Kébémer : 100 conducteurs de Jakarta et charretiers formés et équipés pour une meilleure sécurité routière

Une initiative citoyenne a apporté une véritable bouffée d’oxygène aux conducteurs de Jakarta et aux charretiers de la commune de Kébémer. Du 31 janvier au 2 février, cent d’entre eux ont bénéficié d’une session de formation en sécurité routière, suivie d’une dotation en équipements de protection, grâce au soutien de M. Ameth Lamine Babou.

Chaque participant a reçu un gilet de haute visibilité ainsi qu’un casque de sécurité. En plus de cet équipement essentiel, une enveloppe de 100 000 francs CFA a été remise à chaque charretier afin de soutenir leurs activités économiques, souvent marquées par la précarité.

Le bienfaiteur, M. Ameth Lamine Babou, a présenté ce geste comme un acte de solidarité envers des travailleurs dont les conditions d’exercice exposent quotidiennement leur vie à de nombreux risques. « Ce n’est qu’un premier pas », a-t-il déclaré, précisant que des concertations sont en cours pour mettre en place des plans d’action plus ambitieux en vue d’améliorer durablement leur situation.

Du côté des bénéficiaires, la satisfaction est manifeste. Moussa Ngom, président des conducteurs de Jakarta de Kébémer, a salué cette initiative, estimant qu’elle « renforcera nos connaissances du code de la route et des règles de sécurité ». Il a, par ailleurs, exhorté ses collègues à faire un usage responsable des équipements reçus : « Portons les casques pour notre propre sécurité et non comme de simples accessoires. »

KEBEMER : UNE COMMUNE MALADE DE SES DIRIGEANTS

La gestion d’un Etat est une somme de complexités, pour une commune aussi mais dans une moindre mesure.

Pour commencer, parlons du rôle du maire d’une commune.

Le maire exerce à la fois des fonctions d’exécution et dereprésentation.

Dans le cadre de sa fonction exécutive : il exécute les délibérations du conseil municipal, exerce des pouvoirs délégués par le conseil municipal. il dispose enfin de ses pouvoirs propres : la gestion administrative de la commune, la police administrative, la délivrance des permis de construire, la gestion des déchets. Dans l’exercice de ses missions, il prend des arrêtés et représente la commune en justice.

Dans ces missions de représentant de l’Etat : il est officier d’Etat civil. Il est, en outre, chargé de soutenir les compétences transférées : éducation, santé, adduction d’eau et d’électrification et entretien de la voirie. Il assure la promotion des activités économiques, commerciales et d’échanges.

En clair, il exerce des missions très importantes pour la bonne marche de la commune.

Comment accède-t-on au poste de maire ?

Par la voie démocratique : la personne ayant une ambition pour sa commune prépare sa profession de foi, va aux élections et les électeurs lui font confiance.

Une fois élu, il lui appartient de respecter ses promesses en sebasant sur les leviers mis à sa disposition : l’administration communale, le budget et les soutiens multiformes de l’Etat.

La ville est un établissement humain et sa bonne gestion se retrouve dans la capacité du maire à concilier l’ensemble des complexités pour en faire un espace où il fait bon vivre. Une capacité managériale est donc nécessaire pour gérer une commune.

Ainsi, le maire doit se donner les moyens nécessaires pour dérouler sa profession de foi après que les populations lui ont fait confiance en le portant à la tête de la commune.

Si nous revenons dans une ville comme KEBEMER, on peut se poser des questions sur la capacité des dirigeants à respecter leurs promesses électorales.

En effet, les promesses attendues ne sont jamais arrivées.  La ville est en complète désuétude, minée par le manque d’investissement et l’abandon des populations à leur sort.

L’outil principal pour un maire pour mener à bien sa politique est le budget mis à sa disposition après son adoption par le Conseil municipal. Dans un précédent article, je rappelais la baisse tendancielle du budget de fonctionnement de la commune qui est passé de 575 millions F en 2021 à 380 millions F en 2025. Quant au budget d’investissement, sa stagnation est quasi permanente depuis plus de 5 ans, avec une moyenne de 200 millions F par an qu’il a de la peine à mobiliser.

Les conséquences sont connues de tous les habitants, une ville en déclin et sans perspectives.

La raison, c’est l’incapacité des autorités municipales à recouvrer les ressources attendues.

La contribution des populations à la gestion de la ville sous la forme de paiement des impôts est un devoir. Cependant, ce paiement est lié à la capacité contributive de chaque habitant.  

Quand, le maire ne veut pas recouvrer les impôts, il ignore non seulement sa mission mais aussi, il fait également preuve de manquements graves par rapport ses obligations. Le manque de courage de recouvrer les impôts n’est pas un gain politique. Au contraire, c’est l’inverse, car sans les ressourcesattendues, le maire est incapable de dérouler une moindre action et de respecter ses promesses de campagne.

La ville est un espace social, culturel et économique et les hommes et femmes qui y résident et y travaillent doivent bénéficier d’un environnement approprié à même de leur permettre de mener correctement leurs activités commerciales, culturelles et d’échanges. 

