Le Président de la République a procédé, cet après-midi, à la pose de la première pierre de l’École de Formation du Barreau du Sénégal, marquant une étape décisive dans la modernisation du système judiciaire national. À travers cette initiative structurante, l’État réaffirme sa volonté de placer la Justice au cœur de la transformation institutionnelle et sociale du pays, conformément aux ambitions de la Vision Sénégal 2050.
La future infrastructure se veut à la hauteur des défis contemporains. Le projet prévoit la construction d’un complexe moderne comprenant seize salles de classe, un auditorium d’une capacité de 400 places, ainsi que des espaces administratifs et des installations d’hébergement adaptés aux besoins des élèves-avocats et des formateurs. Conçue comme un véritable pôle d’excellence, l’école ambitionne d’offrir un cadre d’apprentissage optimal, répondant aux standards internationaux en matière de formation juridique.
Au-delà de l’aspect infrastructurel, cette école s’inscrit dans une orientation stratégique majeure. Dans un contexte marqué par des difficultés d’accès équitable au droit, une répartition territoriale inégale des avocats et la nécessité de renforcer les ressources humaines du secteur judiciaire, l’établissement apparaît comme une réponse structurante et durable. Il s’agit non seulement d’augmenter le nombre de professionnels qualifiés, mais surtout de former une nouvelle génération d’avocats capables d’accompagner les mutations économiques et sociales du Sénégal.
Le Chef de l’État a souligné que la mission de l’avocat dépasse la seule défense des intérêts en justice. Il a insisté sur le rôle fondamental que doivent jouer les futurs professionnels du droit dans la prévention des conflits, la promotion de la médiation et la consolidation de la paix sociale. Dans un environnement où les tensions sociales et les contentieux peuvent fragiliser la cohésion nationale, la formation d’acteurs juridiques compétents et engagés constitue un investissement stratégique pour la stabilité du pays.
Rappelant que la grandeur d’un État se mesure à sa capacité à protéger le plus vulnérable face au plus puissant, le Président a réaffirmé son attachement à une Justice garante des libertés fondamentales et pilier de l’État de droit. Il a souligné que la crédibilité des institutions repose en grande partie sur l’indépendance, la compétence et l’éthique des acteurs judiciaires.



