Bilan 2025 : une année de « redressement et de résultats concrets » pour le Sénégal, selon Diomaye Faye

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dressé ce mercredi le bilan de l’année 2025 à l’occasion de son traditionnel discours à la Nation. Qualifiée d’année de « rigueur, de résilience et de redressement », cette première année pleine de gouvernance du nouveau pouvoir se clôt, selon le chef de l’État, sur des résultats tangibles dans plusieurs secteurs clés, notamment le pouvoir d’achat, la santé, l’éducation, l’agriculture, les infrastructures et la gouvernance.

Dès l’entame de son allocution, Diomaye Faye a rappelé que 2025 a été marquée par ce qu’il a appelé un « diagnostic partagé » de la situation économique et financière du pays. Héritant d’un contexte budgétaire contraint, l’État a engagé une rationalisation du train de vie public et procédé à la renégociation de certains contrats jugés déséquilibrés. Ces mesures, selon le président, ont permis de dégager des marges de manœuvre financières importantes, réorientées vers les priorités sociales et économiques.

La question du pouvoir d’achat a occupé une place centrale dans le bilan présidentiel. Face à la cherté de la vie, le gouvernement a mis en œuvre une politique progressive de baisse des prix des produits de première nécessité. Cette stratégie a permis de générer, selon les chiffres avancés, près de 342,5 milliards de FCFA d’économies cumulées au bénéfice direct des ménages sénégalais. Cette action a été renforcée par l’élargissement du Registre national unique, afin de mieux cibler les aides sociales en direction des populations les plus vulnérables.

Sur le plan social, l’année 2025 a également été marquée par un renforcement notable des infrastructures sanitaires et éducatives. Dans le secteur de la santé, 34 nouveaux postes de santé ont été ouverts à travers le pays, tandis que 76 ambulances médicalisées ont été déployées pour améliorer la prise en charge des urgences, notamment dans les zones rurales et enclavées. Ces investissements visent à réduire les inégalités d’accès aux soins et à rapprocher les services de base des populations.

Dans le domaine de l’éducation, le chef de l’État a salué un « chantier d’envergure » ayant permis la construction et la livraison de milliers d’infrastructures scolaires. Au total, 2 401 salles de classe, 1 389 blocs administratifs et 1 112 blocs d’hygiène ont été réalisés en une seule année. Parallèlement, 2 000 enseignants ont été recrutés et affectés prioritairement dans les zones en déficit de personnel éducatif, dans l’objectif d’améliorer la qualité de l’enseignement et de réduire les disparités territoriales.

Le secteur productif n’a pas été en reste. En agriculture, la campagne 2025 s’est soldée par une performance historique, avec une production céréalière dépassant les 2,5 millions de tonnes. Cette progression a été rendue possible par une meilleure organisation de la campagne agricole, la mise à disposition rapide des intrants et des équipements, ainsi que l’accompagnement accru des producteurs. La relance de la Sonacos, après deux années d’arrêt, a également été citée comme un symbole fort de la reprise industrielle, avec la création immédiate de 2 300 emplois directs.

L’appui aux petites et moyennes entreprises a constitué un autre levier important de la politique économique du gouvernement. En 2025, près de 8 000 PME ont bénéficié de programmes d’accompagnement, contribuant à la consolidation ou à la création d’environ 130 000 emplois directs et indirects, selon les chiffres communiqués par le président.

Sur le plan des infrastructures et de l’énergie, l’année écoulée a été marquée par des avancées significatives dans la réduction de la fracture territoriale. Un nombre record de 831 799 Sénégalais ont été raccordés pour la première fois au réseau électrique, renforçant l’accès à l’énergie dans plusieurs localités. Dans le secteur routier, près de 280 kilomètres de routes goudronnées ont été livrés, auxquels s’ajoutent 100 kilomètres de pistes rurales ayant permis de désenclaver 86 localités jusque-là isolées.

Enfin, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant les progrès réalisés en matière de gouvernance et de transparence. L’installation effective de l’Office national de lutte contre la corruption, à l’issue d’un appel à candidatures ouvert, a été présentée comme un acte fort traduisant la volonté de rompre avec les pratiques du passé. Pour le chef de l’État, cette réforme illustre l’engagement du pouvoir à faire de la compétence, de l’intégrité et de la reddition des comptes les piliers de l’action publique.

À travers ce bilan, le président Diomaye Faye estime avoir posé les bases d’un redressement durable du Sénégal, tout en appelant les citoyens à poursuivre l’effort collectif pour consolider les acquis et relever les défis à venir.

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