pays. Restez informés pour des mises à jour sur ces développements majeurs.

Scandale politique: Le Premier Ministre Amadou Ba Éclaboussé

Le rapport explosif révélé par le Tambour Quotidien, en date du 3 mars 2021, expose le Premier Ministre dans une tourmente politique inattendue. Cette révélation, provenant de sources au sein des Renseignements Généraux, identifie Amadou Ba comme le principal bailleur de l’ancien parti d’opposition, Pastef. Ces conclusions catégoriques, issues d’une enquête sur les deux dernières années, laissent entrevoir des motifs troubles de vengeance dirigés contre le Président Macky Sall.

Amadou Ba, actuellement en fonction à la Primature, se retrouve au cœur d’une crise politique majeure. Les détails révélés suggèrent que ses liens financiers avec l’ex-Pastef pourraient avoir été motivés par une volonté de nuire à la présidence de Macky Sall.

L’entretien tendu entre Amadou Ba et le Président Macky Sall, rapporté par des sources, prend une toute nouvelle signification à la lumière de ces révélations.

Les informations cruciales qui secouent la scène politique sénégalaise proviennent du Tambour Quotidien. Ce média a apporté une contribution significative en exposant les détails du rapport des Renseignements Généraux, éclairant ainsi le public sur des événements majeurs en cours.

Ces révélations laissent présager des répercussions majeures sur le paysage politique sénégalais. Si la démission d’Amadou Ba se concrétise, cela pourrait déclencher des changements significatifs au sein du gouvernement, affectant potentiellement l’équilibre politique du pays.

Le Sénégal se trouve à un moment critique, avec des révélations explosives qui pourraient redéfinir la trajectoire politique du pays. Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer l’ampleur des changements à venir. Restez informés pour les derniers développements dans cette affaire qui ébranle les fondements de la politique sénégalaise.

Le Dakarois Quotidien N°098 – du 03 et 04/02/24

Le Dakarois Quotidien N°098 – du 03 et 04/02/24

🔴 Allocution de Macky Sall: Un Discours Attendu à 12h pour Éclairer la Nation

Réunion d’urgence du Bureau de l’Assemblée nationale avant le début de la Campagne Électorale

À l’approche du coup d’envoi de la campagne électorale présidentielle prévue le 25 février 2024 au Sénégal, une réunion d’urgence du Bureau de l’Assemblée nationale a été convoquée. Cette rencontre, présidée par Amadou Mame Diop, se tiendra le samedi 3 février 2024 à 10 heures dans la salle de conférence de la Présidence (niveau 4), selon une note dont ledakarois;sn a obtenu une copie.

Le contexte politique actuel est marqué par des développements majeurs, dont la proposition de loi déposée par le groupe parlementaire Démocratie, Liberté et Changement. Cette proposition vise explicitement à reporter l’élection présidentielle, suscitant des réactions et des soutiens, notamment de la part de Karim Wade, qui a été écarté de la course présidentielle.

La situation politique est également tendue en raison du projet de résolution concernant la création d’une Commission d’Enquête parlementaire. Cette commission aurait pour mission d’éclaircir les conditions de l’élimination de certains candidats de la liste présidentielle, une décision qui a alimenté les débats à l’Assemblée nationale.

Karim Wade, exprimant son soutien à la proposition de loi, a souligné que cette initiative cherche à corriger les graves défaillances du système électoral et à réparer le préjudice subi par plus de 40 candidats écartés de l’élection présidentielle.

La réunion d’urgence du Bureau de l’Assemblée nationale revêt une importance cruciale dans ce contexte politique complexe. Les enjeux électoraux, les débats sur le report de l’élection, et les tensions autour de la Commission d’Enquête parlementaire font de cette réunion un moment décisif pour l’orientation politique du pays. Les membres du Bureau auront la lourde tâche de discuter des différentes propositions et de prendre des décisions qui auront un impact significatif sur le processus électoral en cours. Restez informés pour suivre les développements de cette situation politique en évolution.

L’ISRA en Crise : L’Intersyndicale Alertant sur la Lenteur Administrative

Dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, l’intersyndicale des agents de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) a exprimé ses remerciements au Président de la République du Sénégal, Macky SALL, pour son soutien continu à l’ISRA. Cependant, le communiqué souligne également certaines préoccupations majeures concernant la lenteur administrative qui affecte l’organisation et le fonctionnement de l’ISRA.

