Guy Marius Sagna fustige une « justice à deux vitesses » après la libération provisoire de Lat Diop

Le député de Pastef, Guy Marius Sagna, est monté au créneau pour critiquer la décision de la justice sénégalaise d’accorder une liberté provisoire à Lat Diop, ancien directeur général de la Lonase, poursuivi dans une affaire financière. Dans un message publié sur sa page Facebook, l’élu a dénoncé ce qu’il considère comme une « justice à deux vitesses » favorisant les personnalités influentes au détriment des citoyens ordinaires.

« Je le répète, il est inacceptable d’avoir un système judiciaire qui envoie les voleurs de poulets en prison et qui accorde des bracelets électroniques aux kulunas qui ont pillé les milliards des Sénégalais », a-t-il fustigé, employant un ton virulent pour illustrer ce qu’il estime être une inégalité de traitement devant la loi.

Cette sortie intervient après que la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a décidé, le mardi 12 août 2025, de remettre Lat Diop en liberté provisoire, assortie de l’obligation de porter un bracelet électronique. Cette mesure a été prise après que le juge d’instruction financier avait, dans un premier temps, rejeté la demande de remise en liberté formulée par la défense.

Pour Guy Marius Sagna, ce type de décision alimente la défiance des citoyens envers l’institution judiciaire et renforce l’idée que les puissants échappent plus facilement aux rigueurs de la loi. Cette affaire relance ainsi le débat récurrent sur l’équité et l’impartialité de la justice au Sénégal.

Libération provisoire de Dieynaba Ndiaye alias Diéwo : un épilogue controversé d’une affaire judiciaire au Sénégal

Dieynaba Ndiaye, connue sous le surnom de Diéwo, a bénéficié d’une liberté provisoire après près de deux mois de détention. L’épouse du Dr Mbacké, un médecin bien connu, avait été condamnée en octobre 2024 à trois mois de prison ferme et à une amende de 4 millions de FCFA. Les charges retenues contre elle incluaient la collecte illicite de données à caractère personnel et la diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, après avoir filmé son ex-mari sous la douche et partagé la vidéo sur son statut WhatsApp.

Cette affaire, largement médiatisée, a suscité une vive émotion et une forte mobilisation des collectifs de femmes, d’organisations citoyennes et d’associations de défense des droits des femmes. Ces dernières ont dénoncé une justice perçue comme inéquitable, surtout après la condamnation plus clémente de Dr Mbacké. Ce dernier, inculpé pour coups et blessures volontaires sur son épouse, a écopé de moins d’un mois de prison.

« La disproportion entre les peines est frappante. Ce verdict renforce le sentiment d’une justice patriarcale qui punit plus sévèrement les femmes que les hommes dans des affaires domestiques », a déclaré une militante féministe lors d’un rassemblement à Dakar.

L’origine de cette affaire remonte à des tensions conjugales entre Diéwo et son ex-mari, exacerbées par des actes réciproques de violence et d’humiliation. Alors que Dr Mbacké avait été reconnu coupable de violences physiques, la diffusion des images par Diéwo a été jugée plus grave par les tribunaux, ce qui a conduit à une peine plus lourde à son encontre.

Pour les partisans de Diéwo, cette affaire met en lumière le double standard dans le traitement des hommes et des femmes face à la justice sénégalaise. Pour d’autres, elle pose aussi des questions éthiques liées au respect de la vie privée et à l’utilisation des réseaux sociaux comme outil de vengeance.

La liberté provisoire de Dieynaba Ndiaye marque une étape importante dans cette affaire, mais elle ne signifie pas pour autant la fin des polémiques. Des voix s’élèvent pour demander une révision des lois régissant les infractions numériques et une sensibilisation accrue sur les conséquences légales de la violence domestique, qu’elle soit physique ou psychologique.

Cette affaire illustre les défis complexes auxquels est confrontée la justice sénégalaise dans un contexte où les violences conjugales et les atteintes à la vie privée continuent d’alimenter les débats. Elle appelle à une réflexion plus large sur l’équité dans l’application des peines et sur la protection des droits de toutes les parties, au-delà des genres et des statuts sociaux.

En attendant, Dieynaba Ndiaye retrouve sa liberté, mais la bataille judiciaire et sociale qu’elle incarne reste d’actualité dans les esprits.

Libération provisoire de l’ancien commissaire de police Cheikhouna Keïta : vers un retour en campagne

L’ancien commissaire de police Cheikhouna Keïta a été libéré provisoirement aujourd’hui, après plus de six semaines de détention. Cette libération, confirmée par l’une de ses filles présente lors de sa sortie, marque un tournant dans cette affaire très médiatisée au Sénégal. Keïta pourra désormais reprendre ses activités et rejoindre la scène politique aux côtés de sa coalition Force DOLEL ASKAN WI, un mouvement citoyen dont il est l’un des membres influents.

Retour sur l’arrestation
Le 12 septembre dernier, Cheikhouna Keïta a été placé sous mandat de dépôt par le juge du 10e cabinet d’instruction de Dakar. L’arrestation, ordonnée par le procureur, a été exécutée par la Division des investigations criminelles (DIC) et a suivi une déclaration controversée de Keïta. Celui-ci avait évoqué une prétendue bagarre au sein de la présidence de la République, impliquant le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et le chef du gouvernement, Ousmane Sonko. Ces propos, jugés fallacieux, ont mené à sa mise en examen pour « diffusion de fausses informations ».

Implications politiques
La libération provisoire de Cheikhouna Keïta arrive à un moment clé pour sa coalition Force DOLEL ASKAN WI, qui avait perdu l’une de ses figures en pleine campagne. Keïta pourra ainsi rallier ses soutiens et intensifier les efforts de mobilisation en faveur de son mouvement citoyen, connu pour son engagement envers les droits civiques et la justice sociale au Sénégal. Ce retour pourrait influencer les débats et renforcer le soutien de sa coalition.

La remise en liberté provisoire de Cheikhouna Keïta suscite des réactions diverses dans le pays. Certains estiment que cette décision pourrait encourager davantage d’ouverture dans la sphère politique, tandis que d’autres y voient une simple étape dans une affaire judiciaire qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Les partisans de Keïta, quant à eux, espèrent que cette liberté lui permettra de mieux défendre ses idées et de renforcer l’influence de Force DOLEL ASKAN WI.

La suite des événements déterminera l’impact de ce revirement sur la scène politique sénégalaise, en particulier dans un contexte où les mouvements citoyens et les figures politiques indépendantes prennent de plus en plus d’importance.

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