Le feuilleton judiciaire autour de la direction du Parti socialiste (PS) a connu un nouveau rebondissement. Saisi par un collectif de cadres dissidents du parti, le juge des référés du Tribunal de grande instance de Dakar a rendu sa décision, déclarant « nulle la procédure pour irrégularité de fond ».
Avant d’arriver à cette conclusion, le Tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la défense, la jugeant « mal-fondée ». Quant à la fin de non-recevoir liée à l’absence de personnalité morale des demandeurs, le juge a estimé qu’elle « s’analyse plutôt en une cause de nullité pour irrégularité de fond », d’où l’annulation de la procédure.
À l’origine de cette assignation, un collectif de cadres socialistes opposés à la gestion d’Aminata Mbengue Ndiaye, secrétaire générale intérimaire depuis le décès d’Ousmane Tanor Dieng en 2019. Selon eux, aucune instance régulière n’a été convoquée depuis cette disparition, laissant le parti dans un état de paralysie institutionnelle.
Les contestataires, évoquant aussi l’état de santé d’Aminata Mbengue Ndiaye, réclamaient la convocation d’un congrès extraordinaire afin d’élire un nouveau secrétaire général.
De son côté, la défense d’Aminata Mbengue Ndiaye a balayé les arguments adverses, soulignant qu’un congrès est déjà programmé pour décembre 2025. Elle estime donc que les critiques visant la direction intérimaire relèvent davantage d’une lutte politique que d’une véritable irrégularité juridique.