L’intersyndicale, regroupant le Syndicat Autonome de la Recherche Agricole et Agroalimentaire (SARAA), le Syndicat de la Recherche Agricole et Agroalimentaire (SYNTRA), et le Syndicat de la Recherche Scientifique, Technique et Agroalimentaire (SYRESTA), a remercié le Président SALL pour la signature d’un projet de décret portant organisation et fonctionnement de l’ISRA. Cependant, elle a exprimé sa préoccupation quant à la lenteur dans la signature du décret portant règlement d’établissement de l’ISRA, adopté en Conseil des ministres le 06 décembre 2023.

Les membres de l’intersyndicale ont rappelé que le troisième projet de décret portant modification du décret fixant l’échelle des salaires des agents de l’ISRA n’a toujours pas été adopté en Conseil des ministres. Ils ont souligné que cette situation a des conséquences désastreuses sur la souveraineté alimentaire du pays, avec 15 chercheurs ayant quitté l’ISRA au cours des deux dernières années en raison du retard dans la revalorisation des salaires.

Dans le communiqué, l’intersyndicale a demandé au Président Macky SALL d’instruire un traitement diligent pour la signature et l’application des nouveaux textes réglementaires de l’ISRA. Ils ont averti qu’en l’absence d’une action rapide, l’intersyndicale pourrait décréter un mot d’ordre de grève illimité dans les jours à venir.

Cette situation souligne les défis auxquels sont confrontés les organismes de recherche au Sénégal et l’impact potentiel sur la recherche agricole et la souveraineté alimentaire du pays. Restez informés pour des mises à jour sur les développements de cette affaire.

Présidentielle 2024 : Macky Sall S’Adresse à la Nation en Pleine Période Électorale

Dans le contexte tendu de l’élection présidentielle prévue pour le 25 février 2024, le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a annoncé qu’il s’adressera à la nation ce samedi à midi. Cette intervention tombe à un moment crucial, marqué par des incertitudes et des tensions politiques croissantes.

La nature exacte du message présidentiel reste à déterminer, mais beaucoup s’attendent à ce qu’il aborde des questions cruciales liées à l’élection imminente. L’annonce survient alors que plusieurs candidats ont exprimé leurs préoccupations concernant le processus électoral, y compris des allégations de corruption et des appels à des enquêtes parlementaires.

L’élection présidentielle de 2024 est déjà caractérisée comme un « scrutin des incertitudes » par de nombreux observateurs, soulignant les défis et les controverses entourant le processus électoral. Les Sénégalais attendent avec intérêt le discours présidentiel, espérant des éclaircissements sur la situation actuelle et des garanties quant à la transparence et à l’équité du processus électoral.

Il sera intéressant de voir dans quelle mesure le président Macky Sall abordera les préoccupations spécifiques des citoyens et des candidats, et s’il annoncera des mesures concrètes pour assurer la crédibilité du processus électoral. Restez informés pour des mises à jour sur le contenu du discours présidentiel et ses implications sur le paysage politique sénégalais.

URGENT – Rose Wardini en Garde à Vue : Nouveau Rebondissement dans le Processus Électoral

La candidate à la présidentielle du 25 février 2024, Rose Wardini, présidente du mouvement « Sénégal Nouveau », a été convoquée à la Division des Investigations Criminelles (DIC), ajoutant un nouveau chapitre à l’affaire de sa supposée double nationalité.

La convocation intervient dans un contexte où la question de la nationalité des candidats à la présidentielle est devenue un sujet brûlant, suite au rejet de la candidature de Karim Wade par le Conseil constitutionnel en raison de sa nationalité française.

Selon des informations provenant du site service-Public.fr et relayées par Dakaractu, le numéro national d’électeur de Rose Wardini est inscrit sur la liste consulaire de Dakar. Cette révélation soulève des interrogations sur sa nationalité et alimente les spéculations sur la conformité de sa candidature aux critères énoncés par le Conseil constitutionnel.

Par ailleurs, la garde à vue de Rose Wardini, révélée par ledakarois.sn, ajoute une dimension complexe à cette affaire. Les circonstances exactes de sa mise en garde à vue demeurent encore à préciser, mais cet épisode pourrait potentiellement avoir des répercussions significatives sur la dynamique politique à l’approche des élections présidentielles.

Cette situation souligne une fois de plus l’importance des questions liées à la nationalité dans le processus électoral sénégalais et met en exergue la nécessité de transparence pour maintenir la confiance du public. Les développements ultérieurs autour de la garde à vue de Rose Wardini seront scrutés de près, car ils pourraient avoir des implications importantes sur le paysage politique du Sénégal. Restez informés pour des mises à jour sur cette affaire en évolution.

Le Dakarois Quotidien N°097 – du 02/02/24

Le Dakarois Quotidien N°097 – du 02/02/24
🔴 Élections présidentielles ou championnat du monde: Le Patchwork des Nationalités des Candidats à la Présidentielle

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