Kahone : quand les populations s’approprient le développement communal

À Kahone, le développement local ne se décrète plus uniquement depuis les bureaux municipaux. En décembre 2025, il s’est surtout vécu dans les rues, les quartiers et les places publiques, à travers une forte mobilisation citoyenne portée par le programme « En route vers les 31 décembre à Kahone ».

Pendant plusieurs semaines, la commune a vibré au rythme d’initiatives plaçant les habitants au cœur de l’action publique. Des opérations de nettoyage aux animations culturelles, en passant par les activités économiques et sociales, les populations ont répondu massivement à l’appel, donnant corps à une dynamique participative rarement observée à cette échelle locale.

Dès les premiers jours du mois, les opérations de Set Sétal ont transformé le paysage urbain. Balais à la main, jeunes et femmes se sont investis dans l’assainissement des quartiers, faisant du civisme une affaire collective. Pour beaucoup de participants, ces journées ont permis de retisser les liens de voisinage et de raviver le sentiment d’appartenance à la commune.

Cette mobilisation s’est poursuivie sur le terrain économique avec la tenue de la première foire commerciale de Kahone. Commerçants, artisans et entrepreneurs locaux y ont trouvé une tribune pour exposer leurs produits et rencontrer une clientèle élargie. Au-delà des stands, l’événement a symbolisé l’émergence d’une économie de proximité soutenue par la collectivité locale.

La dimension sociale n’a pas été en reste. À l’approche de la fin d’année, la municipalité, avec l’appui de bonnes volontés, a multiplié les gestes de solidarité en faveur des enfants et des personnes vulnérables. Une manière, selon plusieurs habitants, de rappeler que la fête peut aussi rimer avec partage et attention portée aux plus démunis.

Clôturé par un concert populaire rassemblant des milliers de personnes, le programme du mois de décembre aura surtout laissé l’image d’une commune où les citoyens ne sont plus de simples spectateurs, mais des acteurs à part entière de la vie locale. À Kahone, cette expérience semble ouvrir la voie à une nouvelle manière de penser la gouvernance locale, fondée sur l’implication directe des populations dans la construction de leur avenir collectif.

Kaolack – Kahone : l’érosion menace une partie de la ville dans l’indifférence des autorités

À Kahone, au niveau du Secco, l’érosion dicte sa loi face au silence des autorités compétentes. Chaque jour, le phénomène progresse, grignotant les terres et menaçant directement les habitations. Les populations, impuissantes, dénoncent cette indifférence.

« Dans cette partie de la ville de Kahone, l’érosion a déjà englouti plusieurs espaces. Vous savez, il y a l’axe Gniby–Kahone qui traverse la zone et qui avait fait l’objet de la construction d’un radier. J’avais attiré l’attention, dès la phase conceptuelle, pour dire que cette route risquait de causer davantage de dégâts. Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Lorsqu’ils sont venus construire le radier au niveau du Secco, celui-ci est devenu un passage d’écoulement des eaux devant plusieurs maisons. Aujourd’hui, cela provoque une forte érosion, à tel point que nos véhicules ne peuvent plus accéder », explique Vieux Diagne, natif de Kahone, dont le mur de la maison est désormais menacé.

Face à cette situation, plusieurs correspondances ont été envoyées depuis le 28 août dernier au préfet du département, à des environnementalistes et à diverses personnalités. Mais toutes ces missives sont restées sans réponse, et aucun acte concret n’a encore été posé, regrette-t-il.

Les familles vivent dans l’angoisse permanente. Les enfants jouent à quelques mètres du vide, les concessions se fissurent et même un potentiel site voisin risque d’être endommagé par l’avancée du phénomène.

En attendant, les habitants tentent de se protéger avec les moyens du bord : sacs de sable, palissades improvisées… et des prières. Mais tous savent que ces défenses dérisoires ne résisteront pas longtemps face à la puissance des eaux.

Alerte : Enfants sur les plages — Un danger quotidien qui inquiète

En cette période où les salles de classe devraient être remplies d’élèves, c’est pourtant sur les plages de Kahone et de Koundam que l’on retrouve chaque jour des dizaines d’enfants. Parmi eux, certains sont pourtant candidats aux examens du Baccalauréat ou du BFEM. Un phénomène préoccupant qui inquiète parents, enseignants et autorités territoriales.

Sur ces plages, l’ambiance est animée quotidiennement par des enfants âgés de 8 à 15 ans, qui s’adonnent à des jeux et à la baignade. Certains d’entre eux ne vont plus à l’école, alors même que nous sommes en pleine période d’examens. Une situation qui illustre une réalité complexe.