Un budget incapable d’être exécuté pénalise les populations les plus défavorisées. De surcroit, les prestations et les services publics attendus de la commune pour améliorer le cadre de vie des habitants ne sont pas offerts rendant les conditions de vie plus difficiles. 

Les infrastructures communales en font également les frais, toutes en délabrement ou en abandon faute d’un programme d’entretien. Quant à la création de nouvelles infrastructures, il n’y aucune perspective.

Comment, une telle situation peut s’expliquer ? 

En briguant les suffrages des KEBEMEROIS, le maire avec l’appui de son conseil municipal à la responsabilité morale de tout faire pour respecter ses engagements.

Il s’agit entre autres de conduire à plus de prospérité, de soutenir les populations démunies, d’investir dans les programmes sociaux, in fine d’améliorer le cadre de vie des populations. 

Aujourd’hui, les engagements pris devant les KEBEMEROIS ne sont pas respectés. On a voulu simplement être maire pour en faire un trophée politique mais non pour une quelconque volonté de soutenir les populations.

Si on se positionne dans le déni et dans l’incapacité de recouvrer le budget, on se considère comme étranger aux souffrances des habitants car on dispose de revenus suffisants pour vivre confortablement sans se soucier du sort despopulations qui ont besoin du soutien de la commune.

La municipalité vient de lancer l’élaboration de son nouveau plan de développement pour les cinq prochaines années. A-t-on fait l’évaluation et le bilan du précédent PDC ? il est devenu à la mode de procéder à ce genre d’exercice pour faire bonne figure tout en sachant qu’il sera ranger dans les tiroirs.

Le modèle de gestion actuel a étouffé tous les élans de progrès, paralysé l’institution communale et brisé le lien de confiance entre la commune et les populations.

Après deux ans et demi de mandat, un bilan à mi-parcours doit être fait pour évaluer les résultats obtenus. 

En attendant, nous appelons les KEBEMEROIS à créer une grande coalition pour changer les choses.

Le temps de l’action est arrivé. Il faut agir pour sortir la ville de KEBEMER de l’ornière.

 

AMADOU KEBE

AND SUXALI KEBEMER

KEBEMER : Une commune en panne d’imagination

En délibérant sur le projet de budget de 2025 de la Commune,les autorités municipales auraient dû présenter leurs excuses aux kébémeroises et aux Kébémérois pour leur gestion catastrophique.

Avant de revenir sur le projet de budget, il y a lieu de rappeler que le budget est un exercice de planification par lequel l’administration parvient à identifier les objectifs et les moyens pour les atteindre.

Un des principes qui fondent un budget est sa sincérité. En effet, un budget doit être basé sur les possibilités réelles de mobilisation, sans exagération, ni augmentation des prévisions de recettes et des dépenses.

Ce budget présenté au conseil municipal et probablement adopté est loin des standards en matière de préparation de budget tant sur le plan de la forme que sur le fond.

Sur la forme, le budget ne recoupe pas les préoccupations des jeunes, des femmes et des artisans. Les secteurs à même de soutenir les couches les plus vulnérables sont délaissés notamment ceux générateurs de revenus.

On se contente simplement de reproduire les différentes rubriques chaque année sans se préoccuper aucunement de l’évolution économique et sociale de la ville.

D’ailleurs, comment peut-on élaborer un budget sans indiquer les taux de réalisation de l’année écoulée qui doivent constituer la référence ? Ces données omises à dessein ou par incompétence sur la situation d’exécution budgétaire sont lesigne que les règles élémentaires d’élaboration d’un budget ne sont pas respectées. 

Le budget 2025 de la Commune de KEBEMER est évalué en recettes et dépenses à 607 millions F dont 37% en dépenses d’investissement. Si on le compare aux années passées, on observe une baisse tendancielle des ressources depuis 2021.

Cette baisse est illustrée par les produits du budget de fonctionnement qui sont passés de 575 millions F en 2021 à 380 millions F en 2025 sur la période. Il en est de même du budget d’investissement qui continue à stagner autour de 200 Millions F par an encore qu’en réalité une chute drastique des investissementsest notée. D’ailleurs, le montant indiqué sur le budget d’investissement n’est qu’une illusion. Le report de crédit de 90 millions F qui le sous-tend ne correspond à aucune réalité dès lors que les ressources sont en baisse constante. En fait, le budget d’investissement réel est de 137 millions, soit 22% en valeur relative. Une somme très dérisoire pour les besoins en investissement de la ville. 

Si on examine le détail des produits du projet de budget, on observe une baisse continue des ressources propres depuis des années. Les produits d’exploitation et les produits domaniaux ont baissé respectivement de 19% et de 18%. On constate que la Commune n’est même pas capable de recouvrer les recettes attendues. En réalité, les autorités municipales ont baissé les bras depuis des années se contentant de gérer le quotidien.

