Les travailleurs de Dakar Dem Dikk dénoncent des conditions de travail difficiles et réclament un accord d’établissement

Ce lundi, les employés de la Société nationale de transport public, Dakar Dem Dikk (DDD), ont manifesté leur mécontentement en arborant des brassards rouges, symboles de leur ras-le-bol face à la situation au sein de l’entreprise. Lors d’un point de presse, les représentants syndicaux ont exprimé leurs revendications, notamment l’amélioration des conditions de travail et la signature d’un accord d’établissement qu’ils qualifient « d’historique ».

Masseck Ndiaye, coordinateur de la coordination des syndicats de DDD, a rappelé que de nombreux points soulevés lors d’une réunion avec le Directeur Général, Assane Mbengue, le 3 juillet dernier, n’ont toujours pas trouvé de solution. Selon lui, le principal point de tension réside dans le retard de la signature de l’accord d’établissement, qui aurait dû être effectif depuis le mois de mai. « On a l’impression que la direction générale de Dakar Dem Dikk est en train de jouer au dilatoire », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de cet accord pour les employés.

Les conditions de travail représentent un autre sujet de préoccupation majeur. Masseck Ndiaye a dénoncé l’état des bus, rappelant que, notamment en période de canicule, les receveurs sont exposés à de grandes difficultés. « Allez voir les conditions de travail du personnel du BRT. Et Dakar Dem Dikk a fait plus de 20 et quelques années avant que le BRT n’arrive », a-t-il comparé, soulignant le retard accusé par la société en matière de modernisation et de sécurité.

Outre l’accord d’établissement et l’amélioration des conditions de travail, les syndicats demandent l’octroi d’une indemnité de logement pour tous les employés, une augmentation des salaires ainsi que le paiement des primes non versées. Mor Wade, délégué du personnel, a déploré le manque de collaboration avec la direction. Selon lui, si le Directeur Général a « réalisé beaucoup de choses » à son arrivée, il a « commencé à reculer ». Il a également dénoncé le fait que M. Mbengue ait cessé de recevoir directement les représentants du personnel, les renvoyant au service des ressources humaines, alors que les procès-verbaux des réunions ne reflètent pas toutes les revendications.

Le plan d’action des travailleurs a débuté par le port des brassards rouges, un mot d’ordre respecté à 100 %, selon Masseck Ndiaye. Les syndicats ont également saisi la Direction du Travail et prévoient d’envoyer une lettre d’ultimatum au Directeur Général, lui donnant un délai de 15 jours pour signer l’accord d’établissement. Mor Wade a averti : « S’il ne réagit pas, nous n’allons pas baisser les bras. Nous irons jusqu’à bloquer le réseau », tout en précisant que le point de presse visait avant tout à alerter l’opinion publique et non à perturber immédiatement le service.

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