Le manque de suivi parental, et parfois une négligence consciente ou involontaire, exposent ces enfants à un risque de décrochage scolaire. « C’est une véritable hémorragie scolaire que nous vivons. Certains parents minimisent l’importance de l’école, d’autres sont tout simplement dépassés », déplore un enseignant de la zone.

Conscientes de la gravité de la situation, les autorités locales tentent de réagir. Madame Sarata Sonko, adjointe au maire de la commune de Kaolack, en charge de l’éducation et de la petite enfance, insiste sur la nécessité d’une mobilisation collective :

« Il faut que les autorités initient des campagnes de sensibilisation tout en renforçant les contrôles. Mais chaque acteur doit jouer son rôle, surtout les parents. L’éducation est une responsabilité collective. Ces lieux ne devraient pas devenir des salles de classe à ciel ouvert », a-t-elle déclaré.

Chaque année, à l’approche des grandes vacances, la plage de Kahone devient un lieu de forte affluence. Les jeunes y sont particulièrement présents, rendant la gestion de la sécurité plus complexe.

« La forte fréquentation de ces plages rend la surveillance difficile, surtout en période d’affluence », a précisé Madame le Maire en marge d’une tournée éducative.

Chaque été, le Sénégal enregistre plusieurs dizaines de cas de noyades, souvent liées à une méconnaissance des dangers marins, à une surveillance insuffisante ou à des comportements imprudents.

En 2024, près de 80 noyades avaient été enregistrées pendant la saison estivale, selon les chiffres de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, a rappelé Mme Sonko.

Les autorités lancent un appel à la vigilance. « Nous invitons les familles à encadrer leurs enfants, à respecter les consignes de sécurité », conclut Madame Sarata Sonko.

Kahone : Tabaski 2025 / Diplomatie régionale : la Mauritanie salue le modèle de Kahone

Le foirail de Kahone, l’un des plus grands marchés à bétail du centre du Sénégal, continue de s’imposer comme un carrefour stratégique pour l’élevage national et sous-régional. Ce week-end, il a reçu une visite de marque : celle de l’ambassadeur de la Mauritanie, venu s’enquérir de la situation de ses compatriotes présents sur le site.

Situé dans la commune de Kahone, à proximité de Kaolack, ce marché joue un rôle clé dans la régulation du commerce de bétail. Sa position géographique en fait une plaque tournante pour les échanges entre éleveurs, commerçants et transporteurs venus de plusieurs pays de la sous-région, notamment du Mali et de la Mauritanie.

« C’est avec un immense plaisir que nous avons accueilli Son Excellence l’ambassadeur de la Mauritanie. Ses échanges avec les acteurs présents ont confirmé que Kahone est devenue une destination de choix pour les éleveurs mauritaniens », a déclaré Fatou Sène Diouf, maire de la commune.

Cette visite illustre une diplomatie de terrain de plus en plus visible, où les enjeux économiques et les réalités locales s’imposent comme des leviers de coopération entre États. Pour la maire, cette reconnaissance est le fruit d’un engagement collectif et d’une meilleure organisation du secteur, en particulier en cette période de forte activité.

Alors que la demande en viande augmente à l’échelle nationale, le foirail de Kahone se positionne comme un acteur clé de l’approvisionnement. De nombreux efforts ont été consentis ces dernières années pour structurer le marché, améliorer l’accueil des éleveurs et fluidifier les échanges, en partenariat avec les autorités locales et les services vétérinaires.

En accueillant un diplomate étranger soucieux du sort de ses ressortissants, Kahone envoie un signal fort : celui d’un territoire prêt à jouer un rôle moteur dans l’intégration économique régionale, en capitalisant sur ses atouts agricoles et pastoraux.

Développement territorial : La mairesse de Kahone plaide pour un engagement participatif et inclusif

“Développer le Sénégal à partir des territoires constitue, pour moi, la meilleure approche qui permettra d’atteindre les objectifs de développement durable et de sortir définitivement du groupe des pays en voie de développement d’ici à 2050”, a déclaré Fatou Sène Diouf, maire de la commune de Kahone, au terme d’une masterclasse organisée au Maroc.

“Je salue l’organisation, par l’ADM en collaboration avec CGLU Afrique, de cette Masterclasse Afrique, tenue du 15 au 25 février à Rabat. Son objectif principal est de sensibiliser et de renforcer les capacités des collectivités territoriales du Sénégal afin de leur permettre de faire face aux défis climatiques en utilisant la méthodologie du coaching territorial”, a ajouté la mairesse de Kahone.

