Le Parti FARLU dénonce un acharnement judiciaire contre Moustapha Diop

Le Parti FARLU a exprimé son profond mécontentement face à l’attitude du Premier président de la Cour d’appel de Dakar et président de la Haute Cour de Justice, Abdoulaye Bâ, qu’il accuse de contribuer au maintien en détention du ministre–maire et député Moustapha Diop pour ce qu’il qualifie de « règlements de comptes politiques ».

Selon le communiqué du parti, la Commission de la Haute Cour de Justice, composée de cinq magistrats et présidée par Abdoulaye Bâ, s’est réunie pour examiner la demande de liberté provisoire de Moustapha Diop. D’après le FARLU, le seul magistrat à s’opposer à la libération aurait été le président Abdoulaye Bâ lui-même, ce qui serait révélateur d’un acharnement personnel. Le parti dénonce également le fonctionnement actuel de cette juridiction, qui agirait selon lui « à la discrétion exclusive du Premier président, sans délai imposé et avec des décisions non susceptibles de recours ni d’appel ».

Le communiqué met en lumière des incohérences dans le dossier, notamment concernant les montants financiers en jeu. Alors que ceux-ci ont été successivement évalués à 2,5 milliards, puis 938 millions, ensuite 12 millions et enfin zéro franc, les deux derniers fournisseurs confrontés à Moustapha Diop, Ibrahima Macodou Fall et Mariatta Basse, ont confirmé avoir été intégralement payés pour leurs prestations. Le FARLU rappelle que tous les fournisseurs concernés ont attesté avoir livré la totalité des masques commandés et avoir reçu leurs paiements, et que Moustapha Diop n’a jamais été épinglé par aucun rapport, ni par la Cour des comptes avant cette affaire.

Le parti appelle Abdoulaye Bâ à faire preuve de responsabilité et à mettre un terme à ce qu’il considère comme un acharnement injustifié, rappelant que des magistrats exemplaires comme Kéba Mbaye doivent demeurer la référence pour la justice sénégalaise.

Par ailleurs, le FARLU souligne que les militants de Moustapha Diop, au Sénégal comme dans la diaspora, ont toujours agi dans le respect des principes républicains. Toutefois, le parti avertit que si l’injustice persiste, il passera à la « vitesse supérieure » pour défendre les droits de Moustapha Diop. Il appelle également les forces vives de la Nation, la société civile et les organisations de défense des droits humains à se mobiliser pour dénoncer cet acharnement et exiger le respect de l’État de droit.

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