Tournée économique à Kolda : Diomaye Faye mise sur le coton et le développement agricole à Vélingara

Le département de Vélingara a constitué la première étape de la tournée économique du président de la République Bassirou Diomaye Faye dans la région de Kolda. Arrivé ce jeudi 23 avril, le chef de l’État a entamé sa visite par l’usine de coton de la SODEFITEX, un site stratégique pour l’économie locale et la relance de la filière cotonnière.

Sur place, le président a réaffirmé son engagement à accompagner le développement de cette filière agricole essentielle pour les populations du sud du pays. Cette volonté s’inscrit dans un contexte marqué par des performances encourageantes. En effet, la production cotonnière est passée de 15 000 tonnes à 25 000 tonnes lors de la dernière campagne agricole, avec des rendements jugés record. Ces résultats nourrissent un regain d’espoir chez les producteurs et les acteurs du secteur, convaincus du potentiel du département de Vélingara, considéré depuis longtemps comme un bastion du coton au Sénégal.

Poursuivant son périple, le chef de l’État s’est ensuite rendu dans le bassin rizicole de l’Anambé, notamment dans le secteur G, afin d’évaluer les conditions de production et d’échanger avec les exploitants. Cette visite de terrain lui a permis de mieux appréhender les défis auxquels font face les producteurs, mais aussi d’identifier les opportunités de renforcement de la production rizicole dans cette zone à fort potentiel agricole.

Après cette étape à Vélingara, le président de la République a pris la direction de la ville de Kolda dans l’après-midi. Plusieurs activités majeures sont inscrites à son agenda, notamment l’inauguration du Service d’assistance médicale d’urgence, une infrastructure attendue pour améliorer la prise en charge sanitaire des populations. Il procédera également à la pose de la première pierre du futur pôle mère-enfant, un projet structurant pour le système de santé régional.

La journée du président se conclura par une série d’audiences prévues entre 20 heures et 22 heures avec les élus locaux, les députés ainsi que les coordonnateurs départementaux. Ces rencontres devraient permettre d’échanger sur les priorités de développement de la région et de renforcer la concertation avec les acteurs territoriaux.

Kolda : une tournée économique de 72 heures du président Bassirou Diomaye Faye axée sur les projets structurants

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé dans la matinée de ce jeudi à Kolda, dans le sud du pays, où il entame une tournée économique de trois jours qui s’étendra jusqu’au samedi 25 avril. Initialement prévue du 12 au 14 avril, cette visite d’État de 72 heures avait été reportée pour des raisons qui n’ont pas été rendues publiques.

À son arrivée dans la capitale du Fouladou, le chef de l’État a été accueilli par les autorités civiles et militaires de la région, marquant ainsi le début officiel d’un programme chargé consacré au suivi et à l’évaluation de projets structurants dans plusieurs secteurs clés.

Selon un communiqué de la Présidence, cette tournée de terrain s’inscrit dans une dynamique visant à rapprocher davantage l’action publique des réalités vécues par les populations. L’objectif affiché est de renforcer l’impact des politiques publiques au niveau local, en tenant compte des besoins spécifiques des territoires.

Le président entend également promouvoir une meilleure équité territoriale à travers des investissements jugés utiles, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et la création de perspectives plus solides pour les populations locales. Cette approche vise à réduire les disparités régionales et à favoriser un développement plus équilibré du territoire national.

Parmi les temps forts de cette visite figure l’inauguration d’une antenne régionale du Service d’aide médicale urgente ainsi que le lancement d’un nouveau pôle mère-enfant au centre hospitalier régional de Kolda. Ces infrastructures sanitaires sont présentées comme des avancées importantes dans le renforcement du système de santé local, notamment en matière d’urgence médicale et de prise en charge de la mère et de l’enfant.

Kolda : un vaste programme de cartographie du secteur privé et des chaînes de valeur annoncé après la Korité

Un important programme de cartographie et de monographie du secteur privé ainsi que des chaînes de valeur sera bientôt lancé dans la région de Kolda. L’initiative, qui doit démarrer après la fête de la Korité, a été présentée lors d’une réunion d’information et de partage tenue vendredi dernier avec les acteurs territoriaux de la région.

Ce projet est porté par le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération dans le cadre du Programme Accélération Compétitivité et Emplois. Il est mis en œuvre en collaboration avec l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT). L’objectif principal de cette démarche est de mieux comprendre l’organisation du secteur privé local et d’identifier les principales chaînes de valeur qui structurent l’économie de la région.

La rencontre avec les acteurs territoriaux a permis d’expliquer les ambitions du programme, qui vise à produire des données fiables et actualisées sur les activités économiques locales. Ces informations devraient permettre aux pouvoirs publics de mieux orienter les politiques d’investissement, de compétitivité et de création d’emplois, tout en renforçant l’attractivité économique de la région.

Dans cette perspective, l’ANAT sera chargée de conduire une enquête de terrain approfondie auprès des acteurs économiques. Cette opération consistera notamment à collecter des informations détaillées sur les entreprises, les filières de production, les circuits de commercialisation ainsi que les dynamiques économiques locales.

Les autorités territoriales ont toutefois attiré l’attention sur certaines particularités qui caractérisent l’économie de la région de Kolda. Elles ont notamment insisté sur l’importance de prendre en compte le phénomène de l’économie transfrontalière, très présent dans cette zone située à proximité de plusieurs frontières sous-régionales.

Selon le gouverneur adjoint de la région, Bonaventure Kalamo, l’économie locale ne se limite pas aux filières traditionnelles que sont l’agriculture, l’élevage et l’agroforesterie. À côté de ces secteurs structurants, se développe également un réseau dense d’activités liées au transport et au commerce transfrontaliers.

Ces échanges économiques s’organisent en grande partie autour des marchés hebdomadaires sous-régionaux, véritables lieux de rencontre entre les populations de pays voisins. Dans ces espaces commerciaux, les transactions sont particulièrement dynamiques et contribuent de manière significative à la vitalité économique de la région.

Cependant, une grande partie de ces flux commerciaux évolue encore en dehors des circuits formels. Cette situation rend difficile l’évaluation précise des revenus générés par ces activités ainsi que leur contribution réelle à la création d’emplois formalisés.

Le gouverneur adjoint a ainsi souligné que cette réalité complique le suivi et le traçage des ressources économiques issues de ces échanges. Pour cette raison, il a invité l’ANAT à intégrer pleinement la dimension transfrontalière dans l’enquête qui sera menée dans la région.

Selon lui, une telle approche permettra de disposer d’une photographie plus fidèle du tissu économique local et de mieux comprendre les dynamiques qui animent les activités commerciales et productives dans cette partie du pays.

Kolda : trois individus arrêtés pour escroquerie, association de malfaiteurs et exploitation illégale d’un établissement recevant du public

Le Commissariat de Kolda a procédé à l’interpellation de trois individus présumés impliqués dans une vaste affaire d’association de malfaiteurs, d’escroquerie et d’exploitation illégale d’un établissement recevant du public, selon des informations obtenues de source sécuritaire.

Cette opération fait suite à une plainte déposée le 31 janvier 2026 par une victime déclarant avoir été escroquée d’un montant de dix millions (10 000 000) de francs CFA. D’après les éléments de l’enquête, le principal mis en cause se serait présenté comme un entrepreneur disposant de projets crédibles, parvenant ainsi à gagner la confiance de sa victime avant d’encaisser la somme convenue et de disparaître sans honorer ses engagements.

Alertés par la plainte, les éléments du Commissariat de Kolda ont immédiatement ouvert une enquête approfondie afin de retrouver l’auteur présumé des faits. Les investigations menées ont permis de localiser le suspect principal, qui a été interpellé en compagnie de deux autres individus identifiés comme étant ses complices.

Au cours de son audition, le principal suspect est passé aux aveux. Il a reconnu les faits d’escroquerie, admettant avoir détourné les fonds perçus pour des usages strictement personnels. L’exploitation technique de son téléphone portable a par ailleurs permis aux enquêteurs de mettre la main sur plusieurs éléments jugés particulièrement compromettants. Il s’agit notamment de reçus de transactions financières, de passeports sénégalais, de cartes nationales d’identité ainsi que de visas bissau-guinéens, dont l’origine et l’utilisation font l’objet de vérifications approfondies.

Concernant les deux autres personnes interpellées, celles-ci ont reconnu leur implication dans l’exploitation illégale de l’appartement qui servait de base aux activités frauduleuses du groupe. Ce lieu aurait été utilisé à la fois pour héberger les suspects et pour organiser leurs opérations, en violation des règles encadrant les établissements recevant du public.

À l’issue de leur interpellation, les trois individus ont été placés en garde à vue dans les locaux du Commissariat de Kolda. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur exacte de leurs activités, d’identifier d’éventuelles autres victimes et de mettre au jour de possibles ramifications au-delà de la région.

Kolda : trois individus arrêtés et plus de 5 kg de chanvre indien saisis

Le Commissariat central de Kolda a annoncé, le 8 janvier 2026, l’arrestation de trois individus et la saisie de 5,101 kilogrammes de chanvre indien, dans le cadre d’une opération de lutte contre le trafic de stupéfiants. Les trois suspects ont été placés en garde à vue pour « association de malfaiteurs » et pour « offre et cession de stupéfiants », tandis que les enquêtes se poursuivent pour identifier d’éventuels complices.

Selon le communiqué de la police, les deux premiers individus ont été interpellés dans le quartier Batanguel, à la suite d’une information opérationnelle signalant un trafic de stupéfiants d’envergure dans la zone. Une perquisition effectuée à leurs domiciles a permis la saisie de trois kilogrammes de chanvre indien.

La troisième arrestation a eu lieu dans le quartier Sikilo. L’individu, reconnu comme un acteur majeur du trafic dans la région, a été d’abord trouvé en possession de deux cornets de chanvre. Une perquisition de son logement a conduit à la saisie complémentaire de 2,101 kilogrammes supplémentaires ainsi que de cinquante-quatre cornets, renforçant la gravité des faits qui lui sont reprochés.

Cette opération confirme la vigilance des forces de l’ordre dans la lutte contre le trafic de drogues à Kolda, région frontalière et souvent ciblée par des réseaux de stupéfiants. Les autorités locales ont annoncé que des mesures supplémentaires seraient prises afin de démanteler complètement les filières identifiées et de prévenir la propagation de ce fléau dans la région.

Kolda : la fête patronale du 6ᵉ bataillon d’infanterie célèbre la fraternité militaire entre le Sénégal, la Gambie et la Guinée

La ville de Kolda a vibré ce vendredi 9 janvier au rythme de la fête patronale Moussa Molo du 6ᵉ bataillon d’infanterie, un événement placé sous le sceau de la fraternité militaire et de la coopération sous-régionale. Cette célébration a réuni, aux côtés des Forces de défense et de sécurité sénégalaises, d’importantes délégations militaires venues de la Gambie et de la Guinée, illustrant la solidité des liens entre armées sœurs face à des défis sécuritaires de plus en plus transfrontaliers.

La forte mobilisation des délégations étrangères a été saluée par le commandant du 6ᵉ bataillon d’infanterie, le lieutenant-colonel El Hadji Fodé Almamy Ba. Pour lui, cette présence témoigne de la dynamique actuelle de renforcement de la coopération militaire dans l’espace sous-régional. Dans son intervention, il a rappelé que les menaces sécuritaires contemporaines ne connaissent plus de frontières et exigent des réponses collectives et coordonnées. « La menace est globale et la réponse ne peut être que globale », a-t-il affirmé, mettant en avant la nécessité de la mutualisation des moyens, des forces et des stratégies entre pays voisins.

Le même message a été porté par la délégation guinéenne. Le chef de corps du bataillon d’infanterie de Koundara, le colonel Boubacar Barry, a insisté sur l’importance d’une collaboration permanente entre les forces armées sénégalaises et guinéennes. Selon lui, le partage d’informations, la coordination opérationnelle et la conduite de patrouilles conjointes doivent s’inscrire dans une logique quotidienne afin de faire face à des menaces devenues multiformes et évolutives. Il a souligné que la présence de la délégation guinéenne à Kolda visait non seulement à renforcer cette coopération opérationnelle, mais aussi à communier avec leurs frères d’armes sénégalais et gambiens à l’occasion de cette fête patronale.

Représentant l’armée gambienne, le lieutenant-colonel Yaya Dabo a, pour sa part, magnifié l’excellence des relations militaires entre le Sénégal et la Gambie. Il a rappelé que les deux pays sont liés par une histoire commune, une géographie partagée et des liens fraternels solides, qui se traduisent par une coopération militaire étroite et exemplaire dans la sous-région.

Au-delà de son caractère festif et symbolique, la fête patronale Moussa Molo du 6ᵉ bataillon d’infanterie a ainsi servi de cadre d’expression de la volonté commune des armées sénégalaise, gambienne et guinéenne de faire front ensemble face aux défis sécuritaires. Dans un contexte régional marqué par la persistance de menaces transfrontalières, cette rencontre a réaffirmé l’engagement des forces armées des trois pays à œuvrer dans un esprit de solidarité, de fraternité et d’intégration sous-régionale au service de la paix et de la stabilité.

Kolda : une convoyeuse de drogues déférée après une saisie de psychotropes et de chanvre indien

La Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) de Kolda, relevant de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), a procédé au déferrement d’une convoyeuse de drogues à la suite d’une importante saisie combinée de produits psychotropes et de chanvre indien. L’opération, menée avec l’appui des services des Douanes, met en lumière les méthodes de plus en plus sophistiquées utilisées par les réseaux de trafic.

Les faits se sont déroulés au poste frontalier de Kalifourou, où les agents de la Brigade commerciale de la Douane ont intercepté un véhicule de transport de marque Rexton lors d’un contrôle de routine. Au cours de la fouille, les douaniers ont remarqué la présence de trois tubes de fer dissimulés dans l’habitacle. Leur poids anormal ainsi que le bruit d’objets mobiles à l’intérieur ont éveillé les soupçons des agents, qui ont décidé de les ouvrir.

À l’intérieur des tubes, les agents ont découvert 200 plaquettes de Tapentadol, soit un total de 2 000 comprimés, accompagnées de huit seringues, soigneusement dissimulées. Interrogé sur l’origine de ces objets, le chauffeur du véhicule a expliqué qu’ils lui avaient été confiés par un intermédiaire de transport, tout en précisant être en contact direct avec la propriétaire de la marchandise.

Sous la coordination des forces de sécurité, un rendez-vous a été organisé au garage de Manda Douane afin de permettre l’interpellation de la suspecte. Pensant récupérer sa cargaison après le passage du contrôle, celle-ci s’est présentée sur les lieux. Après avoir confirmé être la propriétaire des tubes saisis, elle a été immédiatement arrêtée par des agents en civil.

La mise en cause a ensuite été transférée à la Brigade Régionale des Stupéfiants de Kolda pour la poursuite des investigations. Lors de la fouille approfondie de ses bagages par les enquêteurs de l’OCRTIS, l’attention des agents a été attirée par un extincteur présentant des traces de soudure récente ainsi qu’un polissage suspect à sa base. L’ouverture forcée de l’appareil a permis de mettre au jour une seconde cache, contenant deux kilogrammes de chanvre indien.

Au cours de son interrogatoire, la suspecte a reconnu les faits. Elle a indiqué que la drogue était destinée au marché de Diamniadio, confirmant ainsi l’existence d’un circuit de distribution interne après l’introduction des produits sur le territoire. À l’issue de l’enquête préliminaire, elle a été déférée devant le parquet pour trafic international de drogue et de produits psychotropes.

