Scandale « Keur Yeurmandé » : La liste des bébés décédés s’allonge

Le quotidien Libération annonce une nouvelle tragique : deux des 48 bébés retirés de la pouponnière « Keur Yeurmandé » de Ndella Madior Fall ont perdu la vie hier à l’hôpital régional de Thiès, portant le nombre de décès liés à cette affaire à huit.

Le journal rappelle que la Brigade des mœurs de la Sûreté urbaine (Su) les avait récupérés avant de les confier à des structures spécialisées en raison de leur état de santé jugé alarmant.

Ce sinistre scandale a été découvert en décembre dernier. À la suite d’une information judiciaire demandée par le Doyen des juges, Ndella Madior Diouf a été placée sous mandat de dépôt pour traite de personnes, exercice illégal de la profession de médecine, privation d’aliments à des enfants, soins entraînant la mort sans intention de la donner et obtention illicite de certificats aux fins d’inhumation.

Concernant le personnel impliqué, outre la patronne, son assistant Cheikh Tidiane Ndiaye, le gardien des lieux, Djiby Sow, et l’animateur à Saphir Fm, El Hadi Sène, ont également été inculpés. El Hadi Sène a admis avoir enterré clandestinement deux bébés décédés dans la pouponnière.

Quant aux nourrices, elles ont été inculpées sous le régime du contrôle judiciaire.

Affaire du col de Bébé à la pouponnière « Keur Yeurmandé » : Le vigile et sa complice condamnés

Dans le cadre de l’affaire du vol d’un bébé à la pouponnière « Keur Yeurmandé », le vigile, Jean Noël Ndour, et sa complice, Aminata Woury Diallo, ont été jugés devant la barre des flagrants délits de Dakar. La sentence rendue par le tribunal condamne les accusés à une peine de 2 ans de prison, dont six mois ferme, pour les chefs d’accusation d’enlèvement, de complicité, et de recel de bébé.

Outre la peine d’emprisonnement, les deux condamnés devront s’acquitter chacun d’une amende de 200 000 F CFA. Cette décision de justice souligne la sévérité des conséquences pour ceux qui s’adonnent à des actes criminels tels que l’enlèvement d’un enfant.

Il est important de noter que la constitution de partie civile de Ndella Madior Diouf, la fondatrice de la pouponnière « Keur Yeurmandé », a été déclarée recevable dans cette affaire. Cependant, elle n’avait pas désigné d’avocat pour défendre ses intérêts.

Cette condamnation marque un pas significatif dans la protection des droits des enfants et envoie un message clair sur la fermeté de la justice face à de tels actes criminels, en particulier ceux qui touchent les plus vulnérables de la société. faire un article

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