Sur les rubriques de dépenses, je vais citer un seul exemple : Alors que la ville ne dispose que d’un tracteur, la rubrique ateliers et garage est dotée d’un budget conséquent de 30 millions de frs CFA environ.

Sur le budget d’investissement, la situation est semblable. Il n’y a aucune réalisation concrète. On se contente de reporter des investissements irréalisables faute de ressources.

Les projets d’extension des réseaux électriques et d’eau sont toujours dotés sans qu’aucune évaluation n’ait été faite sur le nombre de mètres linéaires réalisés.

Je m’en arrête là. Il n’y pas lieu d’énumérer toutes les incohérences relevées dans ce budget. 

Pour conclure sur ce point, il y a lieu d’attirer l’attention des autorités administratives chargées de son approbation que ce budget en dégradation continue n’est pas sincère. 

Si vous vous promenez en ville, vous constaterez aisément son impact sur le fonctionnement des infrastructures communales : un marché engorgé et menaçant ruine, une voirie sans programme d’entretien ou de réhabilitation, une gare routière très mal entretenue, une décrépitude des bâtiments municipaux, une place de l’Indépendance, place symbole,jadis réputée par sa beauté et très enviée par les autres communes, transformée en terrain de jeu et enfin une salle des fêtes sans aucune commodité.

Sur le plan social, culturel et éducationnel, le budget ne prévoit aucune dotation en fournitures scolaires et un soutien à la formation des jeunes, des femmes et des artisans. Les factures d’eau des écoles ne sont plus prises en charge par la mairie, en attestent de récurrentes coupures dans certaines écoles. 

Sur le volet santé, KEBESANTE qui constitue une réussite indéniable avec plus de 3 000 consultations par an est très peu soutenue.

En ce qui concerne l’environnement, la saleté encombre les rues, heureusement que la SONAGED et les populations viennent en appoint. Les animaux domestiques ont fini d’envahir la ville, vadrouillant dans la saleté et les tas d’immondices laissant pantois les autorités municipales qui se contentent d’observer une dégradation du cadre de vie sans réaction.

La ville de KEBEMER, est en réalité, une ville en faillite.

Pourtant, la commune de KEBEMER est un carrefour, bien positionnée sur la RN2 à 150 km de DAKAR. A l’ouest, il y’a LOMPOUL avec la mer, le maraichage, le tourisme et les mines. A l’Est, Touba présente un marché important. La ville ne profite pas de ses atouts.

Les populations qui y habitent malgré tout sont dans l’effort continu. C’est grâce à leur résilience et leur volonté qu’elles parviennent à s’en sortir de par leur propre moyen.  Ils n’ont pas tort. Ils n’ont rien à attendre de la Commune.

Les atouts de la ville, je le répète ne sont pas du tout exploités. Les possibilités de faire de cette ville un pôle économique et culturel attractif sont ignorées. Un plan communal de développement bien étudié et bien pensé avec les compétences locales et de la diaspora aurait permis de mettre en place une planification stratégique capable de dégager une vision à long terme.

Il ne faudra pas se voiler la face. KEBEMER est une des rares communes sinon la seule du Sénégal à voir chaque année son budget baisser.

On est train d’observer un déclassement de la Commune. 

D’une commune urbaine depuis les années 50, elle est en passe de devenir une commune rurale.

Les populations de KEBEMER surtout les jeunes doivent refuser ce fatalisme, un autre destin est possible. 

Le temps du sursaut est arrivé.

 

AMADOU KEBE

AND SUXALI KEBEMER

Accident de la circulationa d’une rare Violence sur l’Axe Ngaye Mékhé – Kebemer : 11 Morts et plusieurs blessés

Un tragique accident de la circulation s’est produit ce matin sur l’axe Ngaye Mékhé – Kebemer, faisant 11 morts et plusieurs blessés. La collision, d’une rare violence, a impliqué un camion et un minibus, selon des sources concordantes.

Les premiers témoignages rapportent que le camion et le minibus se sont percutés de plein fouet, causant des dégâts considérables et des pertes humaines importantes. Les secours sont rapidement intervenus sur les lieux pour prendre en charge les blessés et sécuriser la zone de l’accident.

Les autorités locales ont déployé des équipes médicales et des forces de l’ordre pour gérer la situation et fournir l’assistance nécessaire aux victimes. Les blessés ont été transportés vers les hôpitaux les plus proches pour recevoir les soins appropriés.

Les causes exactes de l’accident restent pour le moment indéterminées. Une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances de cette tragédie. Des experts en accidentologie sont attendus sur place pour analyser les éléments matériels et recueillir les témoignages des survivants.

Cet accident rappelle une fois de plus l’importance de la prudence sur les routes, en particulier sur les axes très fréquentés. Les autorités appellent les usagers de la route à redoubler de vigilance et à respecter les consignes de sécurité pour éviter de telles catastrophes.

Nos pensées vont aux familles des victimes en cette période de deuil et de souffrance.

Plus d’informations à venir.

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