Kolda : un camp de chirurgie pédiatrique offre des soins gratuits à cinquante enfants

Un camp de chirurgie pédiatrique de quatre jours se déroule actuellement au centre hospitalier régional de Kolda, offrant une prise en charge médicale gratuite à cinquante enfants âgés de 0 à 14 ans. Cette initiative, entièrement financée par l’ONG AMREF Health Africa, vise à apporter des soins spécialisés à des enfants issus de familles vulnérables, qui n’auraient pas toujours accès aux traitements nécessaires.

Selon Manson Touré, chargé du programme Capital Santé à Astellas, cette action s’inscrit dans l’engagement de l’organisation à réduire la morbidité et la mortalité infantile dans les régions de Sédhiou et de Kolda, où la santé des enfants reste un défi majeur. « La santé des enfants demeure une problématique majeure dans ces zones, et ce camp chirurgical contribue directement à atténuer cette situation », a-t-il déclaré.

Les pathologies prises en charge au cours de ce camp sont diverses. Le Professeur Gabriel Ngom, chirurgien pédiatre et coordonnateur de la mission, cite parmi les cas les plus fréquents les hernies, les affections urologiques, les séquelles de brûlures ainsi que les fractures. Ces maladies, souvent laissées sans traitement faute de moyens financiers, peuvent avoir un impact durable sur la santé et la qualité de vie des enfants si elles ne sont pas correctement prises en charge.

Au nom du directeur du centre hospitalier régional de Kolda, Ignace Biagui, chef du Service administratif et financier, a salué l’intervention de l’ONG AMREF, rappelant que cette dernière mène ce type d’actions dans la région depuis une dizaine d’années. Il a insisté sur l’importance de ce partenariat, qui permet de soulager efficacement les enfants issus de familles défavorisées, tout en exprimant l’espoir de voir cette collaboration se poursuivre pour améliorer durablement l’accès aux soins pédiatriques dans la région.

Ce camp de chirurgie pédiatrique constitue ainsi une véritable bouffée d’oxygène pour les familles concernées, tout en renforçant la capacité du centre hospitalier régional de Kolda à répondre aux besoins spécifiques de santé des enfants.

Plan Diomaye pour la Casamance : Kolda affiche 32 % d’exécution sur plus de 13 milliards FCFA mobilisés, mais les lenteurs inquiètent

La région de Kolda progresse, mais à un rythme encore jugé insuffisant, dans la mise en œuvre du Plan Diomaye pour la Casamance, un vaste programme de développement lancé par les nouvelles autorités pour impulser un changement profond dans le Sud du pays. Lors de la réunion du comité régional de suivi, tenue ce jeudi 4 décembre à l’hôtel de ville de Kolda, le gouverneur Moustapha Ndiaye a révélé que le niveau d’exécution global des projets financés dans la région s’élève à 32 %. Plus de 13 milliards de FCFA ont été mobilisés au bénéfice de Kolda, mais des contraintes structurelles continuent de freiner l’avancée des travaux.

Selon les services techniques, certains secteurs ont enregistré des résultats encourageants, notamment dans le domaine des infrastructures sociales et de l’amélioration de l’accès aux services de base. Toutefois, malgré cette dynamique positive, les responsables régionaux ont insisté sur des retards persistants dans la transmission des données, un problème récurrent qui entrave la capacité de l’administration à disposer d’informations actualisées et fiables. Le gouverneur a regretté que plusieurs services de l’État directement impliqués dans la mise en œuvre du programme manquent de réactivité, ralentissant ainsi le suivi opérationnel. « Il y a des services de l’État engagés dans la mise en œuvre de ce plan qui se font vraiment désirer », a-t-il déploré, soulignant l’impact de ces lenteurs sur la visibilité globale du projet.

Face à ces dysfonctionnements, les acteurs institutionnels et techniques présents à la rencontre ont décidé de mettre en place une nouvelle matrice d’action. Cette matrice, qui servira désormais d’outil central de pilotage, permettra de collecter, organiser et diffuser en temps réel les données liées à chaque projet. L’objectif est de renforcer la qualité du reporting, de faciliter la coordination entre les différentes parties prenantes et de sécuriser les informations nécessaires à l’élaboration de rapports consolidés à destination des autorités nationales. Cette mesure devrait également permettre de réduire les incompréhensions entre les services et d’accélérer la prise de décision sur les chantiers prioritaires.

Le gouverneur Moustapha Ndiaye a insisté sur l’importance d’une implication beaucoup plus soutenue des services déconcentrés, estimant que le succès du Plan Diomaye pour la Casamance dépendra étroitement de la capacité collective à améliorer le suivi administratif. Il a rappelé que ce programme n’est pas un projet isolé, mais une composante essentielle de la stratégie nationale pour réduire les inégalités territoriales, lutter contre l’enclavement de la région Sud et stimuler l’économie locale. À Kolda, une part significative des investissements concerne l’amélioration des infrastructures routières, l’accès à l’eau, l’éducation, la santé et le soutien à l’entrepreneuriat des jeunes.

Alors que les populations attendent des résultats concrets et une amélioration visible de leurs conditions de vie, les autorités régionales appellent désormais à une mobilisation plus rigoureuse et à une collaboration exemplaire entre tous les acteurs concernés. Le Plan Diomaye pour la Casamance est présenté comme une opportunité historique pour Kolda et les autres régions du Sud ; mais pour que cette promesse se matérialise pleinement, la cadence d’exécution devra impérativement s’accélérer dans les prochains mois.

Kolda : la diaspora bissau-guinéenne plébiscite largement le président Umaro Sissoco Embaló

Les résultats provisoires issus du centre de vote bissau-guinéen de Kolda, dans le sud du Sénégal, sont désormais disponibles et confirment une large domination du président sortant, Umaro Sissoco Embaló. Pour cette première participation électorale de la diaspora bissau-guinéenne dans la capitale du Fouladou, les électeurs ont massivement renouvelé leur confiance au chef de l’État. Sur l’ensemble des suffrages valablement exprimés, Embaló obtient près de 69 %, soit 258 voix, un score qui témoigne de son ancrage solide au sein de cette communauté.

La même tendance s’est imposée lors du scrutin législatif, où la liste soutenant le président sortant arrive une nouvelle fois en tête avec 235 voix. À l’inverse, Fernando Dias Da Costa ne totalise que 12 voix, un chiffre particulièrement faible qui illustre l’écrasante domination du camp présidentiel dans cette zone frontalière. Ces résultats traduisent une dynamique électorale clairement favorable à Embaló parmi les ressortissants bissau-guinéens établis dans le sud du Sénégal.

Le centre de vote de Kolda, ouvert pour la toute première fois, compte quatre bureaux de vote pour un total de 1 300 électeurs inscrits. Selon les premières constatations, les opérations électorales s’y sont déroulées dans le calme, sans incident majeur. Cette bonne organisation marque une étape importante dans l’exercice du droit de vote pour la diaspora de Guinée-Bissau installée au Fouladou.

Au-delà des chiffres, ce premier test électoral à Kolda révèle l’importance politique croissante de la diaspora bissau-guinéenne au Sénégal. En donnant une avance confortable au président sortant, les électeurs soulignent non seulement leur adhésion à sa gouvernance, mais aussi leur volonté d’être pleinement impliqués dans les choix politiques de leur pays d’origine. Ces résultats provisoires, qui devront être confirmés par les autorités compétentes, pourraient ainsi peser dans la dynamique nationale autour du scrutin présidentiel et législatif en Guinée-Bissau.

Santé mentale à Kolda : une crise silencieuse avec 43,2 % de dépression et plus de 16 % d’envies suicidaires

La région de Kolda, au sud du Sénégal, fait face à une situation alarmante sur le plan de la santé mentale. Selon les résultats de l’enquête STEPS 2024 sur les maladies non transmissibles, 43,2 % des habitants souffrent de dépression, tandis que plus de 16 % reconnaissent avoir eu des pensées suicidaires. Ces chiffres, déjà préoccupants, dépassent largement les moyennes nationales qui s’établissent respectivement à 36,6 % et 13 %.

Ces données ont été rendues publiques le 26 octobre, lors d’un Comité régional de développement (CRD) tenu à Kolda et consacré exclusivement à la problématique de la santé mentale. Présidant la rencontre, le gouverneur adjoint de la région a exprimé son inquiétude face à ces statistiques qui traduisent, selon lui, « une crise silencieuse qui frappe les foyers koldois ». Il a invité les autorités administratives, les collectivités territoriales, les professionnels de santé et les organisations communautaires à « unir leurs forces pour combattre ce fléau qui détruit les individus dans le silence et la honte ».

Les causes de cette détresse psychologique sont multiples et bien ancrées dans le quotidien des populations. Kolda, bien qu’elle soit une région à fort potentiel agricole, fait face à un chômage endémique, une pauvreté persistante, un accès limité aux services de base et un manque criant d’opportunités pour les jeunes. Beaucoup d’entre eux se retrouvent sans emploi, sans formation, et sans perspectives, ce qui favorise l’isolement, la perte d’estime de soi et, dans certains cas, les troubles mentaux graves.

Les problèmes familiaux, les violences domestiques, le stress lié à la précarité économique, ainsi que la migration clandestine sont également cités parmi les facteurs aggravants. Plusieurs participants au CRD ont souligné que le phénomène touche désormais toutes les couches sociales, y compris les femmes, les adolescents et les élèves.

Pour faire face à cette situation, le Réseau Jeunesse Population et Développement (RJPD) s’est engagé à jouer un rôle de premier plan. Son directeur exécutif, Maguette Thiandoum, a annoncé le lancement d’un vaste programme de sensibilisation intitulé « Sama Yoon, Sama Kaddu », qui vise à encourager la parole, la prévention et la solidarité communautaire.
« Nous voulons rompre le silence autour des troubles mentaux. À travers des campagnes de proximité, des plateformes numériques et des médias communautaires, nous allons diffuser des messages de prévention, de plaidoyer et de soutien psychologique. Il faut que les gens sachent que la dépression est une maladie, et qu’elle se soigne », a-t-il déclaré.

Mais au-delà de la sensibilisation, la question de la prise en charge médicale demeure un défi majeur. La région de Kolda ne dispose pas d’un centre psychiatrique digne de ce nom. Les patients doivent souvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres, jusqu’à Ziguinchor ou Dakar, pour bénéficier d’un suivi spécialisé. Cette situation contribue à la marginalisation et à l’abandon des personnes souffrant de troubles mentaux, souvent laissées à elles-mêmes ou enchaînées dans leurs foyers, faute d’alternatives.

Des acteurs de la société civile et des professionnels de santé ont plaidé pour la création d’un hôpital psychiatrique régional, équipé en personnel qualifié et en matériel adapté. Ils estiment qu’une telle structure permettrait de traiter efficacement les cas, de réduire les souffrances et de renforcer la prévention. « Tant qu’il n’y aura pas une politique publique forte et décentralisée sur la santé mentale, nous continuerons à voir des vies brisées par la dépression et le désespoir », a alerté un médecin psychiatre présent à la rencontre.

La crise de la santé mentale à Kolda met en lumière un problème national souvent négligé : la faible prise en compte du bien-être psychologique dans les politiques publiques. À l’heure où le Sénégal s’efforce de renforcer son système de santé, cette alerte venue du Sud rappelle l’urgence d’intégrer la santé mentale dans les priorités du développement humain, afin de donner à chaque citoyen les moyens de vivre dans la dignité, la sérénité et l’équilibre.

Kolda : Enda Jeunesse Action plaide pour la création d’un centre psychiatrique

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée ce vendredi 10 octobre, la coordonnatrice de Enda Jeunesse Action à Kolda, Madame Coumba Boye Sy, a exprimé un plaidoyer vibrant pour la création d’un centre psychiatrique dans la région. Lors d’une caravane de sensibilisation organisée pour marquer cette journée, elle a mis en lumière les difficultés majeures rencontrées par les familles dans la prise en charge des malades mentaux, faute de structures spécialisées à proximité.

Selon Madame Sy, l’absence d’un centre psychiatrique à Kolda oblige les familles à se rendre à Ziguinchor ou à Tambacounda, situés à plusieurs centaines de kilomètres, pour bénéficier de soins adaptés. Cette situation entraîne des retards dans la prise en charge et accroît la souffrance des patients ainsi que le fardeau des proches. « La prise en charge des malades mentaux pose problème du fait de l’éloignement des centres de Ziguinchor et de Tambacounda. C’est une nécessité que Kolda puisse disposer d’un centre psychiatrique », a-t-elle insisté.

En attendant la concrétisation de ce projet, Madame Sy a encouragé le développement d’un accompagnement psychologique communautaire, basé sur l’écoute bienveillante et le soutien mutuel, afin de prévenir l’aggravation des souffrances en véritables troubles mentaux. Dans ce cadre, Enda Jeunesse Action a inauguré en août dernier un centre de bien-être communautaire à Kolda. Cet espace offre aux jeunes et aux adultes confrontés à des situations de détresse émotionnelle un lieu d’écoute, de dialogue et d’accompagnement, permettant ainsi de désamorcer certaines crises avant qu’elles ne deviennent plus graves.

La coordonnatrice a conclu son intervention en appelant les populations à s’approprier ce centre, afin que « personne ne souffre seule », et a insisté sur l’importance de la prévention, de la solidarité et de l’engagement communautaire dans la lutte contre les troubles mentaux. Cette initiative, souligne-t-elle, constitue un pas essentiel vers une meilleure prise en charge de la santé mentale dans la région de Kolda.

Kolda : un adolescent de 16 ans tué lors d’une manifestation du « Kankourang »

Un drame a secoué la ville de Kolda dans la soirée du dimanche 21 septembre 2025. Aux environs de 20 h 30, un homicide s’est produit au quartier Sikilo-Est, en pleine manifestation du « Kankourang », une cérémonie traditionnelle fortement ancrée dans la culture locale.

Selon des informations rapportées par Libération, le commissariat de Kolda a été alerté et un transport immédiat a été organisé sur les lieux. Les forces de l’ordre y ont découvert le corps sans vie d’un adolescent, étendu à même le sol, la gorge tranchée. La victime a été identifiée comme Amadou Woury Ba, âgé de 16 ans.

Très vite, les enquêteurs de la Brigade de recherches ont mis la main sur le présumé auteur des faits, Ibrahima Seydi, 19 ans. Les premiers éléments de l’enquête indiquent qu’une confrontation avait éclaté entre les deux jeunes. À la suite d’une empoignade, le suspect aurait sorti un couteau avant de porter un coup fatal au cou de la victime.

Lors de son audition, le mis en cause a tenté de nier les faits, mais ses déclarations n’ont pas convaincu les enquêteurs, toujours selon la même source. Particularité troublante : ce même individu avait déjà été impliqué dans un autre homicide, celui de Bouramana Mané, 17 ans, survenu le 3 mars 2024 au quartier Médina-Chérif de Kolda.

Kolda–Salikégné : une route stratégique au cœur des revendications du Fouladou

Dans les profondeurs du Fouladou, la route reliant Kolda à Salikégné, en passant par les communes frontalières de Dioulacolon et Guiro Yoro Bocar, cristallise toutes les attentes et frustrations des populations. Ce tronçon, considéré comme l’un des plus stratégiques de la région, est aussi connu sous le nom de « route de la CEDEAO » en raison de son rôle crucial dans les échanges économiques et sociaux entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.

Pour les habitants et les acteurs locaux, cette route n’est pas un simple ruban d’asphalte. Elle incarne l’espoir d’un désenclavement tant attendu, d’un accès plus rapide aux services sociaux de base et d’une intégration économique plus fluide avec le reste de la sous-région. Mais pour l’heure, cet axe reste un chemin chaotique, rongé par les nids-de-poule, les bourbiers en saison des pluies et la poussière en saison sèche, rendant la circulation difficile et dangereuse.

