Le Sénégal confirme son leadership régional dans le domaine des services financiers numériques. D’après un rapport publié le 14 mars 2026 par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, le pays s’est hissé au premier rang de l’Union économique et monétaire ouest-africaine en matière de volume de transactions en monnaie électronique pour l’année 2024. Sa part de marché est passée de 22,7 % en 2023 à 24,1 % en 2024, illustrant une progression continue et soutenue.
Cette performance place le Sénégal devant plusieurs économies majeures de la sous-région, notamment la Côte d’Ivoire et le Bénin, tous deux à 21,4 %, ainsi que le Burkina Faso, qui enregistre 18,2 %. Ce classement met en évidence une forte concentration de l’activité dans quelques pays, mais aussi une dynamique compétitive portée par l’innovation et l’adoption rapide des solutions numériques.
L’année 2024 a été marquée par une accélération notable de la digitalisation des services financiers dans l’espace UEMOA. Cette évolution s’appuie notamment sur la montée en puissance du crédit digital, qui facilite l’accès rapide au financement pour les populations auparavant exclues du système bancaire classique. Parallèlement, les paiements via QR code se sont largement démocratisés, simplifiant les transactions du quotidien, tandis que l’émergence de banques entièrement numériques redéfinit les standards du secteur financier.
Dans ce contexte, la monnaie électronique s’impose comme un levier central de l’inclusion financière. Elle contribue à hauteur de 57,2 % à l’inclusion globale, qui atteint désormais 73,6 % au sein de l’Union en 2024. Ce niveau reflète les efforts conjoints des acteurs publics et privés pour élargir l’accès aux services financiers, notamment en milieu rural et auprès des populations non bancarisées.
Pour accompagner cette transformation, la BCEAO poursuit la modernisation de ses infrastructures. L’une des avancées majeures réside dans le déploiement d’une plateforme d’interopérabilité permettant les paiements instantanés, accessibles en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cette innovation vise à fluidifier les échanges, renforcer la sécurité des transactions et favoriser l’intégration des différents acteurs de l’écosystème financier.