Conseil constitutionnel : les coulisses de la désignation d’Ousmane Diagne à la présidence de la haute juridiction

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement nommé, le lundi 13 juillet, Ousmane Diagne à la tête du Conseil constitutionnel pour un mandat unique de six ans. Il succède à feu Mamadou Badio Camara, disparu récemment, et prend désormais les rênes de l’institution chargée de veiller au respect de la Constitution et à la régularité des processus électoraux.

Selon les révélations de L’Observateur dans son édition du mardi, cette nomination est l’aboutissement d’un processus de sélection particulièrement rigoureux conduit par le chef de l’État. Contrairement à ce que certains pouvaient penser, le choix du nouveau président du Conseil constitutionnel ne s’est pas imposé d’emblée. Plusieurs profils issus de la haute magistrature ont été examinés avant que la décision finale ne soit arrêtée.

Le quotidien indique qu’une « short-list » composée de cinq hauts magistrats a été soumise à l’appréciation du président de la République. Aux côtés d’Ousmane Diagne figuraient notamment deux anciens présidents de la Cour suprême, un procureur général ainsi qu’un membre en exercice du Conseil constitutionnel. Tous présentaient des parcours solides et une longue expérience au sein de l’appareil judiciaire sénégalais.

Après examen des différents profils, le chef de l’État a finalement porté son choix sur Ousmane Diagne. D’après le journal, son parcours professionnel répondait pleinement aux exigences prévues par la loi organique encadrant le fonctionnement du Conseil constitutionnel. Ancien procureur général près la Cour d’appel de Dakar puis premier avocat général à la Cour suprême, il remplissait l’ensemble des conditions légales requises pour accéder à cette haute fonction.

Avant la signature du décret de nomination, le magistrat a été reçu en audience par le président Bassirou Diomaye Faye, une étape qui a précédé l’officialisation de sa désignation à la tête de la juridiction constitutionnelle.

Le nouveau président du Conseil constitutionnel n’est pas un inconnu de la scène institutionnelle. Il a occupé les fonctions de ministre de la Justice entre avril 2024 et septembre 2025. Son passage à la Chancellerie a été marqué par plusieurs réformes majeures, dont la création du Pool judiciaire financier, présenté comme un instrument central de la politique de reddition des comptes engagée par les nouvelles autorités. Sous son impulsion, plusieurs enquêtes portant sur la gestion des deniers publics ont également été ouvertes, renforçant la dynamique de lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics.

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