Bambo Diaité, président de l’association Dioguisali, ne mâche pas ses mots. Pour lui, le bitumage de ce tronçon est une urgence absolue et un droit légitime des populations. « Le développement de nos trois communes dépend du bitumage de cette route. Elle est vitale pour le commerce, pour le transport, pour la santé et pour l’éducation », déclare-t-il avec fermeté. Son organisation, qui regroupe des acteurs communautaires et associatifs, mène une campagne active afin que ce projet figure parmi les priorités du gouvernement.

L’enjeu dépasse largement le cadre local. Cette route, qui traverse des zones à fort potentiel agricole et commercial, est un corridor économique qui pourrait dynamiser les échanges entre les deux pays et renforcer la coopération régionale. Pourtant, malgré son importance géopolitique et économique, elle reste reléguée au second plan dans les programmes d’infrastructures.

Pour les habitants, cette situation traduit un sentiment d’oubli et de marginalisation. Le département de Kolda, riche en potentialités mais longtemps laissé à la périphérie des investissements structurants, voit dans ce chantier l’opportunité de rattraper un retard historique. « Il est temps de sortir le Fouladou de l’isolement », insiste Bambo Diaité, qui appelle à une mobilisation de tous, des autorités locales aux instances régionales, en passant par la CEDEAO, pour faire avancer ce projet.

Au moment où l’intégration régionale est érigée en priorité par les dirigeants ouest-africains, le sort de la route Kolda–Salikégné apparaît comme un test. Sa réhabilitation ne serait pas seulement un gain pour les habitants du Fouladou, mais aussi un signal fort en faveur d’une coopération plus concrète entre les nations de la sous-région.

Kolda : Professionnels de santé et acteurs judiciaires unissent leurs efforts pour harmoniser la certification des décès

À Kolda, dans le sud du Sénégal, une initiative inédite vient de rassembler des médecins, des officiers de police judiciaire et des magistrats autour d’un objectif commun : harmoniser les procédures de certification des causes de décès. Organisé par le Centre hospitalier régional (CHR), cet atelier de partage s’inscrit dans le cadre d’une réforme nationale visant à améliorer la qualité et la fiabilité des données relatives à la mortalité.

L’événement, tenu ce vendredi, a permis aux participants d’examiner un référentiel national sur la certification des causes médicales de décès. Ce document, adossé à la 11e version de la Classification internationale des maladies (CIM-11), offre un cadre méthodologique rigoureux pour la collecte d’informations sur les décès enregistrés dans les structures sanitaires.

Selon le directeur du CHR de Kolda, Dr Fallou Niang, cette rencontre marque un tournant décisif dans la synergie à construire entre les services hospitaliers, les autorités judiciaires et les officiers d’état civil. Il a mis en avant l’importance d’une coordination plus étroite entre ces différentes entités pour assurer une prise en charge plus rigoureuse des cas de décès, en particulier lorsqu’ils présentent un enjeu judiciaire.

Dr Niang a également dévoilé les ambitions à moyen terme de cette démarche, notamment la mise en place d’unités médico-judiciaires dotées d’un personnel pluridisciplinaire. Ces entités, à la fois centres de médecine légale et de production d’expertises médico-judiciaires, seront chargées d’éclairer les décisions de justice grâce à des analyses scientifiquement fondées.

L’atelier de Kolda symbolise une volonté manifeste d’améliorer la gouvernance sanitaire et judiciaire du Sénégal en s’appuyant sur des normes internationales. En adoptant les recommandations de la CIM-11, le pays se dote d’outils modernes et fiables pour documenter les causes de décès, renforcer la transparence dans les dossiers médicaux et judiciaires, et favoriser une meilleure prise de décision, tant dans les hôpitaux que dans les tribunaux.

Ce travail de fond participe ainsi à la construction d’un système de santé plus rigoureux et d’une justice plus éclairée, dans un contexte où l’intégrité des données et la collaboration interprofessionnelle deviennent des piliers indispensables de l’action publique.

Kolda : trois faussaires arrêtés à Médina Chérif avec 20 millions de francs CFA en billets noirs

Une importante opération de lutte contre la criminalité financière a été menée avec succès par les éléments du Commissariat central de Kolda, dans le sud du Sénégal. Trois individus ont été interpellés dans la commune de Médina Chérif pour des faits présumés d’association de malfaiteurs et de tentative de falsification de billets de banque. Cette arrestation est intervenue à la suite d’un renseignement anonyme ayant permis de repérer les activités suspectes d’un réseau de faussaires opérant dans la région.

Les forces de l’ordre, après une phase de surveillance discrète mais ciblée, sont intervenues pour appréhender les trois suspects. Lors de cette opération, elles ont saisi une somme impressionnante de 20 millions de francs CFA sous forme de billets noirs — ces coupures trempées dans une substance destinée à les rendre indétectables avant leur transformation en faux billets utilisables. Les agents ont également mis la main sur une bouteille contenant un liquide jaunâtre, probablement un colorant chimique utilisé dans le processus de falsification.

Une perquisition menée au domicile de l’un des prévenus a permis de découvrir d’autres éléments de preuve, notamment du matériel utilisé pour la contrefaçon. Les premiers éléments de l’enquête révèlent que le trio n’agissait pas seul. Ils auraient été approvisionnés par un ressortissant étranger identifié sous le nom de OLDORI, actuellement en cavale. Ce dernier est désormais activement recherché par les services de sécurité.

Les trois individus arrêtés ont été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit sous la houlette du parquet de Kolda, qui entend mettre au jour l’ensemble de la chaîne de ce réseau criminel, dont l’ampleur reste à déterminer. Cette opération souligne une nouvelle fois les risques liés à la circulation de fausse monnaie dans le pays, et la vigilance accrue des services de sécurité dans leur lutte contre ce fléau économique.

Kolda / Fait Divers : L’enquête sur le décès suspect de l’imam Oumar Diao avance, entre hypothèse criminelle et thèse du suicide

La ville de Kolda reste sous le choc après le décès tragique de l’imam Oumar Diao, guide religieux de la mosquée de Médina Chérif Perlèle. Alors que les premières constatations évoquaient des circonstances troubles, les résultats de l’autopsie viennent jeter une lumière crue sur les causes de la mort du religieux.

Selon des informations révélées par le quotidien L’Observateur, le rapport médico-légal a confirmé que l’imam a succombé à de graves blessures infligées par arme blanche au niveau de l’abdomen et du bas-ventre. Des lésions particulièrement graves qui ont provoqué l’expulsion partielle de ses intestins, conduisant à une mort quasi immédiate.

Face à ces éléments, les enquêteurs ont placé en garde à vue deux proches de la victime : son épouse et son beau-frère. Les deux suspects ont été inculpés pour meurtre présumé et tentative de dissimulation de corps, selon les sources policières relayées par L’Observateur. Leur version des faits est actuellement passée au crible par les enquêteurs.

Cependant, le mystère demeure entier. Toujours selon le journal du Groupe Futurs Médias, certaines sources proches du dossier n’excluent pas la thèse du suicide. Elles évoquent un état psychologique fragile de l’imam, aggravé par une maladie chronique. Des confidences faites par la victime à son entourage auraient révélé un profond mal-être et un désir récurrent de mettre fin à ses jours.

Un couteau taché de sang, découvert à proximité du corps, a été saisi par la police scientifique et placé sous scellés pour analyses complémentaires. Il pourrait être l’arme ayant causé les blessures fatales.

L’inhumation de l’imam Oumar Diao a eu lieu ce mardi à Kolda, dans une atmosphère lourde de tristesse et de questionnements. La remise du certificat de décès par les autorités policières à la famille a permis de procéder à l’enterrement, même si l’enquête judiciaire reste ouverte.

Kolda : le personnel du Forum Civil formé à l’intelligence artificielle pour renforcer son efficacité

À Kolda, le personnel du Forum Civil a récemment bénéficié d’une formation intensive sur l’intelligence artificielle (IA), une avancée significative dans l’adaptation des pratiques de la société civile aux évolutions technologiques. Cette initiative, rendue possible grâce au soutien de la Mairie de Barcelone, vise à renforcer les compétences des acteurs locaux pour mieux exploiter les outils numériques dans leurs missions quotidiennes.

L’objectif principal de cette formation était de familiariser les participants avec l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la collecte, l’analyse et le partage des données. Ces données sont essentielles pour orienter efficacement les interventions auprès des communautés, des autorités locales et des partenaires, et permettent d’améliorer la prise de décision ainsi que la réactivité des organisations citoyennes.

M. Sané, directeur du Centre de Recherche et d’Essai de Kolda et formateur lors de cette session, a insisté sur l’importance de l’intelligence artificielle dans un monde où la rapidité et la qualité de l’information sont des enjeux majeurs. Il a expliqué que ces nouvelles technologies offrent des outils pratiques qui permettent d’optimiser la gestion des données et de rendre le travail citoyen plus performant.

De son côté, Me Seydi, coordinateur de la Maison du Citoyen de Kolda, a salué cette formation en soulignant son impact positif sur l’efficacité du personnel de terrain. Selon lui, cette acquisition de compétences est un atout majeur pour mieux répondre aux attentes des citoyens, améliorer la communication et assurer la qualité des interventions menées par le Forum Civil.

Cette démarche témoigne de la volonté du Forum Civil de Kolda de s’adapter aux mutations technologiques et de moderniser ses méthodes de travail. En intégrant l’intelligence artificielle dans ses processus, l’organisation se positionne comme une société civile innovante, plus connectée et plus réactive face aux défis locaux. Cette formation marque donc un pas important vers une meilleure utilisation des technologies numériques au service du développement et de la gouvernance locale.

Kolda : Stupeur à Médina Chérif Perlèle après la mort suspecte de l’imam Oumar Diao

Un vent de sidération souffle sur le quartier de Médina Chérif Perlèle, à Kolda, après la découverte macabre du corps sans vie de l’imam Oumar Diao dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 juin 2025. L’homme religieux, figure respectée de la communauté locale, a été retrouvé gisant dans une mare de sang, le corps mutilé, à quelques mètres de son domicile. Un drame qui bouleverse cette paisible localité du sud du Sénégal, et qui soulève de nombreuses interrogations.

Tout commence aux premières heures du samedi matin, lorsqu’un livreur de pain, dans sa tournée habituelle, fait une découverte glaçante : le corps ensanglanté de l’imam est étendu près d’une boutique attenante à son domicile. Ses habits sont déchirés, son corps en piteux état. Reconnaissant immédiatement le défunt, le boutiquier du coin alerte le fils aîné de l’imam ainsi qu’un employé d’une boulangerie voisine.

Dans une tentative désespérée, la famille transporte Oumar Diao dans sa chambre avant de l’évacuer en urgence vers un centre de santé. Hélas, l’imam succombera à ses blessures en chemin. À leur arrivée, les agents de santé ne peuvent que constater son décès, ordonnant le transfert du corps à la morgue en attendant l’inhumation prévue le lendemain.

Alors que la famille s’affaire aux préparatifs funéraires, les laveurs mortuaires découvrent une profonde blessure au bas-ventre du défunt. Un détail qui sème le doute sur la nature de sa mort. Les autorités sont aussitôt alertées. La gendarmerie de Kolda intervient promptement, suspend le rituel de purification islamique et ordonne le transfert du corps à la morgue de l’hôpital régional pour une autopsie.

Les premiers éléments de l’enquête révèlent une scène de crime particulièrement troublante. Deux zones distinctes, situées à moins de 400 mètres du domicile de l’imam, sont retrouvées couvertes de sang : l’une sous des anacardiers, l’autre près de la boutique. Plus inquiétant encore, un couteau ensanglanté est retrouvé à proximité. Ces indices orientent les soupçons vers une mort violente, loin d’un simple accident ou d’un malaise.

La brigade de gendarmerie de Kolda a ouvert une enquête pour homicide. Plusieurs individus ont été placés en garde à vue et font actuellement l’objet d’interrogatoires. L’objectif : reconstituer le déroulé des faits, identifier les éventuels complices, et surtout comprendre les mobiles d’un acte aussi ignoble.

La mort brutale de l’imam Oumar Diao plonge Médina Chérif Perlèle dans le deuil et la consternation. Respecté pour sa piété, sa sagesse et son engagement communautaire, l’imam laisse derrière lui une famille éplorée et des fidèles sous le choc. Les habitants réclament justice, mais aussi la vérité sur ce drame qui brise la tranquillité de tout un quartier.

Explosion de la fraude aux examens : alerte rouge à Kolda et Sédhiou

La fraude scolaire prend des proportions alarmantes dans les académies de Kolda et de Sédhiou, à la veille des examens du baccalauréat 2025. Mamadou Wellé, superviseur régional de l’organisation de cet examen dans cette zone sud du Sénégal, a lancé un signal fort ce jeudi 12 juin, lors du Comité Régional de Développement (CRD) dédié aux préparatifs des épreuves de fin d’année. Réuni à l’hôtel de ville de Kolda, le CRD a rassemblé inspecteurs, représentants de l’administration, enseignants et partenaires éducatifs.

Dans une déclaration sans détour, Mamadou Wellé a rappelé que l’année scolaire précédente avait été marquée par de nombreux cas de fraude avérés. Des élèves avaient été surpris en flagrant délit de tricherie, compromettant la transparence du processus et jetant le doute sur la validité des résultats. Malheureusement, la situation ne s’est pas améliorée : plusieurs cas de fraude ont déjà été détectés cette année, y compris lors des examens blancs organisés en amont des épreuves nationales.

Selon le superviseur, cette recrudescence de la fraude est en grande partie facilitée par l’utilisation de nouvelles technologies, en particulier les outils d’intelligence artificielle. Ces innovations, accessibles via les smartphones ou d’autres dispositifs numériques, permettent aux candidats d’obtenir discrètement des réponses ou de stocker des informations illégales dans les salles d’examen. Mamadou Wellé a souligné que l’IA est désormais un outil de contournement qui échappe souvent à la vigilance des surveillants, rendant la tâche des encadreurs de plus en plus difficile.

Conscient de la gravité de la situation, le superviseur du baccalauréat a lancé un appel pressant aux autorités éducatives et administratives pour renforcer le dispositif sécuritaire autour des examens. Il a insisté sur la nécessité d’appliquer de manière stricte les textes et règlements en vigueur en matière de répression de la fraude scolaire. Selon lui, les surveillants doivent faire preuve d’une vigilance accrue et les élèves doivent être clairement informés des risques disciplinaires et judiciaires liés à ces pratiques.

En toile de fond de cette alerte, c’est toute la crédibilité du système éducatif qui est en jeu. Si rien n’est fait, a averti Mamadou Wellé, les diplômes délivrés pourraient perdre de leur valeur, et les efforts des élèves méritants pourraient être injustement éclipsés par des pratiques malhonnêtes. À Kolda et Sédhiou, l’heure est donc à la rigueur, à la vigilance et à la responsabilisation collective.

Examens 2025 : plus de 2 000 élèves sans extrait de naissance dans l’académie de Kolda

À l’approche des examens du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE) et du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM), l’académie de Kolda fait face à une réalité alarmante : 2 080 candidats sont recensés sans extrait de naissance. L’information a été révélée ce jeudi 12 juin, lors du Comité Régional de Développement (CRD) consacré à la préparation des examens de fin d’année.

Dans le détail, 1 909 élèves inscrits au CFEE et 171 au BFEM se présenteront sans être officiellement enregistrés à l’état civil. Ces chiffres, bien qu’inquiétants, marquent une baisse significative par rapport à 2024, où 5 325 cas avaient été signalés. Un progrès qui reste cependant insuffisant pour les autorités éducatives locales, qui continuent de tirer la sonnette d’alarme.

Selon les précisions de l’inspecteur Touré, représentant de l’Inspection d’Académie, la majorité des enfants non déclarés au CFEE sont des filles : 1 062 contre 847 garçons. Pour le BFEM, 98 garçons et 73 filles composeront sans document d’état civil. Cette tendance rappelle que les inégalités d’accès à l’état civil touchent de manière différenciée selon le genre.