“À travers ce benchmarking, nous avons appris et découvert beaucoup de choses. La masterclasse a été très riche en enseignements. Nous félicitons le directeur général de l’ADM et l’encourageons à persévérer dans cette direction. Cette belle initiative démontre à suffisance son engagement dans la mise en œuvre de la politique du gouvernement pour l’atteinte des objectifs du plan Sénégal 2050. Cet engagement montre aussi le rôle essentiel que l’ADM doit continuer à jouer dans l’amélioration du processus de décentralisation, dont la finalité est sans nul doute le développement territorial.”

“Je voudrais enfin remercier sincèrement le directeur général de l’ADM et son équipe, les autorités et experts marocains ainsi que CGLU Afrique. Le développement du Sénégal est notre priorité. J’invite chacun à faire preuve d’engagement et de détermination pour que le Sénégal décolle.”, a conclu Fatou Sène Diouf.

La maire de Kahone, dans le département de Kaolack, Fatou Séne Diouf, a remis une subvention de plus de 6 millions de FCFA aux différentes associations sportives et culturelles (ASC) de la commune.

« C’est avec plaisir que nous rencontrons cette jeunesse responsable, cette jeunesse engagée de la commune de Kahone. Ils sont toujours en première ligne. Aujourd’hui, nous avons remis à la jeunesse de notre commune une subvention de 6 millions de FCFA », a-t-elle déclaré lors de la cérémonie de remise des enveloppes, en présence des acteurs du mouvement sportif et culturel.

La maire de Kahone a profité de l’occasion pour inviter les jeunes des différentes ASC à « bannir la violence dans le milieu sportif », notamment lors de la Coupe du Maire, et à s’engager davantage dans le développement de leur commune.

Ce geste, d’une grande importance, a été salué à sa juste valeur par le président de la zone 8 de Kahone.

Selon Assane Séne, « 15 ASC ont reçu 175.000 FCFA, la zone a bénéficié de 550.000 FCFA, l’ASC communale, ASC Kahone, a reçu 1.550.000 FCFA, et Kahone FC, 550.000 FCFA. En plus, les écuries de lutte, ainsi que les sections de handball, de basket-ball et les autres sportifs, ont également reçu leurs subventions. Depuis que Madame le Maire est en fonction, on note chaque année une hausse des subventions », a-t-il souligné.

Kaolack : Les indemnisations des impactés de l’Aéroport de Kahone en question

La controverse sur les indemnisations des impactés par le projet de réhabilitation et d’extension de l’aéroport de Kahone prend une nouvelle tournure. Pape Simakha, coordonnateur de la plateforme Nay Leer Sénégal, a tenu une conférence de presse ce mardi pour dénoncer l’attitude de certains individus et clarifier la situation des paiements effectués par le Trésor public.

Le projet de réhabilitation et d’extension de l’aéroport de Kahone, lancé pour moderniser les infrastructures et améliorer la connectivité aérienne de la région, a entraîné l’expropriation de plusieurs habitants. Depuis le début du projet, 280 personnes ont été identifiées comme impactées et éligibles à une indemnisation totale de 1.376.091.323 FCFA. Ce montant a été déterminé après une évaluation minutieuse des impenses par les autorités compétentes.


Pape Simakha a affirmé que la majorité des indemnisations ont déjà été versées. « Depuis avril 2022, le Gouverneur de la région de Kaolack a transmis au Ministre des Finances et du Budget le rapport complémentaire de l’évaluation des impenses du projet de réhabilitation et d’extension de l’aéroport de Kahone, en vue de son règlement, » a-t-il déclaré. Jusqu’à présent, 1.268.347.370 FCFA ont été versés, laissant 23 personnes à indemniser pour un montant de 107.743.953 FCFA.


Simakha a souligné que ces paiements ont été effectués conformément aux directives présidentielles, et que l’autorité administrative régionale a respecté ses obligations. Il a ajouté que les réunions entre les différentes parties prenantes se sont poursuivies pour garantir que les indemnisations restantes soient également versées rapidement.


Malgré les efforts de transparence, certains individus manifestent leur mécontentement. Parmi eux, Tidiane Ba, Cheikh Cissé (résidant en France) et Ousmane Kébé (vivant en Angleterre) se sont distingués par leurs critiques virulentes et, selon Simakha, des menaces de mort contre les membres de la commission d’évaluation. « Certains individus affectés par le projet, manifestement frustrés, ont commencé à proférer des insultes et des menaces de mort à l’encontre des membres de la commission d’évaluation, » a-t-il déclaré.


Simakha a expliqué que ces individus ne possédaient ni titres de propriété ni autorisations de construire, et que leur inclusion dans le processus d’indemnisation avait été une exception basée sur des considérations sociales. « Aujourd’hui, si on se basait sur la réglementation du Sénégal en matière de paiement de recensement et de paiement des impenses, ils ne peuvent pas bénéficier d’une quelconque indemnité. Au contraire, ils devaient être poursuivis pour occupation illégale d’un site appartenant à autrui, » a-t-il ajouté.


