Zone industrielle et agricole de Sandiara : Les travailleurs dénoncent leurs conditions de vie

Les jeunes de Sandiara, une commune du département de Mbour, se sont regroupés au sein d’une association pour dénoncer les conditions de vie des travailleurs dans la zone industrielle et agricole de leur collectivité. Inspiré par le Plan Sénégal Emergent (PSE), l’ancien maire de Sandiara, Dr. Serigne Gueye Diop, aujourd’hui ministre de l’Industrie et du Commerce, avait initié le Plan Sandiara Emergent pour attirer des investisseurs et créer des emplois locaux. Cependant, les travailleurs se sentent aujourd’hui trahis par leurs conditions de travail.

Omar Sarr, un des responsables de l’association, a souligné que, malgré l’arrivée de plusieurs usines et la création d’emplois, les conditions des travailleurs sont loin d’être satisfaisantes. « Après plusieurs années d’activités, nous avons constaté une stagnation de la situation des employés qui travaillent toujours sans contrat ni bulletin de salaire, » a déclaré Sarr. Il a ajouté que des enquêtes menées suite aux plaintes des employés révèlent des conditions de travail proches de l’exploitation : absence de contrats, de bulletins de salaire, de soins médicaux, et de prises en charge en cas d’accidents de travail. De plus, les licenciements arbitraires sont fréquents.

Face à ces injustices, les jeunes de Sandiara se sont constitués en un mouvement pour réclamer justice et défendre les intérêts des travailleurs. Ils demandent l’intervention urgente des autorités, notamment du président de la République, du Premier ministre et du ministre de l’Industrie et du Commerce. Ils espèrent que ces interventions permettront de trouver des solutions pour les victimes de ces abus et d’améliorer les conditions de travail des employés actuels.

Ce mouvement, qui regroupe différentes franges de la population de Sandiara, vise à mettre fin à l’exploitation des travailleurs et à garantir leurs droits fondamentaux. Les jeunes de Sandiara sont déterminés à faire entendre leur voix et à obtenir des améliorations concrètes pour tous les travailleurs de la zone industrielle et agricole de leur commune.

Le Président Bassirou Diomaye Faye réaffirme son engagement envers les travailleurs lors de la cérémonie de la fête du Travail

Dans le cadre des célébrations de la fête du Travail, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé aujourd’hui une cérémonie solennelle au palais présidentiel, lors de laquelle il a reçu les cahiers de doléances des centrales syndicales. Cette traditionnelle rencontre a été l’occasion pour le Chef de l’État de rendre hommage aux travailleurs du Sénégal, mettant en lumière leur contribution essentielle à la société et à l’économie nationale.

Dans son discours, le Président a souligné l’importance cruciale du travailleur sénégalais, reconnaissant leur dévouement et leur engagement quotidien au service du pays. Il a salué leur contribution inestimable à la construction d’un Sénégal souverain, juste et prospère, dans un contexte où le pays aspire à un développement continu au sein d’une Afrique en progression.

Évoquant la question des conventions collectives, le Chef de l’État a encouragé les travailleurs et les employeurs à poursuivre le processus d’évolution du droit négocié, soulignant l’importance de son adaptation aux mutations du marché du travail. Cette démarche, selon lui, contribuera à renforcer les relations de travail et à garantir de meilleures conditions pour tous les acteurs du monde du travail.

Dans un geste symbolique, le Président Faye a réaffirmé son engagement ferme envers la promotion et le renforcement du dialogue social. Il a souligné l’importance de la cohésion sociale et de la prospérité nationale, qui passent inévitablement par un dialogue ouvert et constructif entre les différentes parties prenantes de la société.

Cette cérémonie marque ainsi la volonté du Président de placer le travailleur au cœur des préoccupations nationales et de garantir un avenir meilleur pour tous les citoyens sénégalais.