Malgré les multiples campagnes de sensibilisation et les efforts conjoints de l’État, des collectivités locales et d’organisations partenaires pour améliorer l’enregistrement des naissances, le phénomène des « enfants sans identité » reste enraciné dans certaines zones rurales et périphériques. La pauvreté, l’analphabétisme, l’éloignement des services administratifs et la méconnaissance de la législation expliquent en partie cette persistance.

Un membre du CRD a rappelé que l’établissement de l’extrait de naissance n’est pas seulement un droit fondamental de l’enfant, mais également une condition essentielle à la poursuite de sa scolarité. Sans cet acte, un élève risque d’être bloqué à un moment clé de son parcours éducatif, voire d’être exclu du système.

Face à cette situation, les autorités régionales appellent à une mobilisation accrue des familles, des leaders communautaires et des élus locaux pour renforcer les actions de proximité. L’objectif : éradiquer durablement le phénomène des “enfants fantômes” et garantir à chaque enfant sénégalais une existence reconnue, aussi bien à l’école qu’à l’état civil.

Kolda : Fabouly Gaye brise le silence après son arrestation dans une affaire foncière

L’ancien président du Conseil régional de Kolda et actuel adjoint au maire, Fabouly Gaye, s’est exprimé publiquement pour la première fois depuis sa mise en garde à vue liée à un différend foncier qui avait suscité beaucoup de spéculations, surtout à la veille de la Tabaski. Devant la presse locale, il a tenu à donner sa version des faits pour lever les zones d’ombre sur cette affaire.

Selon lui, la parcelle à l’origine du litige avait été acquise de manière régulière. Cependant, des modifications apportées ultérieurement par l’administration au plan d’aménagement de la commune ont redéfini cette zone comme un espace public. Ce changement administratif a compliqué la situation pour l’acquéreur de la parcelle, qui envisageait de la revendre, et a indirectement mis en cause l’ancien propriétaire, Fabouly Gaye.

L’homme politique assure toutefois que la situation a été résolue dans le strict respect des règles. « Tout s’est réglé légalement. L’acheteur a pu entrer dans ses droits, comme je l’avais toujours souhaité », a-t-il précisé.

Fabouly Gaye a également tenu à remercier les Koldois pour leur élan de solidarité. Il s’est dit touché par le soutien de nombreux citoyens, même s’il a aussi constaté que certains adversaires ont profité de l’affaire pour souhaiter son isolement ou sa chute politique. « Je ne suis pas fautif, et cela finira par se savoir », a-t-il martelé.

Par cette déclaration, Gaye cherche manifestement à restaurer son image, affirmant que l’affaire repose sur une confusion administrative plutôt que sur une intention frauduleuse. Reste à savoir si cette mise au point suffira à apaiser les tensions et à clore définitivement ce dossier dans l’opinion publique locale.

LITIGE FONCIER / AFFAIRE FABOULY GAYE : Mame Boye Diao éclaboussé

Un nouveau scandale foncier secoue la haute administration sénégalaise. Au cœur de l’affaire, un terrain qui serait illégalement attribué par Mame Boye Diao, directeur des Domaines à l’époque, à l’homme politique Fabouly Gaye, qui l’a ensuite revendu à un commerçant. À la plus grande surprise de ce dernier, le bien, qui lui a été cédé à 70 millions F CFA, fait en réalité partie du domaine national.

L’histoire commence en 2022. Mame Boy Diao, alors tout-puissant Directeur général des Domaines sous le magistère du président de la République, Macky Sall, signe un acte d’attribution foncière au profit de Fabouly Gaye, figure politique de la région de Kolda et acteur influent de la vie locale. Jusque-là, rien d’extraordinaire dans un pays où les faveurs foncières entre proches du pouvoir se traitent à huis clos et se matérialisent sur du papier à en-tête de la République.
Mais l’affaire prend une tournure explosive lorsque Fabouly Gaye revend le terrain à un commerçant établi à Dakar, désireux de construire un entrepôt pour étendre ses activités. Le commerçant, confiant, engage des frais, prépare son projet, sollicite les autorisations. Et c’est là que le couperet tombe : la direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation des Sols (DSCOS) lui notifie que le terrain est classé dans le domaine public, donc inaliénable et inconstructible. Autrement dit, il n’appartient ni à Fabouly Gaye, ni à personne, et ne pouvait légalement faire l’objet d’une transaction.
Le document d’attribution est pourtant formel. Il est signé par Mame Boye Diao en personne, dans l’exercice de ses fonctions de directeur des Domaines. Ce n’est pas un faux, ni une contrefaçon artisanale. Il s’agit d’un acte authentique, mais d’une légalité douteuse, car il attribue à un particulier un bien appartenant au domaine public de l’État ; ce que la loi interdit formellement.
La question est simple, mais explosive : comment un directeur des Domaines a-t-il pu attribuer un terrain non cessible ? Erreur ? Négligence ? Complicité ? Manipulation ? La justice est désormais saisie, mais à ce jour, seul Fabouly Gaye a été arrêté, soupçonné d’escroquerie et de recel de bien public. Pendant ce temps, Mame Boye Diao, signataire de l’acte originel, circule librement, sans convocation judiciaire ni commentaire public.

SYNOPSIS

Vu que Fabouly n’a pas été trouvé chez lui, sa convocation lui a finalement été envoyée via Whatsapp. Par la suite, il l’a transférée à Mame Boye Diao pour lui dire qu’il faut régler cette affaire qui risque de les faire couler tous les deux. C’est ainsi que Mame Boye Diao lui aurait proposé de vendre un terrain qui leur appartiendrait tous les deux pour que le commerçant puisse rentrer dans ses fonds, s’élevant à soixante-dix (70) millions F CFA. Toutefois, Fabouly n’a pas trouvé l’idée ingénieuse car son acolyte est très connue dans les hautes sphères de l’administration publique. Ainsi, lui a-t-il proposé de régler le problème d’une autre manière. Ce que Mame Boye Diao a approuvé. Mais, malheureusement pour Fabouly, il n’aura pas de retour de ce dernier jusqu’à son arrestation hier, mercredi. L’adjoint au maire se trouve actuellement dans les geôles de la gendarmerie de Thiong.
D’après des informations exclusives du « Dakarois Quotidien », des proches de Mame Boye Diao, jusque vers minuit dans la soirée d’hier, s’affairaient dans les locaux de la gendarmerie afin que l’affaire ne tombent pas entre les mains des journalistes. Ils quémandaient la clémence du commerçant, lui promettant de solder entièrement les 70 millions F CFA. Les négociations n’ont pas abouti. Fabouly a passé la nuit à la brigade de Thiong, en position de garde à vue.
Dans cette affaire, un commerçant qui a cru aux documents officiels de l’État, investi, planifié, s’est retrouvé avec un terrain inexploitable et un projet ruiné. Une situation tristement banale pour de nombreux investisseurs, petits ou grands, dans un pays où le flou administratif et l’arbitraire bureaucratique alimentent une instabilité foncière chronique.
Mais cette fois, le dossier est trop emblématique pour rester dans l’ombre. Car il expose au grand jour le dysfonctionnement au sommet de la gestion foncière nationale. Que vaut une signature d’un commis de l’État si elle ne garantit ni propriété, ni sécurité juridique ? Et que vaut l’égalité devant la loi si seuls les seconds couteaux sont inquiétés, pendant que les auteurs premiers des actes illégaux sont épargnés ?
Le nouveau régime, issu de la rupture politique de 2024, s’est présenté comme le porte-étendard de la moralisation de la vie publique. Cette affaire est un test de crédibilité. En effet, Mame Boy Diao n’est pas un fonctionnaire lambda : il est devenu, depuis son départ des Domaines, une personnalité politique active, proche de certaines composantes de l’actuel pouvoir, voire pressenti dans certains cercles pour des fonctions de plus haut niveau.
Laisser cette affaire se refermer sur Fabouly Gaye seul serait un aveu de continuité dans l’injustice. Et ce serait renoncer à l’État de droit, à la transparence et à la rupture promise. La société sénégalaise, de plus en plus vigilante et connectée, ne se satisfait plus des boucs émissaires. Elle exige la traçabilité des actes et la reddition des comptes.
Mouhamadou CISSÉ

Prévention des grossesses précoces à Kolda : le Centre Conseil pour Adolescents mobilise les communautés

À Kolda, la prévention des grossesses précoces et non désirées prend une nouvelle tournure avec le lancement, en ce début de mois de juin, d’une intense campagne de sensibilisation communautaire initiée par le Centre Conseil pour Adolescents (CCA). À travers une série de causeries éducatives déployées dans plusieurs localités du département, le CCA entend renforcer la protection des adolescents, promouvoir la santé reproductive et favoriser une meilleure connaissance des droits liés à la sexualité.

Sous la direction de son coordonnateur Babacar Sy, le CCA de Kolda mise sur une approche inclusive et participative. Les discussions ouvertes se tiennent au cœur des quartiers et des villages, en langue locale – pulaar ou mandingue – afin de garantir l’accessibilité et la compréhension des messages. Les thèmes abordés touchent directement les préoccupations des jeunes et de leurs familles : la puberté et les changements corporels, les moyens de prévenir les grossesses précoces, la planification familiale, la lutte contre les infections sexuellement transmissibles, mais aussi des sujets sensibles comme le VIH/Sida ou les mutilations génitales féminines.

Ces activités, menées avec l’appui de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) et en partenariat avec la Direction de la Promotion Sociale des Jeunes du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, s’inscrivent dans une stratégie plus large de promotion de la santé sexuelle et reproductive. Témoignages, images explicatives et dialogues intergénérationnels font partie des outils employés pour favoriser l’écoute, déconstruire les tabous et encourager l’expression libre.

« Il s’agit d’informer, de sensibiliser, mais aussi d’engager les communautés, notamment les jeunes, les parents, les leaders religieux et coutumiers, à accompagner les adolescents dans la construction d’un avenir sain et responsable », souligne Babacar Sy. Dans les zones rurales comme urbaines, cette dynamique vise à rapprocher les services de santé des populations souvent peu informées et peu enclines à aborder publiquement ces sujets.

À travers cette campagne, le CCA de Kolda ambitionne d’instaurer un changement de comportement durable. En plaçant les jeunes au cœur des échanges et en intégrant les acteurs locaux dans la réflexion, l’objectif est d’offrir à chacun les moyens de faire des choix éclairés, loin de la peur, de la honte ou de la stigmatisation.

Ce travail de proximité, appuyé par une pédagogie respectueuse des réalités culturelles, représente un levier essentiel pour prévenir les drames liés aux grossesses non désirées, à l’abandon scolaire, ou aux violences basées sur le genre. Une étape cruciale pour bâtir une société plus équitable, où la jeunesse koldoise peut espérer grandir en sécurité et dans la dignité.

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Scandale foncièr : Fabouly Gaye arrêté pour un terrain fantôme, Mame Boye Diao vaque à ses besoins

Un parfum de scandale plane à nouveau sur la gestion du foncier au Sénégal. Fabouly Gaye, figure politique connue à Kolda, a été interpellé ce matin dans une affaire de vente frauduleuse de terrain. L’homme aurait cédé une parcelle à un particulier… qui, après vérification auprès du DSCOS (Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol), découvre que ladite parcelle n’existe tout simplement pas. Terrain fictif, argent bien réel. Une arnaque de haut vol qui rappelle les travers persistants de l’administration foncière.

 

Mais ce qui agite davantage l’opinion, c’est le nom de celui qui aurait initialement « attribué » ce terrain : Mame Boy Diao, ancien directeur des Domaines sous Macky Sall. Un nom bien connu du sérail, longtemps considéré comme un technocrate ambitieux et méthodique, aujourd’hui réputé proche des cercles du pouvoir Diomaye-Sonko. Pendant que Fabouly Gaye goûte aux rigueurs de la garde à vue, Mame Boy, lui, vaque tranquillement à ses occupations. Deux poids, deux mesures ?

 

Selon les premières sources proches du dossier, Fabouly Gaye aurait produit un document d’attribution signé du temps où Diao était aux commandes de la Direction des Domaines. Un document que la DSCOS n’a pas retrouvé dans ses archives, et qui serait donc,jusqu’à preuve du contraire, un faux en bonne et due forme. La justice, saisie, devra déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou d’un système bien huilé, où certains noms servaient de caution morale à des opérations spéculatives aux contours mafieux.

 

Dans un pays où la question foncière vire souvent au chaos et alimente un ressentiment populaire croissant, cette affaire risque de faire tache. Car elle pose une question brûlante : comment un ancien directeur des Domaines peut-il être lié à une attribution fantôme sans être immédiatement inquiété ?

 

À ce jour, ni la Cour des Comptes ni l’OFNAC n’ont officiellement réagi. Mais dans les couloirs feutrés de l’administration, l’affaire fait grincer des dents. La transition politique amorcée le nouveau regime avait suscité l’espoir d’un nettoyage en profondeur des pratiques opaques. L’affaire Fabouly Gaye sonne comme un test grandeur nature pour le nouveau régime, qui doit prouver qu’il ne protège aucun parrain, fût-il ancien camarade de parti ou soutien silencieux.

 

Le foncier reste au Sénégal un miroir fidèle de la gouvernance : opaque, sensible et hautement politique. Si l’impunité prévaut une fois de plus, alors la rupture tant promise n’aura été qu’un mirage.

 

Affaire à suivre… de très près.

 

Kolda : un homme interpellé avec quatre kilogrammes de chanvre indien et 69 cornets prêts à la vente

À Kolda, un important coup de filet a été réalisé par le Commissariat central dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue. Dans la matinée du lundi 26 mai 2025, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation d’un homme soupçonné d’activités de cession et d’offre de chanvre indien dans le quartier populaire de Gadapara. Cette opération fait suite à un renseignement jugé fiable par les services de police, évoquant un trafic intense de stupéfiants dans cette zone résidentielle de la ville.

L’intervention s’est déroulée au domicile du mis en cause, où les agents ont procédé à une perquisition minutieuse. Cette fouille a permis de découvrir une importante quantité de drogue : quatre kilogrammes de chanvre indien soigneusement dissimulés et conditionnés, ainsi que soixante-neuf cornets de la même substance, vraisemblablement destinés à la vente directe. En plus de cette saisie, une moto de type Jakarta, de marque KTM, a été retrouvée sur les lieux, accompagnée de matériel de conditionnement utilisé pour le trafic.

Face aux éléments accablants réunis par les enquêteurs, le suspect a été immédiatement placé en garde à vue. Les autorités ont ouvert une enquête en vue d’identifier d’éventuels complices et de remonter la filière de ce réseau local de distribution de drogue. Selon des sources policières, d’autres interpellations pourraient suivre dans les prochains jours, l’objectif étant de mettre définitivement hors d’état de nuire les réseaux impliqués dans ce type de trafic dans la région.

Cette opération renforce les efforts des services de sécurité de Kolda dans leur mission de protection des populations contre les fléaux liés aux drogues. Elle illustre également la volonté des autorités locales de réprimer fermement toute forme de criminalité liée aux stupéfiants, dans un contexte régional où la consommation et la vente de chanvre indien prennent une ampleur inquiétante.

Désenclavement de la Casamance : 50 kilomètres de pistes rurales bientôt réalisés dans la région de Kolda

Le Programme de Développement Économique de la Casamance (PDEC) franchit une nouvelle étape dans son plan de désenclavement de la zone sud du Sénégal. Le jeudi 23 mai, un atelier régional a été organisé à Kolda, réunissant les acteurs territoriaux pour la validation et la priorisation des axes de pistes rurales à réaliser. Ce projet prévoit l’aménagement de 50 kilomètres de pistes répartis entre les trois départements de la région, avec pour objectif d’améliorer la mobilité, de faciliter l’accès aux zones de production et de stimuler le développement économique local.

