Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Daouda Ngom, a exprimé de vives préoccupations à la suite de la découverte de la présence de cinquante-neuf enseignants-chercheurs sénégalais sur une liste d’admis à un recrutement dans la fonction publique d’un pays voisin, en l’occurrence la République de Guinée. Ces enseignants-chercheurs seraient actuellement en exercice dans les universités publiques du Sénégal.
Dans une circulaire datée du 31 décembre 2025, le ministre indique avoir pris connaissance de cette situation à travers des documents officiels relatifs audit recrutement. Selon lui, l’enrôlement d’enseignants-chercheurs sénégalais dans la fonction publique d’un autre État pose un sérieux problème au regard des dispositions légales et réglementaires qui encadrent le statut et les obligations des enseignants-chercheurs au sein des universités publiques sénégalaises.
Le Pr Daouda Ngom estime que cette situation est susceptible d’avoir des répercussions négatives sur le fonctionnement normal des établissements d’enseignement supérieur, notamment en ce qui concerne la continuité des enseignements, le suivi des étudiants et le bon déroulement des activités de recherche. Elle soulève également la question de la gestion des ressources humaines dans un contexte marqué par un besoin constant de personnel qualifié au sein des universités publiques du pays.
Dans cette perspective, le ministre a instruit les recteurs des universités publiques de se saisir sans délai de cette affaire. Il leur a demandé de procéder à un examen approfondi de la situation administrative et contractuelle des enseignants-chercheurs concernés, afin de déterminer la nature exacte de leurs engagements vis-à-vis de l’État du Sénégal et de leurs établissements d’affectation.
Le ministre a également exigé que les recteurs l’informent, dans les meilleurs délais, des résultats de leurs diligences, notamment en ce qui concerne les mesures envisagées ou déjà prises pour le règlement de cette affaire jugée préoccupante. L’objectif affiché est d’assurer une gestion optimale et coordonnée des ressources humaines, tout en garantissant la continuité et la qualité du service public d’enseignement supérieur et de recherche.
En conclusion de sa circulaire, le Pr Daouda Ngom a tenu à souligner l’importance qu’il accorde à l’exécution effective de cette instruction. Il a rappelé aux responsables universitaires leur responsabilité dans la préservation des intérêts du système universitaire national et dans le respect strict des textes en vigueur régissant la fonction d’enseignant-chercheur au Sénégal.