Coupures d’internet: Les travailleurs des opérateurs de télécommunications montent au créneau

Depuis le 2 juin 2023 jusqu’au 13 février 2024, les opérateurs de télécommunications au Sénégal ont été confrontés à une série de coupures d’internet mobiles orchestrées par le ministre de la Communication, Maître Moussa Bocar Thiam. Ces interruptions répétées, au nombre de 13 au total sur cette période, ont eu des répercussions désastreuses sur l’économie et la population, avec des pertes estimées à environ trois milliards de FCFA.

C’est ce qu’a souligné Rosemary Balacoune Diouf, secrétaire général du Syndicat des travailleurs de La Poste et des télécommunications, lors d’une déclaration sur Rfm. Selon elle, ces coupures ont représenté en moyenne l’équivalent d’une journée et demie sans accès à internet chaque mois, causant ainsi d’énormes pertes économiques pour les opérateurs et des préjudices sociaux-économiques pour des millions de clients et pour la population sénégalaise dans son ensemble.

Face à cette situation inacceptable, les travailleurs des opérateurs de télécommunications ont décidé de passer à l’action. Ils ont exprimé leur mécontentement en organisant ce matin un mouvement d’humeur, annonçant également leur intention d’organiser dans les prochains jours des journées de débrayage, avec le port de brassards rouges dans leurs différents lieux de travail.

« Suite à ces pertes énormes sur l’économie et sur les populations, nous avons décidé de passer à une autre vitesse pour marquer notre solidarité aux populations sénégalaises qui réclament leur droit à la communication, à l’information et à la liberté d’expression », a déclaré Mme Diouf. « Nous appelons l’Etat à rétablir la connexion via les données mobiles et à mettre fin aux coupures intempestives de ces services. Nous sommes déterminés à mener ce combat jusqu’au bout », a-t-elle ajouté.

Cette protestation des travailleurs des opérateurs de télécommunications met en lumière l’importance de l’accès à internet dans la société moderne et souligne l’impact dévastateur des coupures répétées sur l’économie et la vie quotidienne des citoyens. Il reste désormais à voir comment le gouvernement répondra à ces revendications légitimes et quelles seront les mesures prises pour garantir un accès stable et ininterrompu à internet pour tous.

Blocage du budget du CROUS de Thiès : Les tracas administratifs dénoncés par les travailleurs

Une situation de blocage budgétaire alarmante secoue le Centre Régional des Œuvres Universitaires Sociales (CROUS) de Thiès, suscitant l’indignation de ses travailleurs. En effet, malgré l’adoption du budget du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) en novembre 2023 et la récente réunion du conseil d’administration du CROUS-T le 30 janvier dernier, les fonds de la subvention étatique tardent à être débloqués.

Cette situation, dénoncée avec véhémence par l’intersyndicale des travailleurs du CROUS de Thiès, est considérée comme incompréhensible et inacceptable. Selon les travailleurs, cette impasse découle de tracasseries administratives au sein de la Direction de l’Administration Générale et de l’Équipement (Dage) du MESRI.

Les conséquences de ce blocage sont lourdes. Des prestataires, des parents de famille et des travailleurs se retrouvent sans salaire depuis trois mois. Les services médicaux manquent cruellement de médicaments, les restaurateurs ne peuvent pas être payés, ce qui compromet la qualité des repas servis aux étudiants, et les équipements de base comme les literies, les draps et les couvertures restent désespérément obsolètes.

Face à cette situation préoccupante, l’intersyndicale des travailleurs lance un appel pressant au ministre de tutelle pour que le CROUS de Thiès puisse récupérer ses fonds dans les plus brefs délais, sur le même pied d’égalité que les autres universités du pays. Dans le cas contraire, les travailleurs se réservent le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger leurs droits et garantir le bon fonctionnement des services destinés aux étudiants.

Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les travailleurs du secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur au Sénégal, et souligne l’importance cruciale d’une gestion transparente et efficace des ressources publiques pour assurer le développement optimal de l’éducation et le bien-être des étudiants.

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