La répartition des 50 kilomètres de pistes se fera de manière équitable : 16 km pour le département de Kolda, 17 km pour Médina Yoro Foula, et 17 km pour Vélingara. Cette répartition tient compte des besoins spécifiques exprimés par les collectivités territoriales et des potentialités économiques des zones concernées.

Pour le département de Kolda, deux axes ont été jugés prioritaires. Le premier est le tronçon Salikégné-Dialacoumbi, long de 15 kilomètres, qui permettra de relier des localités rurales enclavées et de désengorger les circuits d’évacuation des produits agricoles. Le second axe, long d’un kilomètre, est celui reliant Thiawal Lawal à Bassoum, deux villages séparés par un pont. Malgré sa courte distance, ce tronçon est crucial pour assurer la continuité des échanges et des services sociaux de base.

Le coordonnateur national du PDEC, Youssouph Badji, a mis en avant l’importance de ces infrastructures pour les communautés rurales. Selon lui, « ces pistes permettront non seulement de désenclaver des localités, mais aussi de renforcer les chaînes de valeur agricoles et d’encourager l’investissement local ». Il a aussi précisé que la période de l’hivernage sera utilisée pour finaliser le processus de sélection des entreprises en charge des travaux, qui devraient débuter en janvier prochain.

L’initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire de la Casamance une région pleinement intégrée à l’économie nationale, en l’équipant d’infrastructures modernes et résilientes. Ce projet de pistes rurales répond à un double impératif : relier les communautés isolées et renforcer la compétitivité de la région dans les secteurs agricoles et commerciaux.

À travers ce programme structurant, le PDEC entend répondre concrètement aux aspirations des populations de la Casamance, longtemps confrontées à un isolement physique et économique. Le défi reste désormais de garantir la qualité des travaux, leur durabilité, ainsi que l’implication des populations locales à chaque étape du processus.

Drame à Kolda : une élève de 13 ans se donne la mort par pendaison à Kossanké

Un événement tragique s’est déroulé dans la nuit du dimanche au lundi 19 mai à Kossanké, un village situé dans la commune de Médina Chérif, département de Kolda. Diénabou Baldé, une élève de 13 ans, s’est donnée la mort par pendaison aux environs de 22 heures. Ce drame a provoqué une onde de choc dans toute la localité, laissant la population dans la stupeur, l’incompréhension et une profonde tristesse.

La jeune Diénabou était scolarisée en classe de 6e B au collège d’enseignement moyen de Kossanké. D’après les témoignages de ses camarades et enseignants, elle était décrite comme une élève dynamique, joviale et bien intégrée dans la vie scolaire. Son geste, aussi brutal qu’inattendu, laisse perplexes aussi bien ses proches que les responsables éducatifs.

Informée de la situation, la gendarmerie s’est rendue sur place accompagnée des sapeurs-pompiers afin de procéder aux constatations d’usage. Après les premières démarches judiciaires, le corps sans vie de la collégienne a été transféré à Kolda, où une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances exactes de ce drame.

Le lendemain matin, l’Inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Kolda, M. Birane Tine, s’est personnellement déplacé à Kossanké pour exprimer la solidarité et les condoléances de l’ensemble de la communauté éducative à la famille de la défunte.

Selon les dernières informations fournies par le principal du collège, la famille a obtenu l’autorisation d’inhumer l’adolescente. Les funérailles sont prévues ce mardi 20 mai à 14 heures dans le village natal de Diénabou Baldé. Une cérémonie empreinte de douleur à laquelle prendront part des autorités locales, éducatives et de nombreux habitants, tous unis dans la peine.

Crise à l’UGB : 400 étudiants de Kolda menacés d’expulsion, Dabo Gano lance un appel à l’aide

À 72 heures d’une expulsion imminente, la situation devient critique pour les étudiants originaires de Kolda à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Le président de l’Association des étudiants de Kolda, Dabo Gano, tire la sonnette d’alarme. En cause : un loyer impayé de 575 000 FCFA depuis cinq mois pour un logement collectif accueillant des dizaines d’étudiants.

Malgré de nombreuses démarches entreprises auprès des autorités locales et administratives, aucune réponse concrète n’a été apportée, plongeant les étudiants dans une profonde détresse. « Nous avons frappé à toutes les portes, mais en vain. Aujourd’hui, nous sommes à trois jours de l’expulsion. Si rien n’est fait, plus de 400 étudiants verront leur année académique compromise », a alerté Dabo Gano.

Selon le président de l’Association, ce retard est en grande partie lié à la non-libération de la subvention annuelle allouée par la municipalité de Kolda, traditionnellement destinée à soutenir les étudiants dans leurs frais d’hébergement et d’entretien. « Cette subvention est vitale pour nous. Sans elle, nous sommes livrés à nous-mêmes », déplore-t-il.

Les conséquences d’une telle expulsion pourraient être désastreuses, tant sur le plan académique que social. « Ce n’est pas seulement une question de toit. Ce logement est un espace d’entraide, un cadre de vie communautaire où nous partageons nos ressources pour mieux réussir. Le perdre, c’est risquer l’abandon pour beaucoup d’entre nous », explique un membre de l’Association.

Face à cette urgence, l’Association lance un appel solennel au maire de Kolda, aux autorités régionales et aux bonnes volontés pour qu’une solution rapide soit trouvée. Une intervention dans les prochaines heures pourrait éviter un drame social et préserver la stabilité académique de centaines d’étudiants.

Dabo Gano insiste sur le fait que cette situation n’est pas isolée : « Elle met en lumière la précarité dans laquelle vivent beaucoup d’étudiants issus des régions périphériques. Ce que nous demandons, ce n’est pas un privilège, mais le strict minimum pour étudier dignement. »

À l’heure où le pays mise sur la jeunesse et l’éducation comme leviers du développement, la détresse des étudiants de Kolda à l’UGB sonne comme un cri d’alarme. Reste à savoir si les autorités entendront cet appel avant qu’il ne soit trop tard.

Lutte contre le trafic de bois : l’armée sénégalaise frappe fort avec l’opération “FAXASS” à Kolda

Dans sa lutte continue contre les trafics illicites, l’armée sénégalaise vient de marquer un nouveau point stratégique dans la région de Kolda. À travers un communiqué diffusé par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) et relayé par Dakaractu, il a été révélé que la Zone militaire N°6 a récemment mené une opération coup de poing baptisée “FAXASS”, dans le secteur de Médina Yéro Foulah, à la frontière avec la Gambie.

L’opération cible un fléau majeur pour l’environnement : la coupe illégale de bois, qui épuise dangereusement les ressources forestières de la région Sud du Sénégal. Ce trafic, souvent orchestré par des réseaux transfrontaliers bien structurés, représente une menace directe pour la biodiversité locale et l’équilibre écologique de zones comme Pata et Guimara, particulièrement touchées.

Le bilan de cette opération est déjà éloquent : 344 troncs de bois illicites ont été saisis, illustrant l’ampleur du pillage forestier. Ces troncs auraient été extraits clandestinement, destinés à alimenter un commerce lucratif, souvent acheminé vers les pays voisins, notamment la Gambie.

Par cette action musclée, l’armée sénégalaise affiche clairement sa détermination à mettre fin aux activités criminelles qui exploitent les ressources naturelles du pays. L’opération “FAXASS” ne se limite pas à une simple saisie : elle envoie un signal fort aux trafiquants et réaffirme la souveraineté de l’État sur l’ensemble de son territoire, y compris les zones reculées et longtemps livrées à l’exploitation illégale.

Au-delà de la protection de l’environnement, ces opérations visent également à restaurer la présence et l’autorité de l’État dans des régions parfois enclavées. Le renforcement des contrôles, la présence militaire et la coopération avec les populations locales sont autant de leviers mobilisés pour freiner la destruction des forêts sénégalaises.

Avec l’opération “FAXASS”, les forces armées sénégalaises démontrent une fois de plus leur engagement en faveur de la sécurité environnementale, un pilier désormais essentiel de la sécurité nationale.

Kolda : les travailleurs de la mairie en colère contre les retards de paiement des salaires

La tension est montée d’un cran ce mardi matin dans l’enceinte de la mairie de Kolda. Les travailleurs municipaux, réunis en assemblée générale, ont fait entendre leur colère face aux retards répétés dans le paiement de leurs salaires. Visiblement à bout de patience, ils ont dénoncé une situation qu’ils jugent « insoutenable » et qu’ils refusent désormais de tolérer plus longtemps.

« Jusqu’à ce jour, 13 mai, nous n’avons toujours pas perçu nos salaires. Cette situation est devenue insupportable pour nous, chefs de famille. Nous ne comprenons pas ce qui se passe », a fustigé Ibrahima Koïta, secrétaire général de la section locale du Syndicat Unique des Travailleurs Municipaux. Pour lui, ce retard est le dernier d’une longue série. Depuis plus de cinq mois, les salaires tombent avec des délais anormaux, allant parfois au-delà de dix jours. Une situation qui plonge les agents dans une précarité croissante, alors qu’ils doivent faire face à leurs charges familiales et obligations sociales.

Face à la grogne, le maire Mameboye Diao a tenté de calmer les esprits. Interrogé par un correspondant local, il a évoqué des lenteurs administratives comme principal facteur de ces retards. Il a notamment pointé du doigt la procédure de régularisation du personnel et le règlement du passif social lié aux retraités. D’autres causes techniques sont également avancées, comme les pannes récurrentes du logiciel de gestion financière utilisé par la mairie, qui auraient fortement ralenti le traitement des salaires.

« Des virements de crédits avaient été votés lors de la dernière session du conseil municipal pour répondre à ces besoins urgents, mais leur approbation par l’autorité compétente a pris du retard », a expliqué le maire. Il a assuré que des dispositions ont été prises pour résoudre cette crise et que la situation devrait revenir à la normale dans les prochains jours.

Cependant, le maire Mameboye Diao ne cache pas les difficultés structurelles qui plombent la gestion financière de la municipalité. Selon lui, la mairie de Kolda fonctionne presque uniquement sur ses propres ressources, dans un contexte où les financements extérieurs accusent eux aussi du retard. « Les fonds du programme PACASEN pour 2024 et 2025 ne sont pas encore arrivés, tout comme les fonds de concours et de dotation », a-t-il regretté.

Les explications du maire n’ont visiblement pas suffi à rassurer les travailleurs municipaux. Ces derniers demandent des solutions urgentes et concrètes pour mettre fin aux retards de paiement. Ils réclament également plus de transparence sur la situation financière de la mairie et menacent d’intensifier leur mouvement si aucune mesure corrective n’est prise dans les plus brefs délais.

Retard de Paiement des Salaires à Kolda : Le Maire Mame Boye Diao Apporte des Éclaircissements

À Kolda, la tension est montée d’un cran ces derniers jours suite au mécontentement des travailleurs municipaux, qui ont brandi la menace d’une grève si leurs salaires n’étaient pas versés dans les plus brefs délais. Face à cette situation, le maire Mame Boye Diao, joint par téléphone, a tenu à clarifier les raisons du retard, qu’il qualifie de « situation indépendante de sa volonté ».

Selon l’édile, la principale cause du blocage serait liée à un problème de gestion informatique au niveau de la trésorerie de Kolda, conjugué à la réception tardive du procès-verbal d’approbation budgétaire. « Pourtant, le conseil municipal avait tenu une session le mois dernier, spécialement consacrée au virement de crédits nécessaires pour assurer le paiement des salaires et des émoluments dus aux agents », a-t-il rappelé.

Mais au-delà de ces aspects techniques et administratifs, Mame Boye Diao pointe un mal plus profond : la rareté des ressources financières disponibles pour les collectivités territoriales. Il cite en exemple l’absence prolongée de plusieurs financements cruciaux. « Le PACASEN 2024 et 2025 n’ont toujours pas été reversés. Les fonds de concours, les dotations et même certaines ristournes attendues des prestataires de l’État n’ont pas encore été versés. Cela crée une situation financièrement catastrophique pour les mairies », a-t-il déploré.

Autre difficulté majeure évoquée : le système informatique GFILOG, censé faciliter la gestion comptable des collectivités territoriales. Ce logiciel, selon le maire, est sujet à des pannes fréquentes, ce qui perturbe fortement le traitement des informations nécessaires à la validation des paiements.

« Ce matin encore, alors que le document de paiement est bien arrivé à la trésorerie, les agents n’ont toujours pas été payés », regrette-t-il. Il indique par ailleurs que la trésorerie de Kolda a exigé un réajustement des impôts et charges sociales dus par les agents, à cause d’un mécanisme de calcul défaillant.

Face à ce contexte complexe, les services municipaux ont été contraints de réévaluer et d’harmoniser la grille de rémunération ainsi que celle des incidences sur les charges sociales. « C’est ce cumul de facteurs qui a mené à cette impasse », conclut Mame Boye Diao, appelant à la patience et à la compréhension des travailleurs municipaux.

Kolda : le ministre Mountaga Diao met en garde les jeunes contre « les pirogues de la mort »

À l’occasion de la prière pascale célébrée à la cathédrale de Kolda, le ministre Mountaga Diao, représentant de l’État, a prononcé un discours fort à l’attention de la jeunesse sénégalaise. Dans une ambiance empreinte de recueillement et d’unité, il a invité les jeunes à renoncer aux tentatives de migration clandestine, souvent synonymes de drames humains.

« Restez dans notre pirogue Sunugaal pour bâtir ensemble notre souveraineté. Vous n’êtes pas l’avenir du pays mais le présent. C’est avec vous qu’on va bâtir et développer ce pays », a lancé le ministre, mettant en garde contre les « pirogues de la mort », ces embarcations de fortune qui emportent chaque année de nombreux jeunes dans des traversées risquées vers l’Europe.

Au-delà de l’appel à l’engagement patriotique, Mountaga Diao a également rendu hommage à l’exception sénégalaise en matière de coexistence religieuse. Il a salué la paix sociale qui règne entre les différentes confessions, appelant à en faire un socle solide pour le développement et l’unité nationale. Selon lui, dans un monde de plus en plus fragmenté, le Sénégal doit continuer à être un modèle de tolérance et de dialogue interreligieux.

La participation d’un membre du gouvernement à cette célébration pascale a été saluée avec émotion par Monseigneur Jean Pierre Bassène, évêque de Kolda. « De mémoire des 25 ans du diocèse, c’est la première fois qu’un ministre vient spontanément participer à notre célébration. J’en suis très satisfait. Ailleurs, ce n’est pas chose rare », a-t-il souligné, traduisant ainsi la portée symbolique et historique de cette présence.

Au-delà du cadre religieux, ce moment de communion a pris la forme d’un engagement partagé pour un Sénégal rassemblé, où les forces vives de la nation – jeunes, autorités religieuses et politiques – œuvrent main dans la main pour un avenir commun. Dans cette dynamique, le ministre Mountaga Diao a voulu incarner une posture de proximité et d’écoute, tout en lançant un appel fort à la responsabilité collective.

Kolda : bras de fer entre commerçants et municipalité autour d’une foire commerciale

Une vive tension secoue le marché central de Kolda depuis l’annonce d’une foire commerciale organisée par un opérateur privé, avec l’aval de la municipalité. En guise de protestation, les commerçants ont décidé de suspendre le paiement de la taxe municipale jusqu’à nouvel ordre. Une décision forte, qui marque leur profond désaccord avec la gestion de l’espace commercial local par le maire Mameboye Diao.

Les commerçants dénoncent une « concurrence déloyale » encouragée, selon eux, par les autorités locales. La colère est née de l’autorisation accordée à un opérateur économique d’organiser une foire dans le centre-ville, alors même que les produits proposés sont identiques à ceux vendus dans les boutiques du marché central. Pour ces commerçants, il s’agit d’un véritable coup de massue, dans un contexte économique déjà difficile.