Pape Simakha a détaillé la procédure de paiement, insistant sur son caractère rigoureux et transparent. Les paiements sont effectués par chèque du Trésor et chaque bénéficiaire doit signer un acte d’acquiescement avant de recevoir son chèque. « Aucune personne autre que les impactés dûment recensés sur le terrain avec leur nom exact sur leur carte nationale d’identité ne peut recevoir de paiement, » a-t-il précisé. Il a ajouté que tous les impactés sont identifiés par leur numéro de carte d’identité nationale et leur numéro de téléphone, garantissant ainsi la traçabilité des transactions.


En conclusion, Pape Simakha a exhorté les autorités à maintenir la transparence et la rigueur dans le processus d’indemnisation pour garantir la justice et le respect des droits de toutes les personnes impactées. Il a également appelé les individus mécontents à respecter les procédures établies et à cesser les menaces et les insultes. « Les impôts et domaines de Kaolack n’ont pas vu la couleur de l’argent des indemnisations, ce qui réfute toute allégation de malversation, » a-t-il conclu.


Cette clarification vise à apaiser les tensions et à rappeler l’importance du respect des procédures établies pour le bien de tous les acteurs impliqués dans ce projet crucial pour le développement de la région de Kaolack. La balle est maintenant dans le camp des autorités pour finaliser le processus et garantir que toutes les parties soient satisfaites et respectées dans leurs droits.


Mariama Massaly
Correspondante à kaolack.

Scandale foncier à Kahone : Les victimes réclament justice et réparation

Le collectif des victimes d’injustice de Kahone 1 Extension a donné une conférence de presse ce dimanche pour dénoncer une situation qui perdure depuis des années. Ces habitants ont été contraints de voir leurs maisons démolies en raison de l’élargissement de l’aérodrome de Kanda, mais peinent encore à obtenir réparation.

Le président du collectif, Boubacar Bocoum, a rappelé les circonstances de ce « drame social ». Les habitations, pourtant légalement acquises avec des documents délivrés par la municipalité, ont été détruites en 2020 pour céder la place à l’expansion de l’aérodrome. Suite à cela, le collectif a sollicité des dédommagements de l’État, obtenus en partie grâce à l’intervention du président Macky Sall.


Cependant, la réalité est loin des promesses. Sur les 135 personnes censées bénéficier de terrains depuis octobre 2021, aucune n’a encore vu son terrain attribué. De plus, vingt-trois personnes attendent toujours leurs dédommagements, plongeant ces familles dans une situation précaire et injuste.


Parmi les victimes, Adjaratou Fary Mboup, veuve et mère de famille, a partagé son calvaire. Ayant investi toutes ses économies dans la construction de sa maison, elle se retrouve aujourd’hui sans toit, sans explication ni assistance des autorités. Depuis 2020, elle lutte pour obtenir justice et réparation, appelant à l’intervention des nouvelles autorités pour faire valoir leurs droits légitimes.


Ce scandale foncier à Kahone met en lumière les lacunes du système de réparation des injustices, où les victimes se retrouvent abandonnées à leur sort malgré les promesses faites par les gouvernements successifs. Face à cette situation, le collectif des victimes espère que leurs voix seront enfin entendues et que des mesures concrètes seront prises pour leur rendre justice et leur permettre de reconstruire leur vie.


Mariama Massaly
Correspondante à kaolack.

Kahone : un mort et quatre blessés dans un accident de la circulation

Mercredi, un tragique accident de la route a endeuillé la commune de Kahone, entraînant la perte d’une vie et blessant quatre autres personnes. La collision, survenue vers 4 heures du matin, impliquait un camion gros porteur et un tricycle, sur la route nationale n°1, à proximité de l’aérodrome de Kanda.

La victime, qui se trouvait à bord du tricycle au moment de l’impact, a malheureusement perdu la vie sur le coup. Les quatre autres personnes impliquées dans l’accident ont été grièvement blessées et ont été rapidement évacuées vers le centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass pour recevoir des soins médicaux d’urgence.

Le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’établissement de santé pour les procédures nécessaires.

Le camion gros porteur impliqué dans l’accident était immatriculé dans un pays voisin, ce qui soulève des questions sur les circonstances exactes de l’accident. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de cet événement tragique et pour faire toute la lumière sur les responsabilités éventuelles.

Cet accident tragique rappelle une fois de plus l’importance de la prudence et du respect des règles de sécurité routière pour éviter de telles catastrophes et préserver des vies précieuses sur nos routes.

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