« Ce n’est ni plus ni moins qu’un marché parallèle », fustige Ibra Sahko, délégué du marché central, visiblement très remonté. Face à la presse, il n’a pas mâché ses mots : « C’est une injustice. Nous payons nos taxes, nous subissons la cherté des loyers et des produits, et voilà que la municipalité vient autoriser une foire qui nous met directement en concurrence avec des commerçants de passage. C’est un marché noir officiel ! »

Les commerçants affirment que cette foire va entraîner une baisse de leur chiffre d’affaires, et estiment que la mairie aurait dû d’abord consulter les acteurs économiques locaux avant d’autoriser une telle initiative. Pour eux, c’est un manque de considération inacceptable.

Face à cette fronde, la mairie n’a pas tardé à réagir. Abdou Salam Diallo, directeur de cabinet du maire Mameboye Diao, a défendu la décision municipale en insistant sur les prérogatives de la commune en matière d’organisation d’événements commerciaux. Il a également condamné l’initiative des commerçants de suspendre le paiement des taxes, qualifiant leur décision de « goutte de trop ».

« Le paiement de la taxe municipale est une obligation. Il ne peut être suspendu unilatéralement. Le recouvrement va se poursuivre, avec l’appui de la police municipale. Tout commerçant qui refusera de payer s’exposera à une évacuation pure et simple de son emplacement », a martelé M. Diallo.

L’affrontement est désormais ouvert entre les deux parties. Les commerçants, déterminés à aller jusqu’au bout, ont annoncé de nouvelles formes de mobilisation si la municipalité ne revient pas sur sa décision. De son côté, la mairie reste inflexible et refuse de céder à ce qu’elle considère comme une pression inacceptable.

Dans les rues de Kolda, l’inquiétude grandit. De nombreux habitants redoutent que cette crise ne perturbe durablement l’approvisionnement du marché central, principal poumon commercial de la ville. Certains appellent déjà à l’ouverture d’un dialogue franc et direct entre les commerçants et la mairie, pour éviter une escalade qui pourrait se répercuter sur l’ensemble de la population.

Amélioration de l’accès aux services essentiels : Les acteurs territoriaux des régions du sud en quête de solutions à Kolda

L’accès aux services sociaux de base demeure un défi majeur pour les populations vivant dans les zones reculées du Sénégal, en particulier pour les femmes et les adolescents des régions du sud. Dans cette perspective, une rencontre de restitution des consultations communautaires s’est tenue ce lundi à Kolda. Cet événement a réuni divers acteurs territoriaux des régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor et Tambacounda afin de discuter des solutions à mettre en place pour pallier les manquements identifiés.

Lors des échanges, plusieurs obstacles ont été mis en avant par les participants, mettant en évidence les difficultés persistantes que rencontrent les populations locales pour accéder aux services essentiels. Il a été signalé que de nombreuses communautés souffrent du manque d’infrastructures de santé et d’éducation, rendant l’accès aux soins et à l’instruction difficile pour des milliers de familles. La méconnaissance des services disponibles et de leurs missions constitue également une problématique majeure, empêchant de nombreux citoyens de bénéficier des prestations auxquelles ils ont droit.

L’enclavement et l’éloignement des zones rurales constituent d’autres entraves majeures. Plusieurs villages sont situés à des distances considérables des centres de santé et des écoles, et le mauvais état des routes rend les déplacements particulièrement compliqués. Ces conditions créent un véritable parcours du combattant pour les populations qui doivent parcourir de longues distances afin d’obtenir des soins ou d’effectuer des démarches administratives essentielles.

L’analphabétisme et le manque d’informations sur les procédures administratives figurent parmi les défis majeurs soulevés lors des discussions. De nombreux parents rencontrent des difficultés pour enregistrer leurs enfants à l’état civil, un problème qui a des répercussions sur leur accès futur à l’éducation et aux services de santé. Une habitante de la région de Sédhiou a témoigné de cette réalité en expliquant que plusieurs familles ignorent les démarches nécessaires pour obtenir des documents d’état civil, ce qui constitue un véritable frein à l’insertion sociale et scolaire des enfants.

Cette rencontre de restitution s’inscrit dans le cadre du programme Fankanta, qui vise à encourager l’engagement des adolescents, des jeunes et des femmes dans l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base. L’initiative met un accent particulier sur le dialogue communautaire en vue d’identifier les principaux défis auxquels sont confrontées les populations et de proposer des solutions adaptées.

Les autorités locales présentes ont souligné l’importance de prendre des mesures urgentes pour corriger ces manquements. Parmi les pistes de solutions envisagées, des actions concrètes seront mises en œuvre pour renforcer la présence des services de santé et d’éducation dans les localités les plus éloignées. Il est également prévu de mettre en place des campagnes de sensibilisation afin d’informer les populations sur leurs droits et les démarches administratives essentielles, notamment en ce qui concerne l’enregistrement des naissances.

L’amélioration des infrastructures routières et des moyens de transport a également été évoquée comme une priorité, car elle permettrait de faciliter les déplacements des populations vers les centres de services essentiels. Les participants ont insisté sur la nécessité d’un engagement fort des collectivités territoriales pour assurer le suivi et la mise en œuvre des recommandations issues de cette consultation.

Kolda : L’armée détruit plus de 3 hectares de chanvre indien à Saré Koundian

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et les trafics illicites, les forces de la zone militaire numéro 6 ont mené une vaste opération de destruction de champs de chanvre indien dans la commune rurale de Médina El Hadj, département de Kolda. Dans la nuit du mardi au mercredi, plus de 3 hectares de cette drogue, cultivée à grande échelle par des populations le long de la frontière avec la Guinée-Bissau, ont été entièrement détruits.

Le village de Saré Koundian, où s’est déroulée l’intervention militaire, est connu pour être un foyer de culture du chanvre indien. Cette activité illicite alimente un trafic de drogue qui s’étend bien au-delà de la région, favorisant l’insécurité dans les zones frontalières. Le chanvre indien, souvent appelé « l’herbe qui tue », constitue une menace non seulement pour la santé publique mais aussi pour la stabilité socio-économique de la région.

L’opération, menée avec rigueur, visait à éradiquer cette culture illicite et à dissuader les cultivateurs et trafiquants. Grâce à l’engagement des éléments de la zone militaire numéro 6, les plants ont été détruits et la menace neutralisée, du moins temporairement.

La commune rurale de Médina El Hadj, située à la frontière avec la Guinée-Bissau, a longtemps été le théâtre d’actes de banditisme : trafic de drogue, vol de bétail, attaques à main armée. Ces activités criminelles, souvent facilitées par la porosité des frontières, ont causé d’énormes préjudices aux populations locales.

Cependant, avec l’implication constante de l’armée et des forces de sécurité, la situation évolue positivement. De nombreuses interventions ont été menées ces derniers mois pour traquer les criminels et assainir la zone. Les habitants, qui vivaient autrefois dans la peur, retrouvent progressivement un sentiment de sécurité et de sérénité.

L’action de l’armée s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les trafics illicites et la criminalité transfrontalière. L’État sénégalais, conscient des enjeux sécuritaires dans cette région sensible, multiplie les efforts pour rétablir l’ordre et renforcer la présence des forces de défense et de sécurité.

Migration circulaire en Espagne : Kolda en effervescence, les jeunes en quête de l’Eldorado européen

Ce lundi 27 janvier marque le début des dépôts pour le programme de migration circulaire entre le Sénégal et l’Espagne, et Kolda n’a pas échappé à l’effervescence. Depuis les premières heures de la matinée, des jeunes venus de la ville et des zones environnantes ont envahi le tribunal, le Bureau d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) de l’Agence Régionale de Développement (ARD), ainsi que les hôpitaux. Tous cherchent à réunir les documents nécessaires pour candidater à cette opportunité de travail saisonnier en Espagne.

L’accès au tribunal de Kolda était presque impossible ce matin. Des centaines de jeunes étaient amassés devant l’entrée, attendant avec impatience d’obtenir leur casier judiciaire, indispensable pour compléter leur dossier. « Je suis arrivé à 6 heures du matin, et je ne sais toujours pas si je serai servi avant la fermeture », confie Mamadou, un jeune diplômé en quête d’une meilleure vie.

Non loin de là, le BAOS a également été pris d’assaut. L’enceinte de l’ARD, qui abrite ce bureau, déborde de candidats venus déposer leurs dossiers ou se renseigner sur les exigences. Les agents sur place, débordés par l’afflux massif, peinent à gérer la situation.

Dans les hôpitaux, la situation est similaire. Les visites médicales et contre-visites obligatoires pour les candidats se multiplient, provoquant de longues files d’attente. Certains n’hésitent pas à parcourir plusieurs kilomètres depuis leur village pour s’assurer qu’ils remplissent toutes les conditions nécessaires.

Le programme de migration circulaire, annoncé par le gouvernement, offre aux jeunes âgés de 25 à 55 ans des contrats de travail saisonniers de trois mois en Espagne, notamment pour des emplois dans l’agriculture. Pour beaucoup, cette initiative est perçue comme une planche de salut face au chômage qui sévit dans la région.

Bocar, un jeune artisan de Dioulacolon, a quitté son atelier pour se rendre à Kolda. « J’ai appris la nouvelle la semaine dernière. Depuis, je prépare mes papiers. Je suis prêt à tout laisser derrière moi si cela me permet de soutenir ma famille », déclare-t-il avec détermination.

Cette situation n’est pas isolée. Le programme attire un large éventail de profils, allant des jeunes diplômés aux ouvriers qualifiés. Certains candidats ont même abandonné leurs activités professionnelles pour tenter leur chance, convaincus que cette opportunité pourrait changer leur destin.

L’engouement pour ce programme révèle une réalité préoccupante : le manque d’opportunités locales pousse les jeunes à envisager l’émigration comme unique solution. À Kolda, où les taux de chômage et de précarité restent élevés, l’annonce de ces contrats saisonniers a créé un véritable espoir.

Pourtant, cette ruée met également en lumière les défis auxquels les autorités doivent faire face. La pression exercée sur les infrastructures administratives, médicales et judiciaires reflète un système débordé, incapable de répondre efficacement à la demande.

La forte mobilisation des jeunes autour de ce programme interpelle sur la nécessité d’une politique d’emploi plus ambitieuse au Sénégal. La dépendance à des initiatives ponctuelles comme la migration circulaire ne peut être une solution durable à la précarité.

Alors que les dépôts de dossiers se poursuivent jusqu’au 29 janvier, les autorités doivent réfléchir à des solutions à long terme pour offrir aux jeunes des opportunités d’emploi locales. « Il est temps d’investir dans des projets structurants capables de retenir nos jeunes talents », souligne un observateur de la scène locale.

Lancement des travaux de renforcement de l’accès à l’eau potable à Kolda : 5.000 branchements sociaux pour le Fouladou

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a procédé ce samedi au lancement d’un vaste projet destiné à améliorer l’accès à l’eau potable dans la commune de Kolda. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme national de 39.000 branchements sociaux, avec une dotation spécifique de 5.000 branchements réservés à la région du Fouladou. Cette initiative vise à réduire les disparités qui existent dans l’accès à l’eau, notamment dans cette région qui fait face à des défis importants.

Le concept de branchement social est au cœur de cette démarche. Il consiste à faciliter le raccordement des ménages défavorisés en proposant des mesures adaptées, telles que des subventions ou des crédits pour alléger les coûts. En outre, les démarches administratives sont simplifiées pour rendre le processus plus accessible. La cérémonie officielle de lancement des travaux s’est tenue dans le quartier Bouna Kane, une zone particulièrement touchée par des difficultés de raccordement au réseau d’eau.

Lors de sa visite, le ministre a également inspecté plusieurs infrastructures stratégiques. Il s’est rendu sur le site du pont d’Illèle, qui traverse le fleuve Casamance, où les habitants ont exprimé leur souhait de voir le fleuve revitalisé ou dragué pour mieux répondre à leurs besoins. La visite s’est poursuivie à la station de traitement des eaux de Kolda, où des travaux de grande envergure sont en cours. Ces travaux incluent la réalisation de deux nouveaux forages exploitant une nappe d’eau douce, la construction de deux châteaux d’eau, et la pose de 68 kilomètres de canalisations pour étendre le réseau de distribution dans la commune et ses environs.

L’un des principaux objectifs de ces travaux est d’améliorer la qualité de l’eau produite. À cet effet, la station de traitement sera réhabilitée et sa capacité augmentée pour réduire les niveaux de fer et de chlorure dans l’eau, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ces améliorations devraient non seulement répondre aux besoins actuels, mais aussi anticiper la demande croissante due à l’expansion démographique et au développement urbain.

Le maire de Kolda, Mamadou Diao, a profité de cette occasion pour remercier l’État sénégalais et son engagement constant en faveur de l’accès universel à l’eau potable d’ici 2050. Il a salué les efforts entrepris comme un pas décisif vers une amélioration durable des conditions de vie des populations locales.

Ce projet illustre la volonté des autorités sénégalaises de renforcer les infrastructures de base, tout en mettant un accent particulier sur l’équité et la durabilité. Il marque également une étape importante dans la réalisation de l’objectif national de couverture universelle en eau potable, contribuant ainsi à un développement équilibré et inclusif dans toutes les régions du pays.

Kolda : La SONACOS vise 35 000 tonnes d’arachides pour la campagne de commercialisation

En visite à Kolda, le Directeur Général de la SONACOS, Elhadji Ndane Diagne, a exprimé sa satisfaction quant à l’évolution de la campagne de commercialisation de l’arachide. Lors de sa déclaration, il a précisé que le centre de réception intermédiaire de la région a un objectif ambitieux de collecte fixé à 35 000 tonnes, un défi qui semble à portée, compte tenu de la cadence actuelle qu’il juge « assez bonne ».

« Nous sommes à Kolda pour nous enquérir de la situation de l’évolution de la collecte des graines que nous trouvons assez satisfaisante. D’ailleurs, la cadence est bonne et nous allons travailler pour l’améliorer afin d’augmenter le niveau de réception de l’arachide », a-t-il affirmé. Selon lui, les efforts conjugués de la SONACOS et des opérateurs sur le terrain permettront d’atteindre cet objectif d’ici la fin de la campagne.

Face à certaines plaintes évoquant une supposée absence d’acheteurs sur le terrain, Elhadji Ndane Diagne a tenu à rappeler les mécanismes mis en place pour assurer une commercialisation fluide. Il a souligné que, dès le début de la campagne, 3 milliards de FCFA ont été débloqués par la SONACOS pour financer les opérateurs et leur permettre de collecter efficacement les graines.

« La filière est assez bien organisée avec des points de collecte distribués par le SEGNA (Société d’Encadrement de la Gestion des Négoces d’Arachide). Les opérateurs collectent les graines, qui sont ensuite pesées et immédiatement payées par la SONACOS », a-t-il expliqué.

Pour aller plus loin et répondre aux défis des zones reculées, le DG de la SONACOS a proposé une solution innovante : la mise en place de camions itinérants pour collecter les graines dans les zones difficilement accessibles. Cette mesure viserait à renforcer l’efficacité du système actuel tout en augmentant le volume total de collecte.

Avec un objectif clairement défini et des moyens déployés, la SONACOS affiche sa détermination à réussir cette campagne de commercialisation de l’arachide. La région de Kolda, reconnue pour son potentiel agricole, pourrait ainsi contribuer significativement à l’atteinte des objectifs nationaux en matière de production et de commercialisation.

Kolda : L’hôpital régional confronté à de multiples défis, des solutions promises par le Ministre de la Santé

En visite à Kolda ce week-end, du 3 au 5 janvier, le Ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a été confronté à une longue liste de doléances émanant du personnel et de la direction de l’hôpital régional. Ces revendications, exposées par Fallou Niang, directeur de l’établissement, mettent en lumière des carences profondes et urgentes qui affectent le fonctionnement de cette structure hospitalière stratégique pour la région.

Parmi les principaux problèmes soulevés figurent l’insuffisance d’équipements médicaux essentiels, notamment l’absence de mammographie, une salle de réveil du bloc opératoire hors service, et une morgue sous-dimensionnée, dont seulement quatre tiroirs fonctionnent. Ces dysfonctionnements compliquent la gestion des dépouilles, générant un véritable casse-tête logistique pour le personnel.

En outre, le manque d’un deuxième médecin-réanimateur, le déficit d’un poste de transfusion sanguine opérationnel, et les problèmes récurrents liés à la disponibilité de sang, particulièrement pour les patients en dialyse et les urgences obstétricales, sont des défis majeurs.

S’ajoutent à cela des préoccupations liées à l’état défectueux de la voirie interne de l’hôpital et au faible niveau de motivation du personnel, aggravé par neuf mois d’arriérés d’indemnités. Ces retards provoquent un climat social tendu, alimentant des grèves cycliques qui compromettent davantage la prise en charge des patients.

Malgré ce constat alarmant, quelques avancées ont été réalisées avec l’arrivée récente de plusieurs spécialistes, dont un urgentiste, un médecin-réanimateur, un diabéto-endocrinologue, deux ophtalmologues, et un dermatologue. Ces renforts permettent d’étoffer l’offre de soins et de rehausser le niveau de prestations.

Cependant, ces efforts restent insuffisants pour combler les lacunes structurelles et répondre à la demande croissante des populations locales.

Face à ces défis, le Ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a promis des mesures correctives pour améliorer la situation de l’hôpital régional. Il a notamment annoncé la mise en place de contrats de performance avec les directeurs d’hôpitaux. Ces contrats seront assortis d’un soutien financier, mais également d’une exigence de résultats. “Ceux qui ne seront pas performants seront remplacés à la fin des deux ans de contrat”, a-t-il averti.

Le Ministre s’est également engagé à trouver des solutions aux doléances exprimées, notamment l’équipement en matériel, le renforcement du personnel médical, et l’amélioration des conditions de travail pour éviter les grèves.

Pour Fallou Niang, cette rencontre avec le Ministre constitue une étape importante dans le diagnostic des difficultés de l’établissement. “Nous espérons que ces échanges permettront de poser les bases d’une solution durable pour relever le niveau de l’hôpital et mieux servir les populations”, a-t-il déclaré.

VIH/Sida : Plus de 150 enfants pris en charge à l’hôpital régional de Kolda, des défis persistants et des solutions à envisager

L’hôpital régional de Kolda, au cœur de la lutte contre le VIH/Sida dans la région sud du Sénégal, abrite plus de 150 enfants vivant avec le VIH. Le Dr Djiby Seck, pédiatre de l’hôpital, a détaillé les efforts de prise en charge en cours et a évoqué les défis persistants dans la lutte contre l’infection, notamment la transmission mère-enfant et les conditions sociales et culturelles qui compliquent l’adhésion aux traitements.

Le Dr Djiby Seck a précisé que l’hôpital de Kolda suit actuellement entre 150 et 160 enfants pour le VIH. Ces jeunes patients sont suivis régulièrement selon un calendrier adapté à leurs besoins médicaux, avec des consultations mensuelles ou tous les trois mois, selon l’état de leur santé.

La prise en charge se fait en collaboration avec le service social de l’hôpital, pour garantir un soutien global aux enfants, non seulement sur le plan médical, mais aussi psychologique et social. En effet, les familles des enfants séropositifs font face à des défis importants, dont la stigmatisation sociale qui peut entraîner un isolement et des discriminations.

L’un des principaux modes de transmission du VIH chez les enfants dans la région de Kolda est la transmission mère-enfant. Selon le Dr Seck, ce phénomène est particulièrement préoccupant en raison de l’insuffisance de la prise en charge prénatale et de la non-adéquation des traitements antirétroviraux chez certaines femmes enceintes.

« Beaucoup de femmes ne révèlent pas leur statut sérologique par peur de la stigmatisation. Cette réticence entraîne souvent un manque d’adhésion au traitement antirétroviral, et par conséquent, un risque élevé de transmission à leurs enfants », explique-t-il.

Le mode de transmission mère-enfant est aussi lié à des facteurs socio-culturels. Dans certains cas, les femmes enceintes ne respectent pas les prescriptions médicales, notamment les ARV, ou refusent de mettre leur enfant sous traitement dès sa naissance. Ce manque d’information ou de sensibilisation sur l’importance du traitement préventif à la naissance est un obstacle majeur dans la lutte contre la propagation du VIH chez les nourrissons.

Un autre défi majeur, comme l’indique le pédiatre, concerne les accouchements à domicile, encore fréquents dans la région. « Même si certaines mères vivent avec le VIH et sont sous traitement, elles n’ont pas toujours été informées sur les bonnes pratiques à adopter après l’accouchement, en particulier concernant le traitement antirétroviral à administrer à leur bébé dès la naissance. Cela entraîne une exposition accrue du nourrisson, notamment au virus du VIH via l’allaitement, ce qui augmente les risques d’infection », ajoute-t-il.

L’absence d’un suivi médical approprié lors des accouchements à domicile, combinée à un manque de sensibilisation, reste l’un des obstacles majeurs à la prévention de la transmission du VIH dans cette zone.

Le Dr Seck mentionne également des cas plus rares mais tragiques, où des enfants ont contracté le VIH à la suite de violences sexuelles. Bien que ces cas soient moins fréquents, ils constituent un problème préoccupant et nécessitent des interventions immédiates, tant sur le plan médical que social. Ces situations illustrent la vulnérabilité des enfants, non seulement face à la maladie, mais aussi à des violences physiques et psychologiques, souvent non dénoncées.

Pour contrer ces défis, une approche plus globale est nécessaire, impliquant la sensibilisation des populations locales, l’amélioration de l’adhésion au traitement des femmes enceintes et un meilleur suivi médical après l’accouchement. Le Dr Seck insiste sur le fait que les mères vivant avec le VIH doivent être accompagnées dans leur parcours de soin, notamment par des actions de soutien psychologique, afin de les aider à surmonter les tabous et la peur de la stigmatisation.

La caravane de presse organisée par le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), en partenariat avec l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), vise également à sensibiliser les communautés à ces problématiques, et à encourager la mise en place de politiques de santé publique adaptées.

L’hôpital de Kolda travaille en étroite collaboration avec les autorités sanitaires locales, les organisations non gouvernementales (ONG) et les acteurs communautaires pour renforcer l’éducation et la prévention. Le Dr Seck et son équipe sont convaincus qu’une approche collaborative est essentielle pour réduire les taux de transmission du VIH et améliorer la prise en charge des enfants séropositifs dans cette région.

En conclusion, bien que des progrès aient été réalisés, le Dr Djiby Seck souligne que la lutte contre le VIH/Sida, en particulier pour les enfants, reste semée d’obstacles, mais qu’elle est rendue possible par une approche coordonnée, une meilleure sensibilisation et un accompagnement constant des familles et des communautés.

Kolda : un taux de prévalence du VIH de 1,7 %, supérieur à la moyenne nationale

La région de Kolda, dans le sud du Sénégal, enregistre une prévalence du VIH nettement au-dessus de la moyenne nationale. Selon le docteur Yaya Baldé, directeur régional de la Santé, le taux de prévalence est estimé à 1,7 %, contre une moyenne nationale de 0,3 %. Cette information a été dévoilée lors d’une caravane de presse organisée par l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), en partenariat avec le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS).

Dr. Baldé a expliqué que ce taux élevé est en grande partie lié à la position frontalière de Kolda, qui partage des limites avec la Guinée, la Guinée-Bissau et la Gambie.

« La mobilité des populations, les échanges commerciaux transfrontaliers et les interactions sociales favorisent une exposition accrue au VIH dans cette région », a-t-il déclaré.

Cette proximité géographique expose Kolda à des défis uniques en matière de lutte contre le VIH/Sida, notamment en termes de sensibilisation, de prévention et de prise en charge.

Pour réduire la transmission du virus, Dr. Baldé a souligné l’importance d’intensifier les efforts, notamment en matière de prévention de la transmission mère-enfant (PTME).

« La PTME doit être solidement intégrée dans notre système de santé pour réduire efficacement le VIH », a-t-il ajouté.

En parallèle, les efforts de dépistage, de sensibilisation et d’accès aux traitements doivent être renforcés pour contenir la propagation du virus.

La caravane de presse a mis en lumière les initiatives menées dans les régions de Kolda et Kaolack pour sensibiliser les populations et améliorer l’accès aux services de santé. Les campagnes de prévention et les stratégies de lutte transfrontalière sont essentielles pour faire face aux défis spécifiques de la région.


La situation à Kolda appelle à une mobilisation accrue des autorités sanitaires et des partenaires, avec un accent particulier sur les actions ciblées, adaptées au contexte transfrontalier de la région. La réduction de ce taux passe par une synergie entre prévention, sensibilisation et prise en charge efficace.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°322 – du 14/11/2024

🔴 UNION DE « TAKKU WALLU SÉNÉGAL», « SAMM SA KADDU » ET « JAMM AK NJARIÑ » DANS 9 DÉPARTEMENTS : ÇA FRAPPE FORT !
🔴 PLUS DE 55 MILLIARDS F CFA POUR LA CONSTRUCTION D’UNE CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE : KOLDA SURCLASSE LE RESTE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST !

🔴 ÉLIMINATOIRES CAN 2025 / COURSE À LA 1ère PLACE DU GROUPE L : JOUR DE VÉRITÉ POUR LE SÉNÉGAL ET LE BURKINA FASO
🔴 ACHÈVEMENT DES TRAVAUX DE RÉHABILITATION DES STADES RÉGIONAUX : ALINE SITOÉ DIATTA, ÉLY MANEL FALL ET LAMINE GUÈYE PRÊS À L’USAGE

Kolda : Un bus de militants de Takku Wallu prend feu, aucun blessé à déplorer

Le pire a été évité sur l’axe Kolda-Salikégné, dans la commune rurale de Guiro Yoro Bocar, où un bus transportant des militants de la coalition Takku Wallu a pris feu. Le véhicule ramenait au bercail des militants venus accueillir la caravane électorale de la coalition, dirigée par Sidiki Kaba, en campagne pour les Législatives anticipées du 17 novembre.

L’incident, survenu sur le chemin du retour, aurait été causé par une défaillance électrique, selon les premiers éléments recueillis. Heureusement, le chauffeur a réussi à immobiliser le bus à temps, permettant à tous les passagers de sortir indemnes. Si aucun blessé n’est à déplorer, le bus a, en revanche, été complètement détruit par les flammes.

Les militants présents dans le bus étaient issus des communes de Guiro Yoro Bocar et de Salikégné. Leur mobilisation pour accueillir Sidiki Kaba reflète l’engagement des populations rurales envers la coalition Takku Wallu et son candidat local, le professeur Moussa Baldé, tête de liste départementale. Ancien directeur général de la SODAGRI et ex-ministre de l’Agriculture, Moussa Baldé jouit d’un fort soutien dans ces zones rurales qu’il a longtemps servies.

Cette mobilisation démontre l’importance du monde rural dans la stratégie électorale de Takku Wallu. Les militants, malgré l’incident, restent solidaires et engagés en faveur de la coalition et de son projet pour le département de Kolda.

Ousmane Sonko mobilise à Kolda et accuse l’opposition de malversations

Ousmane Sonko, tête de liste nationale du parti Pastef, s’est exprimé vigoureusement devant ses partisans ce samedi, lançant une série d’accusations contre l’opposition et en dévoilant ses ambitieux projets pour la région. Le leader de Pastef a qualifié l’opposition de « voleurs » qui ont, selon lui, dilapidé les ressources du pays, contribuant ainsi à appauvrir la nation. Il a exhorté les habitants de la région à voter massivement le 17 novembre pour assurer une majorité de 90 % à l’assemblée nationale au profit de son parti.

Dans son discours, Sonko a défendu fermement Jean Michel Sène, le jeune directeur général de l’ASER (Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale), saluant son travail de renégociation des contrats qui aurait été bénéfique pour l’économie nationale. L’homme politique a loué ses efforts en le présentant comme un modèle de bonne gouvernance et d’efficacité.

Pour séduire les électeurs, Sonko a dévoilé un programme de développement économique ambitieux axé sur l’industrialisation et l’amélioration des infrastructures. Il a promis la mise en place d’une nouvelle usine de la SONACOS et la création d’une compagnie sucrière dans le bassin de l’Anambé. Parmi ses autres engagements, il a mentionné la finalisation des travaux de l’aéroport et de l’université, signalant que ces infrastructures seraient des leviers essentiels pour le développement de la région.

L’une des priorités déclarées de Sonko est le développement du secteur agricole dans le pôle sud, particulièrement l’anacarde, un secteur vital pour Kolda avec une production annuelle estimée à 150 000 tonnes. Le chef du Pastef a souligné l’importance de développer des capacités de transformation locale pour maximiser la valeur ajoutée de cette filière.

Sonko n’a pas mâché ses mots envers ses opposants politiques, dénonçant ce qu’il appelle leur manque de vision et leur gestion laxiste des fonds publics. Il a fustigé leurs récentes visites dans la région, les accusant de ne pas offrir de solutions concrètes, se contentant de « tourner autour de l’arbre mythique Moussa Molo ». Il a invité la population à questionner l’ancien Premier ministre Amadou Ba sur ses réalisations pour Kolda au cours de ses douze années au pouvoir.

Ce discours offensif et engageant vise clairement à renforcer l’ancrage du Pastef dans le sud du Sénégal, en misant sur la promesse d’une gouvernance transparente et de projets concrets. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si ce message saura mobiliser les électeurs de Kolda et au-delà.

Kolda : Une bagarre entre jeunes fait un mort

Un drame est produit dans la nuit d’hier dans le village de Mamadou Guiro, situé dans la commune de Bagadadji (département de Kolda). Une altercation entre jeunes du village de Mamadou Guiro et ceux de Sinthiang Siring a conduit à la mort d’un jeune homme et à un blessé grave.

Les jeunes de Sinthiang Siring étaient venus rendre visite à leurs camarades de Mamadou Guiro, et tout se déroulait normalement jusqu’au moment de leur départ. C’est en les raccompagnant, près de l’école élémentaire du village, qu’une dispute a éclaté entre

Un des jeunes a été mortellement touché, tandis qu’un autre a été grièvement blessé et transporté à l’hôpital régional de Kolda. Le corps sans vie de la victime se trouve actuellement à la morgue.

La gendarmerie a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de cet incident tragique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°202 – du 14 au 20/06/2024

🔴 MOMAR NDAO À PROPOS DE LA RÉVISION DE LA COMPOSITION DU COS-PETROGAZ : « SI L’ÉTAT RESPECTE LES DIRECTIVES DE L’ONU, LES ASSOCIATIONS DES CONSOMMATEURS DEVRONT Y SIÉGER »
🔴 SAISIE DE DROGUE D’UNE CONTREVALEUR DE PLUS DE 8 MILLIARDS : LES DOUANES INTERCEPTENT 108,7 KG DE COCAÏNE À KOLDA

🔴 Sadio Mané : Un retour en europe en vue ?
🔴 Teungueth FC : Cheikh Guèye démissionne de son poste d’entraîneur

Kolda : Une élève de CM1 meurt tragiquement dans un puits scolaire

Une onde de choc traverse la communauté de Kolda après le décès tragique d’une élève de CM1 de l’école élémentaire du quartier Sinthiang Idrissa. La jeune fille, âgée de dix ans, est tombée dans le puits de l’école alors qu’elle jouait avec ses camarades.

L’incident s’est produit au moment où les enfants se trouvaient près du puits pour chercher de l’eau afin d’effacer les tableaux. Selon un enseignant de l’école, l’administration avait pourtant pris des mesures de sécurité en construisant une margelle autour du puits et en le couvrant avec deux couvercles. Malheureusement, l’un des couvercles était ouvert pour permettre aux élèves de puiser de l’eau, ce qui a conduit à cet accident tragique.

Malgré la rapidité de l’intervention des sapeurs-pompiers, qui ont été alertés et se sont rendus sur les lieux pour repêcher le corps sans vie de la fillette, il était déjà trop tard. La nouvelle de sa mort a plongé la communauté scolaire et le quartier Sinthiang Idrissa dans une profonde tristesse et consternation.

Les funérailles de la jeune élève ont eu lieu ce jeudi en présence de ses parents, enseignants, et camarades de classe. La cérémonie a été marquée par des scènes de deuil intense, reflétant l’impact profond de cette perte sur la communauté.

À quelques semaines de la fin de l’année scolaire, cet événement tragique laisse un vide immense. Les élèves, en particulier ceux de sa classe, sont en état de choc et de tristesse, tandis que sa famille tente de faire face à cette épreuve insurmontable.

Cet incident rappelle douloureusement l’importance des mesures de sécurité dans les établissements scolaires et la nécessité de rester vigilants pour éviter de telles tragédies à l’avenir.

« Condamnation pour détournement de fonds : 5 ans de prison ferme pour l’ancien gestionnaire de Kolda »

Le verdict est tombé dans l’affaire de détournement de fonds impliquant l’ancien gestionnaire de la région médicale de Kolda, Mamadou Ba. Condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende d’un million de francs CFA, il a également été ordonné la confiscation de tous ses biens et la restitution de l’argent volé, soit un montant dépassant les 55 millions de francs CFA.

Mamadou Ba a été reconnu coupable d’escroquerie, de faux et usage de faux dans des documents administratifs, ainsi que de détournement de deniers publics. Cette sentence marque une étape importante dans la lutte contre la corruption et la malversation des fonds publics, démontrant la volonté des autorités de punir sévèrement les actes de corruption.

Kolda: Démantèlement d’une bande de cambrioleurs

Une opération réussie du commissariat central de Kolda a mené au démantèlement d’une bande de malfaiteurs impliquée dans de nombreux cambriolages dans la région. Les membres de la bande, tous de nationalité sénégalaise, étaient spécialisés dans le vol de motos, de téléphones portables, et de téléviseurs.

Après une série d’investigations minutieuses, ces criminels ont été déférés au parquet de Kolda, où ils sont actuellement poursuivis pour association de malfaiteurs et vols en réunion avec complicité de recel. Plusieurs d’entre eux, déjà connus des services de police, sont considérés comme des récidivistes.

Selon les autorités, cette bande était particulièrement active durant les périodes de grandes mobilisations, comme les veilles de fêtes, exploitant l’affluence et l’inattention des citoyens pour commettre leurs méfaits à travers toute la région.

Tragique accident à Kolda : Ibrahima Diallo, alias « Andi Faki », perd la vie

L’identité de la victime du tragique accident survenu lundi soir sur l’axe Kolda-Dioulacolon a été révélée. Il s’agit de Ibrahima Diallo, un ouvrier du bâtiment plus connu sous le surnom de « Andi Faki ». Agé d’une trentaine d’années, Diallo se déplaçait à vélo au moment de l’accident.

Selon les témoins, Diallo attendait sur le bas-côté de la route que passe un camion benne pour reprendre son chemin. Malheureusement, le chauffeur du camion a effectué une fausse manœuvre et a percuté violemment le cycliste, le traînant sur plusieurs mètres dans sa course.

Les sapeurs-pompiers, appelés sur les lieux, ont retrouvé le corps partiellement déchiqueté de la victime. Quant au chauffeur du camion, il a été arrêté et placé en détention.

Originaire de Guinée-Bissau et célibataire sans enfant, « Andi Faki » résidait à Kolda, dans le quartier Cité Jardin Abdou Diouf, depuis plusieurs années. Sa mort tragique a plongé sa famille et ses proches dans le deuil et l’émotion.

Arrestation à Kolda : Un couple accusé de maltraitance sur une fillette mineure

La police de Kolda a récemment procédé à l’arrestation d’un couple originaire d’un pays voisin, résidant dans le quartier Hillèle de la commune de Kolda. Les accusations portées contre ce couple sont graves : des sévices corporels infligés à une jeune fille mineure qui leur avait été confiée depuis leur mariage.

Selon des sources proches de l’affaire, la victime, une fillette âgée de seulement quatre ans, aurait été régulièrement victime de maltraitance de la part du couple adoptif. Ces actes cruels auraient inclus des brûlures causées par une cuillère chauffée, infligeant ainsi de graves lésions sur ses fesses déjà vulnérables. C’est un voisin, alarmé par les cris de la jeune fille, qui a alerté les autorités compétentes, conduisant à l’arrestation du couple.

Actuellement en détention préventive, le couple devra comparaître devant la justice pour répondre de ses actes odieux. Les habitants du quartier Hillèle expriment leur indignation face à cette maltraitance, jugée ignoble, et réclament que la justice soit rendue. La protection des enfants, en particulier des plus vulnérables, est une priorité absolue pour les autorités et pour la société, qui ne doivent tolérer aucune forme de maltraitance envers les tout-petits.

Cette affaire souligne l’importance de la vigilance collective et de la réactivité des autorités pour protéger les enfants contre toute forme de violence et d’abus. Il est essentiel que de telles situations soient traitées avec la plus grande fermeté pour garantir la sécurité et le bien-être des enfants dans notre société.

Deux Frères Retrouvés Morts Calcins dans un Véhicule à Kolda

Une tragédie s’est abattue sur le quartier Ndiobene à Kolda, où deux frères, âgés de cinq ans et deux ans respectivement, ont été retrouvés morts dans un véhicule, partiellement calcinés. Le drame s’est déroulé ce vendredi, plongeant la communauté locale dans le deuil et le chagrin.

Leur mère, une ressortissante gambienne, a signalé la disparition de ses deux enfants, A.D, 5 ans, et Y.D, 2 ans, à la police vers 17 heures. Une heure plus tard, les autorités ont été alertées de la macabre découverte : les corps des deux frères ont été retrouvés sans vie à l’intérieur d’un véhicule abandonné.

L’enquête initiale a révélé que les deux enfants avaient l’habitude de jouer dans ce véhicule désuet. Il semblerait qu’ils aient accidentellement déclenché un incendie à l’intérieur du véhicule, entraînant leur mort tragique. Un résidu de boîte d’allumettes a été découvert sur les lieux, suggérant une possible cause de l’incendie.

Les corps des deux enfants ont été transportés à la morgue de l’hôpital régional pour autopsie, alors que la communauté locale est sous le choc de cette perte dévastatrice. Cette terrible incident rappelle la nécessité d’une vigilance accrue envers la sécurité des enfants et soulève des questions sur la prévention des accidents domestiques.

Appel à une ville morte à Kolda : seul le système éducatif a été perturbé

L’appel à une journée « ville morte » lancé par la plateforme « Aar Sunu Election » n’a pas produit les résultats escomptés dans la ville de Kolda. Malgré cet appel à la mobilisation, tous les secteurs d’activité ont fonctionné normalement. Du commerce au transport en passant par les autres secteurs informels, la vie économique de la ville a continué comme d’habitude. Les usagers et les employés dans ces différents domaines affirment ne pas avoir été informés de cette décision, ce qui explique en partie le manque de participation.

Au marché central, véritable cœur battant de Kolda, l’activité commerciale n’a pas connu de répit. Boutiques, cantines, magasins et étalages sont restés ouverts, accueillant les clients comme à l’accoutumée.

Cependant, c’est dans le secteur de l’éducation que l’impact de la journée de mobilisation a été le plus notable. En effet, en ce mardi de grève nationale, de nombreuses écoles publiques et privées ont été paralysées en raison de l’absence d’enseignants et d’élèves. Certains enseignants ont suivi l’appel à la grève, tandis que d’autres ont choisi de dispenser leurs cours malgré une ambiance parfois confuse.

Cette journée de mobilisation à Kolda illustre les difficultés rencontrées par les mouvements de contestation pour mobiliser efficacement la population, ainsi que les divergences d’opinion au sein de la communauté éducative.

Abdourahmane Baldé : Une figure emblématique pour le développement de Kolda

Au cœur de la région de Kolda, une figure émerge comme le catalyseur d’un véritable changement politique et social. Abdourahmane Baldé, président du Mouvement Kolda Debout (MKD), incarne cet espoir renouvelé et cette énergie positive qui transforment peu à peu la vie des habitants de cette région.

Depuis maintenant sept ans, Abdourahmane Baldé, affectueusement surnommé « Doura », s’est engagé de manière inébranlable à servir le Sénégal, en particulier le Fouladou, en plaçant la santé, l’éducation, la formation et l’emploi des jeunes au cœur de ses priorités.

Dans le domaine de la santé, ses actions sont multiples et palpables. Depuis cinq ans, il organise des consultations médicales gratuites et a inscrit 5000 personnes, dont 2000 élèves, 1000 talibés et 2000 adultes, à la Couverture Maladie Universelle (CMU), un investissement de 10 millions de francs. De plus, il a fait don de médicaments et d’équipements à diverses structures sanitaires, et a pris en charge des malades à travers différentes spécialités médicales. Le dernier acte remarquable de Abdourahmane Baldé est la construction du poste de santé de Talto Diéga et la réhabilitation de plusieurs autres postes de santé, offrant ainsi des infrastructures modernes et bien équipées à la population.

Dans le domaine de la formation et de l’emploi des jeunes, Abdourahmane Baldé ne ménage pas ses efforts. Depuis 2016, il a mis en place des mécanismes de formation en conduite automobile et dans d’autres secteurs porteurs d’avenir. De plus, il a facilité l’accès à des études à l’étranger pour de nombreux jeunes et a offert des opportunités d’emploi à travers le recrutement dans son propre cabinet et la promotion de jeunes cadres à des postes de responsabilité.

Situation politique : Fermeture des écoles à Kolda suite à une manifestation des élèves

Ce samedi, les rues habituellement animées de Kolda étaient plutôt calmes, alors que les écoles de la commune étaient fermées. La raison ? Une manifestation orchestrée par les élèves en réponse au report de l’élection présidentielle prévue le 25 février.

Dès les premières heures de la matinée, les élèves des collèges et lycées du secteur public ont délaissé les bancs de l’école pour exprimer leur mécontentement. Les écoles privées n’ont pas été épargnées, les élèves ayant également délogé leurs camarades de ces établissements.

Cette action a eu pour conséquence la paralysie totale des activités éducatives dans la commune de Kolda. Les professeurs étaient présents, prêts à enseigner, mais leurs salles de classe restaient étrangement vides.

Cette manifestation survient dans un contexte tendu, marqué par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre lors de la journée précédente. Les élèves semblent déterminés à faire entendre leur voix et à exprimer leur frustration face au report de l’élection présidentielle.

La population de Kolda observe avec attention l’évolution de cette situation, alors que les tensions politiques continuent de peser sur la région.

Kolda : La bibliothèque de l’Association « Banouna-Ba » attire de nombreux élèves

Au cœur de la commune de Kolda, l’Association « Banouna-Ba » a érigé une bibliothèque qui se révèle être un lieu incontournable pour de nombreux élèves assoiffés de savoir. Cet espace dédié à la lecture et à la formation informatique est devenu un refuge pour ceux qui cherchent la quiétude pour réviser leurs cours ou simplement s’adonner à la lecture.

La bibliothèque, gérée par la secrétaire générale de l’association, Diallo Diyé Diao, connaît une affluence remarquable, en particulier chez les élèves du collège Sikilo Ouest, allant de la sixième à la terminale. La fréquentation atteint son apogée les mercredis après-midi et pendant le week-end, avec une moyenne de plus de 50 personnes qui viennent profiter de ce lieu de savoir.

Pour Diallo Diyé Diao, la bibliothèque offre un environnement propice à l’apprentissage et à la recherche documentaire. Elle souligne que les élèves y viennent non seulement pour emprunter des livres, mais aussi pour suivre des séances de formation en informatique.

Djibril Maé Barry, élève en sixième au collège Sikilo Ouest, explique qu’il fréquente la bibliothèque pour réviser ses leçons et profiter du calme. Hady Ba, une collégienne, confirme que la bibliothèque est devenue un lieu idéal pour la lecture de romans et pour approfondir les cours.

Ouverte en 2011, la bibliothèque offre une variété de livres, couvrant les programmes scolaires ainsi que des romans. Elle dispose également d’une salle informatique équipée d’ordinateurs et de photocopieuses pour faciliter les recherches et les formations en informatique.

Le dispositif de gestion est rigoureux, avec un système de paramétrage des ordinateurs pour éviter des utilisations inappropriées. Chaque élève doit disposer d’une carte d’accès gratuite, permettant un suivi précis des livres empruntés grâce à un logiciel d’enregistrement.

La bibliothèque « Banouna-Ba » a ainsi su créer un espace éducatif dynamique, offrant aux élèves un environnement propice à l’apprentissage, à la recherche et à l’épanouissement intellectuel.

Lancement d’un projet ambitieux à Kolda : Réduction de la vulnérabilité aux changements climatiques et amélioration des moyens de subsistance

Un projet majeur visant à améliorer les moyens de subsistance durables et à réduire la vulnérabilité aux changements climatiques a été lancé au village de Kamako, situé dans la commune de Médina El Hadj, région de Kolda au Sénégal.

L’objectif central de ce projet, financé à hauteur de 60 millions de FCFA, est la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus, avec la réalisation de deux périmètres communautaires équipés. Ces périmètres, destinés aux femmes et aux jeunes de la communauté, permettront l’exploitation de la banane, l’arboriculture, la riziculture, et la réhabilitation de la case de santé locale, contribuant ainsi à la diversification des sources de revenus et à l’amélioration des conditions de vie.

Fatou Kiné Tall, coordinatrice sud du projet ‘Je t’accompagne’, a souligné que les deux premières années du projet seront consacrées à l’accompagnement des communautés dans la réalisation de ces périmètres communautaires. Ces périmètres seront également équipés d’un forage, et les participants recevront des moyens tels que des motos, des motoculteurs, des engrais, et d’autres outils nécessaires.

Le projet a également pour ambition de contribuer à la réhabilitation des infrastructures de santé locales, soulignant l’importance d’une approche holistique pour renforcer la résilience des communautés face aux défis climatiques.

Si la phase expérimentale s’avère concluante, le projet prévoit une extension vers cinq autres villages de la commune de Médina El Hadj. Un comité de gestion sera mis en place pour assurer un suivi efficace, impliquant les bénéficiaires, la collectivité locale, et les services techniques concernés. Ce projet ambitieux s’inscrit dans la vision de promouvoir un développement durable et résilient aux changements climatiques au niveau local.

Un garçon de 14 ans meurt par pendaison

Médina Chérif  Extension,  ce quartier de la commune de Kolda est dans l’émoi et la consternation. Et pour cause, Alassane Barry, habitant cette localité,  s’est pendu à travers la fenêtre de son domicile en jouant avec un morceau de tissu. 

Ce garçon, âgé de 14 ans, est élève en classe de 5e au CEM Sikilo Ouest, un établissement d’enseignement public général situé à la périphérie de la ville de Kolda. 

Les faits se sont déroulés ce samedi après-midi en l’absence de ses parents de la maison. 

Le corps sans vie a été récupéré par les sapeurs pompiers qui l’ont déposé  à la morgue de l’hôpital régional, en passant par le commissariat central pour des formalités administratives.

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